Vivre avec un bipolaire 1.1

Vivre avec un bipolaire… Tout un programme!

Tout d’abord, je t’invite à te ressourcer via l’Unafam qui est l’association officielle des proches de bipolaires. Ensuite, il existe plusieurs ouvrages telles que « Vivre avec un maniaco-dépressif » du Dr Gay. Voilà de la publicité pour mon psychiatre, peut-être qu’en découvrant cet article il me baissera le prix de consultation, bref!

Tu m’as demandé mon avis sur ce sujet, le voilà:

Premièrement, vivre avec une personne c’est l’aider à subvenir à ses besoins. Le bipolaire, tout égocentrique qu’il est, a sans cesse besoin d’amour. Un bipolaire est un éternel intranquille (lire l’Intranquille de Gérard Garouste), il a toujours besoin d’être rassuré. En quête de reconnaissance, l’amour de ses proches est la base de sa guérison. Le summum du sentiment d’être aimé va être atteint quand le bipolaire va se sentir compris. Le travail de compréhension de son cher bipolaire est de longue haleine et est compliqué par le simple fait que le bipolaire lui-même a beaucoup de mal à se comprendre lui-même. Il en va de soi que l’écoute de son proche est la clé de voûte si on veut vivre avec un bipolaire. Aimer, rassurer, écouter et comprendre : il est donc très difficile pour une personne de vivre avec un bipolaire si elle-même est égocentrique.

Les proches du bipolaire vont être amenés à se confronter avec ses envies plus ou moins fantasmatiques. Des envies soudaines que le bipolaire veut par tous les moyens assouvir. Ces situations sont très fréquentes lors de la manie (état d’excitation). Un bipolaire en phase maniaque est très difficile à contrôler et souvent, faute de mieux, ses proches laissent faire. Discuter ensemble sur ses envies est plus ou moins réalisable, cela dépend du recul qu’à le bipolaire sur son trouble. L’idée n’est pas de le pousser à abandonner mais de l’aider à voir si son projet s’inscrit dans une logique ou non. Parce qu’il aura aussi des désirs plutôt raisonnables et sans risques. « Je veux un chaton » : pourquoi pas?…. « je veux quitter mon boulot » : pourquoi? Que vas tu faire? Tu devrais réfléchir un peu avant de prendre une telle décision. Le bipolaire va avoir de grands projets qui vont changer sa vie brutalement. C’est là que les proches peuvent ouvrir la discussion sur les raisons de ses décisions. Avec du tact, et dans une relation de confiance, l’échange est possible. Mais lorsque l’excitation est trop forte et qu’il est impossible de discuter, il est trop tard : le bipolaire se nourrit de son délire et personne ne pourra lui faire changer d’avis. Que faire alors? La chose primordiale est d’arriver à amener le bipolaire à dormir, à reposer son esprit en ébullition. Soit il accepte de voir un médecin (un psychiatre en fait mais chuuut çà risquerait de le braquer), soit il faut trouver un moyen pour qu’il prenne une petite pilule pour dormir. C’est un acte étrange que de lui faire prendre un médicament contre son gré (des gouttes dans un jus d’orange par exemple, mon frère l’a fait pour moi), mais il te remerciera plus tard pour ton aide. Il faut éviter d’énerver un bipolaire en phase montante avec des paroles lui disant qu’il est malade par exemple, cela ne ferait qu’empirer son excitation. Si ton cher bipolaire n’est pas encore délirant il faut alors essayer de voir avec lui ses envies qui sont raisonnables et celles qui ne le sont pas. C’est distinguer la part de rationnelle et d’irrationnelle dans ses volontés.

Un bipolaire a une énergie qu’il a du mal à canaliser. Cette énergie non utilisée va exploser en crise maniaque ou disparaître lors des dépressions. Lorsqu’il est dans un état stable, il faut trouver des activités dans lesquelles il peut canaliser son énergie et tirer une satisfaction. Les proches peuvent aider leur malade à s’investir dans un sport, un art ou autre chose qui puisse lui convenir et donner du sens dans sa vie. Le bipolaire a besoin d’être entouré de personnes qui le stimulent à faire des choses parce que seul il n’en voit pas les bien faits. Bon! tu te doutes bien que ça vaut pour tout le monde. Hé bien oui, nous ne sommes pas des extra-terrestres, seulement des êtres aux spécificités humaines amplifiées.

Important! Gardes-toi bien d’interpréter hâtivement les actes et paroles d’un bipolaire. Si un jour ton proche bipolaire agit étrangement ou tient des propos inappropriés, s’il te plait ne lui en tient pas rigueur. Il est naturel d’interpréter cela comme une vérité qu’il cachait durant ses périodes stables comme une personne ivre qui dévoile ce qu’elle a sur son cœur, mais non. Je te rappelle qu’un bipolaire a un dérèglement chimique au niveau du cerveau ce qui va engendrer des actes contre sa raison. Si tu reçois un soir des textos cochons d’un ami bipolaire, cela ne veut pas dire qu’il te manque de respect, cela ne va pas dire qu’il veut te « baiser » mais cela veut dire qu’il est en état d’excitation, sur un penchant maniaque. Voilà, si ton bipolaire agit bizarrement, qu’il a un comportement qui n’est pas de son habitude, méfie toi de ne pas le juger trop rapidement.

Je parlai plus haut des projets fantasques du bipolaire. Il faut effectivement faire attention, surtout aux conséquences financières. Mais si ton proche bipolaire t’invite en weekend à Belle Île et qu’il ne montre pas  grands signes d’excitation, ne te prive pas du bon moment que vous pourriez passer. Il y a des projets que le bipolaire va vouloir partager avec ses proches étant donnée  sa grande générosité, alors sans abuser de celle-ci, il n’est pas interdit de te faire plaisir.

Si tu es très proche, voir amoureuse(eux)  d’un bipolaire, tu as le droit et le devoir d’exprimer ton ras le bol. En effet, si ton amour bipolaire enchaîne des petites dépressions et des petits up, un tête à tête s’impose avant qu’il ne soit trop tard. De la même manière qu’il ne faut pas brusquer un bipolaire en dépression ou en manie, il est salvateur d’exprimer son mécontentement dans d’autres moments. Un coup de gueule peut en effet faire tilt et annoncer une  futur amélioration. Il ne faut pas céder sans cesse aux humeurs du bipolaires par peur de lui faire de la peine.

Si tu es toujours là, bravo, car je réservais le plus important pour la fin. A l’instar de la psycho-éducation, le bipolaire doit prendre du recul sans cesse sur son humeur pour identifier des possibles états de crise. Pour cela, il peut créer des critères significatifs de l’évolution de son humeur. Le nombre d’heures de sommeil (le plus évoquant), la consommation d’alcool et de cigarettes, l’agenda (plus ou moins rempli), etc. Le bipolaire doit suivre l’évolution de ses facteurs afin de pouvoir anticiper et enrailler une prochaine dépression ou crise maniaque. En tant que proche, tu dois être autant investi que lui dans ce travail. Il est même normal que le conjoint soit le plus attentif. Eviter l’oubli de la prise du traitement va s’en dire. Vivre avec un bipolaire, c’est l’épauler dans ce travail d’auto-critique.

Enfin, le meilleur conseil pour profiter de la vie est… de ne pas vivre avec un bipolaire! Je plaisante qu’à moitié car si tu recherches une vie stable sans surprises ni bouleversements alors, oui, ne partage pas la vie d’un bipolaire. Si tu aimes l’aventure, les relations passionnelles, les découvertes, les virées sur un coup de tête alors pourquoi pas? Le bipolaire reste avant tout une personne infectée d’amour et si désireux de le partager.

Je serai heureux de lire tes réactions quelles qu’elles soient afin de m’apporter de la matière pour un second chapitre sur ce thème.

L’heureux succès de mon blog m’a poussé à publier mon premier livre disponible et commandable ici : la vie d’un bipolaire, le livre, dont 50% des droits d’auteur seront reversés à l’association que j’ai créé à partir des liens qui se sont créés à partir de ce blog : www.association-hypersensibles.fr.

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L’échange entre personnes concernées dans un climat de bienveillance est possible lors des rencontres organisées régulièrement par l’association mais aussi sur le forum : http://hypersensible.forumactif.org/

Patience et espoir,

W.

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501 responses to “Vivre avec un bipolaire 1.1

  • Jr

    Je vis avec quelqu’un de bipolaire et effectivement c’est très dur vu ces états d humeur changeant. Ça fait 17 ans. J’ai maintenant du mal à supporter. J ai tout fait pour la comprendre. Je l aime mais je bouffe ma vie en fait

    • Moiluna

      Bonjour
      Je vis avec un bipolaire et la j ‘ai du porter plainte pour violence conjugale.
      Est-ce k il est violent parce que C sa personnalité ou parce qu’il est malade ?
      J’opterais pour le 1er choix lui me dis que c’est a cause de sa maladie, et que du cout, il a «le droit d etre violent».
      Et que je fais de la discrimination en le quittant

      • kennydu34

        bonjour Luna

        je vais te donner mon avis,il vaut ce qu il vaut….

        toute femme battue doit quitter son agresseur,que çà soit à cause de l alcool,ou qu il ai subit lui même des violences dans son enfance,qu il soit bipolaire,qu il soit quoi qu il soit….
         » quitte le,car un jour il recommencera,les  » frappeurs  » regrettent toujours leurs actes,ils se font doux,gentils,ils pleurent….mais tu ne dois pas t attendrir,reste ferme,va vivre ta vie ailleurs,tu mérites mieux …..car un homme digne de ce nom,ne doit jamais lever la main sur sa compagne.

  • Moiluna

    Je l’ai quitté samedi.
    Et dans son cas il ne C pas donne la peine de s’excuse d’etre doux de pleuré.
    Il a dis que CT grave, qu il regrette mais, il a continué a etre agressif menacant et mechant.

  • cavos

    les bipo n’ont ils pas une once de remise en question? j’ai été très amoureux d’une femme bipo diagnostiquée depuis 15 ans, mais elle aime trop ses phases up…je l’ai quittée et ne regrette qu’une seule chose: être tombé amoureux d’elle, son caractère de « princesse » en plus de ses caprices de bipo m’ont fait renoncer au bout d’une année mouvementée comme jamais! NON LAMALADIE N EXCUSE PAS TOUS LES COMPORTEMENTS

  • ALSIF

    Bonjour,

    Je suis en relation avec une bipolaire depuis 1 an et demi ; Depuis le mois de juillet 2 017 nous avons décidé de vivre ensemble, mais me concernant cela a été un mauvais choix je pense. Je m’explique, depuis décembre 2 016 elle a arrêté de voir son psychiatre, elle a reprit que depuis notre emménagement, la coupure fut longue j’en suis consciente. Elle est au chômage depuis 7 mois et moi je travail. Depuis que nous vivons ensemble je m’aperçoit de changements d’humeur de plus en plus fréquents, et difficile de maîtriser la situation car j’avoue être à bout de supporter cette instabilité, ses crises donc je m’énerve à mon tour. La communication est rompu, je songe sérieusement à arrêter la relation malgré mes sentiments envers elle… Parce que j’avais une réussi à avoir une stabilité dans ma vie, et depuis quelques temps je ne l’es plus. C’est un choix difficile que j’entreprend, mais je pense ne pas avoir le choix. Elle me demande du temps… Sachant qu’elle vient de reprendre ses rendez-vous psy & consorts ; Mais je ne sais pas, je ne sais plus car je pense à moi maintenant, je suis fatigué nerveusement.

    Nota : Je suis en congés donc je suis censé me reposer, et j’ai perdu 1 semaine à me disputer au sujet de choses banales.

    Qu’en pensez-vous ?

    • Akuma

      Ne pas s’énervé c’est difficile mais plus facile pour un non bipolaire de ce calmé qu’un bipolaire moi je suis bipolaire et hypersensibilité j’ai jamais vue de psy il faut que tu cherche a comprendre pourquoi ta compagne s’énerve (des fois pour des chose insignifiantes) c’est justement l’incompréhension qui accetue les nerfs avoir de l’attention

  • Rose

    BJ je vis depuis plus de 7 ans avec un bipolaire que j adore 7 ans ou les phases heureuses sont inférieures a celles malheureuses 7 ans de trahisons de subir ses addictions sexe prostituées porno alcool violence verbale et parfois physique humiliation l an dernier nous avons tous perdu maison meubles voiture pendant 6 mois il m a jeté dehors pour faire la fête tous les soirs avec soit disant des potes il dépensait son salaire dans l alcool filles drogues i2700 eu de PV. Tribunal 3 mois de prison avec sursis.par amour.je suis revenue avec lui l ai épaule.retrouve un studio pour que nous réparations a 0 pendant 8 mois ce fut merveilleux il était redevenu l homme que j avais connu puis la dépression est revenue doucement puis les films porno le sec shop.ses envies d alcool et d aller baiser ailleurs comme il dit pour les deux dernières choses il fait des efforts pour résister.mais après des je t aime des promesses.hier il m a reproche de l empêcher de boire et d assouvir ses désirs de sexe sale qu il ne m aimait pas qu il était mon colloc mon sexe toy de fermer ma gueule ect ect je fus toujours la pour lui.mais la je craque j en.peux plus malgré tout mon amour pour lui je voudrai qu il.parte.car je pense qu il ne m a jamais aime je me sens inutile humiliée perdue et manipulée ou le vrai du faux en lui. Merci de m aider joe

  • elmekki

    je suis amoureuse de quelqu’un de bipolaire mais malheureusement ce n’ai pas reciproque ce mec refuse d’entrer dans une relation serieuse parcequ’il a toujours peur que ca finira par rendre la vie du partenaire horrible ! il n’accepte meme pas l’idee de tomber amoureux de quelqu’un mais personellement je crois que plus l’amour est fort plus le couple va combattre ensemble et gagner la bataille contre cette maladie c vrai que ca va être penible et difficile mais avec l’amour tout ira bien

  • Elodie

    Bonjour, je ne sais pas si j’aurais une réponse mais je tente quand même, je suis en couple avec un ours bipolaire depuis presque 5 ans, lui malheureusement est dans le déni, enfin il sort d’une première hospi en psychiatrie (chic), suite à un épisode dépressif très fort,où on ne lui a diagnostiquer qu’une dépression chronique…dépression qui dure depuis 25 ans, et pourtant tout y est: antécédent génétique lourd, enfant très compliqué, conduite à risque à la pré-adolescence (cambriolage, drogues…), TS à 16 ans, impossibilité de s’adapter professionnellement, familialement, etc mais le psy référent n’a pas jugé bon de nous demandé notre avis, ce qui est bien dommage car du coup il est ressorti avec un TT d’antidépresseur and that’s all !! Et surtout avec l’impression que tout va bien pour lui….bref, bref, bref ma question, mon interrogation concerne l’humour, cette capacité qu’il a de détruire une bonne journée en assenant sous couvert d’humour des phrases ou réflexions sur ma personne parfaitement malsaines, voir nauséabondes qui me blessent invariablement, si je pète un plomb parce que trop, c’est trop la réaction est que c’est moi qui suis trop susceptible et cela ne fait pas avancer le chmilplique du tout….
    je sais bien que chaque personne est différente y compris dans la pathologie, mais peut on parler d’un humour particulièrement noir chez les bipos ou cyclothymiques (ce qui lui correspondrait mieux) ?
    merci :o)

    • bipohypermaniac

      Bonjour Elodie, je suis certain que cela fera écho à une autre personne. D’ailleurs si tu remontes le fil des commentaires tu verras des témoignages qui t’aideront surement.
      Courage
      W

    • Elodie

      Bonjour, je m’apelle Elodie aussi et je vis la même chose que toi depuis 4 ans ,je suis à bout, j’essayes De passer à autre chose mais je l’aime tellement, c dur ! Cette maladie m’aura marqué à vie ! Courage

  • Gascouin

    Personne à part ma psy qui m’a déclarée bipolaire ne connaît ma maladie. Je n’y ai rien compris moi même pendant des années. J’ai refusé le traitement puis l’ai pris. Je me suis sentie grosse, toujours déprimée et progressivement j’ai réduit la médication sans en parler. Pour autant, j’ai espace mes liens aus gens et progressivement me suis cachée. Ma famille n’y comprend rien. À part la Psy, personne ne connaît ma souffrance. Je vis avec 790€ et mes confidents, mes 2 chiens. J’ai 58 ans et plus de job. J’ai décidé de me cacher mais je ne dis que 3 ou 4 mots par semaine. Suis au bout du rouleau et ne comprend pas ma maladie. Un homme dans ma vie? Pas comme je suis. Aidez moi. merci

    • Thierry

      Bonjour.
      Avant que l’on puisse vous aider, il faudrait vous même vous aider et vous aimer, accepter la maladie qui n’est rien d’autre qu’une maladie qui se vit bien si on suit ces traitements et que l’on reste stable. Je suis conjoint d’un bipolaire et je sais ce que c’est le manque de confiance de soi, le desamour que l’on ressent de soi mais cela d’autres bipolaires pourront mieux vous en parler. Acceptez votre maladie. Comme je l’ai expliqué un jour à mon conjoint c’est une maladie comme le diabète qui doit avoir un suivi rigoureux , mais c’est faisable de vivre avec et comme pour le diabète et autres maladies il y a des règles à suivre. Prenez votre médicamentation, allez à vos rendez-vous de psy et sortez, sortez de chez vous. Parlez au gens quand vous sortez votre chien. Entouré vous de personnes qui vous feront rire ou juste discuter mais il faut bien comprendre que ce n’est pas la maladie qui gère votre vie mais à vous de la gérer avec ses inconvénients. Soyez confiante, tout est possible malgré l’âge, situation et surtout la maladie.

  • Elodie

    Merci pour ce genre de publication. Mon amoureux est bipolaire, je suis à bout, j’ai pris des distances mais je crois que je dois me résigner à couper les ponts… je suis traumatisé par notre histoire… je l’aime tellement, il ne reconnaît pas qu’il est malade ( il a été diagnostiqué) , et penses que notre relation est terminé à cause de nos caractères… c dur d’entendre ça , j’ai tout supporter pendant 3 ans , je l’ai aidé de mon mieux… j’espere arriver à passer à autre chose, mais ça me suivra toute ma vie

    • kennydu34

      bonjour Élodie..
      çà va te suivre toute ta vie,et c est normal,c est une leçon de plus qui va te rendre encore plus forte….car être amoureux et vraiment aimer une personne,bipolaire ou non….et une chance incroyable…..car nous vivons des moments magiques,que nous n avions pas connu au par avant avec nos  » ex  »
      un bipo qui ne reconnait pas qu il est malade,et donc qui ne voit ni psy et qui ne prends aucun traitement….ne pourra pas garder son amoureuse(ou amoureux)
      donc Élodie,prends du recul,repose toi,mange bien,ai une bonne hygiène de vie,refais un peu de sport pour penser à autre chose,et un jour tu seras prête à avoir une nouvelle relation……..
      car nous avons tous besoin d aimer et d être aimés et de vivre des instants magiques de partages,de découvertes et de jardins secrets partagés afin d êtres comblés et donc de nous épanouir …
      la vie est belle…alors vis là la mieux possible…

    • Kikou

      bonjour

      votre témoignage me touche car je retrouve mes sentiments pour l’homme que j’aime et qui lui aussi a été diagnostiqué bi polaire. Sans ça il pourrait être l’homme presque parfait. Comme vous quand cela ne va pas dans son sens il s’énerve et peut devenir méchant, comme vous il ne reconnait pas sa maladie et se persuade que cela vient de nos caractères et que nous nous sommes trompés alors que depuis 18 mois je ne me confronte plus à lui je désamorce (mais c’est vrai que j’aurais mis 7 ans) il m’a reproché nos disputes mais je réalise que beaucoup de nos disputes venaient de ses réactions disproportionnés par rapport à l’évènement, lors de sa dernière crise il m’a dit tellement d’horreurs que mes nerfs ont laché et que je me suis retrouvé chez le médecin tremblant comme jamais cela ne m’était arrivé avec un arrêt maladie de 15 jours, comme vous je l’aime profondément parce que par ailleurs il sait être doux gentil et plein d’humour, il est intelligent, et c’est aussi malgré tout un bon papa pour ses fils, il croit qu’avec une autre femme ce serait différent et actuellement je pense qu’il se concentre sur une femme rencontrée il y a quelques mois dont il m’a pourtant dit qu’il n’avait eu qu’un coup de coeur, il a cette façon de me toucher quand il me jure qu’il m’aime alors qu’il a été capable il y a peu de temps de me balancer qu’il ne m’aimait plus, qu’il voulait juste me posséder et que c’était juste pour ça qu’il voulait se marier avec moi, il fait l’éloge de toutes mes qualité m’a dit que je n’avais pas de gros défauts et pourtant il a pu me dire qu’il ne me supportait plus alors qu’une semaine avant il disait m’aimer comme un fou. Je suis à bout et en plus je dois travailler avec lui car nous avons deux entreprises ensemble. Désormais c’est seulement par texto qu’on communique pour les entreprises. C’est très dure je me sens humiliée, et anéantie et pourtant je n’arrive pas à lui en vouloir même si je me dis que la bi polarité n’excuse pas tout. Je l’aime je le sais mais j’en arrive à me dire que cette relation est trop toxique, j’ai même penser qu’il était un pervers narcissique et la seconde d’après je me dis si seulement il se soignait… je sais qu’il voit quelqu’un d’autre, ça me fait souffrir mais je me dis qu’il doit faire l’expérience qu’avec une autre son coté docteur djekil et Mr Hide réapparaitra mais que moi je ne dois plus attendre et tourner la page. J’ai peur qu’il finisse par couler les entreprises car les salariés n’en peuvent plus de « son caractère ». Les médecins m’ont dit que sa bi polarité était surement une conséquence de son accident de moto datant d’il y a plus de 20 ans. Cela fait 9 ans que je vis ses mouvements d’humeur mais dernièrement ce fut très impressionnant.et je me dis que je devrais recevoir la médaille du mérite. j’ai cru longtemps que cela venait aussi de moi et là je ne culpabilise plus. Maintenant je sais que je n’y suis pour rien j’ai tout fait pour lui, je l’ai aimé au delà de tout et malgré tout, j’ai pardonné et accepté certaines choses que d’autres n’auraient pas pardonné ou accepté. Je l’aime et je vais l’aimer encore sans doute longtemps mais je commence à accepter que notre histoire se termine mais je suis malheureuse et terriblement triste. Ce qui m’énerve c’est que depuis sa crise il semble calme comme si le fait de m’avoir largué prouvait que tout vient de moi alors que je sais que son pétage de plomb je n’y suis pour rien. J’enrage même que certaine personne puisse se dire au vu de son calme actuelle que finalement c’était peut-être moi le problème, je sais que je n’y suis pour rien sauf dans le fait que j’étais sa compagne et que du coup j’ai été le réceptacle de toute sa rage quand il était en crise. J’ai l’impression que c’est sans solution s’il n’y a pas de soin.

  • Alice

    Bonjour,

    Je suis amie avec un homme bipolaire et notre amitié est ambiguë. Il me plait et je l’aime beaucoup. Je ne pense pas à lui comme à quelqu’un de malade. Je ne connais pas encore bien la maladie. Il dit qu’il ne veut plus d’histoire d’amour à cause de sa maladie. Il prend des médicaments et semble être toujours d’humeur égale (mais je ne le vois pas souvent, nous ne vivons pas dans la même ville). Je me demande si je devrais ignorer mes sentiments et rester amie avec lui ou si je devrais au contraire lui montrer que lui aussi mérite d’être aimé.
    Je crois que je connais déjà la réponse mais ça m’a fait du bien de l’écrire !

  • Thierry

    Bonjour

    Avant d’être un bipolaire ou un malade, cette personne est avant tout un être humain qui a besoin d’amour. Ne vous posez plus la question.
    Je pense, et par expérience, que vous pourrez vous questionner si vous décidez de vivre ensemble.
    Et encore ! Un bipolaire qui prend son traitement, qui est bien suivi, est un être très affectueux et a qui la stabilité d’une vie de couple ne pourra que l’aider encore plus.
    Je vous souhaite tout le bonheur possible

    • Alice

      Oh merci ! Après tout ce que j’avais lu je pensais que vous alliez me dire le contraire. Bon de toutes façons il n’y a rien de défini encore mais votre message m’encourage à ne pas fermer la porte si quelque chose doit se passer !

      Du bonheur pour vous aussi et merci pour votre site et vos conseils !

      • Thierry

        Ce n’est pas mon site mais il m’a aidé à un moment et c’est pour ceci que j’essaie d’aider à mon tour. Mon ami était dans la même situation au début et je lui ai comparé la bipolarité à une autre maladie comme le diabète. Ils doivent suivre un traitement, se surveiller dans les excès mais cela ne les empêche pas de vivre comme tout le monde !! .

  • Yolande

    Bonsoir,
    J’ai lu votre texte et j’ai enfin compris pourquoi je vie un enfer sans nom depuis dix ans, mais c’est tellement difficile lorsque l’on vie avec quelqu’un qui vous fait passer pour folle, alors, que son humeur fonctionne en dents de scie.
    Les mots sont cruelles, les menaces fusent si ça ne va pas dans son sens, s’il décide d’acheter quelque chose de couteux il est impossible de l’en dissuader, cela fait dix ans qu’il change de travail tout les deux ans parce qu’il trouve qu’il n’a aucune reconnaissance ! je subi et je commence a avoir peur de lui.
    De mon coté je n’ai pas de famille, juste mes enfants, je vais me faire soigner pour épuisement psychologique parce que lui va très bien, car il hors de question de lui dire qu’il devrait  » consulter car il semble irritable  » .
    Pour finir je pense sérieusement le quitter mais voilà, ne travaillant pas il s’amuse a mettre certaines choses a mon nom et je me retrouve avec des dettes, se qui le fait rire car il m’a répondu « m’en fou c’est pas a mon nom », comme je le disais plus haut, cruelle en effet.
    Je ne sais pas vers qui me tourner, j’ai peur que l’on me prenne pour une folle car il est très sympathique avec le peu de connaissance que l’on côtois, par exemple il va faire quelque chose pour moi « en public » il va passer pour le super mec super génial, en effet quel chance d’avoir un homme tel que lui, oui, mais une fois la porte fermé j’ai des reproches alors que je n’avais rien demander !
    Si je poste aujourd’hui, (chose que je n’aurai jamais fait avant car je suis pudique) est que je suis vraiment épuisée, a bout et personne a qui parler, et, j’ai surtout un petit garçon qui ne comprend pas et qui trouve son papa méchant.
    Je vais arrêter la car il y a tellement de chose a dire et puis suis un peu gêné, mais j’ai l’impression d’être otage, car toute discussion est fermé.

    Merci de m’avoir lu.

    • Pluiedete

      Bonjour, je ne suis pas sûr que ce que vous décrivez soit de la bipolarite…je ne suis pas médecin…mais peut être avez vous plus à faire à un homme pervers narcissique….probablement d’autres personnes mieux placées que moi vont vous répondre ….je l’´espere ! En tout cas bon courage à vous .

      • Yolande

        Bonjour,
        Merci d’avoir répondu, pervers narcissique je l’avais envisagé, du coup, c’est encore plus effrayant !

    • pere noel

      Bonjour Yolande

      Je ne rentrerai pas dans le côté médical n’étant pas médecin mais je ne peux vous décrire mon expérience et ce que j’ai fais car votre récit m’a fait penser a mon histoire. Je suis resté 7 ans avec un bipolaire / psychotique. Il débordait d’imagination dans ces explications quand il voulait acheter quelque chose de dispendieux et surtout pas utile. Il a changé de travail tout les 6 mois ou au mieux au bout d’un an parce que tout les matins je m’épuisais a le réveiller et surtout a le motiver. Des emprunts ont aussi été mis a mon nom que je dois rembourser car il n’a pas de travail. Je passerai sur bien d’autres détails, manipulation et humiliation, mais ces petites bêtes savent aussi se faire aimer et c’est pour cela que j’ai endurer cela tant d’années.
      J’ai vite compris que la confrontation ne marche pas et j’ai dû être très patient et subtil car quand il m’a quitté pour vivre ailleurs, j’ai réussi a le faire croire que cela venait de lui , ce n’est pas évident, cela m’a pris plusieurs mois a prendre sur moi.
      Je suis allé a un syndic de solvabilité (endettement) pour baisser mes règlements de dettes tout les mois. Vivant seul je ne voulais pas m’endetter encore plus avec mes propres factures a payer.
      Surtout, surtout et c’est le plus important , j’ai pris du recul et j’ai arrêté de me sentir coupable,
      Je vois encore mon conjoint mais en étant chez moi, j’ai le control et je peux me permettre de le retourner chez lui ou de ne pas le recevoir quand je sens qu’il est en crise (si on peut dire).
      Surtout avec le recul, je vois comment il vit et que ces agissements continuent avec d’autres, Son père paie son loyer et sa mère son épicerie. Ses amis et autres membres de la famille lui paient ses sorties. Moi étonnamment , il me contact quand il sait que mon salaire est tombé mais j’oppose un refus ferme et petit a petit il s’éloigne de moi.Et quand je vois cela, je me dis que je ne suis qu’une victime.
      Je pense aussi, que pour son cas, sa bipolarité est une excuse, Une excuse pour mieux manipuler ses parents et les gens autour. Oui il est bipolaire mais pendant un an il a été sans crise. Il prenait ses pilules , ne buvait pas d’alcool, travaillait et notre budget était sain. Pourquoi cela a marché ? Parce que j’ai tenu les rénes, faisant toujours attention a ce que je disais, anticipant ses crises (caprices) mais c’est épuisant, c’est vrai et on y laisse une partie de soi.
      J’ai maintenant mon appartement et je peux penser a moi d’abord et mieux le contrôler. Contrôler son emprise sur moi. Ma place me permets de me ressourcer , de penser a moi d’abord et quand je me sens assez fort, la je décide de le rencontrer. Je ne me laisse plus rabaisser et si c’est le cas, d’office il prend la porte.
      Il ne faut pas se sentir coupable de faire cela, il faut penser d’abord a soi et quand je vois comment il vit maintenant (alcool tout les soirs, pas de travail et je ne sais même pas s’il prend ses médicaments), je me permets de ne pas sentir coupable.
      Comme me l’a dit un jour son psy : vous n’êtes pas son thérapeute, ni sa mère.
      Je ne peux pas me permettre de vous donner de conseils mais juste comment j’ai agis. Ce qui est sur c’est qu’il faut vous en éloigner, pour vous et votre enfant et subtilement pour ne pas qu’il vous harcèle tout le temps. Ce n’est pas facile, mais des fois cela devient nécessaire de réfléchir a une stratégie pour s’en sortir.
      Je vous souhaite un bon courage. Ayez confiance en vous. Ce forum est la pour vous aider, il y a des gens géniaux, n’hésitez pas.

  • kennydu34

    bonjour Yolande,

    La première chose à faire,c est de voir une assistante sociale,tout lui raconter et lui demander ensuite de vous trouver un logement social pour vous et votre enfant,ensuite il vous faudra porter plainte contre lui pour avoir acheté des tas de choses  » à votre nom  » sans votre consentement,et que vous n avez rien dis jusqu à présent car vous avez peur de lui et ce qu il pourrait bien vous faire……….vu sa façon d être avec vous,le mieux c est de le quitter……quand vous aurez un logement,même dans une ville voisine,qui sera payé par le Conseil Régional(le loyer et les charges)ensuite vous aurez des tas d aide,la garde de votre enfant pendant que vous ferez une éventuelle formation,afin que vous puissiez trouver un emploi…. c est essentiel pour votre indépendance……
    cet homme ne vous mérite pas,c est un goujat….et votre enfant doit vivre dans une ambiance plus calme….afin de se développer normalement et de pouvoir étudier à l école…..
    soyez courageuse,c est le premier pas qui compte,ensuite tout va s enchainer assez rapidement et si votre assistante sociale est Féministe…elle va tout faire pour vous sortir de cet enfer illico presto…..
    bon courage à vous….

  • Yolande

    Bonjour,
    Merci beaucoup de votre réponse et de votre compassion, j’ai été voir une assistante social qui ne voit pas trop ce qu’elle peut faire pour moi, il va donc falloir que je me débrouille toute seule.
    Encore merci

    • Pluiedete

      Je pense que vous devriez vous adresser à une association de « femmes victimes de violence » car ce que vous subissez c’est de la violence psychologique, ils ont des juristes, psychologues sur place qui pourront vous guider dans vos démarches , n’hésitez pas, vous avez besoin d’aide pour sortir de cette emprise qu’il a sur vous… vous n’avez pas à subir tout cela, vous êtes une victime. Courage

  • Gaelle Deschamps

    TOUT les bipolaires ne sont pas décrits comme des betes noires comme ci dessus je suis bipolaire soignée depuis huit ans et demi je consulte un psychiatre regulierement je fais des prises de sang pour controler mon taux de lithium je suis egalement un groupe therapeuthique avec des personnes bipolaires je peux vous dire que j ai une vie assez ritualisée ainsi qu un sommeil regulier et y compris certaines siestes que je m impose certaines apres midi pour etre en forme et eviter le plus possible des crises j ai une vie normale je gere mon appartement mon compte bancaire ma fille ainsi que toutes les demarches administratives je conduis ma voiture je pars en vacance bref j ai une vie quasi normale alors c est pour ca je supporte pas comment vous parlez des bipolaires il faut le vivre pour le comprendre ne jugez pas sans savoir au revoir

  • Kikou

    J’aime un homme depuis 9 ans. Il y a une dizaine d’années il a été diagnostiqué bi polaire. Quand je l’ai connu je ne connaissais rien à cette maladie. Il venait de perdre un enfant et je croyais que sa dépression légitime était pour beaucoup à cause de ce deuil impossible. Il n’avait plus rien, des dettes importantes, plus de permis, perdu à cause de l’alcool, plus de travail, une séparation d’avec son ex femme conflictuelles, deux enfants en bas age qu’il ne voyait pas ce qui le faisait souffrir et 6€ en poche. Dis comme ça, on peut se demander pourquoi j’ai posé mon regard sur lui. J’avais à ce moment là un problème de chômage entre autre, j’étais moi aussi dépressive à ce moment là mais j’ai remonté la pente au fil des mois. Son hypersensibilité, sa douceur, son physique très imposant, sa beauté physique incontestablement, les textes qu’il écrivait, ce besoin d’amour qu’il avait ont répondu à mes attentes du moment et je me suis mise à l’aimer. Il me touchait énormément. J’ai pris tous ces problèmes à bras le corps. J’ai ouvert ma maison. J’ai géré pour lui les dettes, je l’ai aidé à trouvé du travail, j’ai fait les aller retour pour récupérer ses enfants, je l’ai accompagné dans ses problèmes d’alcool. je voyais bien qu’il ne buvait pas beaucoup mais une fois qu’il était bourré il ne s’arrêtait plus de boire. Il a récupéré son permis puis reperdu. 3 ans d’une vie chaotique mais au bout de ces 3 ans l’arrêt total de prise d’alcool parce que les psychiatres ont découvert qu’il faisait une allergie neurolique à l’alcool. Pendant ses 3 ans, des moments terribles, éprouvants avec des pics d’énergie et des descentes aux enfers où il n’avait pas envie de se lever, et où je le sentais suicidaire. Il me demandait de le quitter. Puis après l’arrêt de l’alcool j’ai remarqué qu’il était beaucoup plus linéaire dans ses humeurs, plus de cauchemars la nuit, plus de nuit blanche il dormait même bien, et ses nuits n’étaient plus agitées. Un jour il est rentré de chez le psychiatre, et il m’a dit je n’ai plus besoin de traitement c’est l’alcool qui me rendait bi polaire et je l’ai cru. j’aurais du aller voir le psychiatre, m’assurer de la réalité de cette guérison, aller voir sur internet, mais je ne l’ai pas fait, je l’ai juste cru. Notre vie a continué. Pendant les 6 années suivantes, je me suis souvent demandé pourquoi notre relation était si conflictuelle, beaucoup de disputes, il était susceptible, colérique, d’un rien il faisait une montagne. Je faisais tout pour lui (je gérais ses dettes, je m’employais à l’aider pour son divorce et avoir ses deux autres enfants avec lui, ce que nous avons réussi à faire, je m’occupais de ses finances, je l’ai aidé quand il a crée son entreprise…) mais quand il fallait faire des choses pour moi souvent il disait j’ai pas envie, pas ce we, j’ai le droit moi aussi de me reposer. Cela générer des tensions. Je l’aimais, je l’aime profondément car en dehors de ses disputes il continuait à me toucher. Je l’admirais aussi pour avoir réussi à surmonter l’alcool, pour son intelligence, et pour cette sensibilité que je trouvais particulière chez un homme. Il y a 18 mois, nous avons traversé une grosse crise. Il m’a trompé. Quasi immédiatement après il m’a dit qu’en fait il croyait que je ne l’aimais pas et c’est en me voyant souffrir qu’il a réalisé que je l’aimais, cela faisait des années qu’il s’était persuadé que je ne l’aimerais jamais comme j’avais aimé mon ex. Je l’ai vu pleurer tellement que j’ai essayé de comprendre son cheminement. je me suis remise en question. Il disait que nos disputes l’avait usé. Elles m’avaient usé tout autant alors j’ai pardonné, j’ai pris sur moi chaque fois ensuite quand je le voyais s’emporter pour un rien, j’ai pris sur moi pour désamorcer. Mais au cours de l’année 2017 je l’ai vu en dépression, Il avait à nouveau du mal à se lever et de fait il ne travaillait plus qu’à mi temps. Nous avons désormais 2 entreprises et je m’angoissais pour les chiffres. Je ne comprenais pas j’ai pensé à un burn out. Tous les 1.5 mois il me disait je ne sais que 2 choses : je t’aime mais je sais que je dois partir, prendre un appart, il faut que je comprenne pourquoi j’ai cette colère en moi, pourquoi j’arrive pas à me sentir heureux. Il me suppliait de le croire quand il disait qu’il m’aimait. Alors je l’ai laissé partir avec les enfants que j’aimais et que j’élevais depuis près de 3 ans. la semaine avant son départ fut émotionnellement extrêmement éprouvante. Il répétait qu’il m’aimait. 3 semaines après son déménagement il est revenu me disant qu’il était sure de son amour pour moi mais qu’il voulait garder son appart, argumentant sur tout les avantages à vivre chacun chez soi, et il m’a proposé qu’on se marie. Il disait que c’était le temps que les enfants soient autonome 2 ans en gros. C’était en décembre dernier. J’étais pas enthousiaste mais il semblait en avoir besoin alors j’ai tenté l’expérience. Mais dans le mois de décembre je l’ai vu à deux reprise péter les plombs sans y prêter attention plus que ça. le 30 décembre il a pris une cuite accidentelle. Dans les semaines qui ont suivi il a recommencé à faire des cauchemars, il avait des maux de tête, ses nuits qu’il passait toutes chez moi, étaient agitées ou alors il ne dormait pas. Il s’est mis à me faire des scènes de jalousie qu’il ne m’avait jamais faite auparavant, il m’accusait de choses que je n’avais pas faite ou il s’imaginait des choses décalées par rapport à une situation. Tout était exagéré, amplifié. début mars il a parlé de notre futur mariage à sa cousine, il me disait des mots doux du style mon ange, ma puce mon amour à moi et 15 jours plus tard il m’a dit des horreurs au téléphone, qu’il ne m’aimait plus que c’était pas de l’amour mais de la possession, qu’il voulait m’épouser pour que je lui appartienne, que c’était pas de l’amour, qu’il pouvait plus me pardonner (mais pardonner quoi je n’avais pas commis de faute) que c’était terminé qu’il ne reviendrait pas que sa vie privé ne me regardait plus, que je me trouve un mec et que je baise avec lui, il répétait qu’il ne m’aimait plus, il le hurlait au téléphone qu’entre nous il n’y avait que le sexe et le silence qui fonctionnait. Quand il a raccroché face à tant de violence verbale et de cruauté je me suis effondrée. je me suis retrouvé chez le médecin avec 19 de tension et là en échangeant avec ce médecin il me demande si mon compagnon ne serait pas bi polaire. je lui dit qu’il ne l’ai plus que c’était l’alcool qui le rendait bi polaire. En même temps je réalise qu’il a rpis une cuite le 30 décembre mais le médecin me répond : madame, l’alcool est un facteur aggravant mais s’il est bi polaire il le sera toute sa vie il faut qu’ilse soigne. Vous devez penser à vous maintenant. depuis j’ai vu mon médecin traitant et il m’a dit exactement la même chose que je devais me préserver, qu’il fallait qu’il se soigne. Je lui ai envoyé un texto pour lui expliqué ce que m’avais dit les médecins mais il fait silence radio. Nous gérons les entreprises par texto. je suis malheureuse parce qu’il me manque terriblement, parce que je suis inquiète pour les enfants et je vais lire tout ce que je trouve sur la bi polarité et je le retrouve complètement ou presque dans ce que je lis. Son égocentrisme, son hypersensibilité, son besoin d’amour, d’être rassuré sans cesse, son manque de confiance en lui que moi seule quasiment ai remarqué, tous ces petage de plombs que je ne comprenais pas, sa dépression de l’an passé qui a duré 9 mois, et tout ce qu’ilm’a balancé. Je voudrais l’aider mais s’il ne veut pas s’aider lui même je comprend que je ne peux rien. Je souffre c’est tout ce que je sais.

  • Samy

    Bonjour je suis toute a fait d’accord, je suis avec une femme et je souffre, elle me contredit et elle fait tout le temps des choses bizarre son changement d’humeur, surtoutil l’infidélité, elle a coucher avec’est des mecs sans protection et quand je lui ai dit pourquoi tu m’a fait ça, elle me dit mais n’importe quoi je lui ai dis tu cours du risque pour toi et pour moi, la maladie le sida et … je lui ai dis que elle était bipolaire et que elle faut qu’elle se face soigner c’est dommage qu’elle gache ma vie …. Alors aujourd’hui je l’en veux car elle m’a fait perdre mon temps. … jai pris mes affaires et je suis patri ce n’est pas une vie j’ai envie de parler avec ses enfants et leurs dire des choses qui il faut que il prennent soin de leurs maman

  • Andy

    Pour ma part, jamais je n’aurai l’idée même de vivre une relation avec une personne bipolaire.. pas envie du tout d’une personne qui passe sa vie à prendre des cachets, à voir des psychiatres, à aller dans les hôpitaux, ou les cliniques dès qu’il y a un souci, ou pire devoir l’accompagner aux urgences, de devoir supporter ses dépressions récurrentes en mode mollusque, et étoile de mer, de faire tourner toute la vie autour de la maladie etc.. c’est pas une vie.. c’est cruel sans doute dit ainsi, et j’en ai conscience, mais la vie est trop courte pour s’imposer ce rocher de Sisyphe.. et il y a tellement de personnes humaines sur terre à aimer, qu’il est préférable pour avoir une existence tranquille et épanouie de choisir un ou une partenaire en santé mentale… et je crois bien un peu que toutes les personnes qui sortent avec un malade bipolaire doivent avoir aussi quelque chose qui ne tourne pas rond, on dit bien : qui se ressemble s’assemble, donc elles devraient peut-être se remettre en question, s’interroger sur leur propre santé mentale au lieu de se lamenter d’une relation ratée avec un malade, et de reprocher tout et n’importe quoi au bipolaire de service qui peut accessoirement avoir bon dos, servir de paravent, regarder la paille dans l’oeil du malade pour ne pas voir la poutre dans le vôtre…il faut savoir faire ses choix et prendre des décisions en fonction aussi de ce que l’on est, encore faut-il savoir qui l’on est pour s’épargner une relation qui a toutes les chances de mal finir étant donné le caractère lourd dingue de ce genre de maladie…

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