Je rêve, je réalise et je déprime

Mon nouveau blog à cette adresse http://etrelapaix.wordpress.com/

 

« Je rêve, je réalise puis je déprime » est un schéma très classique qui régit ma vie depuis que je suis sur Terre.

Je rêve… Comme je l’évoque dans l’article : C’est plus fort que moi, je rêve, depuis que j’ai l’âge de raison, je rêve ma vie. Je rêve d’une vie où je serai heureux tout simplement. Cette aspiration vers l’idéal absolu est ancrée au plus profond de moi-même, il m’est impossible de me résigner à la réalité est de profiter de ce que j’ai, c’est bien plus fort que moi. Soit je réaliserai mes rêves, soit je mourrai avec l’impression d’être passé à côté de ma vie. Je vis déjà, par moment, cette angoisse d’échec alors que je n’ai que vingt-sept ans.

Né pour briller… J’en suis intimement persuadé depuis mon enfance, va savoir pourquoi! Je ne partage pas cette croyance fondamentale de mon être facilement parce que je n’ai nulle envie de passer pour un prétentieux. Je suis certes profondément prétentieux car j’aspire à une vie rêvée et je suis convaincu d’être une personne extra ordinaire et brillante. Je me mets encore un peu plus à poils dans cet article… Ce sont des convictions si ancrées dans mon esprit que je ne peux m’en débarrasser, m’en libérer pour pouvoir vivre légèrement et simplement. Je crois au destin. Je crois au pouvoir des rêves.

Populaire… Mon rêve d’être heureux se caractérise par la célébrité. Je dois être célèbre pour être heureux, je dois être populaire, je dois être reconnu par le monde entier pour aspirer au bonheur. C’est mon équation pour le bonheur. Vu de l’extérieur, être connu n’amène pas le bonheur, en théorie je suis bien d’accord. Mais dans mon cas, encore une fois, c’est comme si je n’avais pas le choix, c’est une conviction si intime et ancienne qu’elle est intouchable. Depuis l’âge de sept ans, dans mes rêves, les moyens d’être populaire ont évolué selon la réalité que je vivais. Petit je faisais du foot, je voulais être une star du foot. Plus grand, j’avais des facilités à l’école, je voulais être PDG de carrefour. Etudiant, je me suis vu comme un entrepreneur à succès, j’ai essayé de lancer ma boîte Stars in Arts. J’ai commencé le théâtre, j’ai toujours voulu être un acteur. Dernièrement je me suis mis à l’écriture, je rêve d’être un grand écrivain. J’ai plus de chance d’être un écrivain populaire qu’une star du foot, m’enfin j’en suis quand même très loin. Ça ne m’empêche pas de rêver. Rien ne m’empêche de rêver. Je ne suis jamais totalement dans la réalité, toujours quelque part entre le pays de mes rêves et celui de l’hexagone.

Je ne jouis pas de mes rêves… Attention, je te parle depuis le début de rêves éveillés pas des rêves nocturnes incontrôlés. La nuit, il m’arrive de goûter au bonheur lors de quelques rêves. Le réveil est dure. Non, mes rêves de grandeur et de gloire n’ont rien d’échappatoires ou de retraites ressourçantes,  ils ne reflètent qu’un vide existentiel, la montagne séparant mon bonheur de ma réalité, un désespoir, un triste réalisme. Dans mon cas, ce n’est pas « beau de rêver », ça me rappelle seulement que je ne vis pas ma vie souhaitée. Ces moments-là, je déprime. Peut-être que la dépression est propre aux idéalistes qui se rendent compte de la triste réalité de leur situation.

Malgré ces moments réalistes et défaitistes, je crois qu’être un fanatique de ses rêves créent une force sous-jacente qui travaille, loin des soupçons, à la réalisation de nos aspirations. Paulo Coelho écrit dans l’Alchimiste : « si tu veux vraiment quelque chose, tout l’univers s’obstine à ce que tu l’obtiennes ». Je crois que lorsqu’on rêve d’une vie meilleure, on se connecte à des ondes qui nous dépassent. Ces convictions aussi puissantes et mystiques soient-elles me laissent seul face à la réalité du quotidien. Le doute s’installe comme aujourd’hui. J’ai alors aucune certitude sur mon avenir, je déprime. Cette déprime me paralyse même. Je n’ai plus d’énergie, plus d’envies, mise à part celle de te partager cela.

Prétentieux, oui, mais un gentil prétentieux hein!

A bientôt,

W.

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15 responses to “Je rêve, je réalise et je déprime

  • fleuretbambou

    Né pour briller.. cela me parle
    C’est rare de pouvoir lire, sans prétention, ce genre de ressenti.
    Merci W.

  • Anne

    Bonjour W.
    Prétentieux, je ne sais pas. Pour moi ce texte est surtout sincère et spontané…
    Avoir l’envie de partager est déjà énorme sans compter que pour moi c’est l’une des choses les plus enrichissantes que je connaisse ! 🙂
    J’ai juste envie de finir par une très jolie citation de Nelson Mandela “A winner is a dreamer who never gives up ».
    Anne

  • Aline

    Alors W.,
    Je ne sais pas si tu te rends compte mais j’ai l’impression que pas mal de monde crois a ton reve! Eh bien, Paulo Coelho ou Raul Seixas disait (je sais pas qui disait ça) disait: un reve qui se reve seule cest juste un reve. Un reve que se reve ensemble c’est une realité. Sache que ton rêve commence à être un vrai projet, bien réel puisque ton envie c’est un cris de nous tous. Nous voulons notre place, c’est clair et il faut arriver ça tranquillement. Moi, je veux pas du tout être reconue, lors de mes plus mad manies, j’etais tellement recherchée, que j’ai envie de la plus possible discretion. Tu n’est pas seule, je veux pas briller, mais jai toujours rêve que je suis aussi au commande de quelque chose important , bon, la je suis dans une nave espaciale, mais ca cest mon delire 😉

    • bipohypermaniac

      Hé bien non je ne me rends pas tellement compte de ce que rêvent les autres.
      Assumer mes rêves est difficile alors j’imagine que si pour les autres c’est pareil, les rêves restent enfouis.
      W.

  • Aline

    Ce matin jai pensé une chose qui je veux partager: notre corps semble avoir une inteligence independant de notre volonté: nous pouvons avoir plus de sebum sur la peau parce qui ‘elle pense être trop sèche’; nous tombons dans le pommes quand nous avons de la fievre elévée car le corps es en train de se defendre et il ne veux pad qu’on depense d’energies. La manque d’appetit serais aussi un moyen de ne pas nourrir les bestioles dans nous? Bref, ce que je veux dire c’est que peut être la depression aprés une montée, c’est aussi l’inteligence du corps pour nous faire aller plus doucement, car il ‘sait’ qu’il y a les danger dans la manie. Mais on fait quoi avec le episode de la depression? Peut être rien. Nous dormons, mangeons et faisons de sourires forces et demain ca peut tout changer car le corps a compris que nous ne sommes plus en manie.
    C’etais ca qui etais dans mon sprit ce matin pour partager. Est-ce qu’il y a du sens?
    Aline

  • Jubett

    Personne n’a jamais si bien décrit mon problème. Merci

  • Leilou85

    Bonjour!

    Comme je me retrouve dans ce que tu écris… J’ai l’impression de vivre exactement la même chose.
    Et au jours d’aujourd’hui où en es tu? Est ce l’écriture est toujours dans ton projet ou alors as tu trouvé autre afin de t’épanouir ? !
    Je me sens moins seul en te lisant. ..

  • Neil

    Bonjour !

    Au fond on partage peut-être tous le même rêve, briller, se sentir utile/important aux yeux des autres… en tout cas c’est le miens j’ai besoin de trouver ma place et avancer dans la vie

  • BN

    Salut moi lol peut etre que l au de la nous sera plus propice mais seulement apres notre devoir de vie 😉

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