A la recherche de l’acte parfait

A la recherche de l’acte parfait. J’aimerai savoir si c’est caractéristique de la bipolarité ou si cela provient de ma personnalité, d’une prise de tête plus personnelle. Car la bipolarité ne régit pas totalement mon être mais n’est seulement qu’un parasite qui a plus ou moins d’emprise dans mon esprit. Le combat que je mène étant de le maîtriser de plus en plus jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de parasitage dans ma partition.

Depuis que je vis seul, cette recherche inconsciente de l’acte parfait dans les choix quotidiens se fait plus ressentir. Et donc plus facile à prendre conscience, à déterminer et à exprimer. Il s’agit surtout des choses futiles dans l’organisation de la vie quotidienne et des choix à faire. Une sorte d’optimisation dans tous les gestes. Une stratégie pour combiner parfaitement les choses à faire :

– se laver les dents en préparant mon lit

– charger le téléphone dans l’optique d’un futur appel

– pfffff, je n’arrive pas à mettre le doigt sur des exemples…

Mes troubles ont leur racine dans mon inconscience. Le but étant de prendre conscience, comprendre et maîtriser.

C’est peut être encore trop confus pour pouvoir exprimer cet aspect là. Du coup, cela m’étonnerait que tu comprennes ce que je veux te partager. En fait, c’est une prise de tête dans l’organisation de toutes les tâches ménagères. La cuisine, le ménage, le rangement (trouver la place idéale à chaque chose). Il y a une volonté d’optimiser le temps pour des petits gestes du quotidien.

Chaque petite chose doit être réglée au meilleur moment et de la meilleure manière. Chaque acte doit être réalisé parfaitement.

Mais cela existe uniquement quand je suis seul et chez moi. Peut être un sentiment d’insécurité, un manque de repère qui me désoriente. Alors je suis comme un extra terrestre qui se débats avec toutes les futilités qu’un humain doit tenir quotidiennement.

 

A part ça,

Vendredi soir j’ai fait une belle crise d’angoisse, seul dans mon lit, après la représentation de théâtre. Cela faisait bien des mois que je n’avais pas savouré un valium. Le prendre, a été une décision difficile. Parce que s’y résoudre me paraissait comme une défaite. Consentir que je suis malade. Je suis fier de l’avoir pris et d’avoir mis fin à la spirale tortueuse qui sévissait dans mon esprit. Je pense qu’il faut considérer les médicaments ainsi : ils sont un soutien,  une aide. La difficulté étant de savoir le moment où l’on a besoin du « si besoin ».

Les humeurs prenant souvent le dessus sur la raison…

A bientôt,

W.

Publicités

6 responses to “A la recherche de l’acte parfait

  • mke06

    Le perfectionnisme est souvent une stratégie de la dépression pour générer un sentiment d’échec car plus on élève le niveau de la satisfaction moins on est satisfait. Ou alors, ce sont peut-être des TOC qui se mettent en place. Un seul conseil : prudence…

  • mi

    pour moi, le perfectionnisme est une volonté de controle absolu sur un monde qui nous effrait, consciemment ou inconsciemment. on ne cherche pas a se mettre en en echec, au contraire, on cherche a se mettre en situation de réussir, faire au mieux, prendre le controle sur tout , tout le temps, pour montrer qu’on est plus fort, et surtout plus fort que la maladie … le perfectionnisme, c’est une « maladie » dont souffre beaucoup de personne, et pas que les bipo . ce n’est pas une maladie, en fait . ca devient un symptome dont il faut se méfier quand c’est un arbre qui masque une foret … il faut arriver a comprendre ce que ca signifie … parfois, pour moi, c’est aussi un signe d’hypomanie, ou bien la nécessité de m’occuper, surtout ne pas me poser pour ne pas penser. et ca fait aussi partie de ma difficulté à pratiquer le « lacher prise ».

  • L.

    Merci pour cet article qui me fait réfléchir à mon propre perfectionnisme, chose que je n’ai jamais faite. Du coup j’ai fait quelques recherches et j’y ferai attention désormais. ça se traduit négativement chez moi, je pense que mes phases basses sont alimentées par cela (horreur de ne plus assurer comme avant) je prends plus de temps pour faire du travail… Quand j’y arrive, car en général je suis paralysée et bloquée, il faut que ce soit parfait sinon rien. En gros je préfère avoir un zéro qu’un 9… On devrait tous effectivement pratiquer le lâcher prise a besoin d’amour 😉 Les bipolaires sont peut être plus sensibles à ce niveau-là, mais il y a des personnes qui sont dans le bon côté du perfectionnisme. Mais ce que tu décris ressemble plutôt à des conduites de réassurance (voir TOC). L’essentiel c’est que tu l’aies remarqué. Je crois qu’on est tous trop durs avec nous-mêmes, laisse-toi le temps de digérer ta nouvelle petite vie 🙂

    • bipohypermaniac

      Merci pour ton commentaire, je pensais m’être mal exprimé. Manquerai plus que j’ai des Toc en plus, non je refuse, chacun sa croix! Pff je sors du yoga, je dis n’importe quoi. Gracios luz
      W.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :