D’une dépression à Bouddha!

Cette année le printemps est arrivé avec son lot de fraîcheurs et crustacés. Ce genre même de prose témoigne d’un bien être chez moi. M’enfin soyons compréhensible:

Tu l’as senti dans mes derniers articles, depuis quelques semaines je pataugeai dans une sorte de solitude liée à mon emménagement dans une petite piaule parisienne. Cette période s’est terminée avec une chute profonde de l’humeur. Qui a duré un jour et demi seulement mais dont l’intensité semblait à des années de mélancolie accumulée. Rien que ça. Petite parenthèse : une dépression d’un jour et demi, ça paraît peu commun, oui!. Depuis que je mène mon combat vers la guérison, vers l’éveil (soyons direct), mes périodes de dépressions ne cessent de s’écourter dans le temps. Cela témoigne de l’évolution possible de ce trouble. De la dispersion progressive des choses qui me troublent, pour être plus exacte.

Mon regain d’énergie a coïncidé parfaitement avec la venue du soleil (il y a dix jours). C’est la première fois que je ressens l’importance du climat et comprends mieux pourquoi certain vieux discutent passionnément de la météo jour après jour. Un signe de sagesse, peut-être… Et comme les réjouissances viennent toujours à plusieurs, le vent printanier m’a fait rencontrer une jeune hirondelle qui elle aussi s’ennuyait de l’hiver.

Cela faisait longtemps que j’attendais une petite relation comme celle-ci qui remet du baume au cœur. Un agréable oasis sur ce chemin ardu. Je parle du voyage intérieur, de ma chasse aux démons, de mon combat contre mes troubles, de mon obsession à purifier mon esprit, à me soigner, à me guérir.

J’aime cette sensation de vivre un renouveau. Je suis conscient qu’il ne sera pas permanent, je tente alors à ne pas m’attacher à ses objets et plane à tire d’aile au dessus de tout ça.

En ce moment, je lis plus que je n’écris. J’ai découvert L’amant tantrique de Jacques Ferber, et donc approché le tantra à travers cette lecture. Si je ne parlais pas beaucoup de sexe ici, depuis que je sais qu’il est possible d’allier spiritualité et sexualité (c’est ça en gros le tantra), ça va changer! C’est une lecture facile d’accès que je recommande à qui veut s’ouvrir.

J’ai fini aujourd’hui le bouquin La voie de Bouddha de Kalou Rinpoché. C’est la première fois que j’étudie en profondeur le bouddhisme et à ma grande surprise, beaucoup de mes croyances floues trouvent une structure dans le dharma (l’enseignement bouddhiste) dont le but est l’éveil, l’état de Bouddha. Sympa, non? Quoi que beaucoup pensent, la dimension spirituelle me semble un champ riche d’enseignements, d’aides et de soins pour les personnes ayant un trouble psychique. Partir à la découverte intérieur de son trouble étant une démarche spirituelle. La compréhension du côté mystique des crises maniaques ne pouvant être complète sans l’ouverture vers la spiritualité. M’enfin, le jour où les psychiatres prescriront un accompagnement spirituel n’est pas arrivé! Même si je prie fortement pour cette ouverture! J’insiste sur le mot « accompagnement » car pour des personnes fragiles psychiquement c’est très risqué de s’aventurer dans ces eaux troubles. J’en ai fait les frais plusieurs fois. Pour tout te dire, j’avance toujours sur un fil. Mais grâce à maintes lectures et échanges, je commence à stabiliser des fondations, beaucoup plus saines et solides que le lithium.

Côté traitement, je suis toujours accompagné par mon lithium, lamictal et xeroquel. Les doses continuent à baisser au fur et à mesure que les mois passent. Je n’ai jamais eu si peu de médicaments depuis mon diagnostic. Ce n’est pas trop m’avancer d’écrire que dans maximum cinq ans je n’en aurai plus besoin. Bah oui, une fois qu’on devient Bouddha…

Je pense beaucoup à tous ceux qui souffrent en ce moment de ce trouble, notamment à ceux et celles qui se réveillent en HP après un épisode maniaque et délirant et qui ont perdu tout repère de la réalité. Patience et espoir!

🙂

A bientôt,

W.

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22 responses to “D’une dépression à Bouddha!

  • mke06

    Concernant la météo, j’ai fait comme toi, mais la fin de la dépression de fond a coïncidé avec le moment où, à la fin d’un article, tu as mis que le printemps arrivait, fin de période de dépression pour beaucoup d’entre nous. Ca m’a beaucoup frappée. Je nous sens comme des plantes attirés par la lumière…
    Le Bouddha était dépressif et son enseignement est à la base de sa volonté de sortir de cette fatalité qu’il a projetée sur l’univers entier. Se diriger vers son enseignement est donc très raisonnable.

  • Martha

    Tu es très inspirant W.

  • Calimero Gallettoni

    « Une dépression d’un jour et demi. »

    Dans un premier temps j’ai trouvé ça absurde de parler de dépression pour un petit coup de blues.

    Mais, en fait ça ne l’est pas, séparer la dépression de la déprime uniquement sur la base de la durée est trop simpliste.

    Parfois, suite à un événement quelconque on peut se sentir aspiré de l’intérieur comme dans un puits sans fond, et ressentir un énorme désespoir, et puis ça passe le lendemain.

    Mais quand ces pics de mélancolie sont récurrents bien que brefs, je pense qu’on peut parler de dépression.

    Maintenant, j’avoue que je ne sais pas la différence entre bipolaire, dépressif, maniaque.

    En gros, la différence entre bipolaire, et unipolaire.

    Mais, tout cela n’est que la dialectique sans intérêt.

    Pour revenir à l’objet de ton poste, je suis dans la même optique que toi : je suis parti en guerre contre mes démons, et j’ai remporté quelques batailles ces jours derniers, mais la guerre est loin d’être terminée.

    Et comme toi, j’ai trouvé beaucoup de matière au niveau « spirituel » que je n’avais trouvé ailleurs.

    J’essaye d’adopter le mode de vie des Essènes, en l’adaptant à notre époque.

    Ne plus introduire de pourriture en moi, sous quelque façon que ce soit : pourriture qui nourrit son « corps de souffrance » (c.f. Eckart Tolle), le chat pourri à l’intérieur qui ne connait qu’une seule chose, la douleur, avoir mal ou faire mal.

    Le cercle vicieux infernal de la négativité.

    Si j’ai un petit reproche à te faire, c’est que tu as tendance à rapidement tomber dans l’euphorie, et donc évidemment, la contrepartie de cet excès d’optimisme est un excès de pessimisme lorsque tes aspirations parfois irréalistes ne se réalisent pas.

    Après c’est ton caractère ce n’est pas un défaut, il faut juste savoir faire preuve de tempérance, car le salut est dans la tempérance.

    (Et si tu es en mode lecture, dépêche toi de lire, Marc Aurèle – Pensées pour moi même)

    @+

  • pierrôt

    d’une dépression a Boud’ha rgument?

  • L.

    Roh Pierrôt décidément 😉

    Oui Caliméro au sens strict du terme une dépression se caractérise notamment par la durée ( 2 semaines minimum ) mais aussi par d’autres symptômes très précis : troubles du sommeil, de l’alimentation, cognitifs (perte de mémoire par exemple) etc. et on n’en sort pas en un jour et demi, loin de là. Souvent on passe par la case médecin, anti-dépresseur, arrêt de travail, pleurs en continu… Tu trouveras les définitions de ces termes très rapidement sur gogole, mais entre la théorie et la pratique évidemment… J’aurais préféré rester à la théorie 🙂

    Pour la lumière il a été prouvé scientifiquement qu’elle a un effet sur les humeurs (il existe la thérapie de la luminothérapie d’ailleurs), sans parler de ça on voit bien l’effet sur tous dès que le soleil pointe le bout de son nez 🙂 Et le Dr.Gay ( psychiatre spécialiste des troubles bipolaires aka celui de W.) en parle dans un de ses bouquins d’ailleurs. Les gens sont sensibles à la météo d’une manière générale. Pas étonnant que chez les bipolaires ce soit plus marqué car ils plus sensibles à l’environnement d’une manière générale (hypersyntonie).

    Je suis toujours d’accord avec W. et la valorisation du côté mystique car quoi que tu en dises Pierrôt, il y a toujours une explication en tout cas en psychologie. J’ai écrit pendant et après ma phase maniaque pour répondre à un de tes messages 🙂

    C’est important de donner du sens à la vie sinon on serait tentés de se foutre en l’air le plus souvent, ou de se noyer dans des tas d’activités pour laisser passer la vie. Cela demande beaucoup de courage que de faire une introspection et d’aller farfouiller dans les méandres dits spirituels. Après W. souligne qu’il est conscient qu’il peut basculer, et je n’irais pas à contresens parce que je suis moi-même dans cette démarche d’essai. Je ne suivrais pas bêtement ce qu’on me dit en me gavant de molécules sur lesquelles il y a marqué sur la notice  » bon, et on sait pas trop pourquoi ça marche sur le cerveau des bipolaires « .

    Le danger ultime est de sombrer et de retourner dans la mégalomanie. Je pense qu’il faut être très précautionneux et alterner avec de solides bases scientifiques pour rester les pieds sur terre, en tout cas je le fais ainsi.

    Je réfléchis prochainement à jeûner, je m’y étais intéressée il y a 3 ans mais après écoute d’une émission sur France Culture ça me parait une expérience à tenter. Mais je développerais plus tard et sur le forum en tant que cobaye 🙂

    • T.

      Tu peux tester le jeûne en phase dépressive, beaucoup plus simple a mettre en place.

      Moi qui suis un gros mangeur d’habitude, le jeûne se fait naturellement.

  • pierrôt

    L est bien cette fille, non?….juste un mot écrit en hypomanie même haute, oui, en phase maniaque….Sue la spiritualité, je ne suis pas si ultra-pragmatique que j’en donne l’air (et assez peu scientiste pour dire vrai)même si je considère les phases hautes (qui sont l’expression de phases basses en versus) comme motrices d’une forme de pensées intéressantes, je limite cet intérêt au période dysfonctionnantes qui pour moi sont l’expression d’une pathologie et de souffrances. Mais je conserve une attention et un intérêt pour cette approche spirituelle.

  • Calimero Gallettoni

    L. serait donc la copine de W. ???

    (On y comprend rien, vous pouvez pas choisir un vrai pseudo !!!)

  • L.

    L. est un vrai pseudo, c’est l’initiale de mon vrai prénom et aussi un personnage manga étrange que j’affectionne 🙂 Je préfère ça à un petit poussin noir avec sa coquille d’oeuf sur la tête qui se plaint tout le temps (je plaisante hein ;)!)

    Je ne vois pas en quoi mon message laisserait penser que je suis la copine de W., je le connais oui (malheureusement… je plaisante roh ! 🙂 ). En tout cas je ne suis pas sur ce blog pour lire un feuilleton « d’amour gloire et beauté » mais toujours dans une démarche de compréhension et de réflexion autour du trouble bipolaire, apprendre et partager mes expériences en retour. Je pense que j’ai bien autre chose à faire que me chercher des petits copains bipolaires, les autres sont déjà bien assez chiants ! ( je plaisante, ça va ! 😀 )

  • L.

    Ah non je ne cherche pas du tout un copain, je les fuis même à grand pas 🙂 En plus d’être intelligente, drôle, je suis sexy mais bon, je suis bipolaire. Eh oui, on ne peut pas tout avoir ! Ah ah ah ! Bon allez j’arrête W. va m’en vouloir plus que d’habitude 😉

    • Calimero Gallettoni

      « mais bon, je suis bipolaire. » Pas bien ça !

      Être bipolaire n’est ni une qualité ni un défaut !

      C’est juste un trait de personnalité, après il n’est qu’un reflet du reste !

      (Sexy… hum… Et tu ne m’as pas répondue, tu seras là le 30 ?!!!

      Et pourquoi W. t’en voudrait ..?? Y aurait pas un truc entre vous..!? Ce qui expliquerait la similarité des pseudos ..!)

      • L.

        @stokes : L. est bien un personnage de Death Note oui 🙂

        @Calimero : Être bipolaire est une maladie mentale, reconnue 6ème handicap en France. Je sais que c’est difficile à comprendre pour quelqu’un qui ne l’est pas (ton cas je suppose?). C’est même difficile à comprendre pour nous qui le sommes, d’où ce blog, des forums, les questionnements des psychiatres, etc.

        C’est beaucoup plus que du lunatisme comme je l’ai déjà expliqué qui correspond à quelqu’un qui change vite d’humeur.

        La bipolarité (ce qu’on en sait à l’heure actuelle et reconnu scientifiquement) est un trouble de l’humeur dû à des fluctuations de dopamine (hormone du cerveau) qui peut à terme nous coûter la vie et détruire notre vie (sociale, professionnelle,amoureuse et même physique). En résulte tout un tas d’addiction (alcool, drogues, nicotine, café, sexe…) des idées de suicide (dépression si non-traitée) ou bien nous faire finir à l’hôpital psychiatre ou à la morgue parce qu’on a cru dans un délire qu’on pouvait voler ou qu’on en a eu marre d’être un légume incapable de sortir de son lit pendant 6 mois à cause d’une dépression. Je caricature un peu mais c’est pour bien marquer la différence.

        C’est difficile à comprendre car on est « normaux » la plupart du temps, et même parfois plutôt censé. Rien ne m’a empêché de penser que j’étais une prophète avec pour mission de diffuser l’amour universel et d’être à l’origine d’un tremblement de terre. J’ai aussi pensé que j’étais une abeille et j’avais décidé de me nourrir exclusivement de miel (avec le recul je trouve ça drôle m’enfin bon). Ce ne sont que des exemples parmi d’autres, W. décrit bien ses délires maniaques qui sont impressionnants.

        Non je ne viens pas le 30, je suis du Sud. J’ai déjà rencontré W. et d’autres bipolaires via des rencontres SKYPE et en vrai 🙂 C’est important je pense de pouvoir échanger sur ce qui nous arrive car on est confronté à des questionnements et des situations de vie qu’on ne comprend pas, et l’entourage est désarçonné.

        Je ne recherche personne, et je plaisantais pour drôle intelligente et sexy 🙂

        W. m’en voudra car le sujet dévie, 7 mois que je parcours le blog, et il y a un forum pour cela : http://bipolaire-et-alors.forumactif.org/ tu peux aller visiter tu auras plein d’informations sur les lecteurs qui parcourent ce blog (dont un paragraphe sur l’origine de mon pseudo ^^). J’aime bien taquiner les gens voilà tout, rien de très croustillant ! 🙂 Je prends le temps de te répondre car il me semble toujours important d’informer sur le trouble et de distinguer. Tout ce qui est de l’ordre de l’affectif amoureux ne m’intéresse guère même si les gens rencontrés virtuellement sont appréciables 🙂

      • Calimero Gallettoni

        Ah dommage tu ne seras pas là le 30 !!!

        Et si pas de pot je suis l’un des votre ! Bien que je refuse de m’accoler de moi même une étiquette stigmatisante, et que je méprise largement le corps médical dans son ensemble ! Je pense que la plupart des thérapeutes sont des médiocres et des ignorants, et j’espère de tout coeur qu’un jour ces louffias seront trainés devant les tribunaux pour abus de faiblesse vu le prix des séances non remboursées des thérapies diverses et variées qui ne donnent aucun résultat! (

        A part quelques thérapies cognitives et comportemental, comme celle sur la pleine conscience – c.f. Le pouvoir du moment présent; Eckart Tolle ! Oui, encore !!)

        — « La bipolarité (ce qu’on en sait à l’heure actuelle et reconnu scientifiquement) est un trouble de l’humeur dû à des fluctuations de dopamine (hormone du cerveau) qui peut à terme nous coûter la vie et détruire notre vie (sociale, professionnelle,amoureuse et même physique). »

        Ça fait un peu large comme champ ! Peut-être ! Mais c’est important de préciser qu’il y a différents types de bipolaires; ceux qu’on appelait à l’époque maniaco dépressifs et autre bordeline sont maintenant tous réunis sous cette même étiquette fourre tout : d’où de graves amalgames !

        En résulte une cacophonie de définitions auxquelles on ne comprends plus rien.

        Entre un principalement maniaque, et un principalement dépressif, tous deux bipolaires, il y a un monde en vérité

        Enfin, je crois, et je n’entrerai pas dans une guerre de définition, ce n’est pas mon terrain, et ça ne m’intéresse aucunement !

        — « En résulte tout un tas d’addiction (alcool, drogues, nicotine, café, sexe…) »

        – Ah, oui bien vu ! J’ai quelques centaines de litres de Whisky à mon compteur, et j’suis monté jusqu’à 2 paquets par jour quand j’étais aller faire un petit tour dans les ténèbres histoire de … (c.f. http://psykhopompos.wordpress.com), et oui j’ai passé des milliers d’heures à me br***ler sur you**n/sp****ire/xv****s/bi****ent/etc etc. Ainsi qu’une sexualité à risque, honte à moi 😦

        Mais j’ai arrêté avec ça !!! 100 jour sans fumer, qui dit mieux !

        — « des idées de suicide (dépression si non-traitée) ou bien nous faire finir à l’hôpital psychiatre »

        La dépression ne se traite pas par des médecins incompétents qui n’y comprennent rien, c’est une hérésie de le croire !

        Tout comme aller faire un p’tit séjour en hopital psychiatrique entouré de cas plus graves que le sien, et dans des conditions qui ressemblent plus à l’institution carcéral qu’à ce qu’on pourrait atteindre d’un lieu qui se voudrait médical à finalité thérapeutique, ne sert strictement à rien !

        Je parle de vécu !

        La psychiatrie est la dernière roue du carrosse de la médecine !

        — « ou à la morgue parce qu’on a cru dans un délire qu’on pouvait voler ou qu’on en a eu marre d’être un légume incapable de sortir de son lit pendant 6 mois à cause d’une dépression. Je caricature un peu mais c’est pour bien marquer la différence. »

        C’est à peine de la caricature mais j’ai jamais cru que je pouvais voler ! Les délires maniaques comme ce qu’on peut lire sur ce blog, j’avoue que je n’en ai jamais vécu, c’est plus le côté dépression en ce qui me concerne : se sentir aspiré de l’intérieur comme par un puits sans fond, avec l’impossibilité de voir une quelconque issue positive à ses problèmes, c’est ça le soucis ! (c.f. http://psykhopompos.wordpress.com !!!)

        Mais j’ai jamais mit le feu nulle part, (contrairement à certains qui se reconnaitront aisément !!!)

        En tout cas, j’insiste sur le fait, que de réduire tout son être au fait d’être ou de ne pas être bipolaire c’est bien réducteur.

        S’autostigmatiser comme malade mental, et se soumettre (oui soumettre, car il y a véritablement une relation de soumission entre un thérapeute et son patient et c’est très malsain m’est-avis) à des ignorants qui se servent de vous comme cobbaye pour leur théories louffoques et leur médicaments expérimentaux ne vous fera pas avancer d’un chouia !

        En tout cas ce n’est pas la voie que j’ai choisit !

        J’ai plus confiance, en Eckart Tolle, Marc Aurèle, Epictète, Pythagore, les éssènes, et tous les hommes de foi, qu’en tous ces ignorants qui prétendent aider autrui alors qu’ils ne sont pas foutus de s’aider eux même !!!

        ~~ « Who do I trust ? I trust ME ! »

      • bipohypermaniac

        Il existe des médecins compétents qui comprennent quelque chose. Pour la part l’hp m’a sorti d’une dépression. Voilà je voulais juste contre balancé ton temoignage. Merci a toi pour tes partages.
        🙂
        W.

      • Calimero Gallettoni

        C’est une minorité.

        Le dépressif s’il est mal entouré et livré au corps médical se retrouve seul au monde.

        Au final c’est juste le combo antidépresseur/anxiolitique qui zombifie et anesthésie qui sera prescrit.

        Mais ces drogues licites ne résolvent rien.

        Les dépressifs qui ont guéris, ont soit eu accès a des soins de qualités payants (très chers), soit se sont guéris par d’autres voies.

        Y a quelques psy éclairés comme Servan Schreiber, ou Christophe André qui introduisent toutes ces méthodes dans leur propre pratique.

        Mais pour un médecin éclairé combien de médiocres continuent de distiller leur ignorance ?

  • L.

    Oui chacun a sa vision de la bipolarité, vision qui évolue car nous-mêmes nous évoluons sans cesse, comme chaque être humain. Je n’imposerais à personne ma manière de penser.

    Je préfère rester modérée dans ma pensée, ni tout rejeter ni tout accepter du corps médical, et en général d’ailleurs.

    Mais ce qui est positif c’est que je me sens bien mieux et non-frustrée d’avoir arrêté ou diminué certaines de mes addictions et remplacé par des plus saines. J’avais surtout peur de ça, me priver en quelque sorte quand on m’a annoncé « la sentence ». Je ne me définis pas comme bipolaire, c’est juste une partie de moi, ça oui. Et à terme on peut s’en sortir sans médicaments il me semble. Donc j’ai des heures et des heures de lectures, de réflexions, de rencontres, de tests sur moi afin d’accélérer le processus. La psychiatrie est bien en retard, les médecins perdus, mais peut-on leur en vouloir ?

    J’ai volontairement simplifié car je croyais que tu ne l’étais pas, je ne rentre pas dans les détails pour quelqu’un qui n’est pas bipolaire, manie & dépression me semblent déjà complexes à intégrer pour ceux qui ne l’ont pas vécus.

    Je ne choisis pas la voie de me stigmatiser, de me victimiser, ni de me coller d’étiquettes, mais nous n’avons que les mots parfois, bien que réducteurs, pour échanger entre-nous. On n’a pas développé le reste encore assez 😉 Sinon je ne serai pas là !

    C’est un des rares blogs où on sort du cadre, d’où tu as dû ressentir que quand des réactions l’invitent à rester dans ce qu’on lui dit, je viens forcément derrière appuyer car le chemin spirituel (Tolle et le reste pour vous) est une base solide et sera sans doute démontré dans les années à venir, d’où le terme « pionner », quelqu’un qui a des idées en avances et qui les expose. Je ne m’empêche pas d’argumenter quand quelque chose me sent erroné où si je sens une montée ou une déprime. On reste solidaires avant tout entre bipo, en tout cas c’est mon souhait. Si je commençais à écrire des délires j’espère que quelqu’un le verrait ici 🙂

    Il n’est pas forcément nécessaire que je sois présente à la réunion, je suis là et sur le forum assez souvent 🙂 Mais merci de l’intérêt

  • Calimero Gallettoni

    Oui, tout à fait d’accord avec toi !!!

    (Et sinon juste par curiosité : tu as un petit ami..!? ^o^)

  • Suzanne

    Je suis la fille unique adulte d’une mère qui souffre de bipolarité depuis plus de 20 ans. Des alternances rapides d’humeur depuis 3 ans, 3 semaines en haut, 3 semaines en bas… C’est difficile à vivre pour elle bien sûr mais pour moi aussi et pour mon père dont elle est divorcée… Je suis convaincue que la seule voie de sortie de la bipolarité, c’est la spiritualité véritable. Malheureusement, même si elle a rencontré Amma deux fois et séjourné en Inde dans quelques ashrams (sous mon impulsion; c’était ma condition pour qu’elle vienne me voir du temps où j’y séjournais), ma mère rejette toute intériorité alors que je sais au fond de moi que si elle pouvait laisser craquer sa carapace pour accéder à cette autre dimension d’elle-même, elle accèderait à plus de stabilité et de joie véritable….

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