Keep calm and carry on

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J’ai vu ce drapeau dans un film regardé hier soir Le Grand Homme et je le trouve très à propos dans ce que je vis. « Reste calme et continue…  »

Avec le printemps, pas mal de choses sont arrivées et se serait facile d’en être déstabilisé. C’est le bon moment pour te faire une petite mise à jour sur ce qui se passe dans ma vie de bipolaire.

Je suis toujours l’arsenal thérapeutique que j’ai mis en place il y a deux ans à la sortie de ma dernière hospitalisation. Tant de moyens qui structurent mes semaines et qui n’ont qu’un seul objectif : le soin. En novembre 2013, à la suite d’un échec cuisant en tant que pion, j’ai choisi de ne pas revenir dans le monde professionnel et me focaliser sur un travail sur moi. Combattre mon trouble, maîtriser mes humeurs, entreprendre le grand voyage vers le centre de moi-même. Je suis un grand individualiste et égocentrique. Cela ne me gène pas étant que je suis persuadé que pour faire le bien, il faut être bien soi-même.

Je me rappellerai toujours le jour en HP,  en mars 2013, où je me suis dit à moi même « Ça suffit les conneries, à partir de maintenant, la priorité est de me soigner ». Deux mois auparavant, j’avais mis le feu à mon appartement…

Je suis content d’avoir été fidèle à cet engagement. Qu’est ce que j’en ai fait du chemin depuis ce jour-là. Faut dire qu’en matière de soin j’ai mis le paquet. Je dois préciser que je n’aurai jamais pu sans ma famille qui est un inestimable soutien.

Tout ce que je fais est thérapeutique. Ce qui me prend le plus de temps est l’écriture, notamment sur ce blog (lancé en novembre 2013) mais aussi au sein d’un atelier d’écriture dans lequel je publie entre autre ma poésie. Car avant tout je suis poète (compris ou incompris) et sans prétention aucune (pas de projet de recueil pour le moment mais pas loin de 150 poèmes écrits depuis 2009!). Mon salut dépend plus que jamais de mon expression à travers cet art. S’exprimer est la clé.

Ensuite c’est le théâtre qui m’occupe le plus. J’ai commencé en septembre 2013 dans deux ateliers amateurs. La motivation principale n’étant plus de nourrir mes rêves d’acteur mais encore de m’exprimer avec un outil différent. Il s’avère qu’aujourd’hui je répète deux spectacles dont un avec lequel je tourne dans 11 villages dans le sud en Juillet. Les répétitions s’intensifient depuis cette semaine. C’est devenu plus qu’une activité thérapeutique. Je me suis fixé la fin de l’été pour décider si je me lance à fond ou non dans le projet d’être comédien.

Aussi, je me suis introduit dans une troupe de clown depuis deux mois. Je l’ai écrit dans cet article : le grand cirque bipolaire, les bienfaits du clown pour une personne ayant un trouble psychique. Un véritable travail sur le corps très bénéfique lorsque l’on a une énergie qui fume dans le cerveau et qui n’attend que de circuler dans le reste du corps. Chacun a un clown en soi, qui n’est que sensibilité, fragilité et spontanéité et cela fait un bien fou de le libérer. Ça me demande beaucoup d’effort, entre ce travail là et l’intégration dans un groupe soudé de bons comédiens. Mais quoi de plus thérapeutique!

J’ai commencé le yoga en septembre 2014. C’est à peu près à cette période que j’ai senti la nécessité d’investir ma dimension spirituelle. Je n’ai pas fini d’en parler ici. Il s’agit d’entreprendre un chemin vers une réalité ultime qui se cache derrière tout les nœuds d’émotions, de pensées dans lequel notre esprit patauge. Depuis je pratique la méditation de plus en plus régulièrement et de plus en plus longuement. Sans parler de toutes les lectures qui m’aident sur ce chemin. Krishnamurti, James Redfield, Eckhartt Tolle, Don miguel Ruiz, Jon Kabat Zinn, Rinpoche, Jacques Ferber, Doreen Virtue, Frederic Lenoir, autant d’auteurs que je t’encourage vivement à découvrir. Des retraites chez les moines ou sage amérindien m’ont beaucoup apporté et je compte en faire régulièrement tellement que je suis convaincu des bienfaits. J’ai lancé un deuxième blog : Etre la paix, dans lequel je m’exprime sur ce champ là.

La semaine dernière j’ai lu Sur la voie de Bouddha de Rinpoche, cela a été la confirmation de beaucoup de mes croyances mystiques, j’ai l’impression que le bouddhisme va beaucoup m’inspirer dans mon combat contre ma bipolarité et mes maux en général.

Ah oui, je suis suivi par un psychiatre et une psychologue TCC (analyse des émotions) et je prends toujours un traitement qui diminue au fil des mois. Un cocktail de lithium, lamictal, xeroquel. Cela est aussi thérapeutique mais en termes de temps ça n’a pas beaucoup d’importance finalement. Le but étant à long termes de diminuer jusqu’à 0 ce traitement « conventionnel » est de laisser tout la place à ses traitements « véritables ». Attention, le traitement chimique me paraît essentiel au départ et je n’aurai jamais pu faire tout le reste sans cette base là.

Aujourd’hui, j’ai une copine (depuis 3 semaines). Là aussi, il y a quelque chose de thérapeutique parce que grâce à cette relation je travail sur mes vieux penchants d’attachement, de dépendance, de jalousie, de « trop » d’intensité et aspire à quelque chose de plus calme, de plus paisible. C’est aussi avec elle que je pratique une sexualité plus riche qu’avant grâce à la découverte du tantra, dont j’avais beaucoup de préjugés alors qu’il ne s’agit de quelque chose de très simple. Je te laisse découvrir par toi même si t’en as la curiosité.

J’ai quitté le cocon familiale dans lequel je m’étais réfugié après mes longs mois d’hospitalisation. Là aussi la vie en solitaire est un sacré travail sur moi même. Difficile au début de se retrouver seul…

Le fait que l’Express.fr m’a témoigné leur intérêt pour ce blog dernièrement est une grande satisfaction car d’une manière c’est une récompense du combat que je mène. Encore une fois, cela est très individualiste. Mais comme beaucoup me l’on dit via ce blog, témoigner ici de mes états d’âmes de mes ressentis, de ce que je comprends sur moi même, cela les aide aussi.

Et quand des bonnes choses arrivent, cela me déstabilise. Des nouveaux projets font ébullition, des nouvelles craintes, angoisses, peurs alors je respire et me dis: Keep calm and carry on!

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A bientôt,

W.

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19 responses to “Keep calm and carry on

  • Dame emeline

    Je ne te suis pas depuis si longtemps, mais je trouve que tes écrits, montrent à quel point ce travail sur toi porte ses fruits. Je te suis par la pensée même si je ne suis pas bipolaire mais concernée par la souffrance, la fragilité affective…Ravie pour toi, accroches-toi à tes rêves, il y aura toujours des obstacles sur ta route, sources d’angoisses, de risque de rechute mais petit à petit, tu y arriveras. Et toute personne est confrontée un jour ou l’autre à la peur, le stress, la maladie… Après en fonction de notre état d’esprit on se relève plus ou moins facilement.. Ma devise est quand je touche le fond, que faire à part remonter 🙂

  • Calimero Gallettoni

    Lequel de Rinpoche ..!?

    Y en a pleins !!!

    Moi je préfère Mingyour !!! (c.f. http://francais.tergar.org/about/mingyur-rinpoche/)

    Et Eckhart Tolle c’est le boss !!! (http://www.eckharttolle.fr/)

  • Etre

    Je me sens rassurée de voir ton parcours qui peut devenir une sorte de modèle de guérison et t’encourage dans la continuité de ce blog.

    • bipohypermaniac

      Il’y a pas de méthode clé, il faut trouver chacun les outils d’expression qui puissent canaliser notre folie ainsi que des moyens pour comprendre son trouble et se libérer de tous nos noeuds.
      W.

  • L.

    Cet article tombe à point nommé dans mon chemin de vie, je dois aussi souffler pour ne pas décoller 🙂

    « Je suis un grand individualiste et égocentrique. Cela ne me gène pas étant que je suis persuadé que pour faire le bien, il faut être bien soi-même. » Oui pour aider, faire le bien, il faut commencer par soi (et non pas l’inverse comme j’ai fait pendant des années). J’ai une métaphore que j’aime beaucoup, c’était mon grand-père (médecin généraliste/accoucheur) qui l’avait dit à ma mère. Pour allaiter, la mère doit d’abord s’occuper d’elle avant de s’occuper de son bébé. Tout simple non ? Cette histoire racontée cette année a encore changé ma vision. Alors égocentrique sont des mots posés par des gens qui ne supportent pas que l’on prenne soin de soi avant eux. Cette année j’ai eu un ami qui me l’a sorti, et « dieu » sait que je « m’en suis occupée ». Mais quand on change, l’entourage a du mal à accepter les changements et consciemment ou inconsciemment ils essaient de nous retenir dans les anciens schémas mais s’il te plaît ne te voit pas comme un égocentrique. Un égocentrique, bien que raconter ta vie flatte ton ego, n’aurait pas fait l’effet qu’il m’a fait et sur les autres. Petit à petit il va se dissoudre et laisser éclater la lumière au grand jour même s’il obscurcit de moins en moins ( putain je suis poète ce soir ).

    « S’exprimer est la clé » : je plussoie 🙂

     » La semaine dernière j’ai lu Sur la voie de Bouddha de Rinpoche, cela a été la confirmation de beaucoup de mes croyances mystiques, j’ai l’impression que le bouddhisme va beaucoup m’inspirer dans mon combat contre ma bipolarité et mes maux en général. » :Le bouddhisme est encore une synchronicité, j’ai également trouvé des ressemblances et le bouquin se trouvait sur la table de chevet de ma mère, c’est mon frère qui est en train de le lire désormais.

    « Aujourd’hui, j’ai une copine (depuis 3 semaines). Là aussi, il y a quelque chose de thérapeutique parce que grâce à cette relation je travail sur mes vieux penchants d’attachement, de dépendance, de jalousie, de « trop » d’intensité et aspire à quelque chose de plus calme, de plus paisible. C’est aussi avec elle que je pratique une sexualité plus riche qu’avant grâce à la découverte du tantra, dont j’avais beaucoup de préjugés alors qu’il ne s’agit de quelque chose de très simple. Je te laisse découvrir par toi même si t’en as la curiosité. » : je suis encore très contente pour toi je sais à quel point tu souhaitais de nouveau une relation. J’espère que tu arriveras à te détacher des démons ( car ils en sont ) que sont les extrêmes…. La jalousie par exemple ne reflète que le manque de confiance en soi et en l’autre personne, mais surtout le mauvais jugement que l’on porte sur soi-même. Pour le livre sur le tantra, les synchronicités continuant, j’ai vu la personne qui t’a conseillé le livre et elle m’en a parlé, je le lirai certainement 🙂

    « J’ai quitté le cocon familiale dans lequel je m’étais réfugié après mes longs mois d’hospitalisation. Là aussi la vie en solitaire est un sacré travail sur moi même. Difficile au début de se retrouver seul… » : Je ne sais pas si tu imagines les « progrès » que tu as fait ces derniers mois !

    « Le fait que l’Express.fr m’a témoigné leur intérêt pour ce blog dernièrement est une grande satisfaction car d’une manière c’est une récompense du combat que je mène. Encore une fois, cela est très individualiste. Mais comme beaucoup me l’on dit via ce blog, témoigner ici de mes états d’âmes de mes ressentis, de ce que je comprends sur moi même, cela les aide aussi. » : Qui ne le serais pas ? Tout le monde se réjouit, ceux qui ne le font pas ou pire t’envoie des ondes négatives sont prisonniers de leur envie et de leurs peurs de se dépasser. Puis il y a ceux qui te prendront en exemple, comme ça a été mon cas, et qui s’en serviront comme tremplin.

    « Et quand des bonnes choses arrivent, cela me déstabilise. Des nouveaux projets font ébullition, des nouvelles craintes, angoisses, peurs alors je respire et me dis: Keep calm and carry on! » : Bienvenue chez les bipolaires I, quand ils sont contents, ils le sont trop, « toujours prêts à décoller » ! Alors on respire ouf ouf !

  • Thaloue

    BRAVO, W !!!! Je suis tellement fière de toi….
    « 365 conseils de vos anges », de Doreen Virtue…
    Ton parcours est un véritable exemple pour tous ceux qui survivent, désespèrent, ne font rien pour…
    Avec toute mon affection,
    Thaloue

  • mi

    beaucoup de raison et de clairvoyance émane de ce dernier article. bravo pour ta plume toujours aussi agréable à lire, et ravie de ce que tu vis actuellement, du recul et de l’analyse que tu y portes, tu me sembles carrément sur la bonne voie dis donc 😀

  • Lily

    Bonsoir,
    Je suis tombée sur ce blog un peu par hasard, en faisant des recherches sur la bipolarité et les troubles du même type.
    Je voudrais déjà te dire merci, car ce blog me sera sans doute utile dans les jours et les mois voir années à venir.
    Et oui… je suis amoureuse d’un jeune homme génial qui a des « troubles de type bipolaires ». Je ne suis pas prête à lâcher l’affaire malgré les difficultés, parce qu’il est exceptionnel en dehors (ou grâce ?) à cette maladie.
    Seulement, j’ai besoin d’apprendre à le comprendre, à vivre avec lui, pour le soutenir au mieux. Et aussi à me protéger.
    Là, on en est à la deuxième rupture en un peu moins de six mois. On est resté en gros sept semaines ensemble, et puis il m’a quitté assez subitement, sans réelle explication, suite à une dispute. Sans que j’ai aucun mot à dire, et surtout, sans qu’aucun mot ne l’atteigne (il « entendait ce que je disais, mais ça ne changeait rien » et sa « décision était prise »).
    Enfin, j’avais quand même pris le train pour aller le voir dès le lendemain comme on habite loin l’un de l’autre. Il n’avait donné aucune nouvelle, dans le train je ne savais même pas s’il viendrait au rendez vous. Mais il était venu, et j’avais eu un pseudo « affrontement » qui s’était fini sur un câlin de son initiative.
    Puis il a mis un mois et demi à revenir, petit à petit. J’étais même passé plus ou moins à autre chose ! Et je l’avais contacté pour la st valentin, parce que non, les autres mecs, ça n’allait pas, c’est lui qui occupait mes pensées. Bref, il est revenu en me disant qu’il regrettait, qu’il avait vite regretté et s’en voulait.
    On filait le parfait amour (est ce que je me suis senti aussi bien avec quelqu’un d’autre ? je ne pense pas). Et rebelotte, au bout de sept semaines, il me quitte, encore plus froidement, pour un mot de travers pris comme une menace. Sauf que là, je n’ai pas obtenu le face à face (c’est toujours au téléphone). J’essai de lui laisser du mou, mais au bout de quinze jours, pas la moindre explication ne pointe le bout de son nez… Alors je le contact, il m’ignore, me répond qu’il va réfléchir à la possibilité de se voir, et puis plus rien.
    Finalement, je ne sais pas ce qui tient de la maladie, s’il est en down ou déjà revenu à la normale et trop honteux ? (la première fois ça c’était passé comme ça apparemment).
    Je ne sais pas si je dois le pousser, provoquer une rencontre, ou attendre sagement sans rien tenter.
    J’ai pourtant l’impression d’être quelqu’un qui correspond à un bipolaire. Enfin, pour ce qui est des critères globaux : je suis hyper aimante, vraiment. J’ai un amour immense à donner, et je pense qu’il sait que je suis sincère envers lui. Je le trouve magnifique, je lui dis, je lui montre, on se parle sans arrêt même à distance. Je le soutien dans tous ses projets (il n’a pas de hautes phases maniaques), je l’aide à relativiser les échecs. Je suis prête à endurer la place difficile de la conjointe d’un bipolaire. J’ai fais des recherches pour comprendre et j’en fais encore.
    On est un couple heureux, passionné. On est dans une bulle d’amour et de douceur. Etant hypersensible, ces caractéristiques me conviennent bien, car il me comprend. Il m’a présenté à tous ses meilleurs amis, m’a fait de la place chez lui, prend l’initiative de venir passer les vacances avec moi (on est originaire de la même ville, c’est facile pour lui de revenir) donc il me semble qu’il est sincère aussi…
    Et d’un coup, pof, plus rien. Et là, tout de suite, je ne sais pas quelle stratégie adopter. Ni même si ce n’est pas moi qui me fait des idées.
    Je ne lui en veux même pas vraiment, j’aimerais juste qu’il revienne et qu’on en discute pour trouver des parades. Il n’a pas voulu en parler la première fois… j’aurais du insister je pense.
    Enfin voilà, je suis navrée pour le pavé, mais rien que d’écrire tout ça, de le lâcher dans un endroit où je serai peut être comprise… ça fait du bien.
    Et je suis preneuse d’absolument toutes les astuces/armes ou autre qui permettent de vivre du mieux possible avec un bipolaire. Et surtout, qui lui permettent à lui de vivre mieux. Si seulement il arrivait à retenir pour toujours que je suis de son coté, que je l’aime sans aucun jugement et que je veux juste le soutenir…
    Lily

    • bipohypermaniac

      Salut lily et merci pour ce partage.
      Je n’ai pas grand conseil à te donner, tu as déjà conscience de pas mal de choses sur la bipolarité et chaque bipolaire est différent sous le masque de situations problématiques de couple assez repandues.
      L’amour est plus fort que n’importe quel trouble alors je ne saurai te conseiller que de la patience.
      🙂
      W.

      • Lily

        Merci d’avoir répondu si vite !
        Je ne suis pas sur d’en savoir assez et d’agir correctement… Mais oui, j’ai cru comprendre que beaucoup de bipolaires ont tendance à quitter, revenir, quitter, revenir. Je ne sais pas si c’est rassurant ou non ^^
        Surtout qu’il n’a pas conscience de la « gravité » de son état. Il prend ses médicaments, basta. Il n’a pas de suivit psychologique, et pour lui c’est juste des humeurs décuplées sans importance. Il m’a même fait douter (suis-je bipolaire ?).
        Donc il ne doit même pas être conscient que c’est majoritairement son coté malade qui me quitte aussi brutalement.
        Aujourd’hui je lui ai écris une lettre où je lui dis tout ce qu’il m’apporte, tout ce qui me plait chez lui, combien je le trouve génial. Et tout ce que je lui apporte (la stabilité majoritairement), tout ce que je suis prête à faire pour le soutenir, que je ne le juge pas et l’aime comme il est. Je lui ai détaillé mon ressenti, émotion après émotion, sur l’avant rupture et la rupture en elle-même… histoire qu’il se mette à ma place, qu’il sente mon incompréhension. J’ai aussi fait des hypothèses sur le pourquoi, lui disant que je cherchais vraiment à analyser pour avancer.
        En espérant regonfler son ego, le déculpabiliser et lui rappeler les moments merveilleux passés ensemble.
        Je pense attendre un peu, encore une semaine peut être, avant de lui envoyer. Histoire d’être sur que la crise soit retomber. Enfin je ne sais pas si la stratégie c’est de battre le fer tant qu’il est encore chaud ou au contraire d’attendre que ça se calme.
        Je souhaite de tout mon cœur que tu ais raison et que l’amour gagne (houlala, je suis niaise). Vive l’amour ! Il a de la chance d’être tombé sur une des filles les plus fleur bleue et obstinée qui soit.

      • bipohypermaniac

        Les messages passent toujours mieux à froid. Courage !
        W.

  • Lily

    D’accord, merci 🙂
    Ma psychologue m’a prêté un bouquin « De l’exaltation à la dépression » de Kay Redfield Jamison. Je vais voir si j’y trouve une certaine compréhension. Enfin elle m’a bien déprimé, pour elle « on ne peut pas demander à une aveugle de voir ». Super motivant.
    Heureusement qu’une copine psy m’a dédramatisé la maladie il y a quelques jours en m’expliquant qu’on apprend à vivre avec et que le rôle des proches est important. Qu’il peut y avoir une vraie stabilisation.

    • bipohypermaniac

      Et tu verras, un jour tu hésiteras de dire que tu es malade.
      😉
      W.

      • Lily

        Comment ça ? je n’ai pas compris. Je pense tout simplement aller voir un psychiatre et lui demander son diagnostique, au moins je serais vite fixée et je pourrais me concentrer sur le soutien à mon chéri 🙂

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