Attention, retour à la réalité, danger!

Tout va trop vite. J’ai remis le pied à l’étriller et le cheval harnaché au system s’est mis à galoper sans se soucier de l’équilibre. J’ai remis le bout du nez dans la matrice (pole emploi, cap emploi, bénévolat), j’en ai sniffé l’infinité des données et possibilité et j’ai frôlé l’overdose. Je me suis remis à vivre des journées de 14h, j’ai ouvert la porte à de multiples sources de stress différentes, il n’a fallu que trois jours pour que mon cerveau se remette à fumer sous l’effet de la pression. Heureusement, j’ai acquis une maturité, un recul qui m’a permis de faire ralentir le cheval de course parisien. Je suis responsable, je suis passé d’un emploi du temps très léger dont les journées commençaient à 14h à un emploi du temps chargé en différents projets, nombreux interlocuteurs donc nombreuses sources d’anxiété. D’un extrême à l’autre, pas étonnant hein!

Cette éprouvante semaine m’amène a travailler un point important si je veux continuer d’avancer. Si tu es un lecteur habitué, tu penseras sûrement : « encore quelque chose à travailler, encore un travail sur soi à effectuer ». Oui, c’est à nous de faire le boulot d’adaptation puisque l’Etat n’a pas encore pris acte de notre hypersensibilité. Bref, je ne divaguerai pas plus loin là dessus, ce n’est pas à propos, lis l’article C’est injuste on doit se revolter qui exprime ce sentiment d’injustice. Donc, ce travail, évoqué plus haut, consiste à programmer un emploi du temps le plus adapté possible avec ma sensibilité. Trouver le rythme idéal. Tendre vers l’équilibre.

Et puis surtout, ne pas oublier les armes que je me suis forgé ces dernières années pour traverser les périodes de troubles à venir. Expression écrite, théâtrale et méditation notamment. Entraîner par le courant systématique, par le sprint de la vie parisienne, ces outils me permettent de retrouver le calme. Soulager la pression, me recentrer. Parce qu’il s’agit de cela en fait : la réalité extérieure et ses contraintes me décentrent. Si je ne fais pas attention, dans cette agitation sans fin, je peux m’oublier rapidement, oublier de prendre soin de moi.

Cette semaine j’ai eu peur. Pour mon retour dans l’effervescence de la vie active, j’ai retrouvé mes petits démons. Tu sais ces pensées en boucle qui anticipent une situation à venir ou qui debrief et ressassent des situations passées. Pourquoi toute cette pression? Je crois que je suis une sorte de perfectionniste, un éternel insatisfait et un grand impatient. Une fois qu’un projet est enclenché, je veux faire tout trop bien, trop vite, tout de suite. Cette semaine, la machine à vapeur a redémarré si fortement que mercredi soir j’étais dans un état de fatigue nerveuse alarmant. Lorsque l’activité se passe aux niveaux des pensées, lorsque mon énergie se transforme en fumée sous la pression, je ne suis plus à l’écoute de mes ressentis. Difficile donc de revenir ici où ce sont justement les ressentis qui s’expriment. C’est avec soulagement que je mets un point à cet article.

W.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :