Où je vais?

J’ai l’impression de faire des mauvais choix. J’ai l’impression de m’engager dans une vie qui ne me ressemble pas. Je déménage ce soir de ma chambre de bonne à une colocation à deux dans le 10e arrondissement, à Belleville. Cette décision m’ancre un peu plus dans la vie parisienne. En septembre j’ai fais le choix d’arrêter le théâtre pour reprendre un projet professionnel plus classique. De plus, une légère gastro rend encore plus difficile cette période.

C’est comme si quelque chose en moi était en train de me dire « mais je ne veux pas de cette vie, sauves-toi! ». Je stress, je doute, j’ai peur aussi par rapport à cette colocation « je ne la sens pas », je sais que c’est caractéristique de la peur d’avoir peur. Peut-être que tout ça c’est pour mon bien, mais j’en doute fortement.

C’est la première fois de ma vie que je ressens un tel désarroi. Je fais pas mal de cauchemars, je culpabilise d’être dépendant de mes parents, je me juge… tout ce qui n’est pas bon! C’est comme-ci j’étais à un virage important de ma vie et que je le ratai.

Pour survivre à cela, je me créé des bulles de rêves comme oxygène. Hier soir je rêvais d’être en train de retaper une vieille ferme en provinces, de créer une communauté, un centre ouvert, un lieu d’accueil, un refuge, un accompagnement de projets artistiques, de projets mégalo. Une micro société fondée sur d’autres valeurs que celles-ci, où je n’aurai plus besoin de me tracasser le cerveau pour trouver ma place. Je n’assume même pas pleinement ce rêve, c’est dire le manque de confiance.

Peut-être que tout cela n’est que l’effort que je dois faire pour tourner une page. Je n’en sais rien, je suis HS, hors service, hors système, hyper sensible…

Je retourne à mes cartons, la tête lourde, le ventre tendu… Haha quel tableau!

W.

Publicités

8 responses to “Où je vais?

  • Fafanette

    « je ne le sens pas » et cette gastro comme vomir cette nouvelle vie…
    L’instinct nous parle toujours,mieux que la raison !
    La culpabilité n’est jamais de mise et les bulles de rêve oxygène à garder comme moteur,l’heure venue de les mettre en pratique ,ce serait beau mais l’idéal reste un idéal,par définition inaccessible.
    A ce stade tu affrontes une épreuve,qui te fera encore grandir,trop tard pour la refuser je pense….
    Tu dois affronter mais pas culpabiliser ni te juger!
    Tu ne dois pas rater le virage,juste le négocier..
    Juste tenter de voir le positif à travers ce colocataire qui doit bien avoir un message à te transmettre,même très indirectement.
    Courage et avance!

  • vickyduchesne

    Lorsque je dois prendre de nouvelles décisions…je me dis toujours que rien n’est coulé ds le béton… Si tu vas en colocation, si tu trouve un emplois plus classique mais qui ne te convient pas, tu peux toujours changer d’option. Je trouve que garder cette latitude en soi relativise les choses. Tu n’est pas pris nul part, tu peux toujours changer tes plans..Je ne sais pas comment fonctionne la colocation en France mais ici souvent on paye au mois ou au pire une année…tu sais une année ça passe vite!

  • lhomme

    je pense effectivement qu il faut que tu relativises, surtout pas culpabiliser que ben oui en même temps c est bien nous les bipo entre le moment où on prend une décision de faire qq chose parfois si ça prend trop de temps pour que ça se concrétise on a souvent changé d avis ou surtout réfléchis. moi c est toujours comme ça. le we dernier tu vois j avais réservé une formation pour une mission humanitaire ça m avait couté 200 euros entre le train et l organisation j étais à fond au mois d août et puis voilà petit à petit ça redescend je me pose des questions et puis voilà jusqu a la dernière minute vraiment je ne savais plus si j allais y aller .Alors j ai calmé le truc je me suis dit que j avais quand même payer et que ben ça m apporterais toujours d y aller .Et voilà j ai passé un bon we c était super intéressant mais ça m a aussi permis de me dire que ce projet de mission humanitaire je vais le laisser murir. Tout ca pour te dire que quand on ne sens pas les choses nous on se trompe rarement, mais surtout on s en sort toujours .Il faut aussi te dire qu au travers cette expérience de coloc tu vas sûrement grandir .Cela va te faire avancer vers autre chose et qu il y aura toujours une solution mais encore une fois quand je te lis ça me PARLE vraiment vraiment…..Courage et surtout
    Espoir et patience petit bipo……!!!!!et continuons quand même de rêver!!!!!!

    • bipohypermaniac

      Tu as raison entre le moment où l’on prend une decision et le moment où il faut agir, bien des doutes ont le temps de surgir! Oui continuons de rêver, parfois il ne reste que ça. S’accrocher à ses rêves, espérer et patienter;)

  • mi

    il y a très peu de choix ou de décision qui sont irréversibles . il ne faut pas te dire que tu es a un carrefour, et que tu choisis la route de droite, ou de gauche, et que ca t’emmene définitivement vers la mer ou vers la montagne. vois plutot ta vie comme un chemin (tortueux, certes), avec des bifurcations, mais il y a des chemins de traverses, rien ne t’empechera de rebifurquer plus tard pour partir direction la mer, meme si ou début tu as choisi le chemin qui mene a la montagne.
    ce que tu vis n’es qu’une etape, classique dans la vie de chaque etre humain. on est tous confronter a des changements, et le changement, par son essence meme, fait peur. il secoue, remet en question notre pseudo confort, inquiete, fait douter.
    et meme si tu te trompes, que ton instinct avait raison de te dire de ne pas aller dans cette direction, et alors ???? ce n’est pas grave, tu pourras bifurquer plus tard.
    ne sois pas dans l’absolu, lache prise, laisse toi un peu voguer dans une direction et tu verras bien ou le vent te mène ….

  • L.

    Coucou, tu vas y arriver aies confiance. Ce n’est peut être qu’une étape avant de réaliser tes vrais rêves. J’ai beaucoup de rêves que je conserve précieusement, en attendant je patiente en me disant que pour aller au bout de ses rêves, il me faut bien définir le projet et économiser de l’argent, ma situation actuelle ne me le permettant pas. J’acquière donc à travers les années de la stabilisation bipolaristique, de l’expérience au travail pour pouvoir économiser, et de la maturité et du temps pour mûrir mes projets et les laisser évoluer seuls.

    Je remarque que beaucoup renoncent à leurs rêves, et s’en rendent malades, comme cela a été mon cas. J’apprends la patience en me disant que je n’ai pas encore ce qu’il me faut pour les réaliser, d’ailleurs c’est tellement vague… 🙂

    L’essentiel c’est de rien lâcher et de continuer, cette année va sans doute t’apporter beaucoup d’expériences à beaucoup de niveaux, et comme il est dit plus haut rien n’est irréversible, et prendre ton indépendance fera peut être que tu t’enlèveras un poids de culpabilité. Je pense que tu vas retrouver confiance de venir dans « le monde réel » pour pouvoir en sortir plus tranquillement après, voilà mon opinion, une fois que tu auras fini d’accomplir ce que le passé t’as enlevé. C’est mon cas, enfin diplômée grâce au traitement et au travail sur soi, je rentre un peu dans un moule confortable, et je suis sûre qu’à terme j’en sortirais avec douceur, avec ma petite revanche personnelle quelque part, c’est bête mais c’est ainsi, on a des choses à se prouver parfois.

    Je te demande juste de pas reculer et d’avancer par contre, l’immobilisme ne t’apporteras pas grand-chose, il faut vivre et même si c’est négatif c’est une expérience d’où tu tireras des leçons !

    Bises.
    L.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :