Surdoué, encore une fâcheuse étiquette!

Je lis très rarement des articles sur Internet, à cause de l’écran, mais on m’a invité à regarder un témoignage d’un « surdoué » : Wyatt, 25 ans, surdoué, Comment j’ai raté ma vie. Témoignage qui m’a touché et je veux répondre ici.

Déjà, j’aimerai que l’on abandonne le mot « surdoué » comme celui de « bipolaire », de plus, le premier me paraît encore plus stigmatisant que le deuxième. Cette étiquette prend une place considérable chez les gens qui l’acceptent. Tout ce qui caractérise un « surdoué » : prise de tête en continue, pensée en arborescence, grande empathie, sentiment d’être incompris et de trop comprendre, champ de perceptions plus large, etc. c’est de l’hypersensibilité. A choisir, je préfère l’étiquette « hypersensible » que celles de « surdoué, haut potentiel, zèbres » ah, j’aime pas, on s’éloigne tellement de l’humain. Alors que la sensibilité est humaine donc pourquoi pas l’hypersensibilité pour des « hyper humains ». A la différence avec toutes les étiquettes existantes, celle d’hypersensible ne dit pas qu’on est mieux, moins bien, malade, surhumain mais un mélange de tout cela, ce qui nous rend juste un peu plus différent. Différent c’est tout, et la différence est une richesse.

C’est mon côté positif qui va s’imposer dans cet article pour nuancer le négatif qu’exprime Wyatt.

Avant tout, son article est très intéressant, il décrit une réalité à travers ce cri, cet appel à l’aide, certainement inconscient. En gros, il se plaint de ne pas être compris, rejeté. Il est révolté contre les maux de notre société, il est seul. Je n’ai pas besoin de me renseigner sur l’étiquette surdouée derrière laquelle il se victimise, pour le comprendre, oh que je le comprends! J’ai ressenti et ressens encore toutes les souffrances qu’il énumère, c’est pour cela que je suis touché.

C’est le fatalisme de son discours qui me désole car je sais qu’il représente des centaines de milliers de personnes qui rendent responsable de leur malheur les étiquettes qu’ils ont accepté, c’est à dire : « Si je vais en chier toute ma vie, c’est parce que je suis surdoué, bipolaire, dépressif, je peux rien y faire ». Alors j’en veux à la société, à tout le monde!

Rhaaaa, non, c’est faux, putain!!!! Ça m’énerve parce que tout est là, la différence avec un hypersensible qui se relève et traverse avec patience et espoir ses épreuves. Car la vie est une aventure. Une aventure plus intense avec des épreuves plus intenses, pour nous hypersensibles. Tout ça pour dire que vu notre enfance, vu les événements marquants de notre passé, c’est normal que l’on a notre lot de souffrance. Ce qui n’est pas normal c’est de se rejeter la faute, culpabiliser une partie de nous, qui n’attend que d’être vraiment écouté et soigné.

J’ai connu des moments fatalistes de désespoir et de révolte contre le monde extérieur et j’en connaîtrai sans doute encore cependant cette part obscure de mon être à de moins en moins d’emprise car, les expériences, les rencontres, la vie m’a enseigné que toute souffrance avait un sens, toute douleur un message, ce ne sont pas des points noirs ancrés dans nos esprits et immuables, ce ne sont pas seulement des symptômes de mots inventés comme bipolaire, haut potentiel, surdoué et autres absurdités. Ces cases sont bien pour retrouver des personnes avec qui échanger mais il ne faut pas s’y piéger et très vite les dépasser!

Il y a tant à dire mais je dois y aller.

Enfin, Wyatt, si un jour tu tombes ici, je t’invite chaleureusement à participer à une rencontre de l’association des hypersensibles, afin que tu vois l’humain avant le diagnostique.

Patience et espoir,

W

 

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28 responses to “Surdoué, encore une fâcheuse étiquette!

  • L.

    Hello j’ai lu cet article que tu as partagé, j’ai beaucoup aimé il est vrai tant il écrit avec subtilité et humour, mais j’ai eu surtout mal au cœur de son dernier paragraphe. Sa résignation, l’abandon.

    J’ai cet immense pincement au cœur aussi quand je tombe sur des témoignages de suicide de personnes atteintes de troubles psychiques. Je le prends personnellement, comme un « trop tard », des vies et des potentiels gâchés. J’ai même pleuré une fois, je suis tombée une fille qui avait fait un blog pour son défunt homme bipolaire de 28 ans.

    ATTENTION, SPOIL.

    Et ce gars-là, certainement brillant et plein d’humanité, soulève des palettes comme il dit. Et je le comprends tellement, j’ai aussi été planquée dans des boulots plus « physiques » où je me sentais mieux, l’esprit libéré, avec des personnes simples, naturelles, sans compétition, jugement, etc. Mais il reste toujours ce sentiment de gâchis qu’il décrit bien. Peut être est-il dans cette phase de résignation et il va rebondir…

    Je pense qu’une partie des surdoués pourront se défaire de leur étiquette car la majorité sait que l’hypersensibilité est une des caractéristiques.

    Après il est humain de s’accrocher à ça, et comme tu dis, il est plus facile de dire qu’on est bipolaire qu’on est surdoué. Le premier peut susciter l’indifférence, le rejet ou la pitié, parfois la compassion. Le deuxième ne suscite rien du tout lol mis à part une grande méfiance de l’interlocuteur qui se sent agressé par ce préfixe « sur’.

    Le coming-out du surdoué… Ah ah. C’est un sujet qui est tabou en France, et pas du tout dans d’autres pays, certaines entreprises les recherchent (tout comme devraient être recherchés tous les HS) pour ces spécificités hors-normes. On peut marquer sur son C.V ou carte de visite « membre de la MENSA » par exemple. Je n’ai aucune opinion là-dessus car je n’appartiens pas à ce groupe, il y en a assez des non-détectés dans la nature pour que je m’y retrouve 🙂 Mais c’est une tendance française de vouloir que personne ne sorte du lot, quelque que soit la manière (couleur de cheveux, opinions..)

    Les préjugés auxquels on doit faire face sont aussi nombreux que les troubles psychiques, sauf qu’on ne fait pas peur, on agace. S’il n’y avait que l’efficience du cerveau, on ne s’en plaindrait pas,, on n’aurait même pas besoin d’en parler. Mais c’est surtout, encore et toujours, le rejet, l’isolement et la non-compréhension des autres qui nous heurtent et nous poussent à nous retrancher. Sans parler des troubles associés (dyslexie, troubles de l’attention, bipolarité, etc.) Je n’ai pas encore écrit le diagnostic et le vécu du mien, mais ça viendra.

    Un surdoué n’a pas choisi le terme, les autres l’ont fait pour lui. Et il n’a pas à cacher sa différence, à être « moins » bien pour ne pas blesser les ego environnants. Et il n’a pas besoin de le dire pour que les autres le détectent, le malaise est là, comme n’importe quelle autre différence qui peut mettre à l’écart. Je ne dis pas les étiquettes dont je fais parti, elles finissent par transpirer d’elles-mêmes et susciter toujours les mêmes réactions. J’ai toujours réussi à trouver des personnes qui m’aiment, sans que je sache moi-même que j’étais en fait surdouée, et bipolaire, hypersensible. Y a de l’espoir.

    A bientôt, L.

  • Calimero.Gallettoni

    Une question me taraude : quelle est la limite d’âge pour encore mérité le titre de surdoué..!?

    Je pense surtout, qu’il vaut mieux ne pas mélanger, la bipolarité, qu’elle soit à tendance maniaque ou dépressive, qui est intrinsèquement une source de mal être, au delà du regard des autres, et le fait d’avoir un Quotient intellectuel au dessus de la moyenne qui peut être également difficile à vivre.

    Tous les bipolaires souffrent de leur bipolarités sans exception, même si certains s’en accommodent mieux que d’autres, alors que beaucoup de surdoués le vivent très bien et en tirent évidement de nombreux bénéfices par des carrières fulgurantes dans différents domaines intellectuels ou artistiques; après pour ceux qui n’ont pas nécessairement atteint la plénitude de leur potentiel cela peut certainement être une source de mal être et de frustration mais je ne pense pas que cela soit lié aux regard que les autres portent sur eux.

    Selon moi, l’étiquette la plus fâcheuse de toutes dont il faut finir par enfin se libérer est celle de victime.

    Car lorsqu’on se victimise on attire naturellement a soi des bourreaux et ensuite on maudit le ciel pour les fruits pourris de cette récolte dont a soi même semé les mauvaises graines.

    • bipohypermaniac

      Je suis d’accord pour l’étiquette de victime mais je pense que tu te trompes sur les surdoués, c’est aussi stigmatisant et marginalisant d’avoir un cerveau qui va beaucoup plus vite que la moyenne. Et comme les bipolaires notre société exploite très peu cette richesse.
      W

      • Calimero.Gallettoni

        ─ « Je n’ai pas besoin de vous observer très longtemps pour savoir ce que vous pensez, et je sais d’ores et déjà que vous ne m’aimez pas. »

        Dans le genre de la victimisation on peut difficilement faire mieux…

        ─ « Nos petits cerveaux surmenés souffrent d’un sens de la morale plus développé que la moyenne, voire implacable. »

        Un sens de la morale plus développé que la moyenne..!? Est-ce qu’on ne flirte pas avec le foutage de gueule là ??

        Il faut savoir se remettre en question.

      • bipohypermaniac

        Foutage de gueule… Je ne pense pas. Je vois là plutôt un témoignage d’une personne qui souffre, un billet d’humeur, une colère et révolte qui engendre quelques pensées maladroites. Moi même j’ai écrit et écrirai encore des coups de gueules contre cette société malgré que ce ne soit pas juste avec un peu de recul, alors je comprends et tente la compassion. A nous, hypersensibles, d’être bienveillant.
        W

  • Minuit

    True story, de plus, je ne suis pas sérieusement documentée sur la question, mais je crois qu’il y a beaucoup plus de ponts entre psychose et surdouance que l’on croit.

    Les catégories psychiatriques, techniquement, sont des outils cliniques, elles ne déterminent pas des identités, mais des procédures de soin et c’est tout ce pour quoi elles sont faites, de base. Un surdoué n’ira pas chercher du côté de l’étiquette de bipolaire si la réalité de sa vie n’exige pas qu’il le fasse pour se soigner (s’il n’a pas d’épisodes critiques de dépression et/ou de manie). Mais il peut l’être, et j’ai croisé peu de surdoués que je ne soupçonne pas d’être en même temps des psychotiques en sommeil, à qui tout un tas de circonstances ont permis de ne pas « exploser », et mieux, d’investir leur énergie dans quelque chose qui les canalise complètement. Et les quelques personnes que je connais qui portent officiellement les deux étiquettes et les ressentent comme intimement liées.

    Encore une fois je ne suis pas assez documentée, mais il me semble qu’il y a des analogies entre la manière dont un psychotique et un surdoué utilisent leur cerveau, surtout depuis que ces deux catégories se sont « démocratisées » et englobent de plus en plus de monde. On ne peut évidemment pas les confondre jusqu’au bout, encore une fois il y a des réalités cliniques qui divergent, mais le lien est étroit. D’ailleurs l’exemple de l’autisme est parlant : il y a encore très peu de temps, il était classé dans les psychoses, maintenant il me semble qu’il est plus ou moins classé comme une variété particulièrement corsée de surdouance.

    Personnellement, je ne suis pas bipolaire labellisée et n’ai jamais vécu à proprement parler de crise maniaque, mais nombre de récits d’épisodes de ce genre me semblent « simplement » une version très intense et plutôt destructrice de choses que j’ai déjà vécues sans aller aussi loin, et qui font dans une moindre mesure partie de ma réalité quotidienne.

    De toute façon l’une comme l’autre de ces catégories font mystère, on tente de les capturer au moyen de critères objectifs sans que ces critères ne disent rien de la vérité et du contenu de ces particularités vécues par ceux qui les portent, c’est ce qui d’ailleurs les rend difficiles à vivre (toutes les deux), et rend les étiquettes plus encombrantes que secourables, quand on est tenté de s’en servir comme identité, et qu’on oublie qu’elle n’ont de vérité qu’à être en gros des outils thérapeutiques. On a l’étiquette de bipolaire parce que grosso-modo ça sert à avoir des médocs pour éviter de partir dans le décor ; on se colle un jour l’étiquette de surdoué parce que ça permet de couper court à de longues années d’autoflagellation stérile pour découvrir enfin que son problème se révèle une force mal exploitée. Mais ça devrait s’arrêter là. Et c’est à chaque personne qu’il revient de batailler pour ne pas se laisser enfermer, ni de l’intérieur, ni par les autres, dans le mot dont il a fallu l’affubler pour la saisir, ou dont elle s’est affublée elle-même pour se saisir.

    Et oui l’étiquette de surdoué est aussi stigmatisante à sa manière que celle de bipolaire. A certains égards, plus, enfin différemment : quand tu es bipolaire, les gens te regardent comme un malade et je suppose que c’est chiant parce que ça se résume à un mélange de peur et de pitié. Quand tu es surdoué, c’est différent, c’est vrai, mais pas plus agréable : s’il te prend l’effronterie d’en parler (ce que très vite tu comprends qu’il vaut mieux ne surtout pas faire !), dans 98% des cas tu jettes sur la conversation un froid polaire et tu fais naître à ton égard les germes d’une détestation viscérale ; mais finalement assez justifiée si l’on y réfléchit bien : quand tu utilises ce concept, que tu le veuilles ou non, comme tu es en train de parler d’une catégorie de gens qui auraient pour propriété absolue d’être intelligents, fatalement dans ton langage tu dessines une barrière entre ces gens-là et d’autres qui seraient, je ne sais pas, cons peut-être. En tout cas c’est immédiatement comme ça que ton interlocuteur le vit, et en un sens il a raison, parce que n’étant justement pas si con, quand même, il doit fort bien savoir quelque part au fond de lui-même que comme tout ce qui vit, l’intelligence, il en a, et il a déjà vu qu’on pouvait parfaitement être une tronche et un gros connard en même temps. Donc il voit d’un mauvais oeil la personne en face de lui qui essaie de lui faire comprendre qu’elle est un être supérieur.

    Et en fait c’est très bien comme ça : ça force ledit être supérieur à éviter de parler de lui-même comme tel, à ne jamais forcer autrui à une reconnaissance qu’autrui ne lui doit pas par principe. Autrement dit, si ledit être supérieur se vit intérieurement comme supérieur et a envie d’être reconnu comme tel, il va devoir travailler en ce sens, poser des actes, ne pas attendre que la société le reconnaisse d’office. Elle ne lui doit rien, la société, la société, c’est personne. C’est ce que je reproche un peu au témoignage – beau, cela dit – de Wyatt. Si ce monde lui déplait, ce qui par ailleurs se comprend, qu’il le quitte, ou qu’il le change, puisqu’il est par excellence de ceux qui ressentent ce qu’il faudrait changer et qui entrevoient en quel sens devrait aller ce changement. Mais attendre de « la société » qu’elle reconnaisse abstraitement son statut d’être supérieur pour qu’il puisse commencer à officier, il peut mijoter longtemps, d’une part parce qu’elle ne le fera pas, et d’autre part parce qu’au moment où il s’arrête de vivre pour l’exiger il ne le mérite déjà plus. C’est tout le problème du terme « surdoué », je crois, et ce pourquoi, quoiqu’il soit bien nécessaire dans certaines conditions, il est si épineux d’en faire usage.

    Oui il y a souffrance à fonctionner différemment, mais il y a à mon sens un excès à idolâtrer cette souffrance, toute souffrance, à lui donner un nom, et puis tourner en rond dedans en cherchant à ce que la masse indistincte des « autres » vous reconnaisse, en trouvant là parfois une excuse pour être lâche ou exécrable. Ce qui compte et ce qui soulage voire guérit, c’est de comprendre en quoi on fonctionne singulièrement, quel peut être le sens de cette singularité, et ce qu’on peut en faire.

    • bipohypermaniac

      C’est très juste ce que tu écris, bravo! Merci Minuit!
      W

    • Calimero.Gallettoni

      Et bien moi je ne suis pas d’accord.

      Toujours pointer du doigt, la société, l’autre, Uranus, Neptune et Jupiter comme étant à l’origine de nos maux, alors que ceux-ci on les porte hélas en nous même, et ce qui nous fait souffrir à l’extérieur ne sont que les fleurs du mal qui germe à l’intérieur.

      Ne jamais se remettre en question, mais toujours être prompt à élaborer mille sophismes, mille subterfuges pour ne jamais avoir à ouvrir les yeux, se libérer de son aveuglement quant à son propre degré de responsabilité face à sa propre misère. En refusant ainsi de voir la vérité en face, on s’interdit toute guérison et on se condamne soi même à toujours et encore plus de souffrance.

      Je répète : lorsqu’on a un comportement de victime, on n’attire aucune compassion, mais on attire à soi des prédateurs de toute sortes toujours prêt à tirer profit de ces faiblesses étalées au grand jour.

      Je me désolidarise complètement de cette posture victimaire à la mode qu’elles proviennent de bipolaires ou autres.

      Derrière il y a toujours des blessures affectives et narcissiques qui ne font que s’aggraver par ce biais.

      • Calimero.Gallettoni

        Érudition n’est pas intelligence, intelligence n’est pas sagesse.

        Les paroles sincères ne sont pas élégantes, les paroles élégantes ne sont pas sincères.

        Toutes ces personnes en souffrance, cette souffrance psychologique qui nous ronge et nous torture de l’intérieur, et je suis en train de perdre mon temps et mon énergie à discuter du témoignage d’un imbécile pédant.

        J’ai mieux à faire.

        Je ne me sens plus représenté par cette nouvelle vague de surbipolaires 2.0 qui ont font une identité et un club V.I.P.

        ─>Low Self Esteem issues.

        J’essaie de guérir en ce qui me concerne.

        À dieu.

    • jishin

      Hello pour cet articles, les idées sont intéressantes mais je penses qu’ il ne faut pas se laisser engloutir par un trop grand raisonnement a ce sujet au risque d en oublier l essentiel,s en sortir trouver le moyen de vivre avec ou d en guerrir tout seul. Rester sur le débat constemment te fait tourner en rond alors que la solution n est pas loin enfin pas aussi loin que ce que l on croit.je suis d accord de ne pas s enlisé avec sa souffrance sinon elle prend le dessus et on est encore plus perdu. Soyons fort on a de la ressource insoupçonnée qui ne demande qu’à emmerger .

  • Minuit

    Lol ! Si tu avais réellement lu ce que j’ai écrit avant d’y répondre, tu te serais aperçu que tu n’avais même pas besoin de perdre ton temps à… y répondre, justement.

    Mes affreuses grosses failles narcissiques me commanderaient bien de me défendre à coup d’érudition crasse, mais bon moi aussi comme tu dis j’ai mieux à faire. Et comme sur le fond nous sommes d’accord, ce serait quand même dommage de se mettre sur la gueule.

    Bonne guérison en effet !

    • Calimero.Gallettoni

      Non, je ne pense pas que nous soyons d’accord sur le fond, ni sur quoi que ce soit d’autres ailleurs.

      « Bonne guérison en effet »..!?

      N’est-ce pas le thème ici ? N’est-il pas adressé aux malades en quête de guérison ?

      Que venez-vous faire ici, si ce n’est d’autres que d’accentuer encore un peu plus votre carences affectives et narcissiques en vous tentant artificiellement de vous rehausser sur le dos de la peine des autres ?

      Peine perdue.

      Vous êtes une fripouille.

      • Calimero.Gallettoni

        D’ailleurs, ─ et je m’adresse à toute la rédaction de #FripouilleMagazine ─ : tartiner derrière son écran et pondre des pavés indigestes n’est en rien un signe d’intelligence et ne sert bien trop souvent qu’à masquer la vacuité du fond.

        Si on accorde tant de soin à asticoter l’extérieur de la coupe, c’est peut-être parce que c’est l’intérieur qui laisse à désirer.

        Ce sera mon dernier mot : il va de soit que je ne visais personne en particulier, mais les fripouilles de toutes espèces et de tous horizons se connaissent déjà et se reconnaîtront.

  • Minuit

    Au moins si certains voulaient un exemple, c’est parlant. Soyez tranquille, Calimero, je vais retourner dans mon ghetto de fripouilles, où il est permis de disserter calmement et à plaisir entre gens qui au moins ne se sautent pas à la gorge à la moindre incompréhension de forme, et quoi que l’autre dise vont toujours essayer d’y supposer un fond, peu importent les « apparences », auxquelles vous vous êtes arrêté bien vite. CQFD.

    Je ne suis pas responsable de vos problèmes de digestion, dans tous les sens du terme. Cessez de chasser les sorcières et allez prendre une camomille. On se croirait sur YouTube.

    • Calimero.Gallettoni

      Vous avez entendu fripouille vous êtes entrée…

      ─ « Je ne suis pas d’accord avec vous »
      ─ « Évidemment, c’est parce que je suis *** » –> Hop Perché !

      (*** : insérer au choix « bipolaire/hypersensible/roux/surdoué »)

      • Minuit

        Ah pardon, le second degré non plus ça n’est pas votre truc.

        Non, ce n’est pas que vous n’étiez pas d’accord avec moi (puisque, si, si, je vous jure, nous sommes à peu de choses près d’accord), c’est que pour d’obscures raisons la tête de mon pavé ne vous revenait pas. Depuis le début tous vos messages se résument à un procès de forme ; pour le fond, on repassera.

        Enfin on ne repassera pas d’ailleurs, tout ça commence sérieusement à devenir absurde, là. Manifestement vous avez juste envie de chercher la petite bête à quelqu’un pour le plaisir de prouver que vous aviez raison et que cette personne est bien salement névrosée. Salut.

      • Calimero.Gallettoni

        ─ « Je ne suis pas d’accord avec vous »
        ─ « Si, si, vous êtes d’accord avec moi »

        -_-‘

  • bipohypermaniac

    Oh ça suffit maintenant!
    Non ici ce n’est pas youtube, facebook ou twitter, 97 % des commentaires sont bienveillants. On peut ne pas être d’accord, même faire un reproche à la pensée d’un autre, si on y met des mots appropriés pour ne pas blesser les égos. Sinon:
    « Se positionner en tant que victimes » c’est loin d’être mon cas, même si encore une fois je peux me révolter contre cette société. Il suffit de lire quelques articles pour s’apercevoir que ce n’est pas l’esprit de ce blog. Si je partage et échange c’est avant tout pour me comprendre, soigner mes troubles, évoluer, m’éveiller et repartager.
    « Se positionner en tant que victimes » c’est l’inverse de ma démarche ainsi que celles des rencontres que je propose un samedi sur deux à Paris. Non, le but est de se retrouver, se rassurer, positiver non pas entre malades, mais entre personnes hypersensibles, c’est très différent. D’ailleurs Calimero, tu es déjà venu et on est impatient de te revoir.
    Voilà, allez! calmez l’animal blessé en vous, pour le moment et venez tous les deux à la prochaine rencontre samedi et on organisera un débat en bon et dû forme entre vous deux! chiche!
    Sinon, je censure haha! Je fais émerger mon côté dictateur, qui est réel, pour effacer les prochaines marques d’irrespect.
    Peace,
    W

  • Calimero.Gallettoni

    Ce qui est véritablement grave selon moi, et je terminerai la dessus (!), c’est que cette faille narcissique se retrouve j’ai l’impression à l’échelle de l’humanité.

    La mode grotesque du selfie en est une illustration flagrante, je me souviens d’un reportage sur « Confessions intimes », d’un type qui se prenait en photo dans la rue un peu partout, et faisait un journal papier de lui précurseur de sa célébrité future.

    La psy’ de l’émission a tout de suite pointé du doigt sa personnalité de type histrionique (pour rester dans le jargon médical), bref, narcissique.

    Aller à l’autre bout du monde, pour ramener une série de cliché de sa sale gueule, alors qu’on peut en prendre au coin de la rue : je n’en vois pas l’intérêt personnellement mais ça n’engage que moi.

    On a aussi eu cette vague des émissions de téléréalité, avec cette célébrité papier qui durait quelques jours, quelques semaines, au mieux quelques mois avec les terribles ravages qui s’ensuivaient lorsque les feux des projecteurs s’éteignent (d’ailleurs solidarité à Loana, hypersensible en souffrance).

    Maintenant, avec le net, les blogosphère, la bouffe narcissique à la portée de tous, on (moi en tout cas )réalise à quel point cette grave carence est répandue chez l’être humain : un vice de fabrication à la naissance.

    ─ « Miroir mon beau miroir dis moi qui est la plus belle ».

    Quelle différence entre se prendre en selfie, étaler son cv, ou conter à qui veut l’entendre tous les destinations de rêve qu’on a visité et les expériences formi,formi,formidables qu’on y a faites.

    J’ai remarqué une chose étrange, quand une personne qui peut par ailleurs être charmante, tombe dans ce travers nombriliste son expression faciale prend subitement une expression stupide. Hasard, ou réalité scientifique..!?

    Cette vague narcissique à grande échelle sans précédent de mémoire d’homme emporte tout sur son passage.

    Sauf que; pour un hypersensible, jouer à ce petit jeu du #RegardeMonCombrilClePlusBeau est tout simplement dévastateur, quasiment suicidaire.

    Peut-être que le fait d’être un mouton noir a aussi ses avantages quand tout le troupeau se jette dans la fosse…’

    (… ‘tête la première et en se prenant en selfie pendant la chute…).

    • bipohypermaniac

      Oui d’accord, j’entends, j’entends mais je pense tout de même que la critique de l’autre est toujours facile.
      W

      • Calimero.Gallettoni

        N’est-ce pas valable également pour le « témoignage » de Wyatt ??

      • bipohypermaniac

        Biensûr, il n’est pratiquement que dans la critique de l’autre, et ne se remet pas en question dans cet article. Mais je perçois d’abord la souffrance intense entre ses lignes, c’est pourquoi je suis tolérant par rapport aux bêtises qu’il exprime.
        Ah la tolérance, pas facile!
        W

      • Calimero.Gallettoni

        Ah ! La vérité finit donc bel et bien toujours par triompher !

        (Mais je reconnais humblement que ceci est en effet également valable pour mon message précédent..+_+’)

    • L.

      On peut être hypersensible/roux/bipolaire/superman ça nous exempte pas de défauts n’y de commettre des actes ridicules, maladroits, mauvais… J’ai beau réfléchir à ton commentaire je n’y vois pas l’intérêt pour toi ou pour les autres Caliméro. Le seul gars que j’ai connu qui critiquait ce blog est sur**(censuré) et disait qu’on voulait se mettre en avant. Boarf, ça nous comble pas vraiment je pense, star d’un jour de ce qui est rejeté par la société…. En tout cas il semble que toutes les minorités mettent leur différence en avant ( poids, handicap physique, tâches sur le visage, autisme, sexualité….) Il est facile de dire  » arrêtez la victimisation! » Si y avait eu une solution pour s’en sortir si simplement on l’aurait peut être essayé non ? Minuit ne te fatigue pas c’est un anti surdoué. En même temps ça ne fait que corroborer comment nous sommes perçus, mais comme tu l’as dit eh bien il faut se distinguer au-delà de ça 😊

  • Minuit

    Ca me rappelle une réplique, dans une série que j’aime beaucoup, non, que j’adore et que je vous recommande chaudement si vous ne la connaissez pas, du nom de Six Feet Under ; une réplique dite par un personnage… bipolaire d’ailleurs, tiens, même pas fait exprès :

    « That’s the thing about Narcissus. It’s not that he is so fucking in love with himself, because he isn’t at all. He fucking hates himself. It’s that, without that reflection looking back at him… he doesn’t exist. »

    Avant, le miroir géant des hommes, c’était les dieux. Quand on n’a plus de dieux à adorer en commun, on n’a plus qu’à se renvoyer l’image tout seul, et à demander à chacun et au monde entier de bien vouloir valider son être.

    Et comme ce genre de quête solitaire est sans fin, outre ça, on tente au milieu de notre beau monde prospère, où personne ne manque de rien et ne devrait se plaindre, de faire ce que les êtres humains ont toujours fait : on crée des « communautés de souffrance », ou de « survie ». Rien ne scelle plus viscéralement l’alliance entre deux hommes que de jouer leur survie ensemble, d’être en souffrance ensemble, vulnérables ensembles. Vous vous en serez aperçu si vous avez déjà vécu une situation grave ou marquante avec d’autres gens. C’est ce qu’on fait depuis la nuit des temps, et c’est ce réflexe-là à mon sens que l’on rejoue en se regroupant en ghettos autour « d’identités de souffrance ». Ça n’est jamais qu’assez naturel, je crois, on se débrouille comme on peut.

    Du coup d’ailleurs ça fait ressurgir le même genre d’agressivité instinctive entre ces sortes de clans, qu’il pouvait y avoir entre les clans d’autrefois, de manière plus sournoise parce que ça met en péril la « grande société » elle-même, qui souffre de charrier et tenir tant bien que mal ensemble des dizaines de petites plaintes particulières ; mais en fait ça n’est que la traduction visible des failles qui la traversent. Ce sont les symptômes d’une plus grande maladie ; humaine peut-être, exacerbée dans une société comme la nôtre, sans doute. Mais là encore il est plus constructif d’essayer de comprendre en profondeur pourquoi nous en sommes-là, plutôt que de grogner dans le vide.

    Parler de « vice de naissance », c’est toujours la même histoire, d’autres appellent ça depuis des millénaires le péché originel par exemple, et ceux qui appellent ça comme ça ont aussi cherché à dire – de même qu’en gros toutes les religions du monde – que Dieu doit être assez grand pour le racheter ; entendre, en termes laïcs et pratiques : avant de prendre les autres gens pour de gros affreux rongés par le vice et qui n’ont rien compris à rien, au fond il doit toujours y avoir moyen de comprendre pourquoi ils font ce qu’ils font, pourquoi les choses vont comme elles vont, pourquoi le monde est ce qu’il est.

    C’est peut-être ça d’ailleurs, qui s’appelle « guérir », c’est trouver à sa petite mesure un peu de sens au mal, et à ce titre à chaque fois qu’on trouve comment guérir un peu de sa souffrance particulière on guérit un peu le tout en même temps.

    (Oups, un pavé indigeste, ça m’a échappé, blurp)

  • Calimero.Gallettoni

    Je ne connais pas plus cette série que je ne lis des commentaires sur Youtube : #GenerationGap.

    Oui, « vice de naissance », « péché originel », c’est l’origine du mal invisible qui nous ronge selon moi. Et selon pleins d’autres bien plus intelligents que moi aussi d’ailleurs…

    Mais ne parlons pas de « Dieu » car le concept est foireux, vu qu’on en fait un simple individu, et de genre masculin de surcroit : « There’s a natural mystic blowing through the air; If you listen carefully now you will hear. »

    Par contre, je pense sincèrement que tenter de guérir, c’est résorber un peu de cette double faille affective&narcissique qui est source de tant de mal-être, et pas juste de la combler temporairement en usant de palliatifs aussi divers et variés qu’inutiles et inefficaces dans le fond (drogues, selfies, et autres addictions).

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