Printemps revient!

Il faut vivre tous les jours. Pas de répit. De ma naissance à ma mort, je n’ai pas le choix, je dois vivre.

Cette pensée me laisse rêveur mais me pèse plus qu’elle m’inspire. C’est le genre de vérité exprimée de manière à ce qu’aucune issue de celle-ci me soit favorable. Cela doit être le printemps, reparti aussitôt arrivé la semaine derrière, ou ce lundi de repos après une semaine relativement intense qui permet à mon corps d’accuser le coup. Ou je ne sais quelles autres raisons à l’origine d’une petite mélancolie qui se complaît sur le clavier et réalise son état avant gazeux, et maintenant écrit avec cette première phrase.

Il y a des jours, des mois et même des années de ma vie sur lesquels j’aurais bien actionné le bouton « avance rapide » d’une télécommande secrète. Mais je ne serais pas qui je suis aujourd’hui sans avoir vécu pleinement qui j’étais hier, blablabla, oui, mais quand même.

Vivre, c’est interagir soi avec l’Autre (l’environnement et les autres ) et trouver de l’amour dans chaque interactions, rencontres. S’ouvrir vers l’extérieur, ressentir, et se laisser porter par un courant subtil sur lequel nous sommes connectés, une fois sur la bonne longueur d’onde, vivre revient alors à rester en équilibre sur la vague. Tomber, se relever, s’envoler. Voilà ma définition, aujourd’hui.

Lorsque je n’ai pas la force de vivre, hé bien, je survis. Je passe le temps en attendant le déclic. En réalité, je n’attends pas vraiment, je sais qu’il viendra. J’essaie de ne pas lutter contre le réel, c’est à dire la sensation de vide, d’épuisement,…c’est vrai, je le sens en moi. Ce n’est pas le moment de faire des efforts, malgré ce que beaucoup pensent. C’est le temps pour se reposer, recharger les batteries, se respecter.

Une journée sans obligation, libre, appelle sûrement le vide. Peut-être est-ce pour ça que « le travail, c’est la santé » ; pour éviter de faire face à ce grand vide intérieur terrifiant pour les non-initiés. Moi, quelque part, j’aime cet état comme si je savais quelque part qu’il était une pièce maîtresse de mon originalité et de mon inspiration, puisque je vais puiser au fond de moi, parfois.

Tout ça pour dire, que je nous souhaite survivement que le soleil revienne et s’installe confortablement dans notre printemps.

Bonne semaine, avec Mai à l’arrivée!

W

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9 responses to “Printemps revient!

  • Sylvie MASQUELIER

    Coucou Will.. comme je te rejoins sur ta réflexion !
    Cependant, pour ma part, je n’aime pas cet état de vide qui me cloue au canapé. … Pôle Emploi exige de moi que j’avance dans des recherches que je ne fais pas, incapable de les faire. ….et là. .. je me dis que je suis « condamnée  » d’avance à quelques emmerdements dont il faudra que je me sorte d’une façon ou d’une autre si je ne veux pas être privée de mes droits et.. de mon maigre revenu !!!
    C’est l’angoisse de l’impasse !!!
    Amicalement.
    Sylvie

  • Cecilia

    Hello Will, cet état de « vide » est-il très lié à la météo ou bien est-il complètement aléatoire ? Je saisi toute la dimension de cet état sans avoir pu le vivre directement dans mon corps. Il fait écho en moi car j’ai été la compagne d’un « hypersensible ». J’ai essayé de capter, de comprendre les sensations qu’il ressentait dans ces phases-là. Je ne sais si j’ai bien su faire avec lui, mais j’avais l’habitude de l’écouter, de lui prêter mon oreille et de suivre son rythme quelque peu ralenti. Mais en te lisant, je me rends compte à quel point il est difficile (ça paraît une lapalissade !) de comprendre lorsqu’on ne ressent pas cet état de funambule sur le fil des émotions que vous êtes. Je sais qu’il se cachait dans ces moments de vide. Peut-être ne souhaitait-il pas être vu ainsi. Il est tellement impacté par ce que ses proches peuvent penser de lui lorsqu’il est dans cette phase. Il ne l’exprimait pas clairement, bien entendu. Je ne me rendais pas compte à quel point. Alors j’essayais de balayer d’un grand sourire ou d’une proposition de massage relaxant son inquiétude grandissante face à son image détériorée. Il me disait que ça allait passer. IL savait. Vous avez beaucoup de sagesse !

    • bipohypermaniac

      Salut Cécilia,
      Un peu des deux pour répondre à ta question. Etre à l’écoute et ne pas juger, que faire de plus avec une personne que l’on aime? Bravo, il a eu de la chance d’avoir eu en compagne. Tu as raison de parler de massage, tout simplement!
      Merci d’avoir réagi,
      W

  • DA

    Amoureuse et en hypomanie, c’est tout l’inverse du poids de l’existance. J’embrasse le but ultime de toute une vie. aimer et être aimée en tout respect, et liberté. Au point au je rayonne le même amour qui me révèle qui je suis. C’est doux, bon, juste, et beau.

  • mymusebipolarity

    J’aime beaucoup ta manière d’écrire.
    Et que le soleil revienne dans le ciel et dans nos coeurs!

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