Je me suis évadé. Suite

Voilà la suite de Je me suis évadé. Introduction

Même si aujourd’hui, cela fait partie du passé et que mon esprit est pris à tout autres choses, notamment à un début de relation qui met en lumière toute la complexité de mon être, pour ne parler que de mon côté…

Donc, ma metteuse en scène m’a confronté à mes limites et au bout de 5 jours, une simple remarque à fait déborder le vase. A une heure d’une représentation, elle me dit que je ne devais pas fumer de cigarettes vu que j’avais une crève, que ce n’était pas professionnel. En général je n’aime pas trop qu’on me dicte ce qui est bon pour moi personnellement de manière sèche. Alors là, elle m’a touché, je me suis écarté, elle a remis le couvert, j’ai éclaté. Par cet ultime pic, elle a activé un feu de colère qu’elle alimentait petit à petit depuis le début. J’étais énervé comme jamais, je suis parti me promener, j’ai appelé un ami. J’étais pas bien, je sentais une force de feu qui pouvait me mettre hors de contrôle à tout moment. Pas bon, pas bon du tout. Finalement j’ai joué la pièce ce soir là, j’ai pu canaliser ma colère dans mon personnage, ce qui n’était pas plus mal. Mais à partir de ce moment, une décision en moi a été prise, je refuserai tout venin de sa part désormais, et pour cela je décidais de ne plus lui parler. Elle, après notre conflit, se sentait toute légère et était revenue dans une fausse gentillesse avec tout le monde.

Cette colère a eu pour effet la libération de l’emprise qu’elle avait sur moi. Je n’avais plus peur d’elle, je n’avais plus d’intérêts à accepter son caractère. Même si c’était douloureux, je me sentais libéré d’une emprise qu’elle avait sur moi depuis 3 ans. Alors jusqu’à la représentation du lendemain soir, je lui fit la gueule, l’ignorai lorsqu’elle me parlait. Bonjour l’ambiance dans l’équipe. M’enfin eux comprenaient très bien ce que je ressentais. Ce lendemain, le vendredi, j’ai pris la décision d’abandonner la tournée en profitant de la venue d’amis de Marseille pour m’échapper avec eux. La représentation du vendredi soir était donc mes adieux cachés à la scène.

Après cette représentation, dans le chaud de l’après spectacle, ma metteuse en scène pensait sûrement que je serai ouvert à ses réactions dans les loges. Mais non, j’avais toujours une dent très pointue contre elle. Et lorsqu’elle me reprocha une erreur que j’avait fait dans le spectacle, j’explosai encore plus cinglant que la veille, en commençant par un très beau « MAIS FERME TA GUEULE, etc » Je laissai libre cours à toute ma fureur qui passa par quelques insultes regrettables, je le confesse. Ce qui a été génial et une grande première c’est que ma colère ne m’a pas empêché d’exprimer clairement ce que je pensais d’elle, j’ai pu à ma grande surprise expulser de mon cœur tous ce qu’il fallait que je lui dise. Comment je la percevais elle et son comportement d’intéressée qu’elle avait avec les gens, sa manière de projeter son venin impunément et de se faire excuser par une fausse gentillesse qui suivait, la sorte de vampire qu’elle était. Ce monstre a fini par pleurer et par s’excuser. Je me suis excusé aussi car crier avec fureur et haine « JE TE BAISE » entre autres à une femme de 77 ans, c’est pas très correct tout de même.

Bref! Le lendemain, je partis en douce, laissant une note qui expliquai mon départ. L’impossibilité de rester auprès de cette personne qui m’étais désormais insupportable. C’était mieux comme ça.

Voilà comment j’ai conclu mon expérience de comédien. Qui avait commencé comme simple outil thérapeutique, puis devenue un projet professionnel illusoire, et enfin c’était terminé grâce à un travail sur moi qui m’avait libéré d’une fausse croyance qui m’habitait depuis toujours : celle de croire que j’avais besoin d’être connu pour être heureux. Quelle libération…

Je suis donc libre… mais pas de repos pour les explorateurs de l’Etre car je suis engagé (oh le gros mot!) depuis peu dans une relation qui me demande beaucoup d’énergie et de travail, tant la lumière qui a jailli de cette rencontre a éclairé de peurs, de résistances, de doutes, de blessures, à accueillir, soigner, et s’en libérer encore, encore…Vivre en conscience seul n’est pas facile déjà, mais alors à deux…

A bientôt,

D’ailleurs on se voit dans deux jours, mercredi, au parc monceau, hein?

Patience et espoir,

W

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