de l’instabilité au putain d’ego trip!

L’état maniaque (pas la force de me relire, ni d’entrer les mots clés,désolé)

Je suis fatigué, loin de mon centre, hors de mes limites. Hors de ma stabilité. Mon mental est instable, tendu, fatigué.

Les pensées qui émergent de cet état sont mauvaises. Loin de chez moi, je suis aux proies avec mes peurs. Je sens les warnings « Attention, attention,  vous sortez de la zone de sécurité » Respire ça va aller. Non il est trop tard, je dois endurer l’expérience que j’ai pensé, rien ne sert de la repenser, rien ne sert d’y résister, il faut vivre ce temps tendu, qui me sépare de chez moi. Chez moi ce n’est pas tant mon toit que toi, toi tout être qui m’apporte de l’affection, du calme, du repos comme le ferai mon toit et mon lit, et les murs qui abritent… J’en sais rien, comment être cohérent à l’écriture dans cet état là. J’ai pensé les conditions de l’expérience que je vis, je l’ai choisi, je ne connaissais pas assez bien mes limites pour me confronter à cet extérieur sans les quitter, mes putains de limites!

Je n’ai pas d’autres solutions qu’attendre que cette expérience se termine. L’attente est terrible, car le mental lui ne s’éteint jamais. Mon pouvoir méditatif a ses limites après que mon corps (mes corps) ait éprouvé trop de sensations, émotions. Petit effort de revenir vers ma respiration, me recentrer et paf c’est reparti mes peurs les plus profondes se nourrissent avidement de cette instabilité, de cet absence de calme, d’ancrage, de soi. « Attention, attention, vous évoluez dans une zone qui sort de votre contrôle » oh putain! les souvenirs de chute, de crise, de sortie de virage, viennent s’installer facilement et se joignent aux pensées peureuses. Tu sais celles où les autres deviennent ennemi.

La différence c’est que là j’écris, je garde un contrôle sur l’incontrôlable. Je me libère de ces démons (quelle manque d’imagination j’ai pour utiliser ce mot si vide « démon ») en les maintenant cloîtrés dans des mots. La folie, c’est lorsqu’on atteint les limites supportables de la solitude. J’ai trouvé mon antidote : le partage. Ou plus véritablement comme ici maintenant : l’expression. Mon arme, l’ordinateur ; mon allié, internet. Allez, au galop, allons retrouvez Don Quijote qui doit se trouver quelque part dans cette forêt d’où je reste prudemment à la lisière.

Dormir, c’est le sommeil qui annonce la fin de l’épreuve, comme la mort à la vie.Je ne peux échapper à ce que j’ai pensé faire. Je ne peux qu’avoir ce que j’ai mérité d’avoir penser en terminant l’action, l’expérience.

Il n’y a rien à comprendre, à interpréter ce n’est qu’une production de moi-même pour moi-même. C’est une trahison de la solitude, une tromperie, une machination pour être seul sans être seul. Mais c’est en se rapprochant de soi qu’on se rapproche de l’autre. Rien à voir.

L’état instable a raison de moi : voilà que j’écris mal, le sens est tâché par des vents contraires en moi sans substance ; voilà que je juge, je me juge moi et ce que j’écris, chaque pensée qui met en scène un autre, je la juge et je juge l’autre et je n’en tire qu’un sentiment sans adjectif. Mais j’écrits car ça fait passer le temps, les heures qui me sépare de mon soi, de la source qui me reposera. Et je publie car cela fait partie de ma machination. Sans crainte du regard de l’autre, car il ne pourra avoir de jugements plus blessant que le mien envers ce texte.

J’aurai pu éviter cette expérience, mais ma jeunesse m’entraîne encore et toujours dans des eaux où je n’ai pas pied, à la pénible découverte de mes fonds marrants. « Marins, marrants » tu as vu l’écriture, c’est de la merde. D’ailleurs je pense que les gens qui font chier ce sont les gens qui se font chier. Une fois de plus son monde intérieur et le reflet de son monde extérieur. Et ça c’est bien ma seule putain de certitude que j’expérimente dans ma vie. Le plus difficile et d’en prendre conscience.

Dans cette attente, je me raccroche à toi, en te tapant dessus, je me reconnecte à moi. Égoïste, altruiste? il n’y a pas de débat, j’ai arrêter de séparer, c’est peut être aussi pourquoi j’ai arrêter de penser. Depuis trois ans, je ne t’écris pas ce que je pense. Non je t’écris ce que je ressens à un instant. Je me relis jamais, ce n’est pas un exercice de pensée et tu l’auras remarquer.

Car je ne maîtrise pas ma pensée, lorsque j’essaie c’est vite difficile à l’autre pour l’écouter, car je ne l’ai pas encore apprivoisée ma pensée, elle est brutale et maladroite source de confusion et même de blessures. Développer sa pensée est un travail qui m’a trop coûté. Les dernières fois que j’ai essayé de laisser libre cours à ma pensée, ça a toujours fini par la même conclusion : « Je suis Dieu » Voilà c’est un peu compliqué comme pensée, à partager, à matérialiser. Et puis les pensées conceptuelles, politiques, économiques, etc m’ennuie. Je veux penser l’instant présent, c’est possible?

C’est à dire penser tout en étant centré là maintenant, dans la conscience du poids de mon corps, du vent qui m’effleure, dans la conscience de cette tristesse. Les autres formes de pensées ma paraissent très mental et issu que d’une infinité de pensées  qui ont réfléchi sur soi depuis que l’on est né. Alors que si on pense qu’avec comme seule influence l’instant présent, la pensée ne peut être que nouvelle, et véritable. Car la seule chose vraie, appréciable expérimentable et partageable avec l’autre qui est physiquement présent est celle que nous vivons là maintenant.

C’est pourquoi penser les souffrance mondiales passées, les dangers écologiques à venir, ne m’intéressent pas tellement. « Oh l’individualiste! », les rare fois que j’essaie d’exprimer ma pensée à l’autre, j’ai toujours eu ce genre de réactions. haha! Mais toi qui pense sur l’écologie, sur tous les problèmes planétaires, qu’est-ce que tu fais ?? A part parler, et penser, quelle est ton action? Allez mon ego trip est parti :

« tu dis que je suis individualiste, moi? Oui je pense à moi avant tout le monde, je pense à mon bien être, oui je pense que très rarement aux souffrances passés et futurs de l’humanité, oui je place mon bonheur avant tout autres êtres sur Terre, mais vois ce qu’à engendrer mon individualisme mon égocentrisme :

J’ai fondé une putain d’association qui a permis jusqu’ici à 50 personnes en état d’isolement de trouver un lieu d’échange. Je  suis à l’origine d’un réseau social de solidarité pour les personnes hypersensibles. Je passe deux heures par jour à consolider des liens à correspondre avec des personnes qui ont besoin de s’exprimer. Je parcours la France pour créer de tels lieux d’échanges, et c’est moi l’egoïste qui s’en fout du monde qui l’entoure, juste parce que je ne pense pas à ce « qu’il faut penser ». Je ne pense pas, j’agis, en essayant de suivre là où mon coeur veut aller. Il n’y a pas une semaine, voir jours, où je reçois pas un merci.

Et j’ai du mal à accueillir ces merci, tu sais pourquoi? Parce que le service que je rends aux autres c’est d’abord un service que je rend à moi même. Alors oui je suis un putain d’egoïste, individualiste, altruiste, tout en même temps. Et c’est pourquoi ces termes là n’ont pas de réel sens pour moi.

Difficile de dire tout ça à la personne qui me perçoit comme quelqu’un qui ne pense qu’à soi. Mais tout ça c’est parce que je ne sais pas bien m’exprimer, et que je ne suis pas à l’aise avec ma fierté en présence de l’autre.

Mais promis : la prochaine personne bien pensante qui réveille cette animalité en moi, je lui répondrai :

« Mais toi qui me juge, qu’est ce que tu fais pour changer le monde? Putainnnnnnnnnnnnnnnnnn!

Hahaha ça fait du bien

Non mais sérieux, faut arrêter de penser, faut agir maintenant. De n’importe quelle manière mais chacun dans sa vie peut agir pour soi et donc pour l’autre.

Le pure altruisme est une invention. Enfin bref!

Patience et espoir

W

 

 

 

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8 responses to “de l’instabilité au putain d’ego trip!

  • OLIVIER

    Ton cœur est beau W. 🙂

  • françoise

    Agir pour soi c est agir pour l autre et réciproquement ….c est très vrai…
    C est cela aussi « je suis Dieu « !enfin une parcelle 🙂

  • axelpurse

    démons…des fonds…démois, des mois, des « moi », d’ émois, de moi…tu prends ? tu prends pas ? toi qui vois, que mon avis…

  • J- PHILIPPE REYNAL

    Bonjour,😊

    Aucun problème a être  » dieu » mais utile,amusant, enrichissant en émotions, sensations, expériences, pensées vécues à se comporter comme un être humain quant on expérimente la condition humaine terrestre. De mulitiples bi polaires une fois acceptés le fait d’être Dieu expérimentant le monde matériel de la densité, ont réussi à être dieu vivant totalement humain et heureux de jouer cette vie choisie. Tu me sembles sur le bon chemin quelques soient les difficultés inconscientes suivies pour expérimenter la vie. 😊🌈

  • Anne Dehoux

    Bonjour,

    « Non mais sérieux, faut arrêter de penser »,

    C’est vrais, Ça fait vraiment du bien.

    Super tout ce que tu fais.

    « je ne suis pas à l’aise avec ma fierté en présence de l’autre. »

    Moi non plus.

    A bientôt j’espère,
    dans l’onde,
    si je parviens à vous rejoindre un vendredi soir sur la terre.

    De la Bretagne.

  • L.

    Ouais j’ai rien compris. Tu as du avoir des reproches sur ton ego etc. Mais qui peux se tarder d’en être totalement dénué ? Je préfère un gars comme toi qui s’engage que quelqu’un qui utilise son ego pour lui-même. Poussin va un jour devenir coq et s’envoler ! Ça prends du temps je suis retournée chez ma mère. Et si on y arrive pas c’est pas grave 🙂

  • Sirène

    Ce partâge ne rime pas avec égoïsme de mon point de vue et tes mots sur tes maux sont un partage tellement bienveillants pour l’ego, le tien le mien le sien les nôtres l’humanité

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