Humeur phénoménale

« Ça déborde » je pourrais dire, mais c’est pas tout à fait juste. Car là où c’est compliqué, justement, c’est que tout cela est contenu…

Pas encore dans le ciel mais en moi c’est déjà le début du printemps. Une vie intense se réveille, une puissante énergie s’anime. Je la sens au niveau du bassin. Mais c’est trop rapide, trop fort! Les envies reviennent mais elles sont beaucoup trop démesurées par rapport aux moyens que j’ai pour les réaliser. J’ai pris la décision d’écrire mais quel exercice difficile tant les mots sont faibles, tant mon champ lexical est restreint.

Le problème est assez concret en fait : j’ai un désir brusque et brutal d’interaction sociale alors que je n’ai pas de vie sociale quotidienne qui me permettrait de diffuser l’énergie dans mes rapports avec les autres, ou qui, au contraire, me stimulerait davantage, je sais pas… Je suis dans une situation où je suis seul à mon bureau, devant mon pc pour la plupart du temps dans la journée, à devoir contenir intérieurement cette énergie à défaut de la canaliser.

Si elle est si intense, c’est probablement que l’énergie sexuelle est mêlée à tout cela. Depuis quelques jours, pour survivre cette envie phénoménale de vivre, mon mental me propose automatiquement l’option « couche avec une nana » comme si c’était la seule voie possible pour canaliser cette intensité que je qualifierai de rouge vif, localisé dans le bas ventre. Mais cela est la réponse animale, instinctive, de survie par la reproduction. Pourtant je suis un humain et j’aimerai tant pouvoir utiliser ce feu pour créer et me rapprocher d’une attitude plus proche du divin que du félin.

Bien que je sois entouré de pas mal de nanas grâce aux rencontres de l’association. Ce qui rend la chose encore plus frustrante. Et ô que j’ai du mal à dealer avec la frustration. Je suis resté l’enfant impulsif qui veut tout et maintenant! Mais je ne veux pas céder au code de déontologie que je me suis fixé en tant que Président. Dans mon tribunal de grande instance logé aux creux de mon cerveau, j’ai la hantise d’être jugé comme une personne qui abuse de la fragilité des hypersensibles.

Tout ça pour dire que je suis submergé par cette révolution printanière du parti DVDV (désir vif de vivre) qui applique une politique extrême dans mes humeurs .

Bien sûr, je pourrais aller à la piscine ou autre activités sportives, mais non, c’est plus fort que moi je suis paralysé à me perdre à chercher le moyen humain de canaliser l’animal. A défaut je suis scotché sur un site de rencontres pour célibataires exigeants. Bah oui, il y a une semaine, avant ce torrent dont j’ai bien du mal à définir, je restais dans ma logique de faire des rencontres sérieuses et constructives. Et maintenant que j’ai payé 60 euros impulsivement, je me retrouve dans un site où tout le monde est posé sagement à discuter avec des jours d’intervalles entre chaque message, alors que moi je boue dans une impatience et une envie d’en découdre.

Et j’en viens au pire, tout ce que j’ai dit là c’est de la torture et du fantasme cérébrale, car quand je suis en face d’une femme, il m’est impossible d’être entreprenant, ce qui est d’autant plus frustrant quand j’apprends après coup qu’elle partageait mon envie. Alors je contiens, par retenu, par peur de déranger, par trop de respect qui du coup n’est plus du respect mais juste un fichu barrage.

La masturbation? pffff (soupir)

Un exemple concret du bordel. Après une après midi à phaser devant mon pc entre autres, à proposer à des gens de sortir (des femmes évidemment vu le besoin d’une présence féminine) j’ai enfin eu l’occasion d’en voir une avec qui jusqu’ici il n’y avait pas d’ambiguïté, que je considère comme une nouvelle amie. Mais dans mon état tumultueux, tout se mélange et automatiquement des intentions nouvelles se greffent sur cette énergie chaude intérieure. Dans l’optique de notre rencontre, les pensées se bousculent, l’animal veut du sexe, l’humain le réprimande et culpabilise direct car je sais que ce n’est pas le but de notre relation et qu’au delà de ça je dois respecter son envie d’amitié. Cette envie est aussi la mienne sauf qu’elle est ensevelie sous la jungle passagère.

Et voilà ce qui arrive à chaque fois dans cette situation:  dès que j’arrive et entre en contact avec la personne, les fantasmes et tout le bordel s’éclipsent derrière la réalité du moment : je suis en face d’une personne qui n’a pas les mêmes envies, qui à son état d’esprit qui lui est propre. Et grâce à mon hypersensibilité qui priorise ce que ressent la personne aux dépends de l’écoute de mes ressentis, je ne vais avoir aucun comportement inapproprié et je vais profiter du moment tel qu’il est, aussi chaste soit-il.

Et finalement : rien de sexuel, que de l’amical mais, et c’est le point le plus important, ça me fait du bien! Car c’est un rapport humain dont j’ai envie à l’origine, même si l’intensité du désir m’entraîne à avoir des intentions plus animales avant.

D’ailleurs l’ex-pression qui a produit cet article est une petite victoire ; l’écriture a permis une circulation. Et enfin, une surdose de crêpes ce soir m’a bien alourdi et ramené vers la Terre.

Voilà, voilà!

Bon, je voudrai préciser que cet article n’a pas été facile à écrire et qu’il n’est pas un pur reflet de mon état actuel, mon expression étant trop limitée pour décrire ce phénomène.

Aussi, si des personnes qui me connaissent ressentent une certaine confusion après la lecture de ce texte très intime, attention aux sur-interprétations et je préfère que vous me contactiez pour éclaircir certain points, ce serai très pénible pour moi que cet article endommage notre relation amicale. (bipohypermaniac@gmail.com)

 

W

 

 

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4 responses to “Humeur phénoménale

  • elise9

    Hi hi hi 😁 J’adore ton texte, si juste si poilant sur cette chère condition humaine absolument délirante entre animalité animosité, divinité et loyauté. Rrhhha cette frustration de voir ce fossé entre les envies, le dedans et… Le dehors. L’ombre la lumière et la conscience! Cette fichue conscience cette magnifique conscience dont nous sommes dotés !!!! Pour avancer traverser le fossé qui nous sépare et s’unir, oui s’unir. 🌈

  • C.

    Je me retrouve énormément dans ce texte. Si ce n’est que je m’en tiens rarement au côté amical … Et comme toi, c’est toujours par période, le tout ou le rien.

  • Sabbrina

    Perso je me retrouve en partie mais malheureusement . Je suis bien plus tordue psychologiquement Je me soigne mais j’ai l’impression de ne plus être moi ,comme si j’étais spectatrice de ma propre vie . Courage

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