Sous Pression, envie d’émancipation

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Je ressens une pression dans la tête à la limite du supportable depuis que je suis retourné chez mes parents. Le fait d’être à la maison, surtout pendant les repas, exposé à leur présence… argh j’ai du mal à écrire.

J’en peux plus d’être avec eux. Ils ne font rien de mal, ils sont patients, je ne peux pas leur en vouloir, mais c’est très difficile de leur expliquer ce que je ressens. Quand j’essaie, c’est pénible, leur réaction ne font qu’accentuer cette sensation d’avoir un étau dans la tête, ou dans l’enclume, ou dans le marteau, je ne sais plus l’expression. Surtout quand ma mère suppose que la cause réside dans le fait d’avoir diminué de 50 mg le Xeroquel, baissé à 100 mg ce n’est pas un gros changement.

Et j’ai toujours cette oreille bouchée, pitain!!

Pourtant la véritable cause est simple. Mon expérience de vie d’un mois sur l’Ile de Groix pratiquement seul dans cet environnement naturel loin de l’agitation des grandes villes a été si bénéfique que le retour dans cette routine est d’autant plus douloureux.

Je veux partir, m’émanciper, me libérer de cette prison dorée qu’est la belle maison de mes parents. Pour le bien de tous. Car lorsque je suis éloigné de mes parents, notre relation est bien meilleure. Actuellement, la proximité avec eux est insoutenable. C’est simple, mon hypersensibilité en générale à la particularité de me rendre très poreux à ce que ressentent les gens autour de moi. Je ressens fortement leurs énergies subtiles, leurs états d’âmes. Le lien qui m’unit avec mes parents, surtout avec ma mère, est tellement intense que la perception est décuplée.

Concrètement dés que j’entre dans une pièce où elle est présente, je suis automatiquement envahi par les ondes qu’elle dégage, j’en suis asphyxié. Tellement plombé que toutes communications de ma part deviennent un effort terrible que je n’arrive plus à affronter. Je suis décentré et très loin de pouvoir être moi. Ce qui était beaucoup plus simple le mois dernier sur mon île. Rien que d’être en sa présence est très compliquée mais alors quand elle me parle… je suis submergé dans un nuage gris condensé.

C’est terrible parce que je les aime profondément mes parents et que je suis dans l’incapacité de le montrer, et de leur faire comprendre ce que je ressens.

Alors quoi faire?

Déménager à la campagne, oui ce projet de longue date commence à être d’une nécessité absolue. Mes parents ne m’encouragent pas dans ce sens et me transmettent leur peur : mes 800 euros par mois ne me permettront pas d’être indépendant. Pourtant je sais que c’est possible. A la campagne et en colocation. Voilà ce que je cherche. Si tu as des idées ou un plan pour moi, même si ce n’est que pour quelques mois, dis moi, sauve moi! bipohypermaniac@gmail.com

Il y a toujours eu cette espèce de toxicité avec mes parents. Je n’ai jamais voulu l’admettre, aveuglé par l’amour qui nous attache. Des personnes qu’on aime peuvent nous être toxiques alors… Mais comment leur faire comprendre sans les blesser?Comment faire comprendre à une personne quelque chose d’inconnu qui réside au delà de leur sphère de compréhension. Très dure pour moi d’accepter cela. Enfin bref, je ne cherche pas à être compris, je cherche à être tranquille, serein et chez moi cela n’est pas possible. Je dois partir! Help!

J’aurais pu écrire aussi des articles sur d’autres thèmes ces derniers jours : le manque affectif, source en partie du trouble. Le système qui se casse la gueule gentiement… « Fuyez pauvre fou! » criait Gandalf. Le printemps, le manque de sexe. La frustration des sites de rencontres. L’énergie qui bout en moi, qui a bien du mal à se canaliser dans quelque chose. Bref ça part dans tous les sens en ce moment. Et bizarrement dés que je sors de chez moi, pour une rencontre entre hypersensibles par exemple, tout ce petit bazar se calme. Je crois que l’environnement est en très grande partie la cause de mes soucis. Un environnement favorable me fait même basculer très facilement de l’autre côté de la balance, ce côté où je jouis simplement de choses simples…

Patience et espoir

Ah oui mon bouquin est dispo ici!

W

 

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7 responses to “Sous Pression, envie d’émancipation

  • Olivier

    Patience et espoir 🙂

  • Mika

    Bonjour W,
    Oui tu as passé l’âge d’être chez tes parents 😉
    Et comme tu le dis tu dois maintenant voler de tes propres ailes.

    Il faudrait que tu hermétises ton cerveau et tes émotions. Que tu apprennes à fermer le robinet. Je n’ai pas de solution clés en main pour toi, mais durant ma dernière hospitalisation où j’étais très vite débordé par mes émotions et les vibrations des autres patients j’ai pu trouver la force de contenir tout ça. Pas en les rejetant violamment, mais en les accueillant avec détachement, et avec un contrôle sur mes signes extérieurs d’empathie. J’avais envie de pleurer, mais j’ai appris à me contenir.

    Maintenant on n’est pas armé pour faire face à ça 24h/24.
    Il faut une soupape pour lâcher la pression.

    Je n’ai pas de plan pour ton logement, mais je suis sûr que tu trouveras si tu cherches et que tu souhaites du changement.

    Je te dis à bientôt.
    Patience et espoir 🙂

  • christinekerverdo

    Et si vous voyiez vos parents dans un cadre neutre, comme l’île de Groix où vous avez passé un mois? Est-ce que ça n’irait pas mieux? Parce que le cadre compte aussi dans les relations difficiles. Le fait d’être à la maison souvent aggrave les choses, on est dans un cadre connu. Tandis qu’à l’extérieur, chacun est un peu différent….
    Bon courage

  • L.

    Et les logements pour handicapés mentaux, tu y as pensé ? :’D

    Je plaisante mais à la fois je suis sérieuse. Vu que tu touches l’allocation adulte handicapé, il doit bien exister des structures comme pour JB, non ?

    Là où il y a quelques temps je t’ai dit de voler de tes propres ailes… J’ai changé d’avis. Quand je me vois, j’accepte mes limites. Je suis également chez ma mère à 28 ans, parfois ça se passe très mal pour les mêmes raisons que toi. Mais je n’arrive pas à m’occuper de moi, ou très difficilement. J’ai besoin qu’elle me relaie quand je n’arrive pas à me cadrer, me lever, me faire à manger, ranger ma chambre… Ce n’est pas que je suis une feignante, mais le trouble fait partie de cette incapacité qui s’aggrave chez moi j’ai l’impression.

    Mon ami lui  » se laisserai dépérir » je cite… Et ça lui ait déjà arrivé, ses parents sont venus le récupérer tout maigre en dépression alors qu’il était en coloc.

    J’ai tellement envie de partir, de la laisser tranquille, je l’ai déjà fait, plusieurs fois. Même habiter en couple. Tout est soldé par un échec.

    En fait, il me faudrait un soignant à la maison. Par ailleurs, tout comme mon frère, nous avons choisi des vies où nous vivons sur notre lieu de travail, entièrement pris en charge.

    Avec toute l’énergie que tu me connais, je n’y arrive pas. Je mets trop de temps à me cadrer, nourriture, ménage, papiers… je ne vais pas en cours, pas au boulot… les amis rencontrés sur la route ont essayé de me cadrer, impossible, j’ai tout eu grâce à eux.

    Est-ce lié au trouble ? Je le pense profondément. Tu connais ma forte volonté de découvrir ce qui est lié au trouble, et ce qui ne l’est pas.

    Je crois que si tu pars de chez tes parents, tu auras besoin d’une personne ressource. Je ne veux plus me mettre en couple. Je ne veux plus d’enfants. Parce que je n’arrive pas à m’occuper de moi.

    Ce n’est qu’un avis passager qui aura le temps d’évoluer bien-sûr, de manière peut être plus optimiste. Mais je te soutiendrai dans toutes tes démarches, comme d’habitude.

    Et oui c’est chiant, mais tu dois écouter pour ton traitement, trop d’hospitalisations pour que tu continues à jouer avec ça. Perso, j’ai même envie de demander à mon psychiatre qu’il augmente, et là c’est ma mère qui veut pas… comme quoi 🙂

    Allez courage mon grand des bisous

  • S.C.

    Compliqué.

    Il ne faut pas essayer de faire comprendre quoi que ce soit à quiconque, ça ne fonctionne pas, ça n’a jamais fonctionné et ça ne fonctionnera jamais.

    On est maître (ou esclave) que de soi même, il faut mépriser le reste.

    Il y a la théorie et il y a la pratique.

    Que faire, je ne sais pas.

    Mais ce séjour sur cette île en solitaire est un début d’explication, une piste à explorer.

    Où est la lumière ?

    Le soleil semble nous avoir abandonné et il fait bien froid. Mais est-ce la vérité.

    (c.f. Le village des Schtroumpfs : en vérité, ils n’ont jamais été seuls, actuellement au cinéma en 3d)

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