Une journée, 4e partie

1ere partie, 2e partie, 3e partie 

Expérience égocentrique, nombriliste. Comme la nature de ce blog en fait. Même si je ne connais pas bien les définitions de ces deux termes. Je pense être autant égoïste qu’altruiste ou quelque chose comme ça. Car dans ce récit centré sur moi, l’autre y trouve de l’aide, et beaucoup m’ont remercié. Sur presque 3 ans de blog et plus de 300 articles dont 1 livre (disponible ici, j’en profite) je n’ai eu que des commentaires d’encouragement et positifs pour 99% d’entre eux. Mais encore une fois, c’est parce que j’exprime la belle partie de moi-même, c’est à dire ici, je dévoile avec sincérité mes ressentis, et cela est difficilement critiquable. C’est pourquoi, il faut que je fasse l’effort d’exprimer plus, toujours avec sincérité, les parties de moi qui me semblent plus sombres. Je dis « semblent » car je sais très bien qu’à tes yeux, toi lecteur bienveillant, il n’y a pas de parties sombres. C’est que je te projette mon juge intérieur, et donc ai peur que tu me juges comme je me juge moi-même. Car je crois que les autres se comportent avec nous, en miroir avec comment on se considère nous-même intérieurement. Le monde extérieur est le reflet de mon monde intérieur. Ou bien la vie est le champ d’expérience de ce qui vit déjà en moi. Comme si ce que je vis dans la matière n’est que le produit de mon usine interne, bref!

Il est venu le temps que mes défauts prennent forme et soit connu dans mon monde. Je suis arrivé au bout de mon fonctionnement « ne pas déplaire ». D’ailleurs, lors de la rencontre de samedi, après que les personnes citées avant soient parties, j’ai partagé mon mal aise à d’autres participants. Ces derniers m’ont tous dits que ça ne se voyait pas, que je paraissais à l’aise dans ma manière de gérer la rencontre. Merde alors, c’est grave! Je donne une fausse image de moi-même. Je ne peux pas accepter ça, non, je veux être en harmonie entre ce que je vis et ce que je montre. Je veux que lorsque je suis mal à l’aise ça se voit, et que mon mal aise soit compris. Et dans l’autre sens, je veux que lorsque je sois à l’aise ça se voit aussi! Il y a quelque chose d’enfantin là dedans. C’est peut être ça, réhabiliter l’enfant en moi, cesser de lui dire « chut, tu vas déranger! ».

Il y a du travail! Un long champ de bataille m’attend. Compliqué parce que déjà, j’ai de la révolte en moi, un puissant désir de justice qui peut facilement engendré un comportement agressif dans certaines situations, si je me laisse aller à exprimer ce que je ressent. Ça me rappelle l’été où à deux reprises je me suis laisser aller à exprimer mon côté autoritaire en compagnie de ma copine. J’avais été déstabilisé par sa réaction ; je lui avais fait peur, m’avait-elle dit. Du coup : Glourp! j’ai ravalé tout ça. Ben oui, je ne voudrais pas faire peur à la femme de ma vie. Erreur, bêtise! Mais vois comment c’est compliqué. Mes peurs font échos au peur des autres. Heureusement il y a des personnes, des amis avec qui on peut se lâcher. Je pense à un en particulier qui a du essuyé une grosse colère de ma part, qui encaisse plutôt bien mon côté autoritaire. Ça c’est un ami.

Dans mon activité, c’est à dire l’organisation et le développement de l’association des hypersensibles, j’ai bien du mal à affirmer ces parts plus étranges de ma personnalité de peur de perdre des personnes, de peur que ça desserve le projet. Je pense par exemple à une certaine psycho rigidité qui est en moi lorsqu’il s’agit d’organisation. Liée à une pression que je me mets. Enfin, je ne l’ai pas choisi, la pression est là surement proportionnelle aux ambitions de l’associations. En particulier, le projet Pépinière HS : création d’un centre de ressourcement à la campagne. Une sorte de lieu à l’instar de la maison des X-men, mais pour hypersensibles. Les X-men étaient hypersensibles d’ailleurs.

Je te parlais plus tôt dans la journée de la femme de ma vie. Je pense que ma prochaine rencontre avec se fera lorsque j’aurai affirmé un peu plus mes défauts. Je comprends très bien qu’elle attend de voir ma part plus sombre avant de se pointer. Elle doit se dire « Hmm, qu’est ce qu’il cache? ». C’est important de connaître les défauts des autres pour savoir si on est capable de les aimer. Et une personne qui les cache, c’est suspect. Je suis suspect. D’autant plus que puisque j’ai l’habitude de montrer ce qui me paraît beau de moi, et beaucoup moins mes défauts, je ne les connait pas! Il y a toute une partie de moi que je n’ai pas encore découvert. Oui, oui, je sais… on a jamais fini de se découvrir, mais là je sens vraiment qu’il y a quelque chose à exprimer.

Mon rapport à l’autre est très compliqué. Voilà pourquoi je vis majoritairement de mon temps isolé. J’ai un univers personnel, très large et complexe, qui m’occupe bien déjà, et j’ai besoin d’une solitude pour le vivre, le comprendre, l’exprimer. Seul, ma vie est déjà une équation à plusieurs inconnus alors lorsqu’il y a l’autre qui s’y ajoute… C’est compliqué! Un exemple très concret :

Quand je suis en présence de l’autre, je suis en présence d’une autre conscience, d’une autre énergie, d’autres ressentis, il est pour moi compliqué de trouver ma place dans cette relation. En présence de l’autre, je ne suis plus centré sur moi-même, je suis sur un carrefour quelque part entre nous deux. Un endroit souvent instable. J’ai beaucoup de pensées qui me viennent en tête quand je suis en présence avec l’autre. Des pensées présentes avant la rencontre, et des pensées résultantes de la relation, des réflexions, des réactions au comportement de l’autre. Bref! tout un tas de pensées qui défilent rapidement. Le soucis est qu’il n’est pas physiquement possible que je puisse toutes les exprimer par manque de temps. En réalité deux personnes ne vivent pas dans le même espace temps, et doivent faire inconsciemment un compromis pour être en relation. Hé bien moi, j’ai un espace temps très vif, et très chaotique aussi, il est très difficile d’avoir une relation harmonieuse. Alors avec toutes ces pensées, je dois faire le tri. « Est ce que je lui dis ça? … Non, on s’en fout… Mais si, il faut que lui dise, si je l’ai pensé… Comment il va le prendre… Est-ce qu’elle aime le silence… Qu’est ce que je peux lui dire… » Voilà, c’est comme s’il y avait une tour de contrôle du comportement à avoir avec la personne en relation. Et lorsque je suis particulièrement énergétique, je ne sais comment faire passer cette énergie dans mon comportement… bref! une prise de tête.

En tout cas, déjà je peux évoluer ici, et attraper la première pensée et l’exprimer sans contrôle puisque je n’ai pas de compromis à faire ; ici, c’est mon espace-temps.

Allez petite balade, comme toutes les après-midi, et je reviens continuer l’expérience de cette journée, qui est d’écrire en continue.

Suite

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