Une journée

Me voilà assis à mon bureau, le clavier sous les doigts, la page vierge de wordpress à l’écran. Cela fait quelques jours que je rêve de l’expérience que j’entreprends ce matin : une journée à écrire ici, une journée qu’à écrire, avec comme seules pauses, les repas et les cigarettes. L’idée de cette ex…ah voilà que le téléphone sonne… un hypersensible de Perpignan qui me demande s’il y a des rencontres dans sa région ,qui me propose de faire un annuaire de thérapeute spécialiste de l’hypersensibilité et qui me parle de l’hypersensibili-phobie, ceux qui ont peur des hypersensibles. Tout cela est très intéressant, je le redirige vers le forum où il pourra exprimer tout ça. Hé oui, car je tiens le standard de l’association. Je serai sûrement dérangé dans mon marathon d’écriture, m’enfin ces perturbations seront sources d’inspiration.

Si j’ai l’envie de m’exprimer longuement, c’est parce que depuis deux semaines j’ai beaucoup de pensées, d’idées qui s’entremêlent… J’ai besoin de me vider! Comme une personne qui a jeûner sexuellement depuis longtemps et qui éprouve un grand manque. La comparaison sonnait mieux dans ma tête qu’à l’écrit. En ce qui concerne le sexe, je ne parle pas pour moi. C’est vrai qu’à l’arrivée du printemps, j’ai souffert d’une pulsion sexuelle aiguë. Une intensité très difficile à gérer. Je n’ai pas trouvé de partenaires, malgré un investissement coûteux sur une site de rencontres. Comme si la vie m’obligeait à accueillir seul cette énergie tumultueuse et à la gérer seul. Ce que j’ai réussi finalement à faire tant bien que mal, et cela sans m’enflammer dans des textos et conversations roses que je regrette durement les lendemains. Bref! J’ai traversé avec triomphe cette période agitée. Et ironie de la vie, c’est quand je n’en avais plus besoin que j’ai rencontré une nana ouverte à une expérience sexuelle libre sans engagement, je ne sais quels mots utiliser. Expérience tantrique. Je n’ai pas envie de parler de tantra dans cet article, mais en gros j’aborde la sexualité par cette philosophie là. C’est à dire, la sexualité dans le respect et l’écoute de soi, le lâcher prise, l’abandon et l’instant présent. On a partagé un bon moment, les énergies ont pu circuler. Et depuis je suis plutôt apaisé à ce niveau là.

Ce qui m’habite plus sérieusement depuis des mois, c’est la rencontre futur du prochain visage de la femme de ma vie. J’aime penser que derrière les visages des différentes nanas avec qui j’ai eu une relation, se cache toujours la même unique personne, la femme de ma vie qui évolue au fur et à mesure de ma propre évolution. Plus je grandis, j’apprends sur moi, plus je deviens qui je suis, plus je rencontre et tisse des relations avec une version d’elle la plus harmonieuse. Bon, c’est un peu confus tout ça. J’en profite pour te dire que je ne me relirai pas aujourd’hui, pour que cette expérience soit fluide et sans effort. Il y aura donc plus de fautes que d’habitude. Si tu ne peux pas supporter de lire des textes avec des fautes, j’entends cela souvent et je comprends, hé bah tu lis pas et puis c’est tout!

Revenons à elle, elle qui revient toujours avec un visage plus beau. A chaque nouvelle rencontre avec elle, j’expérimente un peu plus loin, un peu plus intensément l’Amour. J’attends donc impatiemment qu’elle revienne avec un nouveau visage, une nouvelle mise à jour, libérée d’autant de peurs que je me suis libéré depuis notre dernière relation. La rencontre s’annonce encore plus harmonieuse. Si le temps est long c’est qu’il y a une raison. Une préparation nécessaire. C’est qu’il faut du temps pour que l’univers se coordonne, calcule et manipule le hasard de notre prochaine rencontre. Et puis tout cela est vrai inversement : je suis le nouveau visage de l’homme de sa vie. J’espère le dernier. Peut-être qu’elle me lit, que tu me lis. Je sais à peu près l’apparence qu’elle aura. Elle ressemblera physiquement aux dernières incarnations, et plus particulièrement à celle de l’année dernière. Ce serait mentir de dire que je n’ai pas de critères physiques. Je suis aussi exigeant sur le physique que sur l’esprit. Toutes les relations avec toutes leurs séparations que j’ai vécu m’ont permis d’apprendre ce dont j’ai besoin. C’est étrange, j’ai passé ma première partie de vie à me laisser guider émotionnellement dans mes relations amoureuses. Aujourd’hui c’est plus une mathématique de compatibilité qui fait que je vais être attiré. Un mélange des deux plutôt : d’abord la beauté physique et celle de l’âme qui s’exprime dans les yeux et son visage (ce à quoi je m’arrêtais avant) et puis la réflexion raisonnable qui répond à la question : vais-je pouvoir construire avec elle? Hé oui, ma volonté de m’engager me pousse à un certain sérieux…

Tout ça pour dire que la dernière aurait pu être la bonne. Presque tout est là, ce ne sont que quelques peurs qui ont eu raison de notre relation. Parfois, comme hier soir, je me demande si ce n’était pas la bonne. Quand je repense à elle, je suis toujours subjugué par sa beauté, difficile d’être lucide. On s’est séparé l’automne dernier assez brutalement, je n’ai jamais eu l’occasion de la voir pour discuter de notre séparation. Bref, c’est la nostalgie qui me gagne parfois, je dois avancer!

C’est quoi mes critères physiques?  Oui, j’entends des voix moi aussi, ce sont des pensées rebelles… J’ai envie de les écrire pour pas que tu te fasses de film, que ça m’évite de gérer des lectrices hystériques. Je ne sais pas où je vais dans cette écriture. Allez confiance! C’est ça aussi! Oui, ce qu’il y a de nouveau en moi: je ressens le besoin de plus en plus de m’exprimer, m’affirmer plus sincèrement dans la vie. Affirmer mes défauts. Jusqu’ici j’exprime et affirme mes qualités, les belles parties de moi qui font plaisir à tous, et je cache, je refoule mes défauts ce qui est plus lié à l’égo, ou une certaine psycho rigidité. Comme si, j’avais quelque chose de maléfique en moi, et que si je commence à m’exprimer pleinement, mes parties sombres aussi, ce serait ouvrir la porte à des démons tapis dans mes pénombres. J’ai peur. Peur qu’il y ait un tyran en moi, un pervers narcissique, un fasciste, un dictateur, un pédophile, un criminel. Un fou? Non ça bizarrement je n’en ai pas peur, je l’ai déjà exprimé! Pour le reste ça paraît absurde et extrême, car je me connais assez pour savoir que je ne violerai jamais un enfant. J’ai travaillé dix ans avec eux et je n’en ai jamais eu envie, mais j’ai quand même cette peur qui est présente. Peut être parce que ma première expérience en colo était avec un directeur qui 2 ans après s’est fait condamné. Je sais pas. Tout cela est bien irrationnel. Je pense que mon hypersensibilité et mon ouverture spirituelle fait que je suis aux prises avec l’inconscience collective et ses peurs. C’est à dire que je perçois les états de conscience désincarné de personnages comme Hitler et tous les grands malfaiteurs mais aussi de François d’Assise, mon Saint Patron. Voilà un aperçu du bordel de ma haute sphère.

Ce qui est compliqué dans tout ça, c’est pouvoir exprimé ces peurs et être compris. Même à l’écrit, je suis pas certain que tu comprennes ce que j’ai essayé de dire, certainement parce que c’est flou pour moi aussi!

Allez pause clope, 5 minutes, je publie, et je continue sur un nouvel article, suite ici.

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