D’où vient ce poison?

Est-il en moi ou est-il dans le monde? Et pourquoi je réserve ce poison pour mes plus proches? En particulier dans mes relations affectives. Ai-je besoin d’amour pour évacuer mon mal?

L’amour me rend intolérant, critique envers tout ce qui pourrait le menacer. L’amour ne se résume pas à une belle chose, il y a du mal aussi. Je fais du mal par amour, lorsque je deviens jaloux, possessif, lorsque je n’aime pas une personne qui lui est chère. Là le poison jaillit. Et c’est l’être aimée qui le prend de vif fouet.

Ce n’est jamais les autres le problème. Avoir conscience de cela ne me rend pas la vie facile. C’est plus simple de rejeter le problème sur les autres. En réalité tout est en moi.

Mais j’ai besoin de cracher le venin, de critiquer celui qui me dérange, de dire les quatre vérités chez une personne qui me déplaît et qui menace mon amour, ma possession animale, tout cela aux dépends d’elle. Alors que je l’aime. C’est nul et ça ne fait que mal.

D’où vient ce poison?

Est-ce par nature? Suis-je fait autant de lumière que d’ombre? Est-ce que je n’exprime pas assez mon ombre, suis-je un imposteur de la lumière? Je refoulerai ma partie obscure au quotidien, ce qui expliquerai en fin de compte des crises de mal.

Le mal doit il aussi bien exister que le bien? Alors le bonheur durable serait une grande illusion? Ou alors le bonheur ne peut durer que s’il fait du mal aux autres autant que du bien.

Dans ma quête de paix pour mon être, suis-je condamné à être accompagné par le mal?

W

Mon livre : la vie d’un bipolaire

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7 responses to “D’où vient ce poison?

  • Olivier

    Que ce soit par jalousie ou pour d’autres raisons, c’est parfois compliqué de ne pas faire de mal à ceux qu’on aime.
    Ta lumière est supérieure à ta part d’ombre et elle le sait 🙂

  • françoise Béhal

    Le monde d ici bas est duel….duel est perçu comme opposition alors que le monde est cyclique…l ombre est passage vers la lumière et inversement,c est un cycle d engendrement
    le « mal  » parfois engendre le « bien » et inversement mais cette perception des choses n est pas dans notre culture occidentale
    Le sentiment de culpabilité est destructeur aussi…
    sois simplement toi à l écoute de ton coeur !

  • elise9

    Ce qui te définit, ce ne sont pas les pulsions, sensations, pensées qui te traversent mais ce que tu en fais. Ta liberté, ta créativité se situe dans le fait d’arrêter d’écouter et de croire ces voix en toi (ou d’arrêter d’attendre qu’elles disparaissent…) : « ok c »est bon tu m’as saoulé, tu peux toujours parler, je t’écoute plus… »
    Big challenge, celui de la Vie, de celui qui ne se cache plus, qui descend de sa montagne pour être parmi les hommes, d’égal à égal.
    Lâcher le mythe de la pure colombe, du rien, que du doux, du chaud, du plat, accueillir ces myriades de sensations sur terre et en jouir…
    Lâcher la culpabilité plombante, rassurante, réconfortante et déprimante, fange poisseuse, collante et gluante qui te plombe, sous couvert de te donner bonne conscience ! 😀
    Se lever, y aller, se prendre en main, à coup de câlins, de quelques coups de pieds au cul bénéfiques aussi, en toute bienveillance, avec le sourire.
    La vie ici n’est qu’un jeu, choisir ses bonnes options, à la place de la boue poisseuse et paralysante, sélectionner le shoot d’amour et d’énergie pure lors de ces moments difficiles pour repartir et surmonter l’épreuve, et
    vivre, vivre la belle aventure de la Vie !
    Putain on n’est pas des curés…!
    Ni même des saints…
    En tous cas pas dans cette vie. 😉

    Courage mon Will, je t’envoie mille bisous et une bonne dose d’amour (et de soleil :-)) ❤

  • eM

    je connais ce poison
    elles connaissent ou connaitrons et supporteront mon poison, aussi, mes aimées (sauf les enfants, heureusement).
    c’est surtout un autoempoisonnement
    je n’ai trouvé aucun remede à cela : pas de connaissance, de tolérance, qui vaille
    j’imagine que c’est la somme des expériences négatives, la poubelle qui déborde, l’égout qui lache des gaz, quelles que soient les progrès positifs fait par ailleurs. et même, cela lache plus de gaz quand on se détourne de la veille des ordures pour s’intéresser aux plaisirs.
    grâce, à toi, W, c’est la première fois que je reconnais « un frère » de ce mal

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