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La thérapie PSR

C’est l’été, la température augmente, les hypersensibles sont en chaleur, attention! Je vois beaucoup d’envies autour de moi, de belles énergies, des libérations, des découvertes de soi, de la magie, du merveilleux, c’est génial mais j’ai quand même envie de dire « Calmez vous! ».

De la joie paisible, durable voilà comment je vois le bonheur et où je vais. Je me méfie de l’excitation, l’exaltation, cela m’a mené hors de moi (hmm plutôt hors du Soi, pour être juste) alors que je cherche à être au profond de moi, là où est le Soi, l’Unité, qui permet la communion avec Tout, avec l’Autre.

Le mental nous joue des tours… Je reviendrai là dessus une autre fois, je n’ai pas d’inspiration. En même temps j’écris allongé dans mon lit, depuis ma sieste. Demain, le tour de France commence, on va à Lyon j’ai hâte de vivre cette aventure. « C’est pas intéressant, ça » Oui c’est vrai, je l’ai senti. Sieste, car en ce moment je me lève tôt, je suis dans une belle période, j’ai presque tous les indicateurs de ma vie en vert. « On s’en fout, c’est du factuel, c’est plat » Oui c’est vrai je l’ai senti, mais c’est comme ça quand je mets à écrire, sans avoir véritablement l’envie et l’énergie.

Hier, nous (la lectrice du blog qui m’héberge dans les Alpes et moi) avons vu  un ange géant crépusculaire, d’ailes de nuages, poser au dessus d’une petite montagne au bout de son jardin. Il y a quelques années, j’aurai pris ça pour un signe divin, mon mental aurait été déstabilisé par cette connexion mystique, et j’aurai facilement dérapé dans la spirale maniaque. Mais aujourd’hui, fort d’un long travail sur moi, j’ai apprécié la beauté de cet instant avec mon amie sans interprétation et jugement, juste pour ce que c’était : merveilleux. Cette perception, cette sensation, cette énergie n’est pas venue s’accrochée quelque part dans mon esprit à je ne sais quel filtre, conditionnement, ou peur. C’est cela la transparence. Ça permet d’être disponible à l’instant qui suit, à rester dans le présent, à ne pas partir dans des pensées, interprétations, hors du Soi. Grand moment pour moi, qui me montre le chemin parcouru. C’est cool.

En même temps, on finit toujours par obtenir ce que l’on cherche. Quelque soit le temps, et la souffrance endurée. Si l’on y croit et que l’on veut, on finit par être qui on veut être, et avoir ce que l’on veut avoir. M’enfin, déjà faut savoir ce que l’on veut et avoir, et au delà de ça, savoir ce qui est juste et bon pour nous. « Seigneur, apporte moi ce qui est juste et bon » voilà, tout à fait. Mais attention, c’est risqué et osé comme demande, car la vie nous en fait baver pour nous libérer de nos peurs, de nos vieux schémas, pour faire émerger nos blessures inconscientes. Aie!

J’en ai chié dernièrement à ce sujet. La vie m’a confronté à une situation où une vielle blessure s’est ré-ouverte. Celle de la jalousie, de la possessivité dans une relation, la dépendance, l’exclusivité, centre de l’attention, bref un mélange de tout ça. Alors, pendant une semaine j’ai senti une douleur aiguë dans le cœur. J’ai médité dessus des heures, j’ai accueilli ce mal en moi qui veut s’exprimer désespérément, et j’ai échangé avec les personnes concernées pas la situation qui a re-déclenché cette blessure.

Ah lala, qui y a t-il de mieux que la permission de pouvoir se livrer à l’autre, de ne pas rester seul avec sa peine. Voilà le soin ultime : Partage-Sincère-de-Ressentis. Le PSR. C’est la nouvelle thérapie qui fait tabac (ça me fait penser qui faut que j’aille en acheter). Tu connais le PSR? Voilà, je vient d’inventer mon métier de thérapeute. Haha, merci à toi de l’avoir permis. Je ne m’y attendais pas.

Aujourd’hui, souvent dans les rencontres ou échanges entre HS, on parle de la Thérapie Cognitivo Comportementale « Moi, je fais une TCC, c’est pas mal… En fait, TCC ça veut dire thérapie etc… Ça aide à mieux comprendre ses émotions… Oui, je te la conseille, je pense ça t’aidera à etc… ». Hé ben demain et dans le futur on entendra « Rho pitain! j’ai découvert la thérapie PSR, ça me libère un truc de ouf… PSR, ça veut dire Partage-Sincère-de-Ressentis… C’est W, un mec qui faisait ça tout seul sur un blog en anonyme, ça l’a éveillé de ouf, et c’est devenu maintenant une thérapie mondiale…. Oui, par contre, le mec, W, il est perché c’est devenu un pitain de Gourou, avec son harem, ses villas, il a même acheté une île dans laquelle il fait vivre ses 22 femmes et 77 enfants… Non, bah en ce moment il est en taule pour pédophilie » haha , bref!   Dérapage contrôlé. On s’en fout c’est du rap! Enfin de l’art, quoi! Liberté d’expression attention j’arrive!

Dans tout ça je retiendrai comme envie, celle d’achetée une île. Après pour les femmes. Déjà que j’en trouve une qui fera l’affaire, ce serait pas mal.

Voilà, voilà.

Tout ça avec patience et espoir, naturellement!

J’allai oublié, j’ai un livre à vendre à moi : la vie d’un bipolaire, le livre, c’est 22 euros c’est cher je sais, il m’est cher aussi, et j’ai une île à acheter.

W

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Fait chaud, hein?

Fait chaud hein! Moi j’ai chaud, j’arrive pas à dormir, alors comme idée très rare, je me mets à écrire la nuit ici. « On s’en fout de se commentaire, écris c’est tout » Ah tiens il y a le double de W qui veut s’exprimer aussi. Je prends des régulateurs de l’humeur, lithium-lamictal-xeroquel, depuis ma première bouffée délirante ‘pourquoi tu dis pas crise maniaque plutôt? », rha! voilà ce que ça fait d’écrire fatigué, il y a les petites voix qui jugent toutes expression de ce que je pense être moi, le vrai moi, le moi déconditionné de tous jugements et autres peurs, le soi quoi. « Ta gueule » Haha! ça me fait rire, je pense pas que ce soit les voix telles que les entendent les personnes diagnostiquées schizo. Bref!

Je parle de mon traitement parce que ce soir, grande première depuis 2008, avant de me coucher j’avais absolument pas idée si j’avais pris mon lithium et les autres. Dans le doute j’ai préféré ne pas le prendre ou reprendre. Vaut mieux pas assez que trop. Et puis les thymorégulateurs c’est assez soft comme traitement relativement aux anxiolytiques et neuroleptiques. J’aime pas parler de traitement, parce que ça m’incite ensuite à défendre le fait que je ne suis pas malade et surtout que la bipolarité n’est pas une maladie, et là j’ai pas l’énergie ni l’envie. M’enfin j’en ai suffisamment parlé dans plein d’autres articles, désolé j’ai aussi la flemme de donner les liens. Tu chercheras, fais pas chier! « haaannnnnnnnnn » Ta gueule, je suis fatigué, et j’ai le droit, on s’en fout c’est du rap, comme dirait l’autre. C’est de l’expression artistique, je ne suis pas en train de communiquer avec toi, je m’exprime sur ce support, et qui voudra, lira. L’art est dans la manière et non dans le résultat, médites là dessus « Ta gueule ». Non toi ta gueule! Arf je m’emmêle les pinceaux, trouble de la personnalité. Bref!

Du coup je n’ai pas pris ou repris mon traitement. Oh, il y a Simba qui vient de rentrer… rho il est reparti aussitôt. Cherche pas. Et je me suis couché avec le doute. Et ce doute ne m’a pas aidé à m’endormir. Des petits maux de tête, impossible de dormir, j’ai du oublier de le prendre, tout compte fait. Au final je l’ai pris ou repris à minuit. Et en attendant que les 100mg de Xeroquel fassent effet, j’ai pris mon ordi sur le lit, et là m’est venu l’idée d’écrire en pleine nuit. « rho le fou, comment tu vas être fatigué demain! » c’est vrai que lorsque je m’endors après 2h, quelque soit le nombre d’heures de sommeil, la journée du lendemain est sacrifiée. Du coup je fais très attention à ne pas me coucher trop tard pour ne pas subir la journée qui suit. Mais dans ce truc-là il y a quelque chose qui cloche, je sens que je résiste à une partie de moi qui me fait peur. La partie rebelle, un peu fofolle, qui se fout des règles, des précautions, de l’hygiène de vie, la partie rock n roll.  Pourquoi j’en ai peur? Ben simplement parce que celle-ci m’a conduit moultes fois en psychiatrie, chez la police, les pompiers, le samu, chez Dieu, aux Enfers, même devant le procureur, donc voilà pourquoi j’ai un peu de mal à libérer cette partie là. Le problème n’est pas d’exprimer cette partie originale de moi-même car elle est géniale et très épanouissante pour moi, non le problème c’est que le monde, mon monde, ton monde, le monde pour faire simple, n’est pas prêt à l’accueillir. Je ne suis pas prêt parce que tu n’es pas prêt ou tu n’est pas prêt parce que je ne suis pas prêt, haha! Compliqué la vie? Ben non, disons que c’est pas le moment c’est tout, et faisons confiance en l’avenir et ça suffira. Si seulement t’y crois!

En réalité, c’est juste qu’il fait chaud, voilà tout. Et quand il fait aussi chaud, il se passe des choses dans mon esprit qui sont en veille le reste de l’année en dessous de cette température là. Faut il encore accueillir en conscience la chaleur, sans la détourner pour vivre les transformations qu’elle permet, les nouvelles cultures qu’elle permet dans l’esprit. Parce qu’au fond il suffit que du soleil et de l’eau pour faire poussée une belle plante. « J’arrive pas à en placer une, tu vas trop vite » Hé oué c’est ça la puissance du soi contre les petits moi. En vérité, le moi est indémontable, on aura toujours un ego, autant s’y habituer et l’accueillir au lieu d’essayer de se changer. En vérité, on ne se change pas, on se découvre. « t’es ridicule avec tes « en vérité »  » oui, c’est vrai, pardon. « haha ». Ta gueule. Bon il est 1:40 et j’ai reçu un texto qui met fin a cet article.

W


AHS : Tour de France

En écoutant Zaz-le long de la route. Ce serait une bonne marraine pour notre association des hypersensibles, qu’est-ce t’en penses?

Il y a des temps de créations, des temps d’expérimentations, des temps de repos, des temps de remise en question. Ou tout simplement des périodes d' »être », des périodes de « faire » et des périodes où l’on profite de notre « avoir ». Hé ben moi, je suis pas très équilibré, je suis bien plus dans l’être que dans le reste. Du mal à profiter de ce que j’ai, et être dans une certaine légèreté. Bref! Tout ça pour dire, que ces derniers temps j’ai traversé quelques eaux troubles qui m’ont écarté de l’écriture. Sur le blog mais en dehors aussi. Oui parce que j’écris aussi en dehors au stylo des pensées, et autres que je ne me sens pas de publier.

Vu que ça fait longtemps que je ne me suis pas exprimé, mon sac est bien rempli, et je ressens de plus en plus le besoin de le vider. Je pense déverser ce que la vie m’a apporté dernièrement avec une journée d’écriture, peut être deux, lundi ou mardi, comme il y a deux semaines.

Mais aujourd’hui, je voulais simplement écrire un article factuel, sur ma situation, mes projets avec l’association. J’aime relater ici l’actualité parfois de l’asso étant donnée qu’elle est née à partir de ce blog, d’amitiés créés ici.

Alors : Tour de France de rencontres entre hypersensibles. Avec une amie, secrétaire de l’asso, on part faire un petit tour en une semaine des grandes villes de France : à partir du 17 juin : Lyon, Montpellier, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Rennes. Regarde sur notre site pour les détails et dates. Tu es le ou la plus que bienvenue.

Et puis il y a le rassemblement des hypersensibles le 1er juillet, premier événement officiel, ça va marquer le lancement du projet pépinière HS. Pépinière HS, ce centre de ressourcement entre hypersensibles qui se concrétise petit à petit. On va visiter un lieu près de Toulouse d’ailleurs. 

Voilà, cet article me semble bâclé, je l’assume. Après deux semaines, je suis un peu rouillé, et puis j’écris allongé dans « mon » lit, comme un dimanche à 13h du matin. Je dis « mon » car je suis dans les hautes Alpes, hébergé chez une nana, lectrice de mon blog, qui a répondu généreusement à un article passé, dans lequel je lançais un appel à l’aide, j’avais un grand besoin de prendre l’air. C’est osé, hein? J’appréhendais un peu, et au final pour le moment la cohabitation se passe très bien avec elle et Simba, son chaton. Elle lira certainement cet article : MERCI. Ah lalala ce blog, plein de ressources!

J’arrête là, je me sens pas bien dans cet article et il faut que j’aille aider ma formidable hôtesse à faire le déjeuner.

Stop

Patience et espoir

W


Une journée, 7e partie

Début de la journée

Voici la suite et la fin de cette journée d’écriture. Malgré une pause inattendue de 18h à 22h avec la visite d’un ami, cette expérience est inédite pour moi. Jusqu’ici mon écriture se résumait à un crachat de ressenti d’une heure maximale une fois ou deux par semaine. Un jet d’humeur sans réel effort, à part celui d’avoir le courage parfois d’être sincère là où il est difficile de mettre des mots. Mais cet effort est aussi assez jouissif, donc rien avoir avec  une effort plus lié à un travail de concentration, de choix des mots, de narration, etc. Rien de tout ça chez moi et désolé du coup au lecteur sensible à l’orthographe. D’ailleurs je ne me suis pas relu aujourd’hui donc encore désolé, même si je le suis à moitié en fait, car si tu lis ces lignes c’est que tu as une certaine tolérance et que le fond t’intéresse tellement que tu en oublies les fautes!

J’ai lu les commentaires, merci à vous!

Voilà, bon… Je suis fatigué. En réalité, je suis fatigué depuis ce matin. J’ai très mal dormi à cause de mon rêve apocalyptique et le thon peu frais manger la veille. Je me suis forcé à sortir du lit ce matin car je voulais vraiment réaliser cette expérience. Du coup je sens que là je vais commencer à écrire pour écrire. Et je ne sais pas faire. Lorsque l’état d’esprit est vierge, pas de pensées emmêlées, pas d’inspiration… Ah ça me refait penser à mon histoire de dissection d’ego. J’en ai parlé à mon ami d’ailleurs. Mais aaaaah, encore une fois quelle frustration de ne pas pouvoir communiquer à l’autre tout ce que j’exprime ici. En relation avec l’autre, tout est plus compliqué. Si j’avais un vrai handicap ce serait celui là : handicapé dans la relation à l’autre. Même si bien sûr il y a des personnes avec qui c’est plus facile, cela reste en général difficile. A coté l’handicap dit « trouble bipolaire » perd toute signification. Là c’est réelle. Enfin bref, et c’est d’autant plus difficile que l’autre n’en a pas tellement conscience et ne perçoit pas cet handicap invisible. Je ne remets nullement l’autre en question. Le monde extérieur est le reflet de mon monde intérieur. Soit le changement que tu veux voir dans le monde. C’est à moi de me libérer, c’est à moi de prendre conscience et de m’ouvrir toujours plus large pour que l’autre un jour puisse me comprendre.

22:22!

L’entreprise de dissection de mon ego, commencé plus tôt dans la journée, est une bonne piste pour travailler sur mon ouverture à l’autre. Car si j’ai du mal avec l’autre, c’est tout d’abord parce que je suis très centré sur moi! Je ne me justifierai pas là dessus. M’enfin voilà, j’ai passé la journée à écrire sur moi. Mais Socrate l’a dit : Connais-toi toi même, et tu connaîtras l’univers! J’en suis persuadé. Je passe le plus grand temps sur Terre à faire connaissance avec moi-même, à me comprendre à m’accueillir. Oh! je te sens venir petit juge intérieur, mais sache que c’est en me connaissant que je peux te connaître. C’est en incarnant ce que je dois incarner que je peux apporter quelque chose sur Terre. Et bien plus que Bowie!

Il est nul cet article. Juge. C’est une pensée que j’aurai pu ne pas écrire, mais au point où j’en suis. Je ne sais pas si tout est bon à dire, mais en tout cas tout est bon à exprimer. Car ce qui ne s’exprime pas reste, vieillit, s’aigrit, et est de plus en plus difficile à libérer. Jusqu’à un point où c’est la vie qui s’en charge, et un jour c’est la mort. Mais alors, si on fait circuler idéalement, cela voudrait dire qu’on pourrait être immortel. Comme il est suggérer dans le Tantra. Qu’il y a des circuits vertueux dans la vie et même régénérescent. Cela voudrait dire que mieux qu’immortel on pourrait rajeunir. Ce n’est pas tellement une envie que j’ai, seulement une pensée, une croyance. C’est vrai qu’avec le tabac et le café et le lithium, je ne prends pas le chemin de l’immortalité. En ce qui concerne le tabac, j’arrêterai à 37 ans, cela fait longtemps que je m’y suis décidé. Et voilà, j’écris du factuel, et j’en éprouve aucun intérêt. D’ailleurs même avec les plus d’un millier de pages que j’ai écrit ici, dont mon livre, je te mets à défi de connaître ma vie « apparente ». Où j’habite, mon Cv, ma famille, etc. Je dis ça parce que je veux bien admettre que je suis égocentrique, que mes écrits sont centrés sur moi, mais je n’écris pas non plus un banal journal intime sur mon quotidien, non c’est quand même un egocentrisme plus intéressant. D’ailleurs j’écrirai ça en sous titre de mon prochain bouquin : « un egocentrique plus intéressant que les autres ». Il y a plusieurs degré, c’est drôle.

Ah l’impression d’écrire pour écrire revient, c’est pas bon ça. C’est peut-être le moment d’arrêter. C’est marrant parce que le fait d’admettre ce petit point négatif à l’instant à ouvert la porte à un jugement intérieur beaucoup plus négatif dans le genre : » tout ce que tu as écrit aujourd’hui est de la merde ».  Et si je n’avais pas coupé court le shmilblik un autre jugement aurait suivi naturellement « ton blog n’a aucun intérêt ». Hé oui, ça va vite chez nous les hypersensibles!

Je commence à mieux connaître les paramètres du doute, du jugement et de la peur chez moi, et c’est très intéressant. Même si je crois que tant que je suis sous condition humaine, je ne pourrais maîtriser ces choses là, peut-être simplement mieux les traverser. Car je traverse, nous sommes tous en traversée. Vers où? je ne sais pas mais ce que je suis sûr, c’est que nous y allons! Demain est un autre jour. Ou plutôt demain est un nouveau jour. Oui m’enfin, ces phrases ont perdu de leur sens, on ne les écoute plus au premier degré. Où va t-on? Réussir à ce déconditionner au point à pouvoir croire que tout est possible, tout est changeable, que l’inimaginable se produise, c’est génial. C’est un peu terrifiant, mais tout autant jouissif. Le lâcher prise. Quelles certitudes a-t-on pour pouvoir être sans espoir? Lorsque je suis désespéré c’est parce que je crois trop bien savoir ce qui va se passer. Le désespoir est un péché d’orgueil?

Philosophie du soir bonsoir. Pas l’habitude d’écrire sur ce thème, et pourtant j’en aurai des choses à dire, ce sera pour plus tard, lorsque je serai plus sage et que j’aurai trouvé une Pensée, une vraie, construite comme tous les grands penseurs. Pour le moment je ne fais que cracher ce qui me vient à l’idée de peur que cela s’entremêle et m’embarrasse. Encore une stratégie de survie. Lorsque je saurais penser j’aurai moins besoin de m’exprimer. Et lorsque je le ferai, cela sera plus ordonné, plus propre, plus éditable, plus rémunérateur, plus viable. Bullshit!

Il est temps que je te remercie toi qui a suivi cette expérience, si tu n’avais pas compris, le début c’est ici : Une journée. Si tu avais compris, ne va pas tout relire, ce serait dommage!

Je ferai mieux la prochaine fois.

Patience et espoir

W


Une journée, 6e partie

Début de la journée

Je continue mon marathon d’écriture. Première fois que j’écris autant sur le blog en une journée. C’est important pour moi d’y parvenir, car je rêverai d’être capable un jour d’écrire un livre en une semaine. Un gros travail de concentration pour moi.

Je reviens d’une pause de cigarettes qui a duré 20 minutes car le vice président de l’asso a eu la bonne inspiration de m’appeler entre deux articles. Comment développer des rencontres entre habitués ou membre est la question qu’on se pose en ce moment. Bref! J’ai pas envie d’écrire là dessus, j’ai du mal à exprimer le factuel. Mon moteur est le ressenti. Quand je parlais tout à l’heure, de cette personnalité sérieuse qui a pris le dessus sur l’enfant intérieur, je pense que la responsabilité que j’ai adossé avec cette association fait barrage a cette légèreté que j’aimerai retrouver.

Faut dire que j’ai ce projet, ou plutôt obsession, pour l’association: créer la pépinière HS, un centre de ressourcement et de projets artistiques pour les hypersensibles. Un grand projet ambitieux, novateur, révolutionnaire, génial, etc. Pour y arriver, je ne peux me passer de la pression qui va avec, et cet état d’esprit sérieux, conscient, raisonnable, patient. J’aimerai pouvoir allier responsabilité et légèreté, mais non, ce n’est pas ce que je suis aujourd’hui et je dois l’accepter.

Accepter… Comme accepter cet égo dont je parlais à la fin du précédent article. Cet égo qui m’a fait croire que j’étais Dieu. J’ai un égo surdimensionné. Je ne pense pas avoir rencontré quelqu’un de plus mégalo que moi. Si peut être en hôpital psychiatrique, mais à la différence d’eux, j’ai la chance de pouvoir vivre dehors. Par exemple dernièrement on m’a proposé de mettre le regard de David Bowie comme logo de l’asso. Idée originale mais c’est mal me connaître. Je ne place aucun grand artiste ou génie au dessus de moi, quelque chose en moi est persuadé que je n’ai rien à envier aux grands personnages de l’Histoire et ce que j’apporterai au monde n’est pas comparable. Tu vois un peu l’égo. Je dis « quelque chose en moi » parce que cette sensation d’être le meilleur, au dessus de tous, roi de l’univers, n’est qu’une partie de ma personnalité qui cohabite mystérieusement avec une autre partie d’une grande humilité, très à l’écoute de l’autre, qui aime tout le monde. Pffff, pas facile de vivre avec mes paradoxes.

J’ai du mal à assumer mon égo car je ne veux pas qu’on me perçoive comme quelqu’un qui se croit supérieur. Du coup, je suis en train de l’exprimer ici, maintenant, et déjà des peurs d’être jugés et mal compris s’animent.

Supérieur en quoi? C’est une bonne question, car en effet il y a des aspects de la vie où je me sens moins doué que les autres. La relation à l’autre par exemple! Supérieur aux autres dans ma capacité d’aimer. A tous les autres? C’est une bonne question, non, seulement à la grande majorité des personnes que j’ai connu. C’est à dire qu’à l’échelle de l’humanité, c’est égal à approximativement personnes! Haha, c’est ça qu’est bon dans l’expression, je me rends compte en écrivant que cette sensation de supériorité est fumeuse. C’est terrible de se comparer. j’ai beau travailler dessus, ça ne s’efface pas, désolé je pense bien que c’est humain. Alors rien ne sert de se flageller, vaut mieux accueillir cette part d’humanité.

Continuons la dissection de mon ego… le téléphone sonne… c’est un ami qui propose de venir dans ma banlieue pour manger ce soir… arf! l’enfoiré! je peux difficilement refuser c’est tellement rare qu’une personne s’aventure au delà du périf pour me voir! Bref, cela fera une grosse pause avant un dernier article, alors, avant de me coucher. Ce qui fera 7 parties. J’aime le chiffre 7. … Bon mon égo…

Je refoule automatiquement les côtés de mon ego qui ne sont pas à la mode. Je suis imprégné de beaucoup d’enseignement sur le développement personnel, et je vois autour de moi beaucoup de choses, messages qui culpabilisent… heu où je vais là? Bref, je refoule automatiquement les côtés de mon égo qui je pense ne sauront pas acceptés. Si je t’avais dit en vrai de façon maladroite, parce que je suis maladroit dans ma relation à l’autre, que j’étais supérieur, je ne pense pas que tu aurais compris la nuance que j’ai écrite un peu plus en haut.

Je m’exprime beaucoup moins bien tout d’un coup, c’est pas un sujet où je suis à l’aise. Peut-être que le mot « ego » ne m’aide pas à comprendre. Dans la plupart des situations que j’ai traversé dans ma vie, je me suis senti plus éveillé, plus conscient que les personnes qui m’entouraient. Ce n’est pas la sensation le problème, c’est cette interprétation de supériorité qui est une souffrance. Car profondément dans mon cœur, je sais que je ne suis pas supérieur, qu’il n’y a pas de hiérarchie entre les humains dans le cœur, mais les pensées de supériorité sont là. Tant que je n’ai pas trouvé une interprétation plus juste à cette sensation. Une sensation qui vient sûrement d’une blessure profonde, d’un complexe d’infériorité! C’est bien, je me fais une auto-analyse, pas cher!

Comme le mot bipolaire, je pense que je ne devrai plus écrire le mot égo. Il y a des mots comme ça qui trahissent ma pensée, des mots creux. Pas de chance pour :laviedunbipolaire. M’enfin je ne peux pas changer maintenant, j’ai pour projet futur de créer un nouveau blog avec un autre titre. Mon nom tout simplement par exemple. C’est terrible l’obligation qu’on s’inflige à être anonyme. On croit que c’est une protection, mais en réalité c’est une souffrance. Bref!

Sur mes parts sombres que j’ai du mal à assumer. J’ai un conflit quasi permanent entre la personne que je suis c’est à dire les ressentis et pensées présentes, et la personne que je voudrais être. Attention c’est du lourd, ce que je suis en train d’exprimer. Voilà, un de mes modes de dysfonctionnement pris sur le vif! A chaque fois que j’ai une pensée ou un acte qui fait preuve d’un minimum d’affirmation de soi, j’ai une pensée qui se déclenche automatiquement pour juger la précédente pensée insolente et rebelle. C’est exprimé. Je l’ai déjoué, enfin on verra… C’est un défaut majeur de fabrication de mon cerveau. Cet espèce de hyper contrôle, sur chaque petite liberté que prend mon esprit, impulsion qui doit provenir du cœur. Ça me fait penser au truc de fioul qui tombait tout le temps en panne dans un gîte. Le propriétaire m’avait expliqué qu’il fonctionnait mal car le système de sécurité se mettait sans cesse en marche. Voilà, c’est pareil, j’ai un système de sécurité qui contrôle mon esprit, qui le bride beaucoup trop. Mais il y a une raison à cela, et une plutôt bonne raison :

Mon esprit est parti à la dérive, hors de contrôle, prophète, Dieu, centre de l’Univers, je suis invisible, ils m’attendent tous, je suis sur écoute, et j’en passe. Bref, j’ai failli me tuer sans la sécurité. Logiquement par instinct de survie je me suis inconsciemment bridé pour ne pas revivre les expériences passées.

Voilà, pause forcée maintenant, je dois rejoindre la personne en question qui a perturbé mon marathon. Je l’écris car je sais qu’elle le lira. Tu fais chier, mais je t’aime. Ce que tu sais pas c’est que je vais exercer mon affirmation de soi avec toi ce soir. La suite et dernière partie avant de me coucher.

 Suite


Une journée, 5e partie

Le début de la journée

Merci

La balade est terminée. J’ai marché avec quelques doutes en tête. Dés que j’explore un peu plus loin ma sphère, c’est toujours avec le doute en accompagnant. La métaphore d’aller nager pour la première fois là où l’on a pas pied, est plutôt parlante. Et c’est toujours un peu avec fébrilité que je révèle un peu plus de mon être.

Je pense savoir pourquoi la peur est particulièrement présente en ce moment. Il est prévu que j’aille une semaine en vacances avec mon ami d’enfance chez ses parents en Haute Alpes. Vacances similaires à celles qu’on avait l’habitude de partager quand nous étions meilleurs amis gamins. C’est à dire il y a vingt ans. Ce futur retour dans le passé me nourrit d’appréhension. Je pense que la source de nombreux de mes mal-êtres réside dans mon enfance. Et cet ami incarne mon enfance. D’ailleurs je rêve souvent de lui. « Lui » dans mes rêves représentent simplement moi enfant, je pense. L’enfant en moi s’exprime dans mes rêves puisque j’ai bien du mal à lui laisser champ libre dans mes journées. J’étais beaucoup dans le jeu enfant, dans la légèreté, clown. Et qu’est ce que je suis devenu sérieux aujourd’hui. D’ailleurs mon amie la plus proche qui est passée me rendre visite quelques jours lors de mon exil à Groix, me l’a douloureusement fait comprendre. Car sur mon île, dans cette liberté que je me suis offert un mois, j’étais dans mon élément, et cette amie m’a vu jouer sur la plage, déconner, bref, elle a vu une partie de moi inexistante presque à Paris et m’a dit un jour dans la maison de pêcheur que j’avais loué : « Je ne savais pas que tu étais drôle » … Ça a été un coup… Innocemment, elle m’a rappelé combien je m’étais éloigné du gamin qui faisait rire toute la famille dans les repas, qui faisait rire la classe à l’école, l’enfant qui inventait des jeux dans n’importe quel situation.

Les dix dernières années, j’ai pu retrouver cette joie de vivre (parce qu’au final c’est de ça qu’il s’agit) lors de ma période dans l’animation avec les enfants : les colos, les classes découvertes. Et dans la relation amoureuse la plus importante que j’ai eu, avec une nana qui était aussi dans le jeu, dans l’aventure, la spontanéité. Mais tout cela se faisait grâce à l’alcool, et une hygiène de vie préjudiciable avec ma fragilité psychique. Cela m’a traîné d’hospitalisation en hospitalisation. Bref! le plan maintenant est de retrouvé cet enfant intérieur, cette joie de vivre sans les artifices alcool et drogue. Lâcher prise, laisser aller les états d’humeurs sans se préoccuper du regard des autres et du dérangement que ça peu causer. Et là j’en reviens à ce que j’écrivais ce matin sur l’affirmation de soi. La boucle est bouclée!

Voilà, tu es toujours là? Question bête. J’ai vu quelques réactions, merci! C’est plutôt plaisant le mystère du nombre de personnes qui lisent cela, quand j’y pense. Parce que tu t’es sans doute déjà demandé pourquoi je publiais mes écrits, que je ne les gardais pas privé, comme tant de gens le font avec leur journal intime. Bon, déjà, j’ai presqu’ autant d’écrits reposant dans les oubliettes de plusieurs carnets, que d’écrits publiés. Après, de façon général j’ai du mal à garder les choses intimes. J’ai un besoin insatiable de partager. Je suis peut-être un exhibitionniste de l’âme. Je suis comme ces personnes qui participent aux émissions de télé réalité, à la différence que ce sont mes ressentis et pensées écrites que je veux montrer. Mais c’est intéressant parce que lors de moments où je suis « up » hors de contrôle, il m’est arrivé à m’exhiber sexuellement sur skype ou texto. Je peux l’écrire sans trop de peur, car j’ai beaucoup travaillé sur ces pulsions sexuelles et lors de la dernière montée, j’ai su maîtriser la bête seule. « Gros pervers! » ah ça, c’était une partie de moi qui aime bien juger.

C’est donc par désir insatiable de partager ce que je vis, mes pensées, ce que je ressens, que ce blog est devenu un partenaire de vie. Et ton regard permet cette expression. Je n’écris pas pour toi, mais grâce à toi. C’est bien dit ça. C’est assez universel, on existe grâce à l’autre. Je suis au cœur de cette vérité universelle. Et puisque j’ai bien du mal à être moi en présence physique de l’autre. Je remercie le web, cet intermédiaire qui me sauve. En attendant que je puisse m’exprimer comme je le fais ici, en société : famille, amis, travail, partout! Le jour où je serai en phase avec ce que je ressens dans toutes les situations de ma vie, je n’aurai plus besoin W ni de toi. Bien sûr il va y avoir une évolution à demi mesure. J’ai trouvé ici mon espace d’expression privilégié.

Pour moi c’est cela vivre équilibré : pouvoir exprimer ce que l’on imprime. Et étant hypersensible, j’imprime, je reçois, j’éponge tellement que j’ai du trouver un outil pour exprimer et partager à volonté. Je te souhaite de trouver ton outil. Ce qui est avantageux avec l’écrit, c’est à portée de tous. Suffit d’écrire. On devient écrivain en écrivant, disait l’autre. Il n’y a rien apprendre de plus de ce que l’on a appris à l’école. Je suis un exemple qui montre bien que l’on peut écrire même avec une expression et une orthographe maladroite.

Il est 16 : 38, je cale. Parce que oui, il y a une attente de résultats, j’ai envie de prouver à mon monde que je suis capable de cette prestation, j’ai envie d’aller au bout de cette idée qui se faisait jouissante dans mon esprit depuis quelques jours. Tout ça pour dire que l’écriture du jour est particulièrement lié à mon égo surdimensionné, cet égo que j’ai du mal à assumer. Cet égo qui m’a fait croire que j’étais Dieu.

Aller petite pause de 5 minutes, clope et chocolat.

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Une journée, 4e partie

1ere partie, 2e partie, 3e partie 

Expérience égocentrique, nombriliste. Comme la nature de ce blog en fait. Même si je ne connais pas bien les définitions de ces deux termes. Je pense être autant égoïste qu’altruiste ou quelque chose comme ça. Car dans ce récit centré sur moi, l’autre y trouve de l’aide, et beaucoup m’ont remercié. Sur presque 3 ans de blog et plus de 300 articles dont 1 livre (disponible ici, j’en profite) je n’ai eu que des commentaires d’encouragement et positifs pour 99% d’entre eux. Mais encore une fois, c’est parce que j’exprime la belle partie de moi-même, c’est à dire ici, je dévoile avec sincérité mes ressentis, et cela est difficilement critiquable. C’est pourquoi, il faut que je fasse l’effort d’exprimer plus, toujours avec sincérité, les parties de moi qui me semblent plus sombres. Je dis « semblent » car je sais très bien qu’à tes yeux, toi lecteur bienveillant, il n’y a pas de parties sombres. C’est que je te projette mon juge intérieur, et donc ai peur que tu me juges comme je me juge moi-même. Car je crois que les autres se comportent avec nous, en miroir avec comment on se considère nous-même intérieurement. Le monde extérieur est le reflet de mon monde intérieur. Ou bien la vie est le champ d’expérience de ce qui vit déjà en moi. Comme si ce que je vis dans la matière n’est que le produit de mon usine interne, bref!

Il est venu le temps que mes défauts prennent forme et soit connu dans mon monde. Je suis arrivé au bout de mon fonctionnement « ne pas déplaire ». D’ailleurs, lors de la rencontre de samedi, après que les personnes citées avant soient parties, j’ai partagé mon mal aise à d’autres participants. Ces derniers m’ont tous dits que ça ne se voyait pas, que je paraissais à l’aise dans ma manière de gérer la rencontre. Merde alors, c’est grave! Je donne une fausse image de moi-même. Je ne peux pas accepter ça, non, je veux être en harmonie entre ce que je vis et ce que je montre. Je veux que lorsque je suis mal à l’aise ça se voit, et que mon mal aise soit compris. Et dans l’autre sens, je veux que lorsque je sois à l’aise ça se voit aussi! Il y a quelque chose d’enfantin là dedans. C’est peut être ça, réhabiliter l’enfant en moi, cesser de lui dire « chut, tu vas déranger! ».

Il y a du travail! Un long champ de bataille m’attend. Compliqué parce que déjà, j’ai de la révolte en moi, un puissant désir de justice qui peut facilement engendré un comportement agressif dans certaines situations, si je me laisse aller à exprimer ce que je ressent. Ça me rappelle l’été où à deux reprises je me suis laisser aller à exprimer mon côté autoritaire en compagnie de ma copine. J’avais été déstabilisé par sa réaction ; je lui avais fait peur, m’avait-elle dit. Du coup : Glourp! j’ai ravalé tout ça. Ben oui, je ne voudrais pas faire peur à la femme de ma vie. Erreur, bêtise! Mais vois comment c’est compliqué. Mes peurs font échos au peur des autres. Heureusement il y a des personnes, des amis avec qui on peut se lâcher. Je pense à un en particulier qui a du essuyé une grosse colère de ma part, qui encaisse plutôt bien mon côté autoritaire. Ça c’est un ami.

Dans mon activité, c’est à dire l’organisation et le développement de l’association des hypersensibles, j’ai bien du mal à affirmer ces parts plus étranges de ma personnalité de peur de perdre des personnes, de peur que ça desserve le projet. Je pense par exemple à une certaine psycho rigidité qui est en moi lorsqu’il s’agit d’organisation. Liée à une pression que je me mets. Enfin, je ne l’ai pas choisi, la pression est là surement proportionnelle aux ambitions de l’associations. En particulier, le projet Pépinière HS : création d’un centre de ressourcement à la campagne. Une sorte de lieu à l’instar de la maison des X-men, mais pour hypersensibles. Les X-men étaient hypersensibles d’ailleurs.

Je te parlais plus tôt dans la journée de la femme de ma vie. Je pense que ma prochaine rencontre avec se fera lorsque j’aurai affirmé un peu plus mes défauts. Je comprends très bien qu’elle attend de voir ma part plus sombre avant de se pointer. Elle doit se dire « Hmm, qu’est ce qu’il cache? ». C’est important de connaître les défauts des autres pour savoir si on est capable de les aimer. Et une personne qui les cache, c’est suspect. Je suis suspect. D’autant plus que puisque j’ai l’habitude de montrer ce qui me paraît beau de moi, et beaucoup moins mes défauts, je ne les connait pas! Il y a toute une partie de moi que je n’ai pas encore découvert. Oui, oui, je sais… on a jamais fini de se découvrir, mais là je sens vraiment qu’il y a quelque chose à exprimer.

Mon rapport à l’autre est très compliqué. Voilà pourquoi je vis majoritairement de mon temps isolé. J’ai un univers personnel, très large et complexe, qui m’occupe bien déjà, et j’ai besoin d’une solitude pour le vivre, le comprendre, l’exprimer. Seul, ma vie est déjà une équation à plusieurs inconnus alors lorsqu’il y a l’autre qui s’y ajoute… C’est compliqué! Un exemple très concret :

Quand je suis en présence de l’autre, je suis en présence d’une autre conscience, d’une autre énergie, d’autres ressentis, il est pour moi compliqué de trouver ma place dans cette relation. En présence de l’autre, je ne suis plus centré sur moi-même, je suis sur un carrefour quelque part entre nous deux. Un endroit souvent instable. J’ai beaucoup de pensées qui me viennent en tête quand je suis en présence avec l’autre. Des pensées présentes avant la rencontre, et des pensées résultantes de la relation, des réflexions, des réactions au comportement de l’autre. Bref! tout un tas de pensées qui défilent rapidement. Le soucis est qu’il n’est pas physiquement possible que je puisse toutes les exprimer par manque de temps. En réalité deux personnes ne vivent pas dans le même espace temps, et doivent faire inconsciemment un compromis pour être en relation. Hé bien moi, j’ai un espace temps très vif, et très chaotique aussi, il est très difficile d’avoir une relation harmonieuse. Alors avec toutes ces pensées, je dois faire le tri. « Est ce que je lui dis ça? … Non, on s’en fout… Mais si, il faut que lui dise, si je l’ai pensé… Comment il va le prendre… Est-ce qu’elle aime le silence… Qu’est ce que je peux lui dire… » Voilà, c’est comme s’il y avait une tour de contrôle du comportement à avoir avec la personne en relation. Et lorsque je suis particulièrement énergétique, je ne sais comment faire passer cette énergie dans mon comportement… bref! une prise de tête.

En tout cas, déjà je peux évoluer ici, et attraper la première pensée et l’exprimer sans contrôle puisque je n’ai pas de compromis à faire ; ici, c’est mon espace-temps.

Allez petite balade, comme toutes les après-midi, et je reviens continuer l’expérience de cette journée, qui est d’écrire en continue.

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