Archives de Catégorie: I Suis-je Bipolaire?

A samedi!

C’est toujours bon pour toi samedi après midi, métro maison blanche?

J’aurai des exemplaires de mon livre avec moi, une bonne idée de cadeau de noël pour ta famille.

M’enfin c’est tout de même l’Association des HyperSensibles qui sera à l’honneur. Asso dont ce blog est à l’origine, toi même tu sais.

W

jpoahs

 

 

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Oh naïf espéreux

J’ai mal, je ne sais pas pourquoi. Surtout ne me le demande pas. Je suis mal, c’est comme ça. Ça va mieux, alors je me demande si ce mal sera toujours là. « Ta gueule toi, pardon excuse moi ». Voilà ce va et vient, du mal jusqu’au bien. Le bien qui prend le dessus, je veux croire. Oh naïf espéreux, oh romantique maudit. Il suffit qu’un temps passe pour que le dessous reprenne son droit.

Le mal être a toujours été et restera encore. Je suis désolé pour moi, je ne suis pas ici bas pour plaisanter.

W


Je veux rentrer chez moi

Ici tout est dur, tout est gris

la vie est  difficile

beaucoup de mal pour peu de bien

même l’amour fait souffrir

j’en peux plus, l’espoir ici n’est rien

Je veux rentrer chez moi

je veux rentrer chez moi

 

La vie m’a couché

je ne peux plus me relever

ma peine est trop lourde

je suis trop faible pour aimer

trop peur pour lui avoué

je suis à terre découragé

je ne sais plus où aller

Je veux rentrer chez moi

je veux rentrer chez moi

 

J’ai essayé de vivre dans ce monde

trouver ma place parmi vous

J’ai des choses à apporter

je gardais toujours espoir

mais le noir revient toujours

avalé facilement mes forces

seulement un doigt sur le clavier

dansant péniblement, écrit ce refrain

Je veux rentrer chez moi

je veux rentrer chez moi

 

S’il faut être mal pour émouvoir les âmes

je quitte ma place, je rends les armes

mon voyage dans l’ombre est terminé

mes ressources sont épuisées

je dois abandonner ma mission

fuir la zone sombre

et retourner à la maison

Je veux rentrer chez moi

je veux rentrer chez moi

 

Qu’y a t-il de beau à souffrir

pourquoi faut-il s’accrocher

je retomberai toujours un peu plus loin

me noyer dans l’océan malheureux

oubliant mes instants heureux

Et puis je n’arrive plus à te parler

alors je veux rentrer chez moi

Je veux rentrer chez moi

 

Mais si j’en suis là

c’est que la vie l’a voulu

je suis le résultat de mes batailles

tu es la somme de mes rencontres

Je ne peux pas revenir en arrière

seulement surmonter le présent

Laisser un peu de temps

pour ne pas commettre le terrible regret

te laisser dans les oubliettes du passé

Il n’est pas encore temps de rentrer

un morceau de cœur rescapé

me souffle de rester là avec toi

Je ne veux pas rentrer chez moi

en tout cas pas dans cet état là

W


« Sans intérêt, décousu, perte de temps et d’argent; dommage »

C’est le seul commentaire que j’ai sur La Fnac pour mon livre, difficile de faire comme si de rien était. Je viens de le lire, alors qu’hier je parvenais enfin à « essayer  » de le vendre lors d’un petit salon sur le Handicap Invisible. Ma légitimité à vendre un livre était déjà fragile mais alors là… La seule pensée que j’ai c’est « mon bouquin c’est de la merde ».

Ça change des commentaires bienveillants que tu laisses sur mon blog. Peut-être que je n’aurais pas du faire ce livre. Peut-être que je ne devrais pas entamer la suite. Bref! Tu le vois venir, j’ai besoin de toi. Enfin… toi, qui a lu mon bouquin, vous devez être quelques uns quand même. J’apprécierai que tu mettes ton avis, ce que tu as pensé de mon livre sur La Fnac ou Amazon . Mais un commentaire sincère bien entendu. Afin que je puisse me rendre compte du retour des lecteurs au delà de ce seul avis. Et puis, si les avis en général sont pas top, hé ben je ne ferai pas la suite de ce livre. L’idée d’adapter certain des articles de ce blog en livres, n’était peut-être pas bonne. Je peux accueillir cette réalité, je suis habitué aux échecs. Mais pour cela je suis en attente de retour pour me confronter à cette réalité.

M’enfin voilà, si tu peux prendre quelques secondes pour donner ton avis, quel qu’il soit, sur ces plateformes de vente (en lien ci dessus) ce serait bien cool de ta part.

Sinon pour les franciliens, je peux vous le vendre physiquement et moins cher du coup, j’en ai commandé une vingtaine! Lors d’une rencontre entre hypersensibles ou de la journée portes ouvertes de l’asso du 28 Octobre aussi. Tout ici : www.association-hypersensibles.fr.

Bon … « sans intérêt, décousu, perte de temps et d’argent; dommage » … Salaud!! Heu, c’est peut-être ma mère après tout. Je suis d’accord sur le « décousu » pour le reste j’attends ton avis.

Patience, Espoir et Argent!

W

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Liberté illusoire

Je suis fatigué du monde que je me crée. Une voix me dit qu’il n’y a rien à créer, rien à contrôler. Alors, qu’est-ce que je suis censé faire? Voyager. Voyager en moi, voyager à l’extérieur de moi. Mais je suis coincé, comme toi sûrement, par la pensée « il faut de l’argent », « il faut travailler pour se nourrir, avoir un toit ». C’est le début de tous les problèmes : trouver ce que je peux faire qui ne soit pas un boulet à traîner.

L’expérience m’a fait croire que je ne pouvais pas travailler dans le système. Alors j’ai crée mon travail, j’ai choisi d’œuvrer pour la cause hypersensible. Mais je ne vis pas de ce travail, il n’y a pas d’argent qui circule. Je travaille à voir comment mon travail peut me faire vivre, moi et ma famille à venir. C’est cela mon boulot, ce travail en plus du travail.

J’exerce alors un grand contrôle sur ma vie. Et la petite voix est toujours là :  » lâche prise, il n’y a rien à faire, la vie n’a pas besoin de ton contrôle ». En réalité, c’est une peur qui se cache et qui est à l’origine de ce travail. La peur de manquer, d’être dans le besoin. Ça me limite car quelque chose me dit que c’est lorsque je serai dans le besoin que la vie me porterait secours d’une manière ou d’une autre. Mais je suis un homme et je veux garder la main mise, quitte à m’épuiser dans tous mes travaux qui promettent une indépendance. Indépendance ou liberté illusoire, vu depuis mon regard obscure.

Comment se libérer d’un conditionnement qui n’est pas seulement personnel mais largement répandu?

Autour de moi, tout le monde travail, tout le monde exerce son contrôle pour trouver l’argent, source de survie. Je ne suis pas et tu n’es pas libre. Est-ce que l’autre peut être libre si je ne le suis pas? Ceux qui sont libres de ce que je ne suis pas, libre de ne pas se soucier d’argent et de survie, ne sont pas autour de moi. Je ne peux pas voir la liberté que je n’ai pas. Nous vivons ensemble, ce qui nous rassemble sont nos croyances communes, nos enfermements. La misère extérieure conforte cette idée que l’on a de la chance de travailler pour ne pas manquer.

Ce texte est totalement irresponsable. Evidemment puisque je veux être libre de toutes responsabilités. Aux hommes et femmes qui aiment contrôler et avoir des responsabilités, je vous laisse tous mes pouvoirs. Je veux juste me reposer et vivre en paix. Voyager.

Ps : Mon premier livre La vie d’un bipolaire qui montre l’évolution du trouble bipolaire. 50 % des droits d’auteur sont reversés à l’Association des HyperSensibles.

Patience et espoir

W


D’où vient ce poison?

Est-il en moi ou est-il dans le monde? Et pourquoi je réserve ce poison pour mes plus proches? En particulier dans mes relations affectives. Ai-je besoin d’amour pour évacuer mon mal?

L’amour me rend intolérant, critique envers tout ce qui pourrait le menacer. L’amour ne se résume pas à une belle chose, il y a du mal aussi. Je fais du mal par amour, lorsque je deviens jaloux, possessif, lorsque je n’aime pas une personne qui lui est chère. Là le poison jaillit. Et c’est l’être aimée qui le prend de vif fouet.

Ce n’est jamais les autres le problème. Avoir conscience de cela ne me rend pas la vie facile. C’est plus simple de rejeter le problème sur les autres. En réalité tout est en moi.

Mais j’ai besoin de cracher le venin, de critiquer celui qui me dérange, de dire les quatre vérités chez une personne qui me déplaît et qui menace mon amour, ma possession animale, tout cela aux dépends d’elle. Alors que je l’aime. C’est nul et ça ne fait que mal.

D’où vient ce poison?

Est-ce par nature? Suis-je fait autant de lumière que d’ombre? Est-ce que je n’exprime pas assez mon ombre, suis-je un imposteur de la lumière? Je refoulerai ma partie obscure au quotidien, ce qui expliquerai en fin de compte des crises de mal.

Le mal doit il aussi bien exister que le bien? Alors le bonheur durable serait une grande illusion? Ou alors le bonheur ne peut durer que s’il fait du mal aux autres autant que du bien.

Dans ma quête de paix pour mon être, suis-je condamné à être accompagné par le mal?

W

Mon livre : la vie d’un bipolaire


Ecrire, écrire

Ecrire, écrire, s’extraire de l’enfermement . L’énergie à plat, le moral à plat. Ecrire, écrire pour sortir de cet état. Doutes… Est-ce que tout ça en vaut la peine? Pardon Merci Lumière Amour. Dépendant affectivement. Je veux du calme. Plus de pensées, du calme, du calme.

Seul être, devant une montagne de faire, seul être sans grand avoir. Etre faible conjugué à la fragilité, je reviens toujours à ce temps là. Le temps de la solitude.

Ecrire, écrire, sans savoir ce qui viendra. Faire mourir cet instant par le mot qui viendra. La poésie me manque, le mouvement aussi.

Ce repos forcé est très difficile à accepter. J’y résiste et le paye lourdement le prix anxieux de l’inertie.

Ecrire, écrire pour ne plus penser. Ecrire, pour un peu de clarté.

Ps : J’écris moins, je publie moins, si tu veux me lire, il y a toujours mon bouquin : la vie d’un bipolaire

Patience et espoir

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