Archives de Catégorie: a – Etre bipolaire

Liberté illusoire

Je suis fatigué du monde que je me crée. Une voix me dit qu’il n’y a rien à créer, rien à contrôler. Alors, qu’est-ce que je suis censé faire? Voyager. Voyager en moi, voyager à l’extérieur de moi. Mais je suis coincé, comme toi sûrement, par la pensée « il faut de l’argent », « il faut travailler pour se nourrir, avoir un toit ». C’est le début de tous les problèmes : trouver ce que je peux faire qui ne soit pas un boulet à traîner.

L’expérience m’a fait croire que je ne pouvais pas travailler dans le système. Alors j’ai crée mon travail, j’ai choisi d’œuvrer pour la cause hypersensible. Mais je ne vis pas de ce travail, il n’y a pas d’argent qui circule. Je travaille à voir comment mon travail peut me faire vivre, moi et ma famille à venir. C’est cela mon boulot, ce travail en plus du travail.

J’exerce alors un grand contrôle sur ma vie. Et la petite voix est toujours là :  » lâche prise, il n’y a rien à faire, la vie n’a pas besoin de ton contrôle ». En réalité, c’est une peur qui se cache et qui est à l’origine de ce travail. La peur de manquer, d’être dans le besoin. Ça me limite car quelque chose me dit que c’est lorsque je serai dans le besoin que la vie me porterait secours d’une manière ou d’une autre. Mais je suis un homme et je veux garder la main mise, quitte à m’épuiser dans tous mes travaux qui promettent une indépendance. Indépendance ou liberté illusoire, vu depuis mon regard obscure.

Comment se libérer d’un conditionnement qui n’est pas seulement personnel mais largement répandu?

Autour de moi, tout le monde travail, tout le monde exerce son contrôle pour trouver l’argent, source de survie. Je ne suis pas et tu n’es pas libre. Est-ce que l’autre peut être libre si je ne le suis pas? Ceux qui sont libres de ce que je ne suis pas, libre de ne pas se soucier d’argent et de survie, ne sont pas autour de moi. Je ne peux pas voir la liberté que je n’ai pas. Nous vivons ensemble, ce qui nous rassemble sont nos croyances communes, nos enfermements. La misère extérieure conforte cette idée que l’on a de la chance de travailler pour ne pas manquer.

Ce texte est totalement irresponsable. Evidemment puisque je veux être libre de toutes responsabilités. Aux hommes et femmes qui aiment contrôler et avoir des responsabilités, je vous laisse tous mes pouvoirs. Je veux juste me reposer et vivre en paix. Voyager.

Ps : Mon premier livre La vie d’un bipolaire qui montre l’évolution du trouble bipolaire. 50 % des droits d’auteur sont reversés à l’Association des HyperSensibles.

Patience et espoir

W

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Impression Dépression Diversion

Je voudrais écrire « dépression » simplement mais ce que je vis n’a rien d’une maladie ou alors ce serait la condition humaine qui est une maladie? Je ne suis pas d’humeur à jouer sur les mots mais les mots sont importants car les mots qu’on pense conditionne notre état. « La tristesse est la résistance à quelque chose de nouveau » écrit R.M Rilke. Ce n’est pas ce que je vis qui est noir mais c’est ma manière d’accueillir ce nouveau qui me pèse. C’est ma façon de percevoir la vie qui n’est pas adaptée à ces nouveaux jours.

Voilà comment on peut vivre difficilement l’amour de quelqu’un, et harmonieusement la perte d’un être cher. C’est une question de perception. Alors je pourrais remettre tout en question, douter là où avant je me réjouissais. Ce n’est pas la vie qui a des couleurs définis : ça c’est rouge, ça c’est bleu, ça c’est noir… Une chose peut être vécue d’une infinité de manières différentes. Tout dépend du regard que l’on a au moment où l’on vit cette chose, tout est relatif à notre perception, à notre humeur du moment, à notre énergie. Voilà pourquoi je fouille au fond de mon être, pour trouver la paix. En moi. Car tout dépend de moi. C’est là que ça se passe. C’est de là que j’apprécie ou non l’extérieur. C’est de là que je crée.

Alors chercher la paix ou la créer. Existe-t-elle en moi ou dois-je l’inventer? Comme j’ai inventé mon monde ici. Créer la paix. Ou alors la recréer, ça fais déjà moins prétentieux. J’y avais jamais pensé, comme tout le reste d’ailleurs, je voulais parler de mon état en  » dépression  » au départ, mais je me laisse aller au jeu du clavier libre, et je me fous, désolé, de si tu vas comprendre ou pas. Je viens ici m’exprimer et non communiquer.

Comment on fait pour créer la paix? On se fout la paix? Pas loin, je dirai qu’on est en paix lorsqu’on parvient à vivre hors de soi. Hors de moi. Quoi qu’il m’arrive, rien ne s’accroche, tout glisse, me transperce. De l’air à la place de l’ego, et la vie qui continue est vent, et moi comme l’arbuste, j’accueille sans bouger.

Tout ça pour dire que pour se relever vite d’une dépression, il ne faut pas mettre des mots, il ne faut pas penser. Accueillir ce repos forcé sans le juger. Car le mental est en retard, le système d’exploitation est dépassé, il ne peut pas interpréter justement le présent. Le corps a besoin de ce repos pour se mettre à jour. Il n’y a rien à penser. Le mental doit être hors-je, le temps que l’énergie revienne. Diversion

C’est de cet état que j’écris. Car, étant dans le vif du sujet, je veux prouver de mon expérience que l’espoir est possible là où les pensées malades veulent nous dire l’inverse, que tout est noir, etc. Mais voilà le problème au fond, c’est qu’automatiquement on s’identifie à nos pensées, alors si nos pensées sont malades on dit qu’on est malade. Hé non non non! On peut choisir nos pensées, on peut même créer nos pensées, créer des pensées paisibles, c’est peut être un bon début pour se créer la paix.

Patience et Espoir

W


Crise hyper-Mélenchonite aigue

Melenchon-hypersensible-vote-depression-bipolaire-abstention-melenchonite-aigue-presidentielle-temoignage-bipolarite-association

D’abord : là où la dépression durait des mois, elle n’a duré que deux jours cette semaine. De quoi prendre conscience que le trouble évolue, que la « bipolarité » n’est pas une « maladie » figée. Bref, c’est un autre débat!

Aujourd’hui, ça repart! Des envies se libèrent, des peurs s’effacent et des nouveaux intérêts me stimulent. D’où le titre. J’aurais pu titrer aussi : De l’abstention à Mélenchon.

Ça fait 12 ans que je m’abstiens les jours J. Jusqu’ici, j’ai toujours été désintéressé de la politique, enfin d’ « une » politique, parce qu’en réalité, que ce soit dans mon ancien travail dans l’éducation populaire ou dans mon engagement actuel associatif, je prétends faire de la vraie politique : j’agis, je fais ma petite part dans le boulot de transformation sociale nécessaire en France et au delà, d’ailleurs, bref!

Monsieur Hollande a eu raison et a eu une certaine influence dans ma vie avec son  » le changement c’est maintenant ». Effectivement, la fin de son règne marque un grand changement pour moi : je vais voter. Mais bien plus que voter, depuis un mois je suis dans une boulimie d’information politique, économique, etc. Je suis en perfusion, branché sur la chaine parlementaire (LCP) en particulier. Je lis les programmes, regarde et écoute de multiples opinions, raisonnements différents. Une obsession! J’ai un avantage pour pouvoir faire tout cela : le temps!!

Ben oui, il en faut du temps pour s’intéresser, creuser, commencer à se forger une propre opinion, et se libérer du phénomène automatique pour presque tous qui est de répéter l’opinion de ses parents ou celle d’un candidat et de se laisser séduire, émotionnellement, au lieu d’être convaincu, par un cheminement de pensée. Il faut du temps et de l’énergie. Ce que très peu de gens ont une fois qu’ils sont libérés de leur travail, de leurs responsabilités familiales et du temps qu’ils mettent à récupérer avec leurs loisirs. Dans l’idéal, il faudrait qu’une semaine soit banalisée avant les élections pour que tout le monde puisse se poser, lire, écouter, discuter, s’exprimer sur le débat d’idées. Je pense qu’une après-midi suffirait pour prendre conscience, par exemple, que le programme de Macron est plus une stratégie de communication qu’une vision de société… Ah! Comment je me mouille!!! Haha, non mais vois-tu, c’est très bizarre pour moi de m’exprimer ainsi alors qu’il y a deux mois je pensais à peu près que c’était tous les mêmes, y compris Le Pen. « Le changement c’est maintenant! ».

Voilà donc, je suis atteint du fléau de la « Mélenchonite » qui fait des ravages ces derniers temps. Je l’ai écouté, je l’ai lu, et pour faire court, c’est celui qui défend des idées qui me semblent les plus justes. C’est celui qui parle le plus de Paix, si je devais choisir un seul argument. Je me surprends à être même fan du bonhomme et à croire vraiment qu’il peut y arriver. Mais c’est pas tout.

Mon engouement, cet intérêt explosif sur le monde extérieur, qui d’ailleurs me permets d’oublier un peu mon monde intérieur beaucoup plus complexe et pénible, ne s’arrête pas à étudier les projets des candidats et à en choisir un comme champion, mais aussi à me projeter moi dans l’univers politique. Bah oui, moi aussi, j’ai des idées, j’ai des valeurs, j’ai envie de représenter des réalités qui ne sont pas prises en compte (le monde du travail et la société de consommation actuels qui sont mauvais pour notre santé mentale, notamment) j’ai envie de changer les choses. Alors je m’enflamme, je pense loin, trop vite. C’est très émotionnel. Beaucoup d’agitations dans l’esprit. Alors je pense : « je vais créer une chaine youtube où je m’exprimer sur ma vision de la société, du monde! »  et je pense aussi : « Bah pourquoi pas me présenter pour être député, et siéger à l’assemblée », alors je regarde comment faire, et je découvre que c’est très simple de se présenter, et…

… et je réfléchis deux secondes… « Je vais pas un peu trop vite là, non? ». Je respire, je vais me coucher au lieu de candidater par internet aux législatives, je me raisonne et décide de laisser passer un peu de temps. Et je me félicite, quelle sagesse!!

J’étais à deux doigts de rejoindre des réunions de campagne de Mélenchon, mais au final, j’ai assez respiré dans cette intensité, pour prendre la décision de ne rien faire et voir après les élections et son effervescence si ces envies d’engagement demeurent. Quelque part je fais l’effort de faire comme tout le monde, seulement suivre ce qui se passe et voter à la fin. Même si, je le fais avec plus d’intérêt et d’énergie que la majorité, parce qu’encore une fois : j’ai le temps!

Cependant, j’ai écrit déjà pas mal d’articles sur la société sur mon autre blog, ex : « 1 chance sur 6 de me suicider » mais aussi lui et lui et lui et lui et lui!

Voilà, voilà ! Et sinon c’est le printemps et son renouveau, sa poussée de sève, de désir de vivre, désir de l’autre, et tout le tralala qui se bouscule dans mon petit être hypersensiblement humain. Printemps qui fait fleurir des belles rencontres entre hypersensibles, en ce qui concerne l’association. La prochaine aux Butte Chaumont à Paris, mercredi 12 Avril. Un site pour tout ça : www.association-hypersensibles.fr

Aussi, grande nouvelle, j’ai créé une page facebook pour mes 2 blogs, la vie d’un bipolaire, pour un accès plus simple vers moi.

Enfin c’est toujours un plaisir de correspondre avec toi : bipohypermaniac@gmail.com.

Patience et Espoir.


Dépression, encore.

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Mon compagnon durant un mois sur mon île

Entre deux mondes.

Le retour à la normale, comme prévu, est dur. Dépression.

Il y a beaucoup de dépressions différentes. Au fil des ans, les miennes évoluent. Ce ne sont plus des longs mois pire que la mort. Mais des séjours, encore douloureux, mais plus intéressants déjà. Comme celle-ci où j’observe que la souffrance vient du contraste entre le manque d’énergie et les fortes envies et projets à réaliser. Pas mal de choses à faire mais pas l’énergie pour, c’est frustrant. Voilà ce que je peux observer mais je sais très bien que sous cet état d’épuisement général, il y a des causes inconscientes. Des transformations en coulisses. Des choses subtiles qui se passent en moi que je ne peux distinguer. Ça me donne de l’espoir. Enfin… de l’espoir vécu de manière théorique.

Quelque part ça m’énerve de te faire part de cette dépression, et la rendre publique, car elle peut donner raison aux fatalistes du trouble. « T’es malade et tu vas en chier toute la vie ». Non! Même dans mon sale état de solitude, loin de la solitude que je vivais sur mon île, je conteste ce fatalisme.

Cette expérience d’un mois sur une île seul, a été riche, et a bousculé mon esprit sur pas mal de choses. Finalement c’est normal qu’il y ait une dépression après coup. C’est difficile à admettre, même pour moi, mais je crois que c’est aussi simple que ça. On a encore tant à apprendre de ce qui se cache sous la souffrance. J’aime bien la phrase de Rilke « la tristesse est le fait de résister à quelque chose de nouveau », on peut transposer ça à la souffrance.

Accepter, accueillir ce qui est là, ce qui vit là maintenant en soi.

Aujourd’hui, j’accepte en vivant dans un laisser aller presque total. Je dors, regarde la télé, je fais le moins d’effort. Chaque pensée inquiète si courte soit-elle épuise déjà l’énergie que je n’ai pas.

J’ai des nouvelles inspirations, nouveaux projets ces dernier-temps qui submergent mon esprit. Peut-être que cette dépression est nécessaire pour que le brouillard se disperse, pour que les moyens pour ancrer ce renouveau se manifeste.

Autre raison de la dépression. Je ne pensais pas être seul une semaine de plus à mon retour. Et être isolé quand il fait beau, en plus.

Tout ça pour dire que j’en chie. L’écrire, le partager pour peut-être s’en libérer. Mais surtout pour écrire que la dépression n’est pas une maladie. C’est une période de souffrance qui a un sens. C’est plus simple de trouver le sens après coup, certes!

Mais si on a les moyens pour vivre cette dépression pleinement sans dommages collatéraux, et qu’on sait les raisons de cette tempête, et enfin qu’on est convaincu qu’elle aura une fin…

… Alors la « dépression » qui définissait une période terrible de souffrance, de mal être, pourrait être définit un jour comme : « un repos au calme bien mérité ».

Et depuis le marécage douteux dans lequel je suis, je t’écris : Si je souffre, c’est parce que j’ai la maladie de vouloir vivre une vie qui n’existe pas. Je pense que ça résume bien.

Voilà c’est de ce genre d’articles qu’est composé mon premier bouquin commandable en librairie ou sur : la vie d’un bipolaire, le livre, m’enfin je sais pas si ça vaut vraiment le coup, je t’avouerai!

Allez!

Patience et espoir…

W

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Mon premier bouquin est réel!

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La vie d’un bipolaire, le livre.

Hé ben voilà, cela fait 3 ans que je traîne ce projet… Je m’abstiendrai pour le moment de commentaires sur tous les ressentis  qui me traversent : joie, peur du jugement, dégoût, etc. et je resterai sur un ton informatif :

Mon premier livre est disponible!

Actuellement sur le site de l’imprimeur : https://www.bod.fr/livre/w-w/la-vie-dun-bipolaire/.html

Et bientôt commandable en librairie.

Le prix? 22,22 euros évidemment!   Et 50 % des droits d’auteur reversés à l’Association des Hypersensibles, naturellement!

PS : 20 jours que je suis sur mon île, l’expérience est très riche. Seul hic, j’ai bien du mal à allier pour le moment le vent, la mer, les solitudes particulières que je vis ici avec l’activité sur Internet.

Mais j’écris, j’écris beaucoup.

Et je reviendrai vite ici pour partager les vents contraires qui me traversent notamment avec la venue de ce fichu bouquin!

Ces dix dernières années, je ne compte plus le nombre de projets inachevés. Ce livre, c’est la première fois que j’ai concrétisé dans la matière un rêve qui semblait bien loin à l’époque. Qu’est ce qui a fait que je l’ai terminé ce projet? Je pense que j’y ai cru, et lorsqu’il n’avançait pas, je continuais d’y croire même s’il n’y avait pas de raisons extérieurs d’y croire. Haha, je suis en train de m’auto interviewer là… Bref!

Tout ça pour te dire, pour tes projets, tes désirs, nos rêves : il suffit d’y croire, avec

Patience et Espoir.

W


Dépression en direct

Je viens canaliser ma lourdeur. Ma joie de vivre masquée par un voile de plomb. Métaphore à la con. Mettre une image sur l’article… pff non.

Ce n’est pas tant que j’ai quelque chose de plus mais plutôt qu’il me manque… J’ai un manque profond. J’ai envie de l’écrire, ce manque affectif racine de mon hypersensibilité, terreau de mes projets mégalo, douleur célibataire.

Mais comment décrire un manque essentiel.

Ce sont les liens affectifs avec les autres qui me portent. Le lien amoureux plus que tout. Le lien amical aussi, mais rare sont mes amis qui comblent ce manque. J’ai beaucoup de camarades hs, j’ai beaucoup de lien qui vont bien quand je vais bien, ce n’est pas la même chose. Lorsque je vis ce manque, je m’isole et attend un autre plus spécial, j’en reviens à ma femme et attends qu’elle revienne avec un nouveau visage.

Et ça me plombe d’écrire ça, car je sens déjà quelques lecteurs qui m’ont connu interpréter ça.

Cet article, comme aucun autre, n’est pas un message à quiconque ni un appel à l’aide, c’est juste une expression déjà satisfaite. Une photo d’un état que je traverse là mais lorsque ces mots seront sous tes yeux, il sera parti. Tout n’est que mouvement dans ma vie, peu reste figée, une humeur en chasse une autre parfois même à l’heure. Alors ce texte ne m’appartient plus, s’il fait écho en toi, je n’y suis pour rien. C’est juste un miroir éphémère, une rencontre.

Je suis un handicapé de la relation à l’autre. Alors lorsque la relation devient affective, cet handicap devient chaotique.

Au quotidien, quelque soit l’autre, je ne sais communiquer avec lui. En sa présence, je ne sais comment exprimer conventionnellement (pour être compris) tout ce que j’aurai à lui dire. C’est comme si la communication entre nous deux était une petite porte alors que j’aurai besoin d’abattre le mur entier pour faire part de ce que j’ai à  lui dire.

« nous deux », ce nous est imaginaire, il ne représente personne de ma vie en particulier, et toutes en même temps. Ca me fait chier de préciser mais depuis que ce blog n’est plus tout à fait anonyme depuis les rencontres organisées depuis 2014, plusieurs personnes ont été blessées. Ce qui complique encore plus ma relation à l’autre.

La tête lourde dans mes mains. Tout est compliqué lorsqu’il manque cette sécurité affective. J’ai besoin de toi, âme sœur reviens dans ma vie avec un énième nouveau visage. Un nouveau test, une nouvelle chance.

La lourdeur. Pourtant c’était bien ce weekend, au delà de toutes attentes. Mais en quelques heures les couleurs changent. Quand tu auras réagi, je ne saurai quoi te répondre, car les couleurs auront encore changé.

J’ai du mal à communiquer avec l’autre, quelque soit l’autre. Tu vois je recommence à l’écrire car je n’y arrive pas. C’est l’envie de m’exprimer sur le rapport à l’autre frustrée par l’incapacité à trouver les mots qui… Je résiste, je sais, je ne devrais pas, je devrais juste me laisser au repos, mais les pensées émergent et essaient de comprendre, de lutter, et je résiste… J’ai envie de me réapproprier mes pensées, apprivoiser ma pensée, je sens que c’est la suite de mon aventure, me construire une pensée, une arme pour contrer les vents trop forts pour les autres corps. Mais, je ne sais que penser de moi, de la vie… alors je relâche très vite le gouvernail de mon mental et laisse tout mon être voguer d’est en ouest, de haut en bas.

Même ce mouvement qui me pousse à me soulager ici, me peine. Cette dépendance, les conséquences pour ceux qui comprennent pas ce double-moi.

La sincérité est à exprimer mais pas à communiquer.

Patience et Espoir

Ps : le symptôme le plus révélateur de mes dépressions :

je me connecte dix fois par jours sur facebook…
C’est dire…

W

 


Après la tension, la détention

Après la tension, la détention

Autrement dit, quand je n’ai pas maîtrisé la haute vague, je plonge ensuite dans les profondeurs. Autrement dit, quand je me suis trop fatigué, je suis coincé ensuite dans un repos trop dense dans lequel je suis paralysé et le peu d’énergie à mon actif se disperse dans les doutes et les peurs.

Je sors de trois jours de détention, de cette prison qu’on appelle dépression. Dépression étrange car j’ai eu des moments de grande activité. J’étais tout de même lié avec mes doutes récurrents sur l’association, l’angoisse qui précède ce weekend de rencontres à Rennes. Anxieux devant le nombre incertain de participants, particulièrement pour la rencontre de dimanche que j’ai rajouté à l’arrache, vu que je prends un train de retour dimanche soir. J’ai peur de me retrouver dans la même situation qu’à Lyon, dans cette attente solitaire avant le retour. Même si je sais très bien que cela se passera tout autrement, et même bien car le weekend dernier était particulièrement intense avec une rencontre le samedi à Paris avant l’aller retour à Lyon. La déception d’être trois personnes dimanche m’a tendu aussi, alors que malgré ce petit nombre la rencontre c’est très bien passé, et des liens plus étroits se sont créés. Maladroit dans la communication par mail de la rencontre à Rennes, une potentielle participante m’a livré que j’étais inquiétant et se demandait si je ne dissimulais pas une secte. Des petites choses comme ça qui touchent d’autant plus quand on est au creux de la vague. M’enfin!

Ce que j’ai appris dans tout ça, c’est que j’ai fait pas mal de mauvais choix en termes d’organisations, de planifications et de communications des rencontres. Et plus le mouvement prend de l’ampleur plus j’ai du mal à gérer tout ça. Voilà pourquoi, l’association des hypersensibles va recruter un coordinateur ou coordinatrice bénévole pour structurer tout ça. Voilà un petit bout de la fiche de poste que je dévoile en premier lieu ici (à la source de l’asso) :

Rôle :
1) Structurer les actions diverses déjà existantes (rencontres, événements associatifs,
communications) ;
2) Mettre en oeuvre les décisions du Bureau et favoriser le développement de l’association dans le
respect du projet associatif ;
3) Mettre en place les moyens nécessaires à la réalisation des diverses actions et activités.

D’ailleurs je voulais remercier l’autre de donner un coup de main efficace sur les écritures administratives de l’asso ainsi que dans la recherche d’un local, ça me fait du bien.

A part ça, ça y est j’ai signé la location d’une maison pour un mois en mars sur une île bretonne, un exil nécessaire, expérimental. Un mois seul où j’ai le désir d’écrire un livre ou en tout cas des pages d’humeurs qui seront dédiés à ce qui me traversera durant ce séjour. Impossible de savoir donc aujourd’hui ce qui en sortira, même si je me doute bien que ce sera des écritures torturées comme je sais le faire .

Enfin bref voici un article qui relève du domaine de « l’échange d’informations », comme dirait l’autre, rien de très intéressant, donc.

Ps: j’utilise depuis quelques articles l’appellation « l’autre » dés qu’il s’agit de citer une personne qui partage un bout de ma vie. Nulle offense.

Ça suffit.

Patience et espoir, avec une pensée pleine d’amour et d’empathie pour ceux qui n’ont pas l’envie de vivre. Ça leur fera sûrement une belle jambe, m’enfin je suis touché par leur état et je pense particulièrement à elle.

Patience et espoir

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