Archives de Catégorie: b – Vivre avec un bipolaire

Mon premier bouquin est réel!

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La vie d’un bipolaire, le livre.

Hé ben voilà, cela fait 3 ans que je traîne ce projet… Je m’abstiendrai pour le moment de commentaires sur tous les ressentis  qui me traversent : joie, peur du jugement, dégoût, etc. et je resterai sur un ton informatif :

Mon premier livre est disponible!

Actuellement sur le site de l’imprimeur : https://www.bod.fr/livre/w-w/la-vie-dun-bipolaire/.html

Et bientôt commandable en librairie.

Le prix? 22,22 euros évidemment!   Et 50 % des droits d’auteur reversés à l’Association des Hypersensibles, naturellement!

PS : 20 jours que je suis sur mon île, l’expérience est très riche. Seul hic, j’ai bien du mal à allier pour le moment le vent, la mer, les solitudes particulières que je vis ici avec l’activité sur Internet.

Mais j’écris, j’écris beaucoup.

Et je reviendrai vite ici pour partager les vents contraires qui me traversent notamment avec la venue de ce fichu bouquin!

Ces dix dernières années, je ne compte plus le nombre de projets inachevés. Ce livre, c’est la première fois que j’ai concrétisé dans la matière un rêve qui semblait bien loin à l’époque. Qu’est ce qui a fait que je l’ai terminé ce projet? Je pense que j’y ai cru, et lorsqu’il n’avançait pas, je continuais d’y croire même s’il n’y avait pas de raisons extérieurs d’y croire. Haha, je suis en train de m’auto interviewer là… Bref!

Tout ça pour te dire, pour tes projets, tes désirs, nos rêves : il suffit d’y croire, avec

Patience et Espoir.

W

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Inquiet en amitié et en amour

Tout vacille…

Au niveau de l’association: c’est bon, plus de précipitation, pas de séjour jusqu’à nouvel ordre. Le nouvel ordre arrivera quand des personnes impulseront « avec » moi l’organisation. La pression est retombée, je n’ai plus qu’à gérer les adhésions à l’asso (à bon entendeur salut! contact@association-hypersensibles.fr). La prochaine rencontre, le 26 octobre a été lancé par un autre hs, les choses vont bien. Je peux revenir à la base, c’est à dire mes correspondances, qui sont l’essence de l’association, je me le rappelle.

Par contre au niveau relationnel, amical et amoureux, c’est plus compliqué. Amicalement, je suis inquiet pour un ami, c’est plus fort que moi, il a beau me rassurer, je ressens de l’inquiétude. Et les pensées engendrées par cette sensation proviennent de mon expérience que je projette, j’en suis bien conscient. Enfin bref, je crains que cet ami soit en crise maniaque. Je crains que le processus maniaque dont j’ai été victime bien des fois soit en train diriger inconsciemment mon ami. Encore une fois, cette peur m’appartient, et est née de mon expérience. Elle n’a donc pas valeur de vérité objective sur ce que vit mon ami. Je suis donc piégé entre un ressenti d’inquiétude que je ne peux renier car c’est un ressenti, et l’altérité, que mon ami est autre et que ce qui vaut pour lui ne vaut pour moi. Mais alors que faire de mon expérience sur ce vicieux processus? Bref, je dois taire ma vérité pour laisser place à la vérité qui fera surface avec son expérience des jours et semaines à venir.

Ce qui est désolant, c’est que du coup notre relation est brouillée, car je ne peux être en contact avec lui en dissimulant mon inquiétude. Et je ne peux exprimer mon inquiétude car celle là l’affecte. Ma peur engendre de la peur chez lui. Et la peur même fait parti du développement de ce putain de processus.

Ce processus fait que lorsque notre esprit a été sujet a beaucoup d’activités, beaucoup de stimulations, beaucoup de stress, beaucoup de pression, beaucoup d’amour, en un temps réduit, l’équilibre activité/repos est rompu. Et lorsque ce déséquilibre s’est accru durant des mois et s’accélère de plus en plus, le retour à l’équilibre est très difficile. Pour la grande majorité des cas, pour ne pas dire tout les cas, le rééquilibre est atteint par la chute, l’hospitalisation, et tout le tralala.

Toute la perversité du processus maniaque, c’est qu’il est sous-jascent et inconscient, et même si on a conscience que l’on doit se reposer, on a pas conscience de l’intensité du repos auquel on doit être soumis. Et plus on est monté haut dans notre activité, plus on doit descendre bas, et cette descente est douloureuse, et naturellement nous sommes pas attirés par la douleur, alors on continue. « toujours debout, toujours la banane, toujours au rendez vous » chante l’autre.

M’enfin ceci n’est que théorie fumeuse venue de mon expérience. Je l’exprime comme tous ressentis que j’exprime ici, pour me libérer. Ce n’est pas à prendre personnellement.

Voilà je suis inquiet, malgré le fait qu’il controle la situation et me rassure, il reste un fond d’inquiétude. Cette peur appartient-elle qu’à moi, et alors dois-je faire attention à ne pas engendrer la peur? Ou cette peur est-elle là pour dire attention? Hé bien, je n’en sais rien, je suis inquiet « point ».

Et comme rien ne vient seul, les peurs ont refrappé dans ma relation amoureuse. La nuit dernière, M m’a exprimé une nouvelle fois une peur liée à notre relation. Je ne saurais comment détailler cela maintenant. Mais en tout cas, mon cœur a été touché une nouvelle fois. J’ai l’impression que mon amour l’étouffe. Que ma lumière lui fait peur. Que mon cœur n’arrive pas à être compris. Dramatique n’est-ce pas? Oui nous aimons bien être dramatique, nous hypersensible, je crois.

Le problème c’est que nos croyances fondamentales, celles qui nous structurent sont différentes. Alors que nous utilisons tous les deux l’outil « spiritualité », car pour moi la spiritualité est un outil que l’homme à créer pour permettre l’amour de se propager sur Terre, nous avons des croyances différentes. Des mots différents : là où elle parle de vibration énergétique, d’énergie positive négative, d’entités négatives, moi je parle d’amour et de peur de l’amour simplement. Au final c’est plutôt sain d’être différent, d’avoir son intimité unique. Mais vu que l’on ne peut s’empêcher d’échanger nos peurs et ressentis les plus profonds on rentre souvent dans l’intimité de l’autre, et on vit alors l’étranger qui est chez l’autre. L’étranger dans le sens qui nous est inconnu. Et : quel est le sentiment que provoque trop souvent l’étranger, l’inconnu? la peur.

Voilà, l’épreuve du jour : une amitié et relation amoureuse qui vacille.

Solution ; un peu de distance,  d’ancrage. Et pour cela rien de mieux que la famille, un petit séjour à Bruxelles chez mon frère semble être une bonne chose.

Patience et espoir

Ps : Une prière dont ça faisait bien longtemps que je n’avais pas lu, qui a enflammé mon cœur hier soir :

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.

Là où il y a de la haine, que je mette l’amour.

Là où il y a l’offense, que je mette le pardon.

Là où il y a la discorde, que je mette l’union.

Là où il y a l’erreur, que je mette la vérité.

Là où il y a le doute, que je mette la foi.

Là où il y a le désespoir, que je mette l’espérance.

Là où il y a les ténèbres, que je mette votre lumière.

Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.

Ô Maître, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler,

à être compris qu’à comprendre,

à être aimé qu’à aimer,

car c’est en donnant qu’on reçoit

,c’est en s’oubliant qu’on trouve,

c’est en pardonnant qu’on est pardonné,

c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.

Saint François.


De l’importance des ressentis…

Voilà l’article que je voulais publier ici jeudi dernier mais qu’une coupure d’internet à retardé la publication. Et c’est mieux comme ça car je peux tempérer l’article original avec une observation à froid. En gros, je m’aperçois avec le recul que je ressens beaucoup trop violemment les choses et que j’ai réagi égoïstement sans me mettre  à la place de celles qui allaient écouter mon ressenti. Bref, je te laisse lire l’article original avant…

De l’importance des ressentis

Il suffit d’un gravier pour enrailler la machine émotions-pensées. Hier soir une situation m’a mis mal. Depuis deux jours je m’ennuie et aimerai voir ma copine. Aussi j’aimerai voir une amie, S. L’une étant fatiguée, l’autre très occupée, c’est pas possible. En appelant M mercredi soir pour avoir des nouvelles elle me répond qu’elle ne peut me répondre, qu’elle est sur son chemin pour aller au restau avec une amie à elle mais aussi avec S… Lorsque j’entends ça, je me sens bizarre. Mais pourquoi ? Il est naturel que ma copine passe une soirée avec une de mes amies avec qui elle s’entend bien. Et pourtant je me sens pas bien.

J’ai l’impression de ne pas avoir été pris en considération. J’étais dans l’attente de les voir séparément, et j’apprends qu’elles se voient toutes les deux. Ce qui m’ennuie aussi, c’est que je partage avec M une grande partie de ma vie, l’association, mes amis, mon journal intime, et que de l’autre côté je n’ai rencontré aucune de ces amies. Je ne lui jette pas la pierre, évidemment, car je l’ai bien voulu tout ça. M’enfin, il y a quand même un déséquilibre.

J’ai partagé assez rapidement que j’allais pas bien à M et S. Mais prises dans leur soirée, elles n’ont pas réellement réagi, là où j’attendais un coup de fil. C’est pas ce qu’on fait, lorsqu’une personne qui nous est chère nous dit qu’elle se sent mal? On s’écarte de la soirée quelques instants pour un petit coup de fil. C’est l’attente d’une réponse qui a fait gangrainer le mal être qui était pas énorme au départ. C’est au fil du temps que des pensées comme ce jugement sur ce que devrait faire un proche lorsqu’on est mal, jugement mal approprié, j’en ai conscience. Bref, elles ne s’en rendaient pas compte mais plus le temps passait plus je me faisait des films et plus la spirale émotion-pensées négatives agissaient. Du coup dans ce petit enfer des pensées de culpabilisation de jugement prenait place et me dépassait. J’imaginais que cette situation serait à l’origine d’un conflit entre moi et M et moi et S. Alors qu’elles, pendant ce temps là passaient une soirée tranquille au restaurant.

Le malaise prit fin lorsqu’enfin je reçus l’appel de M. J’ai pu exprimer mon ressenti, et le simple fait de l’exprimer m’a soulagé. Evidemment elle a été surpris, ne voyant pas le mal qu’elle a fait, mais lorsque elle s’est mis à ma place et pris en considération ce que j’ai écrit au dessus (le déséquilibre dans notre relation, l’ennui de ces 2 derniers jours et l’attente de voir elle et S), elle a compris, je pense, mon ressenti et à commencer à culpabiliser. Ce dont je n’avais nulle intention.

Aurais-je du me taire et souffrir en silence ? Non, c’est impossible pour moi, je dois exprimer ce que je ressens très vite avant que cela pourrisse. Par contre j’aurai du franchement mieux choisir mes mots durant notre appel téléphonique dans la soirée pour qu’elle ne se sente pas mal après.

Voilà comme une situation anodine, qui semble innocente dans l’absolu, peut être en réalité source de ressentis personnels très différents lorsqu’on regarde de l’intérieur.

Je n’ai aucune intention de partager les torts ici, de rendre coupable M ou S. Si jamais elle tombe sur ce texte. Non j’exprime juste mon ressenti comme j’en ai l’habitude ici. Je ne juge pas cette situation ni personne, c’est ma version.

S’il y a bien un enseignement là dedans, c’est l’importance d’exprimer ce que l’on ressent, surtout à nos proches, plus on refoule, plus l’expression sera explosive. Aussi j’ai un sacré boulot à faire dans la communication non violente.

C’est cela le monde auquel j’aspire. Un monde où les gens expriment leurs ressentis, essayent de se faire comprendre vraiment, et tout cela dans une bienveillance.

Et là j’ai une peur, une partie obscure de moi-même qui me dit : « tu es seule dans ce monde ».

NON !

Voilà pour ce qui est de l’article écrit après coup. J’apprends de cette expérience la limite de l’expression de ses ressentis. Dans ce blog, je suis un fervent militant de l’expression sincère de ce que je ressens quelque soit la nature du sentiment. Toutes les émotions positives sont à partager oui! mais toutes celles négatives aussi, c’est ce que je travaille ici. MAIS!

Dans la vie c’est différent. J’ai bien vu avec la semaine dernière que d’exprimer (maladroitement qui plus est) un ressenti négatif peut être un véritable poison dans les relations. La semaine dernière en formulant tant bien que mal le reproche que je ressentais vis à vis de mon amie S, je ne me suis pas rendu compte qu’en faisant je lui transmettais le poison émotionnel que j’avais ressenti à cause de la situation. Poison lié à mes peurs et blessures qui m’appartenaient personnellement et que quelque part, je devais garder pour moi. Mais ce soir-là, c’était trop fort, il fallait que je j’exprime à M et S ce ressenti pour aller mieux. C’est pas très sain, c’est comme s’il fallait qu’elle partage mon poison émotionnel pour que j’aille mieux. Bref!

Ce que j’apprends de cette histoire est qu’il y a des ressentis qui ne regardent que moi et que je ne peux pas partager brutalement, à chaud comme ça. La prochaine fois, je ferai bien d’attendre un peu, et tourner 7 fois ma langue dans la bouche. La communication non violente… Je pense avoir un bon bout de chemin à faire avec cet enseignement de Gandhi.

M’enfin, là je parle dans la vie au quotidien, sur ce blog, je continue à exprimer spontanément, voilà pourquoi il est anonyme et qu’il est risqué que mes proches le lisent à cause des interprétations malheureuses.

Je pense à une personne en particulier que j’aime et avec qui je suis en relation. Parce que la relation amoureuse n’est pas simple et qu’elle va être le sujet d’autres articles certainement vu l’impact qu’elle a dans mon quotidien.

Bref, tout ça pour dire, que mes articles ne sont pas réfléchis, ne sont pas des messages adressés, sont avant tout un tête à tête avec moi même partagé, un journal intime… Proches qui lisez ce blog : à vos risques périls!

Encore un article décousu…

Patience et espoir

W


C’est eux qui ont un problème!

Il y a quelque chose qui cloche.

Je travaille sur moi, je plonge dans mes peurs, je m’en libère petit à petit laborieusement, je me remets en question après chaque situation. Je change de peaux continuellement dés que celle-ci n’est plus conforme à qui je suis vraiment. Je travaille, j’évolue, je suis de plus en plus tolérant, aimant, conscient, sage…et toi…

…et toi, tu ne changes pas et en plus, j’ai l’impression que tu n’es pas ouvert à t’améliorer à, t’ouvrir, à être plus conscient et dans le même temps à être conscient du chemin que moi je parcours. Pire, mon évolution quelque part te dérange, tu ne comprends pas, tu es très bien comme tu es, tes blessures et tes peurs te sont si inconscientes que si j’ai le malheur de t’en parler tu te fâches.

C’est un problème.

Comment vivre avec des personnes qui ne sont pas dans cette recherche intérieur, plutôt dans la recherche extérieur pour masquer ce qui a à l’intérieur? Je pourrais simplement partager des moments simples, des discussions et activités divertissantes, vivre sans investir la dimension spirituelle avec eux, réserver cet intérêt avec mes amis qui y sont ouverts. Oui, mais non, car le simple fait d’être en présence avec ces personnes là, je sens leur inconscient. Derrière leurs actions et paroles banales du quotidien, je vois naturellement quelles sont les peurs, quelles sont les blessures qui dictent leur comportement. C’est une sorte de don, ou plutôt un fardeau lorsqu’il s’agit de la famille particulièrement.

C’est drôle ce que j’écris là : Comment vivre avec des personnes « non troublées » « insensibles » inconscientes » « ou je ne sais quoi »? C’est drôle parce que jusqu’ici, dans la société, on se pose plus la question « Comment vivre avec les personnes atteintes d’un trouble psychique, ou plus précisément : Comment vivre avec un maniaco-dépressif? pour faire référence au livre de mon psychiatre Dr Gay, pour lui faire un peu de pub, dans l’espoir qui me fasse un prix lors de la prochaine consultation. Bref! C’est drôle, façon d’écrire, c’est comme -ci jusqu’ici dans les relations personnelles, le problème viendrait de la personne « troublée », que je préfère appeler, s’il faut choisir une étiquette, HyperSensible. Cela rend les choses compliquées. Pour ma part, surtout avec la famille, car pour eux, je suis la personne qui a des problèmes, celle qui souffre, alors que moi, plutôt conscient de mes problèmes, je trouve que le problème est de ne pas avoir conscient de ses problèmes justement!

C’est difficile de trouver les bons mots quand je veux partager mes ressentis à mes proches, être moi-même en fin de compte, sans heurter leur égo et inconsciemment leurs blessures et peurs. Et pourtant pour que je sois bien dans une situation, je dois pouvoir exprimer ce que je ressens, rester connecté avec mes émotions, c’est important. C’est ce que dont les gens non « troublés » en général, ils restent connectés avec leurs émotions sans vagues, ce qui ne créé pas de dérangement, mais moi si je reste connecté à mon intensité, je dérange. Je dérangeais. Je fais l’effort de l’écrire au passé, parce que je sais que avec le temps, je vais arriver à trouver les bons mots, et pouvoir être qui je suis sans blesser l’autre. Car je sais que cet espace d’expression ou tout le monde peut vivre les uns avec les autres tout en restant fidèle de leurs différences, est possible! Il suffit juste de le créer, et pour cela se créer un soi-même capable d’être dans cet espace!

En tout cas, ce ne serait pas sage d’inverser les rôles et dire que ce sont « eux » qui ont un problème, et faux d’ailleurs. Il faut comprendre ce qui fait que l’autre est devenu cette personne aujourd’hui et, au regard de son histoire, il ne pouvait pas être une autre personne.

Bref affaire à suivre, le bar wifi dans lequel j’écris va fermer ses portes car c’est le 15 août et c’est férié pour eux. Moi je travaille. « Ah tu bosses toi? » Oui, c’est pas parce que mon travail d’écriture et d’organisation de rencontres est plaisant et non rémunéré que ce n’est pas un travail… Bon ça c’est une autre affaire, sur laquelle je dois travailler justement! M’enfin, j’en profite pour te tenir au courant que j’ai un projet pour enfin produire un bouquin tiré de ce blog, et si je vais y arriver c’est parce que je t’implique dedans, via une plateforme de financement type kisskissbangbang. Ça commence le 21 août!

Je reçois beaucoup de soutien de ta part et donc beaucoup d’énergie, d’amour. Merci infiniment. Je te souhaite du nouveau et du joyeux pour cette deuxième partie d’été.

Ps : pour correspondre tous les deux, avec plaisir, bipohypermaniac@gmail.com

Ps 2: Je n’ai pas accès à la mail list à qui j’envoie les annonces de rencontre, alors je te le dis à toi ici : Viens donc, si tu le peux, le jeudi 18 août, au parc monceau, de l’après midi jusqu’au soir, pour une nouvelle rencontre entre hypersensible, un moment privilégié de partages d’expériences et de ressentis. Écris moi sur contact@association-hypersensibles.fr

Patience et espoir,

W

 

 


La famille du bipolaire

Je pense que si l’on déclare de forts troubles de l’humeur, une instabilité mentale, c’est que notre famille n’est pas tout à fait zen… Le sage amérendien Don Marcelino entre autres m’a justement enseigné que notre premier travail sur Terre était de purifier notre arbre généalogique. Prendre conscience de tous les troubles, les nœuds, les souffrances transmises inconsciemment de générations en générations et de les soigner afin de ne pas reproduire les mêmes schémas que nos parents. Ainsi, nos enfants n’hériteront plus de tous ces maux. Dans l’idéal. Bref, je vais écrire sur ma famille ici.

D’abord, ma mère est une hyper sensible. Nulle doute là dessus. Eternelle inquiete pour ces six merveilleux enfants à qui elle est liée affectivement très intensément. Par ce lien elle me partage à moi et à ma fratrie tout son amour mais aussi toute son inquiétude et toute sa souffrance cachée qu’elle a elle même héritée.

Pour le moment je suis l’enfant qui en a souffert le plus visiblement avec ce joli diagnostique et toutes mes crises. Elle est en partie responsable de mes grands troubles passés. Mais attention, elle n’est pas fautive. Je lui pardonne, oh oui je lui pardonne. Persuadé que c’est la première chose à faire. Ce n’est pas facile, car je suis le seul dans ma famille sur ce chemin spirituel que je dissimule en grande partie encore pour ne pas nourrir leur inquiétude. En effet la spiritualité est un terrain non sans risque pour quelqu’un de fragile psychiquement. Je suis donc le seul dans la famille qui a réellement conscience de ces schémas de souffrances qui circulent dans la famille depuis tout temps. Cela m’affecte profondément et explique toute la difficulté que j’ai eu pour trouver ma place dans ma famille.

Aujourd’hui, je parviens à exprimer clairement cela. Le plus difficile appartient au passé. Aujourd’hui je sens, je vois même une transformation plus ou moins consciente qui se vit dans ma famille. C’est magnifique, mais cela ne se fait pas sans résistance. Tant les peurs sont ancrées si profondément. Tout va mieux depuis que j’ai compris que le meilleur moyen d’action étant dans la prière, la méditation et non dans une communication directe. Ces fortes connexions troubles affectives font que la communication est plutôt brouillée. Alors je préfère ne rien dire ou dire peu que dire mal. Je lis d’ailleurs en ce moment un livre sur la communication non violente pour soigner les mots que j’utilise avec eux. C’est un vrai champ de bataille intérieur. Peut être ma dernière grosse épreuve sur mon chemin : me réconcilier profondément avec ma famille. Qui se concrétisera dans le gain de la confiance de ma mère. Car la pauvre, elle subit tellement ce passif de souffrance, que jusqu’ici elle ne parvient pas à avoir confiance en ces enfants. Nous sommes toujours ces petits oisillons et c’est si dur pour elle de nous laisser voler de nos propres ailes. Le fait qu’elle soit infirmière et du coup notre première soignante rend encore plus difficile cette autonomie.

La première semaine en Bretagne se termine ce week end. Cette semaine, nous étions quatre sur six enfants présents. Deux de mes frères sont repartis aujourd’hui. Une sœur arrive demain pour la deuxième semaine avec ma petite nièce. Le dernier ne sera pas de la partie cet été étant donnée qu’il est en Irak. Beaucoup d’émotions pour ma mère… Surtout que ce dernier leur a annoncé hier au téléphone qu’il entendait les bombardements américains! Tout ça pour dire que ce matin, il n’a fallu à ma mère pas grand chose pour pleurer discrètement. Avec mon père ils sont partis tout à l’heure pour la plage et devant le refus de ma dernière petite soeur et moi de les accompagner, les larmes ont coulé. Elle s’est gardée de nous les montrer. Je l’ai senti, et directement, dans ma douche, je me suis mis à pleurer aussi. Voilà, c’est pour t’illustrer, la sensibilité présente.

Je suis heureux aujourd’hui de pouvoir partager à ce sujet. Cela montre bien une évolution, et un mieux être à venir prochainement.

Je part méditer avec ces mots que je répète beaucoup en ce moment : Pardon, merci, lumière, amour.

Et je t’exprime ceux là particulièrement pour toi : Patience et Espoir.

Bon week end

A bientôt

W.

 


Je suis guéri

Voilà,

Cela a pris quelques années mais aujourd’hui je ne souffre plus, je ne suis pas malade, je suis guéri.

Beaucoup d’éléments ont permis cette transformation du trouble en énergie. Les rencontres.

L’écriture de ce blog m’a ouvert a un puits sans fond d’énergies. Cette intention née il y a un an m’a tourné vers toi. Mes mots ont attiré ton attention. Tu m’as lu et ce faisant tu m’as envoyé volontairement ou non une force invisible qui m’a soufflé un vent de révolte. Vous êtes nombreux, cette force est le résultat d’une multiplication de vues.

Tu ne peux pas imaginer à quel point je te suis reconnaissant. Pour la plupart d’entre vous, je ne vous connais pas physiquement mais j’apprends à m’ouvrir de plus en plus à vos pensées. Je sens depuis quelque jours une vibration qui s’intensifie. Je veux te la partager. Je ne veux pas être seul avec ce bien être.

Tu m’as transmis de l’amour sous diverses forme. A mon tour, je veux t’affirmer que je t’aime.

Si tu es malade, sache maintenant que tu guériras. Les moments de doute et de souffrances, il y en aura encore, pense à moi qui est réussi à guérir grâce à toi. Imagine seulement un instant que c’est possible. Ouvres toi à l’énergie qui n’attends que ça.

Mon chemin sur Terre est encore long mais à partir d’aujourd’hui je sais qu’il est merveilleux. Et plus de personnes empruntent le chemin qui est leur, plus ils vibreront et plus on sera ensemble.

J’ai besoin de toi pour avancer. Dans le partage, dans l’échange d’amour. Alors nous nous rencontrerons et la vie sera plus facile et nous aurons le véritable présent que nous méritons.

Merci.

A bientôt,

W.


Vivre avec un bipolaire 1.1

Vivre avec un bipolaire… Tout un programme!

Tout d’abord, je t’invite à te ressourcer via l’Unafam qui est l’association officielle des proches de bipolaires. Ensuite, il existe plusieurs ouvrages telles que « Vivre avec un maniaco-dépressif » du Dr Gay. Voilà de la publicité pour mon psychiatre, peut-être qu’en découvrant cet article il me baissera le prix de consultation, bref!

Tu m’as demandé mon avis sur ce sujet, le voilà:

Premièrement, vivre avec une personne c’est l’aider à subvenir à ses besoins. Le bipolaire, tout égocentrique qu’il est, a sans cesse besoin d’amour. Un bipolaire est un éternel intranquille (lire l’Intranquille de Gérard Garouste), il a toujours besoin d’être rassuré. En quête de reconnaissance, l’amour de ses proches est la base de sa guérison. Le summum du sentiment d’être aimé va être atteint quand le bipolaire va se sentir compris. Le travail de compréhension de son cher bipolaire est de longue haleine et est compliqué par le simple fait que le bipolaire lui-même a beaucoup de mal à se comprendre lui-même. Il en va de soi que l’écoute de son proche est la clé de voûte si on veut vivre avec un bipolaire. Aimer, rassurer, écouter et comprendre : il est donc très difficile pour une personne de vivre avec un bipolaire si elle-même est égocentrique.

Les proches du bipolaire vont être amenés à se confronter avec ses envies plus ou moins fantasmatiques. Des envies soudaines que le bipolaire veut par tous les moyens assouvir. Ces situations sont très fréquentes lors de la manie (état d’excitation). Un bipolaire en phase maniaque est très difficile à contrôler et souvent, faute de mieux, ses proches laissent faire. Discuter ensemble sur ses envies est plus ou moins réalisable, cela dépend du recul qu’à le bipolaire sur son trouble. L’idée n’est pas de le pousser à abandonner mais de l’aider à voir si son projet s’inscrit dans une logique ou non. Parce qu’il aura aussi des désirs plutôt raisonnables et sans risques. « Je veux un chaton » : pourquoi pas?…. « je veux quitter mon boulot » : pourquoi? Que vas tu faire? Tu devrais réfléchir un peu avant de prendre une telle décision. Le bipolaire va avoir de grands projets qui vont changer sa vie brutalement. C’est là que les proches peuvent ouvrir la discussion sur les raisons de ses décisions. Avec du tact, et dans une relation de confiance, l’échange est possible. Mais lorsque l’excitation est trop forte et qu’il est impossible de discuter, il est trop tard : le bipolaire se nourrit de son délire et personne ne pourra lui faire changer d’avis. Que faire alors? La chose primordiale est d’arriver à amener le bipolaire à dormir, à reposer son esprit en ébullition. Soit il accepte de voir un médecin (un psychiatre en fait mais chuuut çà risquerait de le braquer), soit il faut trouver un moyen pour qu’il prenne une petite pilule pour dormir. C’est un acte étrange que de lui faire prendre un médicament contre son gré (des gouttes dans un jus d’orange par exemple, mon frère l’a fait pour moi), mais il te remerciera plus tard pour ton aide. Il faut éviter d’énerver un bipolaire en phase montante avec des paroles lui disant qu’il est malade par exemple, cela ne ferait qu’empirer son excitation. Si ton cher bipolaire n’est pas encore délirant il faut alors essayer de voir avec lui ses envies qui sont raisonnables et celles qui ne le sont pas. C’est distinguer la part de rationnelle et d’irrationnelle dans ses volontés.

Un bipolaire a une énergie qu’il a du mal à canaliser. Cette énergie non utilisée va exploser en crise maniaque ou disparaître lors des dépressions. Lorsqu’il est dans un état stable, il faut trouver des activités dans lesquelles il peut canaliser son énergie et tirer une satisfaction. Les proches peuvent aider leur malade à s’investir dans un sport, un art ou autre chose qui puisse lui convenir et donner du sens dans sa vie. Le bipolaire a besoin d’être entouré de personnes qui le stimulent à faire des choses parce que seul il n’en voit pas les bien faits. Bon! tu te doutes bien que ça vaut pour tout le monde. Hé bien oui, nous ne sommes pas des extra-terrestres, seulement des êtres aux spécificités humaines amplifiées.

Important! Gardes-toi bien d’interpréter hâtivement les actes et paroles d’un bipolaire. Si un jour ton proche bipolaire agit étrangement ou tient des propos inappropriés, s’il te plait ne lui en tient pas rigueur. Il est naturel d’interpréter cela comme une vérité qu’il cachait durant ses périodes stables comme une personne ivre qui dévoile ce qu’elle a sur son cœur, mais non. Je te rappelle qu’un bipolaire a un dérèglement chimique au niveau du cerveau ce qui va engendrer des actes contre sa raison. Si tu reçois un soir des textos cochons d’un ami bipolaire, cela ne veut pas dire qu’il te manque de respect, cela ne va pas dire qu’il veut te « baiser » mais cela veut dire qu’il est en état d’excitation, sur un penchant maniaque. Voilà, si ton bipolaire agit bizarrement, qu’il a un comportement qui n’est pas de son habitude, méfie toi de ne pas le juger trop rapidement.

Je parlai plus haut des projets fantasques du bipolaire. Il faut effectivement faire attention, surtout aux conséquences financières. Mais si ton proche bipolaire t’invite en weekend à Belle Île et qu’il ne montre pas  grands signes d’excitation, ne te prive pas du bon moment que vous pourriez passer. Il y a des projets que le bipolaire va vouloir partager avec ses proches étant donnée  sa grande générosité, alors sans abuser de celle-ci, il n’est pas interdit de te faire plaisir.

Si tu es très proche, voir amoureuse(eux)  d’un bipolaire, tu as le droit et le devoir d’exprimer ton ras le bol. En effet, si ton amour bipolaire enchaîne des petites dépressions et des petits up, un tête à tête s’impose avant qu’il ne soit trop tard. De la même manière qu’il ne faut pas brusquer un bipolaire en dépression ou en manie, il est salvateur d’exprimer son mécontentement dans d’autres moments. Un coup de gueule peut en effet faire tilt et annoncer une  futur amélioration. Il ne faut pas céder sans cesse aux humeurs du bipolaires par peur de lui faire de la peine.

Si tu es toujours là, bravo, car je réservais le plus important pour la fin. A l’instar de la psycho-éducation, le bipolaire doit prendre du recul sans cesse sur son humeur pour identifier des possibles états de crise. Pour cela, il peut créer des critères significatifs de l’évolution de son humeur. Le nombre d’heures de sommeil (le plus évoquant), la consommation d’alcool et de cigarettes, l’agenda (plus ou moins rempli), etc. Le bipolaire doit suivre l’évolution de ses facteurs afin de pouvoir anticiper et enrailler une prochaine dépression ou crise maniaque. En tant que proche, tu dois être autant investi que lui dans ce travail. Il est même normal que le conjoint soit le plus attentif. Eviter l’oubli de la prise du traitement va s’en dire. Vivre avec un bipolaire, c’est l’épauler dans ce travail d’auto-critique.

Enfin, le meilleur conseil pour profiter de la vie est… de ne pas vivre avec un bipolaire! Je plaisante qu’à moitié car si tu recherches une vie stable sans surprises ni bouleversements alors, oui, ne partage pas la vie d’un bipolaire. Si tu aimes l’aventure, les relations passionnelles, les découvertes, les virées sur un coup de tête alors pourquoi pas? Le bipolaire reste avant tout une personne infectée d’amour et si désireux de le partager.

Je serai heureux de lire tes réactions quelles qu’elles soient afin de m’apporter de la matière pour un second chapitre sur ce thème.

L’heureux succès de mon blog m’a poussé à publier mon premier livre disponible et commandable ici : la vie d’un bipolaire, le livre, dont 50% des droits d’auteur seront reversés à l’association que j’ai créé à partir des liens qui se sont créés à partir de ce blog : www.association-hypersensibles.fr.

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L’échange entre personnes concernées dans un climat de bienveillance est possible lors des rencontres organisées régulièrement par l’association mais aussi sur le forum : http://hypersensible.forumactif.org/

Patience et espoir,

W.