Archives de Catégorie: c – Le bipolaire fascine

Mon premier bouquin est réel!

IMG_0402

La vie d’un bipolaire, le livre.

Hé ben voilà, cela fait 3 ans que je traîne ce projet… Je m’abstiendrai pour le moment de commentaires sur tous les ressentis  qui me traversent : joie, peur du jugement, dégoût, etc. et je resterai sur un ton informatif :

Mon premier livre est disponible!

Actuellement sur le site de l’imprimeur : https://www.bod.fr/livre/w-w/la-vie-dun-bipolaire/.html

Et bientôt commandable en librairie.

Le prix? 22,22 euros évidemment!   Et 50 % des droits d’auteur reversés à l’Association des Hypersensibles, naturellement!

PS : 20 jours que je suis sur mon île, l’expérience est très riche. Seul hic, j’ai bien du mal à allier pour le moment le vent, la mer, les solitudes particulières que je vis ici avec l’activité sur Internet.

Mais j’écris, j’écris beaucoup.

Et je reviendrai vite ici pour partager les vents contraires qui me traversent notamment avec la venue de ce fichu bouquin!

Ces dix dernières années, je ne compte plus le nombre de projets inachevés. Ce livre, c’est la première fois que j’ai concrétisé dans la matière un rêve qui semblait bien loin à l’époque. Qu’est ce qui a fait que je l’ai terminé ce projet? Je pense que j’y ai cru, et lorsqu’il n’avançait pas, je continuais d’y croire même s’il n’y avait pas de raisons extérieurs d’y croire. Haha, je suis en train de m’auto interviewer là… Bref!

Tout ça pour te dire, pour tes projets, tes désirs, nos rêves : il suffit d’y croire, avec

Patience et Espoir.

W

Publicités

Inhalation, amour et dépression

C’est ce qu’on appelle une inhalation. Je détestais ça quand j’étais gamin. Depuis lundi j’en fais deux par jour. En gros c’est des huiles essentielles de thym et autre dans de l’eau bouillante. J’ai l’impression de me shooter, j’aime bien.

Après la dépression, c’est donc la crève qui achève ce mois de septembre plutôt noir. La crève c’est un peu comme la dépression finalement :je suis resté chez moi toute la semaine, j’ai pas fait grand chose de très constructif, j’ai laissé passé le temps avec la télévision et les films téléchargés. Sous cette apparence de glande plaisante, en réalité j’étais plongé dans des peurs, des doutes. J’ai ressenti la fragilité de mon existence, et c’est pas très rassurant comme sensation…

Quelque soit qui je suis devenu, ce que j’ai acquis, ce que j’ai accompli, ce soir, demain ou dans une semaine un événement, un imprévu va finir par arriver, que la nouvelle soit bonne ou mauvaise, mon avenir va être conditionné par celle-ci. Le passé aussi fort soit-il va laisser la place en une seconde a une nouvelle forme de vie, de personnalité. Quand je regarde derrière, je vois les différentes phases de ma vie, et je vois bien que j’ai changé de personnalités en personnalités très différentes (ce que j’étais au collège, n’a rien avoir, avec ce que j’étais au lycée, qui n’a rien avoir de qui j’étais en école de commerce, qui n’a rien avoir de qui j’étais dans l’animation, qui n’a rien a voir de qui je suis, qui n’a rien avoir de qui je serai demain).

Je vais remettre l’eau à bouillir …

Tout ça pour dire, qu’il n’est pas bon d’être malade, ça fragilise et lorsqu’on est déjà fragile par nature ça fragilise la fragilité, et ça donne des états d’esprits pas très serein. Cependant cette brumeuse solitude est propice à l’inspiration, au génie. Après, en faire quelque chose, c’est une autre affaire. Le génie est très proche de la folie, c’est comme ça que je le ressens, et lorsque je suis dans les sombres territoires de la psychose, c’est pas très agréable. Tout cela est bien intérieur, et toi qui me connaît, tu ne peux le voir de l’extérieur. Tout comme moi qui ne peux voir, tes peurs tes plus profondes, les parties sombres de ton esprit dont tu n’as pas conscience. Je m’adresse là aux personnes qui n’ont jamais expérimenté la psychose. Je crois que l’on a tous une partie irrationnelle, psychotique mais on est très peu à l’exprimer. Enfin très peu… De plus en plus à voir les chiffres et prévisions de la Santé Mentale en France. 1 personne sur 4 en 2050 sera atteint d’un trouble mentale, haha! Trop cool plein de copains à venir.

La vapeur me monte à la tête, j’ai des sensations d’évanouissement, ce que tu ne sais pas c’est que j’écris cet article la tête dans l’inhalateur. J’essaierai de mettre une photo.

Trop cool… Enfin pas tellement pour les personnes qui s’apprêtent à cheminer sur les routes sinueuses des peurs, de l’isolement, de l’incompréhension. Mais bon, c’est un mal pour un bien. Et puis il y a l’Association des HyperSensibles qui sera là pour créer du lien entre personnes isolées et les aider!

D’ailleurs si j’ai plongé ce mois de septembre c’est à cause de la pression et du travail que je me suis mis tout seul sur l’association.

Je suis défoncé.

Je me suis vu trop fort, mais mes épaules n’étais pas assez solides j’ai coulé. Faut que je délègue parce que seul je ne pourrais pas porter seul ce mouvement. J’ai déjà Bakuman, le vice président qui fait beaucoup. Là où j’aurai besoin d’un coup de main, c’est au niveau de la communication. Le jour où je trouve une personne qui s’occupe de la communication des actions de l’association, ce sera un grand soulagement. Sinon petit info pratique, les adhésions seront ouvertes la semaine prochaine. 22 euros par an pour soutenir l’association et faire partie d’un réseau bienveillant de partages et d’échanges, bref, je te laisse emprunter les liens vers la page facebook ou le forum ou le site qui va s’épanouir bientôt. Je te rappelle juste le but de l’association : reprendre une vielle ferme et en faire un centre de ressourcement pour hypersensibles. Ce but sera atteint, l’incertitude c’est juste quand? M’enfin l’objet et l’action numéro un de l’AHS reste de créer et d’entretenir des liens entre HS grâce notamment aux rencontre.

Dans les eaux troubles de ce septembre, ma relation amoureuse a perduré . Je ne sais trop quoi te dire dessus, sachant que tout comme toi, M lit ces lignes… Enfin si, je peux te dire que c’est pas facile. Depuis le début je me suis engager à être dans le partage sincère de mes ressentis, de mes peurs liées à la relation, de mes faiblesses, de ma fragilité et elle m’a suivi dans cet engagement et me livre aussi ce qui la trouble. C’est pas toujours facile d’accueillir les pensées et ressentis que d’habitude l’autre nous cache.  Entendre ces vérités peut faire mal, hein! Tu penseras peut-être que ce sont des choses qui existent dans les têtes d’un grand nombre de couple mais qui ne se partagent pas, question de survie du couple! Oui bah moi grand fervent supporter de l’expression sincère des sentiments, je lui remercie de sa sincérité malgré la douleur passagère que ces affirmations ont commises.

J’ai choisi la sincérité, je vais pas me plaindre maintenant. C’est vrai que ce niveau de partage rend difficile la légèreté. Même si ce n’est plus aussi intense maintenant, on passe beaucoup de temps à échanger  sur ce qu’on ressent profondément, les doutes, les peurs. On est loin de l’illusion, de la passion qui ne dure pas et qui se finit souvent mal. La transparence fait que la séparation se passe avec douleur mais sans souffrance car on comprend le choix de la personne, vu qu’on la connaît ( et non pas une projection de nos attentes ). Je l’ai expérimenté lorsque M m’a quitté en Juillet. J’ai eu mal 2 jours mais ensuite j’ai compris sa décision, elle avait du sens et pfffuit je m’en suis remis. 2 semaines après elle est revenue.

Tout ça pour dire que l’échange sincère des sentiments est un bon investissement à long terme. Hélas, l’expression des sentiments pour beaucoup se résume à : « je t’aime, tu me manques, j’ai envie de toi… » c’est très bien, mais si à côté de ça on ose pas exprimer le côté plus sombre, nos peurs sur la relation, nos faiblesses, ce que l’on aime pas chez l’autre, et ben la relation sera certes légère et bien belle, une part de la vérité sera refoulé jusqu’au jour ou un événement fait sortir la vérité et la, stupeur, horreur, la séparation est très douloureuse car en fait la relation n’était qu’une belle illusion.

Tout ça pour dire, que oui c’est pas facile de faire vraiment la connaissance d’une femme (parce que par nature on est déjà très différent!), de la considérer comme un être indépendant « autre » épuré de toutes attentes qu’on projette si facilement. C’est très surprenant d’ailleurs, plus je fais la connaissance de M moins j’ai l’impression de la connaître. Et plus je la trouve belle, c’est fou ça… J’ai l’impression d’expérimenter la liberté de l’autre. C’est assez nouveau pour moi comme relation, d’où ces phrases et pensées farfelues.

Bref! au final je me suis exprimé sur ma relation avec M, à la manière habituelle. Je suis désolé ma … (on aime pas les surnoms affectifs) … « sorcière » c’est très bizarre comme surnom mais ça lui va bien, pas pour le physique, hein, mais pour ces pouvoirs magiques.

A la lecture de cet article, ma relation amoureuse va peut-être te sembler être une grande prise de tête. Oui c’est vrai par moment, mais à ressentir l’émotion qu’elle m’a offert lorsqu’elle m’a dit je t’aime, je veux bien continuer à me prendre la tête, si l’amour est au bout!

J’arrête l’inhalation, j’ai une barre dans la tête, ça me rappelle le pétard mais un pétard bio! ça suffit les conneries…

snapshot_2016930-3

Patience et Espoir,

W

bipohypermaniac@gmail.com


Attention v’là le printemps!

Pour les animaux, c’est la fin de l’hibernation, pour nous, HS, c’est la fin de la dépression.

Bon, j’ai conscience que ce n’est pas aussi catégorique que cela. De la même manière qu’il y a des animaux qui n’hibernent pas, la population HS ne réagit pas uniformément à l’hiver. Ah oui! Je dois préciser que là où j’utilisais le mot « bipolaire » j’écris depuis plusieurs mois celui d »‘hypersensible ou HS », je préfère cette nouvelle étiquette qui décrit mieux ma réalité.

Je n’ai pas eu l’habitude de ressentir une baisse d’énergie lors de mes hivers passés. J’ai même eu 4 épisodes up au creux de cette saison. Cependant, la venue du printemps s’accompagne d’une énergie renouvelée.  Cette année particulièrement je suis en phase avec la nature et ses saisons. Faut dire que depuis ma sortie d’hôpital à Noël c’est pas la grande joie.

Le printemps, c’est le renouveau. Et, depuis quelques semaines, je sens bien qu’une transformation essaye d’opérer en moi. Mes vertiges sont de retour, ce sont des sortes de début de crise de panique marqués par la sensation de faire une crise cardiaque. La prise d’un valium calmant l’affaire, il s’avère que cela reste surtout une angoisse qu’une anomalie cardiaque. Cela peut être traité médicalement par un anxiolytique sans se poser de question mais en réalité, c’est simple : ces vertiges sont caractéristiques d’une peur. Ressenti comme une peur de faire une crise cardiaque, la peur de la mort. Oui, c’est la peur de laisser un ancien moi pour accueillir un nouveau moi qui est inconnu. Et la peur de l’inconnu, c’est bien connu! En plus de ces vertiges témoins d’un changement, depuis ce début de semaine j’éprouve une lourde fatigue. Ces derniers-jours, j’étais complètement assommé, sans énergie, seulement bon à regarder des films. D’ailleurs j’ai vu Divergente, c’est fou comme ce film représente bien les HS, comme X-men l’avait fait dans le passé. Comme quoi Hollywood n’est pas que bon à mâcher, bref!

Voilà, je suis en métamorphose. Un papillon se libérant de son cocon, son ancien corps, pour voler pleinement sous le soleil de mars. Le printemps, c’est la saison de l’amour. Chaque année, ça ne manque pas, je ressens hypersensiblement la flamme du désir me chatouiller le ventre. L’énergie sexuelle se réveille naturellement à cette période. Je le vois dans le parc près de chez moi : les oies, les canards, les poules d’eaux et mêmes les pigeons laisse aller leurs pulsions de reproduction. La différence avec ce printemps 2016, c’est que je suis plus conscient de ces changements énergétiques qui sont à l’origine de mes comportements, de mes créations, de qui je vais être cette année. L’énergie sexuelle étant l’énergie la plus forte chez l’être humain, simplement parce que c’est elle qui a le pouvoir de créer la vie, c’est l’énergie créatrice.

Energie créatrice, cool! ça va m’aider pour écrire un bouquin et développer génialement l’association des hypersensibles. D’ailleurs va donc sur le site : www.association-hypersensibles.fr ou sur la page facebook : facebookAHS. Pas si simple, je ne suis qu’un jeune padawan dans la maîtrise de cette force. Je ne parviens pas encore à canaliser cette énergie. Faut dire qu’elle me touche assez intensivement ; à voir l’ampleur de mes crises maniaques : maniac story… En réalité, je suis au stade de l’accueil. Oui, c’est le premier stade dans toute chose de la vie, mais attention, il m’a fallu beaucoup de temps pour en être conscient. L’accueil de cette énergie qui se manifeste actuellement sous sa forme primitive, brut, sexuelle, je le fais avec l’aide de la méditation. La respiration, l’observation, le lâcher prise. Ces dernières années, je me suis ouvert à plusieurs influences spirituelles différentes, et me suis confectionné des outils personnalisés empiriquement.

Enfin, je te confesse que ce n’est pas facile d’écrire autour de cette énergie, ce feu sacré que raconte mon amie Elise ( le feu sacré : explications). Même si je déclare en avoir conscience, je suis tout autant certain de comprendre qu’une toute petite partie de cette énergie créatrice. L’aventure humaine étant de maîtriser son énergie sexuelle (à ce sujet le Tantra est une bonne école) pour se libérer de sa condition animale, s’approprier le pouvoir sans limites de créations de cette énergie afin de se rapprocher du divin.

A bientôt

Je te rappelle les deux liens qui m’importent aujourd’hui :

www.association-hypersensibles.fr

facebookAHS

W

 


Je suis amour, tout est amour

« Je suis amour, tout est amour ». C’est par cette phrase que je me répète inlassablement et récemment dans mes méditations  que je vais aborder ici le thème : « bipolaire et amour » ou « hypersensible et amour « (je préfère de plus en plus le terme de HS à tout terme médical pour désigner ce que je vis). S’imprégner d’amour est fondamental pour se libérer de ses troubles : auto-bienveillance, douceur, accueil de soi, non-jugement, non-culpabilité sont des attitudes naturelles que l’on doit retrouver. Bien plus que les autres, moi hypersensible, je dois faire ce travail avant de penser à une relation amoureuse. Les deux n’étant pas incompatibles.

C’est pour cela que je n’aime pas parler de maladie car cette optique-là est un véritable frein pour se soigner, paradoxalement. Croire que je suis malade m’amène naturellement, insidieusement à rejeter cette partie troublée en moi, à la dissimuler, à la renier, à la juger dysfonctionnelle jusqu’à la haïr parfois. Rejeter une partie de soi revient à se rejeter soi-même. Non! Cette partie malade est à chérir, à accepter, à accueillir, à comprendre, à aimer. Agir avec amour envers soi est fondamental pour recevoir l’amour un jour de l’autre et aimer l’autre car l’autre aussi à ses parties troublées (moins sensiblement) et on ne pourra les aimer que si nous portons le même regard affectueux sur nos parties sombres. Bien sûr, il est possible d’être en relation avec l’autre sans avoir fait ce travail, c’est ce que vive la majorité des gens : une relation superficielle. En tant que hypersensible, je ne peux pas (malgré ma volonté) vivre une relation superficielle, mes sens sont trop aiguisés naturellement et percent (encore malgré ma volonté) la surface des choses. Ainsi, si ce qui se cache en moi et en l’autre n’est pas soigné (au sens littéral) la relation est vouée au chaos. Moi, HS, je ne peux pas me résigner à vivre à la surface de moi-même et de l’autre, c’est contre ma nature, c’est comme ça. A chaque fois que je reviens à une vie superficielle, je suis en proie à la dépression et à la crise maniaque, qui auront raison d’être pour me rappeler à l’ordre.

Ce qui paraît comme une exigence est une chance. Cet handicap, cette contrainte est l’opportunité de sortir de la caverne (pour reprendre l’allégorie de Platon) et pénétrer une réalité au delà du monde des apparences, une réalité authentique dont la porte se trouve au fond de nous, à l’ombre de nos troubles. S’intéresser à son trouble c’est suivre le chemin qui mène à soi, et donc à la véritable réalité. Dans cette réalité, je perçois l’essence des choses. Je crois que l’essence de ce qui vit est : l’amour. Tout ce qui existe a été réalisé par amour ou par manque d’amour. Tout est amour, donc je suis amour. J’y crois profondément car au profond de moi, j’aime tout le monde, il n’y a personne à qui je veux du mal, et cela depuis toujours. Je suis amour, je suis humain… tout le monde est humain donc tout le monde est amour. Je suis amour, tout est amour.

Cette dimension en moi de l’amour, peut-être plus importante que les autres,  a toujours été là, cependant ce n’est que très récemment, et Rilke l’a déclenché, que j’y pose avec douceur la lumière de ma conscience, que je prends le soin de donner toute mon affection sur cette partie si fragile, timide de mon être. Cette partie fragile et timide aux mille pouvoirs qui s’appelle l’amour est belle et bien cette partie qui est étouffée, dissimulée sous nos troubles. Je la découvre et la libère peu à peu. Une vraie manche de Mikado!

Je médite donc : « Je suis amour, tout est amour ». C’est à dire que j’infuse cette vérité au plus profond de moi. L’état de grande sérénité et de calme que permet la méditation est favorable pour semer ces graines d’amour dans une terre fertile. Pourquoi je n’ai pas eu l’idée avant? Parce que je n’y croyais pas totalement. Et lorsque que l’on ne croit pas à quelque chose, on n’est pas prêt à l’accueillir. Si tu ne crois pas en l’amour, tu n’as aucune chance de le vivre, c’est une certitude. Cependant j’ai toujours cru en l’amour. Seulement, plus il s’agit de choses profondes, de choses essentielles, universelles de choses qui régissent toute la vie, plus il faut y croire précisément, à 100 %. Jusqu’ici « Je suis amour, tout est amour » était une belle phrase pour moi, je n’étais pas contre. Mais y croire profondément est sensiblement différent. Pour cela il faut être prêt. Je suis prêt et je n’ai pas peur. D’ailleurs, « je suis prêt et je n’ai pas peur » est une autre phrase que je médite et que je me persuade dans mes méditations. Aussi, c’est une phrase qui n’est pas évidente à affirmer avec foi. Car lorsque je m’en imprègne, j’accepte qu’il peut m’arriver n’importe quoi dans la vie, je suis prêt à l’accueillir (rien que de l’écrire, là, il se passe un vertige en moi). Haha! tu suis? J’espère parce que je te partage quelque chose de très intime et qui a une grande valeur à mes yeux et à mon cœur.

Lors de  mes méditations, voici donc ce que je me répète avec foi : « Pardon, merci, lumière, amour…Je suis prêt, je n’ai plus peur… Je suis amour, tout est amour » Je pense que c’est très important aussi pour se soigner que de s’imprégner de paroles, de sensations, positives, d’amour en utilisant les mots qui nous sont le plus appropriés pour transporter les graines d’espoir au plus profond de nous.

Je vais m’arrêter là, ça pétille assez comme cela. J’en profite pour te dire qu’une nouvelle page est crée sur le blog afin d’informer sur l’avancée des différents projets. Rencontres, Asilum, Café Hs, Pépinières HS, tee-shirts, livre. PROJETS HS Tant de projets en parallèles qui te sont ouverts et qui ont un but en commun : révolutionner la condition des hypersensibles.

Je t’embrasse (soyons fou)

Et vu que c’est une certitude – je suis amour et tout est amour- : je t’aime. Ça va de soit! 😉

A bientôt,

W.


Métaphormose

Je suis une chenille coincée dans un cocon qui rêve de papillon. J’ai choisi la chrysalide. Je suis prêt à tout pour ne pas mourir chenille. Je suis cet arbuste fragile, risquant son équilibre à chaque coup de vent. Il n’y a que le temps qui peut me fortifier. Je me vois déjà grand arbre enraciné préparé à toutes tempêtes. Je suis ce rosier épineux attendant sa rose qui rendra mes couleurs. Je suis sous la pluie, dans le froid, affamé, perdu quelque part. Le soleil viendra avec sa chaleur et sa lumière. Tout cela est connu et se répète éternellement. C’est simple d’y croire. Le jour après la nuit. Le printemps après l’hiver. Les cris de la naissance avant l’éveil. Le repos, l’inertie avant le mouvement.

Les transformations extérieures me semblent naturelles, j’y suis habitué. Ma transformation est bien plus mystérieuse, je n’ai pour repère que les vérités universelles qui se révèlent dans la nature. Je m’identifie alors à la chenille, à l’arbuste et je me rassure à propos de mes jours difficiles. Ces souffrances font parties du processus de transformation. La force naît de la fébrilité, la beauté de la fragilité.

Et puis, je doute. Est-ce tout cela réel? Suis-je pas enfermé dans une grande illusion? C’est de plus en plus difficile de garder espoir dans ce monde où la réalité ne laisse aucun temps pour la chrysalide de s’effectuer. Il faut courir, avoir une situation, être stable. Au lieu de voir des métaphormoses humaines autour de moi, je les retrouve au cinéma.  Alors, sont-elles fictives ou reste-t-il un espoir, elles sont réalisables? Quelle que soit la vérité, je suis en transformation. Je ne sais pas ce qui m’attend, un vide ou des ailes, mais je ne peux plus faire marche arrière.

Je dois y croire jusqu’au bout. Relâcher l’espoir me paralyse de peur. C’est comme si j’étais embarqué dans un avion pour une destination qui n’est pas sur les cartes mais dont je suis convaincu de l’existence. Tant que j’y crois, je vole, j’ai un cap. Si je me résigne, je suis perdu dans les airs, c’est le cauchemar. C’est peut-être ça la folie, donner un sens particulier à l’existence, un sens qui ne peut-être démontré aux autres, un sens personnel. Vaut mieux pas trop en parler en public, finalement. Je ne connais pas beaucoup d’espaces d’expressions dans lesquelles je pourrais affirmer : je suis un arbuste fragile.

Ces derniers jours, j’ai vécu des moments où j’avais l’impression de devenir fou. Rien à voir avec la manie. J’avais l’impression que mon cerveau allait exploser. Une envie de crier très forte mais impossible à réaliser. Bon, ça semble violent décrit comme ça mais en réalité c’était très interne, aucun signes extérieurs. Faut dire que mon esprit doit être chamboulé par le changement qui s’opère. Depuis deux ans, ma vision de la vie n’est plus vraiment la même. Bref. Tout ça pour dire que toutes transformations ne se font pas dans la douceur. Surtout en ce qui me concerne, je dois détruire des murs intérieurs colossaux. Des peurs colossales.

Voilà c’était mon 201e article, pas mal! 201, c’est beaucoup, tu as vraiment tous lu!?

A bientôt,

W.


Je suis guéri

Voilà,

Cela a pris quelques années mais aujourd’hui je ne souffre plus, je ne suis pas malade, je suis guéri.

Beaucoup d’éléments ont permis cette transformation du trouble en énergie. Les rencontres.

L’écriture de ce blog m’a ouvert a un puits sans fond d’énergies. Cette intention née il y a un an m’a tourné vers toi. Mes mots ont attiré ton attention. Tu m’as lu et ce faisant tu m’as envoyé volontairement ou non une force invisible qui m’a soufflé un vent de révolte. Vous êtes nombreux, cette force est le résultat d’une multiplication de vues.

Tu ne peux pas imaginer à quel point je te suis reconnaissant. Pour la plupart d’entre vous, je ne vous connais pas physiquement mais j’apprends à m’ouvrir de plus en plus à vos pensées. Je sens depuis quelque jours une vibration qui s’intensifie. Je veux te la partager. Je ne veux pas être seul avec ce bien être.

Tu m’as transmis de l’amour sous diverses forme. A mon tour, je veux t’affirmer que je t’aime.

Si tu es malade, sache maintenant que tu guériras. Les moments de doute et de souffrances, il y en aura encore, pense à moi qui est réussi à guérir grâce à toi. Imagine seulement un instant que c’est possible. Ouvres toi à l’énergie qui n’attends que ça.

Mon chemin sur Terre est encore long mais à partir d’aujourd’hui je sais qu’il est merveilleux. Et plus de personnes empruntent le chemin qui est leur, plus ils vibreront et plus on sera ensemble.

J’ai besoin de toi pour avancer. Dans le partage, dans l’échange d’amour. Alors nous nous rencontrerons et la vie sera plus facile et nous aurons le véritable présent que nous méritons.

Merci.

A bientôt,

W.


Tout le monde est bipolaire 1.1

Tu n’es pas d’accord avec le titre? Je comprends, mais je vais te prouver que ce n’est pas si faux que ça. Je t’avouerai que j’ai choisi ce titre car c’est une phrase à la mode et je voulais la prendre comme sujet à plusieurs articles  pour tenter de faire la part des choses. Tout le monde est bipolaire : Oui, non, pourquoi? Jusqu’ici, dans ce blog, je t’ai expliqué que tout le monde n’est pas bipolaire parce que la bipolarité est une maladie qui fait souffrir, etc. Mais en fait, c’est plus subtil que ça…

La bipolarité ne se guérit pas, c’est une maladie mentale qui nous accompagne jusqu’à la mort. On peut faire des parallèles dans ce sens avec le cancer, le sida ou autres affections de longues durées comme le racisme, l’individualisme, l’intolérance, bref, je m’égare! La différence de la bipolarité avec les autres handicaps, c’est que La bipolarité fascine! (lien vers l’article sur ce propos). Hé oui, la complexité et le mystère qui règnent sur ce trouble le rendent attrayant et intéressant. Le fait d’avoir des phases stables permettant de dissimuler facilement notre maladie est très déstabilisant pour les autres et éveillent leur curiosité. Aussi, tout le monde sait que Napoléon, Churchill, Hugo et toute une tripotée de célébrités sont bipolaires. Quand on se renseigne un minimum et qu’on dépasse les clichés véhiculés dans les médias, on est alors attiré par cette maladie peu commune.

A ce propos, il y a beaucoup de personnes qui ne sont pas apparentées à la bipolarité qui viennent sur ce blog pour assouvir leur curiosité. Et, ce qui ne m’étonne pas, se sentent concernées par quelques textes. Ce n’est pas de l’empathie au contraire, certains se demandent s’ils ne sont pas bipolaires eux mêmes! D’ailleurs, si les personnes ont moins de trente ans, il reste encore des chances qu’elles puissent l’être (après trente ans c’est rare, la majorité des diagnostics se font avant 25 ans), alors il est difficile de les rassurer complètement. Des gens normaux s’identifient à certains aspects de la bipolarité parque que notre maladie découle principalement d’un grand mal être, « une maladie humaniste » pourrais-je dire légèrement. Et chacun sur cette Terre (ou presque) a déjà souffert d’un mal être. Aussi « péter les plombs » arrive à tout le monde. Dans mon blog, je parle de souffrances et de délires, pas étonnant que ça parle à tout le monde. « Ça parle à tout le monde » mais personne en parle.  Nous vivons dans une société où il n’est pas de rigueur de livrer ces faiblesses-manques de confiance-doutes-craintes même parfois à ses proches. Sinon on aurait plus besoin de psychologues… Alors on garde ça pour soi la plupart du temps et le jour où l’on déprime plus sérieusement ou qu’on pète les plombs , on va consulter et alors, on intègre ou pas la race bipolaire. Tout ça pour dire que l’on a tous des symptômes de bipolarités à des degrés différents.

La limite est très subtile entre un bipolaire et quelqu’un qui se poserait des questions.

« Une maladie humaniste ». Je veux dire par là qu’un bipolaire éprouve des émotions humaines trop fortes pour pouvoir vivre avec dans une telle société. Ce sont les mêmes émotions que tout à chacun ressent dans sa vie mais le bipolaire a le privilège de les vivre à des points extrêmes où il devient très difficile de les canaliser et de les exprimer (voir Les canaux de l’Amour). Les grandes célébrités bipolaires seraient les personnes qui y ont parvenues… Nous sommes plus sensibles que les autres, certes. Mais toute personne dans sa vie, par des événements, va avoir des jours riches en sensation. Une fois expérimentés la largesse de son esprit via de nouvelles sensations, des questions vont se poser. Des remises en questions plus précisément. Et, à la lecture de témoignages de bipolaires, il est alors facile de se reconnaître dans ce trouble.

J »aimerai que tout le monde soit bipolaire. Il serait alors simple de s’exprimer personnellement entre nous, on se comprendrait, on s’écouterait, on échangerait, on n’aurait plus cette affreuse peur d’être jugé. Je sais que c’est faux mais c’est pas grave en fait. On pourrait quand même s’ouvrir aux autres et même si on ne comprendrait pas ce que vivent les malades, on pourrait les accepter telles qu’ils sont sans les stigmatiser pour autant et les marginaliser après les avoir réduit à leur maladie.

Finalement, tout le monde est un peu bipolaire parce que l’humain est sensible aux choses et rien ne le protège de sombrer un moment dans la mélancolie ou d’avoir un accès de colère, de manie. En partie, c’est ça la bipolarité.

Pendant l’écriture de cet article, j’ai pensé à toi Cousin! et tes mésaventures de bipolaires alors que tu n’es pas…bipolaire. 😉

Les canaux de l’Amour

La bipolarité fascine

Je rappelle que ce soir à 20h39 sur France 5 est diffusé un film de 51 minutes sur la bipolarité : Dans la peau d’un bipolaire. Ce sera avec joie que je critiquerai cette émission et publierai un article à cet effet vendredi 21. Vendredi 21 mars, jour du lancement des inscriptions pour la journée du 21 juin 2014. 😉

A bientôt,

W.