Archives de Catégorie: d – La magie d’un bipolaire

Je veux l’équilibre

energie-crise-maniaque-bipolaire-hypersensible-anormale-extra-terrestre-x-men-trouble-depression-equilibre-instable-psychique-guerir-vivre-avec

Un article par jour jusqu’à la fin de mon exile, ça continue :

Je cherche mon équilibre. J’ai toujours été dans cet optique mais depuis que j’en ai conscience, le chemin est moins chaotique. Voilà le travail de ma vie : être en équilibre.

Pourquoi est-ce un travail pour moi alors que la majorité des gens n’ont pas besoin de se soucier de leur équilibre ou même conscientiser la chose? Je pense que le système en place permet à cette majorité d’être stable et de vivre sans trop se poser de questions. Eux, sont la norme. Et moi? un être hypersensible anormal puisque le système en place ne suffit pas à mon équilibre. Pourquoi suis-je anormal et ai-je besoin de travailler personnellement à mon équilibre?

Parce que j’ai accès à une énergie illimitée. J’ai accès à une intensité beaucoup trop ingérable par rapport aux outils proposés par le système (traitements, thérapies, etc. ne sont pas suffisants). C’est cette intensité qui a explosé lors des périodes dites « crises maniaques » et qui a engendré des dépressions. Cette énergie phénoménale, cette intensité m’ont amené à souffrir terriblement, mais cela est parfaitement logique. D’où l’immense travail d’équilibre à effectuer pour canaliser, ancrer, gérer, ralentir, cette énergie.

Globalement, l’Homme cherche l’énergie, pour l’exploiter et en tirer des richesses matérielles, à l’extérieur. Il creuse, creuse plus profond, invente, maîtrise la nature, la science et ensuite fait circuler, étire des câbles sous les océans pour commercialiser ces richesses.

Bref, autour de moi je les vois, tous ces Hommes, dans cette quête effrénée de toujours plus d’énergie, de vitesses à l’extérieur de lui-même, pendant que moi, petit être en quête d’équilibre, j’explore avec ma lampe de poche Espoir et ma carte Patience un minerai sans fond intérieur.

J’ai abandonné pour le moment la 4G sur mon portable pour me concentrer sur le travail de ma 22G morcelée dans les parties obscures de mon esprit. Pourquoi 22? Oh, tu sais pourquoi ! (22h22 voyons!).

Certes c’est une énergie illimitée qui me fait vivre parfois des sensations aériennes au parfum de pouvoir divin. Vu de l’extérieur, ce serait considéré comme de la magie ou de la folie religieuse. L’accès est illimité, c’est ce qui fait que dans le passé quand je n’étais pas préparé à autant d’intensité, de pouvoir de création, cela m’a rendu fou. Mais moi je suis limité. La condition humaine a ses limites. C’est ce que j’essaie de clarifier ces derniers temps, mes limites. Pour continuer à vibrer selon mes capacités à vibrer, en restant connecté au sol. Cette énergie, cette force, il faut que je contrôle son flux, parce que lorsque je me crois trop fort, je décolle et ensuite je chute. La maîtrise de la force…

Voilà, voilà et sinon tu sais quoi!? Mon premier bouquin est en vente ici : BoD la vie d’un bipolaire le livre.

Ah oui, j’allai oublié : ce soir c’est Radio HS à partir de 21h, la rencontre en ligne entre hypersensibles, c’est trop coool!

Et puis parce qu’il faut du lien : 1   2   3   4   5    6   7

W

 


Mon premier bouquin est réel!

IMG_0402

La vie d’un bipolaire, le livre.

Hé ben voilà, cela fait 3 ans que je traîne ce projet… Je m’abstiendrai pour le moment de commentaires sur tous les ressentis  qui me traversent : joie, peur du jugement, dégoût, etc. et je resterai sur un ton informatif :

Mon premier livre est disponible!

Actuellement sur le site de l’imprimeur : https://www.bod.fr/livre/w-w/la-vie-dun-bipolaire/.html

Et bientôt commandable en librairie.

Le prix? 22,22 euros évidemment!   Et 50 % des droits d’auteur reversés à l’Association des Hypersensibles, naturellement!

PS : 20 jours que je suis sur mon île, l’expérience est très riche. Seul hic, j’ai bien du mal à allier pour le moment le vent, la mer, les solitudes particulières que je vis ici avec l’activité sur Internet.

Mais j’écris, j’écris beaucoup.

Et je reviendrai vite ici pour partager les vents contraires qui me traversent notamment avec la venue de ce fichu bouquin!

Ces dix dernières années, je ne compte plus le nombre de projets inachevés. Ce livre, c’est la première fois que j’ai concrétisé dans la matière un rêve qui semblait bien loin à l’époque. Qu’est ce qui a fait que je l’ai terminé ce projet? Je pense que j’y ai cru, et lorsqu’il n’avançait pas, je continuais d’y croire même s’il n’y avait pas de raisons extérieurs d’y croire. Haha, je suis en train de m’auto interviewer là… Bref!

Tout ça pour te dire, pour tes projets, tes désirs, nos rêves : il suffit d’y croire, avec

Patience et Espoir.

W


Calme-toi cousin!

« Calme-toi cousin! ». C’est ce que m’a dit au tel tout à l’heure l’autre quand il a entendu l’état dans lequel je suis.

L’énergie remonte en moi. J’étais plutôt « middle » ces derniers temps avant d’avoir été down en fin 2016. Là je suis up. Mais c’est un up plutôt tranquille pour le moment. Mon état d’humeur n’est pas un hasard chimique, où je ne sais quelle autre explication médicale. Je le rappelle car pour moi il n’y a rien de pathologique, il n’y a que la vie et la résistance qu’on lui oppose. A méditer..

vague-up-exaltation-intense-energie-bipolaire-symptomes-crise-maniaque-vivre-avec-delire-association-hypersensibles-temoignage-blog

Bref! ce sursaut d’énergie survient aujourd’hui après des heures de travail sur le site de l’association qui va bientôt « s’upgrader ». Et se libérer de la forme actuelle qui existe depuis des mois. Ça fait depuis des mois qu’avec un autre j’ai pensé et travaillé sur ce fameux réseau de rencontres entre hypersensibles, dont une première version va apparaître la semaine prochaine. Grande satisfaction pour moi.

Dorénavant, lorsqu’il s’agit de parler d’un ami, de la famille ou de toutes autre personnes j’emploierai toujours le même mot : l’autre, ainsi leur anonymat sera préservé. Enfin, j’aurai fait ma part!

Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas accompli quelque chose d’aussi important à mes yeux et d’aussi concret. Et ce n’est qu’un début, les jours à venir vont être un véritable décollage pour moi et pour l’asso. Car dans les jours à venir, je vais apparaître dans un mini reportage dans un journal télé de France 2 ou 3. Un sujet sur les conditions d’hospitalisations dans lequel je témoigne. Sur la vidéo sera affiché l’adresse du site web de l’asso. Sacré coup de com’! C’est pourquoi je tiens à ce qu’une première version du site soit prête pour accueillir les nouveaux curieux.

Tu verras donc peut-être ma gueule, ce sera certainement pas l’image de W que tu t’es fait. Désolé pour la désillusion. T’es pas obligé d’aller voir. M’enfin, d’autres vidéos vont sortir, et le monde la verra de plus en plus, ma gueule!

Déjà tout ça c’est source de fortes émotions, mais c’est pas tout! Car comme rien ne vient seul, ce weekend je vais avoir 30 ans, précisément le vendredi 13, haha! Le soir même j’ai invité pour un petit restau raclette des vieux amis que je ne vois plus mélangés avec les nouveaux amis issus de ce blog pour la grande majorité. Le choix de la raclette est stratégique. A une bonne dose, elle permet l’ancrage.

Voilà, puis je vais le fêter avec ma famille le samedi, super aussi. Et pour couronner le tout, dimanche, je suis invité au mariage d’un vieux pote. Premier mariage d’un ami. Je pense que c’est le weekend le plus intense de ma vie.

C’est marrant parce que pas plus tard qu’hier j’étais en train de commencer un article angoissant, plein de doute, de fragilité, de peur comme j’en ai le secret, sur mon handicap relationnel qui me faisait mal ces derniers temps, accentué surtout par le fait qu’un autre ne répondait pas à mes messages et coup de tel. J’ai ruminé que je l’étouffait, qu’il en avait marre que je le contact. Je l’ai vu finalement lundi soir et il m’a rassuré.

Aujourd’hui je suis à dix mille lieues de cette blessure intérieure, cette insécurité affective. Je vole, comme dans ces rêves récurrents. D’ailleurs le dernier c’était il y a deux nuits. J’étais avec deux autres, et je leur montrait fièrement mon don : voler. Haha! même mes rêves sont up!

Je me baladais tout à l’heure, comme je le fais quotidiennement, et oui hygiène de vie : prendre l’air, exercice physique, dormir, bien manger, bien respirer, bien fumer. Très important le tabac. Toutefois je soutiens de tout cœur deux autres qui essaient d’arrêter, spécial dédicace à vous le noyau dur. Coïncidence, à l’instant je reçois un message d’une autre du noyau qui est down et que j’aime fort.

Synchronicité! je suis connecté!! Mais connecté à quoi en fait? Connecté à la vague, ou plus précisément à l’énergie qui engendre la vague. Je suis dans le courant, à moi de bien surfer. Alors serai-je connecté à la Lune, vu que c’est la planète qui régule les marées. La Lune, les étoiles. D’ailleurs dans mes méditations avant de me coucher je vois des étoiles dans ma chambre. Elles sont la projection de ce que je ressens au fond de moi. Projection qui peut se faire lorsque le calme mental est absolu. Les étoiles sont en moi, alors la boucle est bouclée, je suis connecté avec moi, ou plutôt le Soi qui est dépouillé d’égo.

L’écriture paraît frénétique, excitée, exaltée. Mais en réalité je surjoue pour me moquer de mes états de débuts de délire dans lesquels je me suis tant perdu dans ma vingtaine. Hé oui! Je vais avoir 30 ans, hyper symbolique, c’est la fin de 10 ans de psychiatrie (7 hospi, plusieurs dépressions, et 7 crises maniaques, hmm le chiffre 7..). Le chiffre 7, chiffre divin. Hmm 30 ans un vendredi 13. Je suis le centre du monde.

L’écriture redevient frénétique, excitée, exaltée. Non, sérieusement je suis calme, j’ai aujourd’hui beaucoup de distance avec toutes ces croyances qui nous rendent fou.

D’ailleurs si tu es up et que mon article te upitise encore plus, sache que tous ce que j’ai écris n’a rien de véritable. Ce n’est que le produit de mon imaginaire. Oui, l’imaginaire est vrai même s’il est irrationnel et subjectif, mais la réalité à laquelle je mets le plus de mon énergie est celle de l’instant présent : je suis assis, les doigts un peu froid sur le clavier, les jambes croisés, la bouche sucrée, la tête calme un peu fatigué, j’écoute du gainsbourg. Après avoir publié cet article, j’étendrai mon linge, répondrai à quelques mails et regarderai la télé. Voilà la réalité à laquelle je donne le plus d’importance actuellement. Ce soir je méditerai, et là je mettrai mon attention sur quelque chose de plus imaginaire, de plus irrationnel. Mais pas plus magique. La magie s’offre à nous lorsqu’on est dans l’instant présent, et ça c’est le travaille de tout une vie! Pile poil milles mots! Enfin.. Mille six maintenant… mille neuf…

Patience et espoir,

W

bipohypermaniac@gmail.com


De la prise de conscience vers la pleine conscience.

mind-full-pleine-conscience-meditation-thich-nhat-anh-instant-present-vivre-pratiquer-autoguerison-pensees-mental-bipolaire-depression-hypersensible-zen-confiance-pouvoirs

Lorsque l’on fait attention à soi,

que l’on fait taire les pensées,

que l’on calme le mental,

on découvre toute une vie intérieure, plein de sensations émotionnelles et physiques cachées habituellement dans le bavardage constant du mental.

Lorsque l’on parvient à vivre ces sensations sans les interpréter ni les comprendre, on plonge en soi, on fait face à nos peurs, aux origines de nos inquiétudes. C’est en y mettant notre attention, la lumière de notre conscience qu’on peut les guérir. En lâchant prise, en lâchant le contrôle que nous exerçons du haut de notre sphère cérébrale.

En lâchant prise, en cessant de se laisser faire ballotter par nos pensées, on redonne  confiance à notre corps et à sa capacité d’autoguérison. Grâce au calme mental, on se rend compte des tensions, on entend mieux notre corps s’exprimer.

Quand notre conscience est isolée dans notre mental, c’est à dire quand on est trop dans la tête, dans les pensées, dans les regrets du passé, les inquiétudes du futur, on ne se rend pas compte par exemple d’un léger mal de dos. On continue à vivre sans en prendre soin alors qu’il suffirait d’en avoir conscience, de se mettre au repos, respirer un instant là où il y a une tension pour soulager et soigner ce léger mal. Mais étant occupés par nos pensées, notre quotidien, on laisse inconsciemment le mal empirer jusqu’à ce qu’il soit trop fort pour l’ignorer. Alors on va voir le docteur, on prend des médicaments.

Si nous sommes à l’écoute de notre corps, de nos émotions, on se permet de s’ouvrir au potentiel d’autoguérison de notre être. Car lorsqu’on est dans cette attention,  quand le mental est tranquille, on est dans l’instant présent et on bénéficie des pouvoirs qu’il regorge.

C’est vrai, je l’expérimente!

Patience et espoir,

W


Lâche prise et la magie émerge

lacher-prise-bipolaire-hypersensible-emotions-troubles-psy-mental-ego-coeur

Lâcher prise sur la vie, elle n’a pas besoin de moi pour me diriger là où je dois aller.

Lâcher le contrôle, abandonner toutes mes pensées, tout ce que je pense être, tout ce que je crois bon de faire, en vérité je n’ai pas besoin de tout ça, je vois bien que les meilleures choses qui me sont arrivées n’ont pas été commandé par mon mental.

Se laisser porter aux rythmes des envies, trouver le flow et se laisser aller dans le courant.

Agir spontanément, à ce qui vient naturellement, à ce qui n’est pas prémédité.

Ne pas penser ce que je dois faire, faire ce que je sens sur le moment, dormir lorsque je suis fatigué, travailler lorsque je suis motivé, ne pas me laisser dicter la vie par le fonctionnement des autres, par un système qui ne me convient pas.

Dire ce que je sens bon d’exprimer, rester connecté au cœur. C’est une connexion sûre, tant que j’y suis lié, rien ne peut m’arriver.

 

Si je suis écœuré, mécontent, que j’exprime ma colère. Je laisse le pouvoir aux humeurs du cœur. C’est en nourrissant cette confiance, un abandon de l’égo pour le cœur que mon pouvoir pourra émerger. Préférer le silence en attendant.

La magie opérera lorsque j’aurai cette sécurité intérieure qui me permettra de me laisser glisser dans le vide sans peur. Tomber pour atterrir sur mon destin. Ce n’est pas ma tête qui pourra trouver la chemin. « Pour trouver la voie, il faut vous couper la tête » haha, disait l’autre.

Redonner le pouvoir d’action à mon cœur et non aux pensées. Cultiver le silence et l’état de non-pensée. Ne plus penser à hier ou à demain. Revenir à la fonction essentielle de mon cerveau : rêver. Cela suffit.

Ma tête rêve, mon cœur se réjouit des rêves et use de la magie pour les réaliser.

Je ne suis pas à ma place, je suis sur le chemin qui m’y emmène mais pour avancer je dois oublier ma vieille façon de fonctionner. Je dois revenir à l’enfant, à l’essence, aux mondes des rêves, à la magie, et me laisser guider.

Il n’y a rien à comprendre, il n’y a plus de problèmes, il n’y a pas d’effort à faire, il n’y a qu’à croire à la magie et faire confiance à la vie.

Ce n’est pas mon égo qui a contrôlé les événements qui m’ont fait avancer, c’est quand j’ai lâché prise, suivi mes pulsions que j’étais au cœur de mon existence.

Méditer, méditer, étendre l’état de non-pensée dans le temps. Moins je pense, plus je suis dans l’instant.

Ne plus penser, ne plus penser, revenir aux ressentis, au corps, aux émotions, à la contemplation, ainsi mes rêves se confondent avec la réalité.

Laisser les autres sur leur chemin, ne pas les convaincre de vivre la magie que je vis, partager, ça suffit. Respecter les esprits différents, respecter le mien surtout.

Les pensées font obstacle à la magie, les pensées troublent l’esprit. Vois la différence entre une mer agitée et une mer calme sur la côte. Lorsqu’elle est calme, alors on peut apprécier les merveilles qui se cachent sous l’eau.

« J’ai lu, ça me fait fait pensée que… je dois faire ça… quand je le verrai faut que je dise ça… » Arf non! Non-pensée, non-pensée!! Petit mantra pour m’aider à revenir sur l’instant : « Pardon, merci, lumière, amour », ça y est, je reviens sur le ressenti qui se cachait sous ces pensées. Je médite sur cette émotion, ah cool! je ne suis plus dans la tête. Et à quel endroit du corps se manifeste ses émotions, ce qui est là, présent? Ah oui, je sens une sensation au niveau de la poitrine. Je respire, je ne suis plus dans les pensées. Je suis l’air qui rentre et sors. Je suis mon corps, je suis cette émotion qui me traverse.

J’accueille ce qui se passe et me laisse porter vers l’action engendré par ce qui est là, par cet imprévu. Je suis libre, je ne contrôle plus. Je m’abandonne à la vie. C’est ça le paradis. Il n’y a rien à s’inquiéter, car l’inquiétude, l’angoisse, la souffrance, tout se passe dans la tête. Et moi, je m’en libère. La vie me transporte d’expériences en expériences et m’apporte tout ce que j’ai besoin.

Difficile d’imaginer ce dont j’ai vraiment besoin. Je me suis imaginé tellement de choses, j’ai voulu tellement de choses, mais en réalité, c’était aussi simple que ça.

Je suis de plus en plus prêt, de plus en plus pure. Mon cœur est au pouvoir, une puissance énorme.

Je ne suis pas le maître de ma vie mais le héros de mon aventure.

Patience et espoir

W

PS : Ça fait pile poil trois ans que j’ai ouvert ce blog, champagne!

PS2 : petit lien vers mon autre blog sur l’express: laviedunbipolaire


…et maintenant : J’organise des séjours !

Tout à fait exceptionnel pour ce blog, cet article contient des photos!

J’ai tellement envie de te partager le bonheur que j’ai vécu lors de ce dernier séjour entre hyper sensibles. J’ai surtout tellement envie que tu viennes au prochain. Parce que, pour les nouveaux arrivants sur le blog, ces séjours entre hypersensibles que j’organise existe grâce à toi qui me lit, enfin… plutôt « toi » qui m’a lu. Je te refais un bref historique:

20160826_190356

le jardin du gîte juste pour nous!

2013: création du blog, très vite des correspondances se multiplie avec mes lecteurs.

Juin 2014 : je co-organise avec une lectrice une première rencontre entre bipolaire. A partir de septembre, j’organise une rencontre par mois, et cela jusqu’en fin 2015. Des liens se créent se développent, des amitiés même!

Janvier 2016: face au nombre grandissant de participants des rencontres parisiennes, j’organise désormais une rencontre toutes les deux semaines. Le partage allant bien au delà de l’étiquette « bipolaire », j’appelle les rencontres

20160830_134938

Sans cacher le côté rustique

« rencontres entre hypersensibles » car ce terme relie des personnalités qui se retrouve sur cette fameuse hypersensibilité.

Avril 2016 : un bureau et des statuts sont préparés pour officialisé l’association des hypersensibles. (note: ce sera pour Octobre 2016)

Mai 2016 : le premier weekend à la Ferté (77) rassemblant 10 personnes (pas que Paris!)

Aout 2016: premier séjour HS de cinq jours au même endroit, d’où ces photos ont été prises.

BREF!

Tout ça pour dire : Tout à commencer ici, et même si il y a un forum, une page facebook, pour l’association, je reviens ici pour faire le point. « . »

Mais tout ça surtout pour t’annoncer les deux prochain séjours entre hypersensibles :

20160828_193216

… j’assume pas tellement les deux bouteilles, m’enfin, il y avait une promo sur les 6 achetés

-du 14 au 19 octobre 2016

– et du 18 au 23 novembre 2016

  • budget : 20 euros par jours / personnes (ça comprend l’hébergement et la nourriture) avec la possibilité de rester le nombre de nuits que tu veux, juste le weekend par exemple!
  • Une aide au transport pour les non parisiens est prévue à mesure du possible

Pour les rencontres à Paris je vais de moins en moins les communiquer ici, étant donnée qu’il y en a au moins une par semaine! La prochaine vendredi et ensuite le samedi 17 octobre.

Par contre! Grande nouveauté : la première rencontre hors de Paris aura lieu à Nancy, le 1 et le 2 octobre 2016. Je la co-organise avec une participante qui avait fait le déplacement pour le séjour dernier.

Plus d’infos sur le forum et par moi par mail : contact@association-hypersensibles.fr

img_0262

W

Tu te doutes bien qu’il y a plein d’autres photos et des magnifiques mais le partage de celles ne se fait qu’entre participants, tu comprendras bien!


Mais dis ta science! Mon arme secrète

Mais dis ta science… Je déguise ici le mot « méditation », souvent un terme qui fait obstacle, pour te laisser entrer facilement dans cet article où je vais te dévoiler mon arme secrète qui évolue avec le temps. Du terme très large de « méditation » j’en ai tiré un outil très puissant pour avancer sur mon chemin.

Depuis quelques temps, la pratique de la méditation est ancrée dans mon quotidien. Ça a commencé le jour où j’ai lu Eckhart Tolle ; c’est dans son livre « Le pouvoir du moment présent » que j’ai découvert et mis en pratique, à outrance au début, l’exercice de respiration abdominale et le réflexe de se recentrer le plus souvent possible sur cette respiration.

Respirer est l’essence de la méditation.

Qu’est-ce que méditer? C’est respirer! Voilà comment déconstruire l’image que nous, occidentaux, avons du moine tibétain pratiquant une méditation, paraissant inaccessible à nous pauvres mortels.

Me recentrer sur la respiration est devenue mon activité numéro en termes de temps, devant celle de boire, manger! Cette activité est le moyen thérapeutique essentiel et nécessaire pour soigner les troubles psychiques. Lorsque je me recentre sur la respiration, c’est à dire que je mets mon attention sur l’air qui entre et gonfle mon ventre, plus rien d’autre n’existe. Plus de mental, plus de pensées en boucle. Je me retire du schéma pensées-émotions-comportements dans lequel j’évolue automatiquement. Je me retire de mon égo. Mon égo étant mon identité, mes croyances, la somme de toutes mes expériences passées, ce que je crois être, tout ce qui siège dans mon mental. Tout cela n’existe plus lorsque ma conscience est portée sur ma respiration. Je fais cet exercice régulièrement au quotidien.

Si mon humeur, le contexte, ma volonté, un grand nombre de facteurs inconscients aussi le permettent, je vais plus loin dans la méditation :

Une fois que je suis libéré de l’emprise de mon mental, de mes pensées obsessionnelles, de mes doutes, je me focalise sur mes sens. C’est ce qu’on appelle « la pleine conscience ». Par exemple, quand je marche, je mets toute mon attention sur mes pieds et la sensation qu’engendre leur interaction avec le sol. Quand je suis encore mieux disposé, je prends aussi conscience du contact du vent avec ma peau (pareil pour la vue, le son, le goût). Mon mental n’est pas totalement hors-jeu. Des pensées viennent mais je les laisse partir aussitôt et je reviens sur la respiration puis sur les sens. Cette petite technique de déplacement de l’attention, de la conscience « pensées-respirations-sens » est l’exercice routinier fondamental de mes méditations.

Une fois détendue et plus serein, je peux commencer véritablement l’exercice de lâcher prise. Plutôt le soir, allongé, sur mon lit. Une fois ayant passé du temps sur les exercices précédents, je travaille à ne faire plus attention à rien, c’est à dire que je ne place plus ma conscience sur la respiration où sur mes sens mais je me positionne en tant qu’observateur. Comme si j’étais hors de moi, un témoin extérieur. Je laisse exister ce qui doit exister, que ce soit au niveau physique, psychique ou mental. Je laisse mon corps s’exprimer et tente d’accueillir les sensations nouvelles quelles qu’elles soient.

Lorsque j’ai la joie d’être à ce stade, une nouvelle dimension s’offre à moi : accueillir « le nouveau » sans jugement. Pas facile. Car à chaque sensation nouvelle, mon mental automatiquement veut y mettre une étiquette, veut nommer et comprendre cette nouvelle expérience et ainsi se remet à fonctionner. Je dois donc revenir à l’exercice précédent de laisser filer les pensées, revenir à la respiration, aux sens, et lâcher prise pour retenter d’explorer une nouvelle sensation qui se crée spontanément quelque part dans mon corps.

A l’origine de ces sensations, c’est souvent une tension, une angoisse ou peur profonde qui profite du calme pour faire surface. Voilà tout le bienfait de la méditation : c’est génial! car un trouble qui se révèle sous la lumière de ma conscience est en partie soignée (pour reprendre les mots d’ Eckhart Tolle). Prendre conscience d’une blessure qui résidait depuis longtemps dans une partie obscure de moi même et là laisser exister, s’exprimer, être, c’est la soigner!

En laissant exprimer ce qui doit s’exprimer. En lâchant prise, je laisse la vie, l’énergie d’amour, la conscience universelle, la source lumineuse, Dieu ou quelque soit le terme, agir pour moi. Et ce qui doit arriver, arrive. Une libération…

Récemment, j’ai médité jusqu’à ce dernier stade. J’ai pu laisser s’exprimer une angoisse en moi depuis longtemps dont je ne m’étais jamais occupé, libéré. Car lorsqu’elle se manifestait, elle me faisait trop peur pour que je puisse l’accueillir, trop étrange. C’était comme une impression d’évanouissement ou crise cardiaque. Je la repoussait en pensant à autre chose ou, en cas de besoin, avec l’aide d’un valium (anxiolitique) . Mais là, ce soir, j’étais dans les bonnes dispositions, dans un terreau bien labouré et propre,pour affronter cette angoisse. Ou plutôt : l’accueillir comme une entité en moi qui a besoin d’attention et qui a quelque chose à m’enseigner une fois soignée. Ce fut une expérience inédite pour moi et phénoménale! Je laissais exprimer une sensation qui m’étais physiquement inconnue, dérangeante, douloureuse. Mais je savais intimement que c’était pour le bien malgré tout. Physiquement tout mon corps vibrait, c’est comme si un corps de souffrance tenter de s’extraire de moi par tous les pores de ma peau. J’entrais dans une autre dimension, quelque chose de nouveau, d’inconnu où aucune de mes croyances pouvaient m’aider, je ne pouvais que lâcher prise dans ce vide sans repères. Une libération…

Mes méditations du soir ont évolué depuis cette expérience. Il y a tant à découvrir en nous, tant de richesses et de pouvoirs. Breff!! Et encore je ne te parle pas du Tantra qui se sert de ces exercices pour sublimer la sexualité par la méditation et spiritualité et donne accès aux plaisirs divins, multi-orgasmiques. Promis un jour, je serai prêt pour ce partage là.

Je précise que cet article vient de mon expérience personnel de la méditation et que cette dernière peut se pratiquer d’une infinité de manières différentes.

Ce travail sur soi est une véritable passion, c’est avec plaisir que je correspondrais avec toi : bipohypermaniac@gmail.com

Patience et espoir.

W