Archives de Catégorie: II Je m’exprime librement

hhhhh…. fffffffff!

Assis à mon bureau, retour d’une rencontre entre hypersensibles, 17 hs participants peut être 18 mais je je préfère le chiffre 7, bref, les pieds plats sur le sol, je me redresse sur ma chaise et je respire…

hhhhhhhhhh….. ffffffffffffffffffff….

Et il y a de quoi respirer. Mon état mental est en surchauffe bien que ça va mieux depuis 3 jours lorsque mon arborescence intérieure était en risque d’incendie. Une pression que je n’avais jamais connu.

Ce soir, je suis fatigué mais je prends le temps d’écrire. Ecrire et respirer, mes armes principales pour continuer à avancer. C’est le travail demandé, après la vague d’hypersensibles qui s’est déferlée sur l’asso depuis le coup médiatique sur France Inter, qui m’a épuisé. Il aurait fallu que je mette des liens à cet article pour te guider cher lecteur, et des images pour rendre ce texte plus agréable, mais je n’ai pas l’énergie ce soir. Juste le jus pour m’exprimer, faire de l’ex-pression.

Voilà.

En plus de la surcharge mentale… Ah oui! et ces derniers jours j’ai fait l’expérience de vertiges sensationnels, nouvelle expérience aussi. Tellement de réflexions que j’en ai le tournis. Mais tout ça, au final je le gère plutôt bien. Je respire, je lâche prise, je profite de tout le travail passé à me recentrer et à accueillir les tensions pour bien vivre cette surcharge mentale. Et donc en plus de celle ci, un événement actuel me reconnecte à une blessure bien ancrée : la peur du rejet.

Aie aie aie, quelle torture. Je suis incapable de dire à quelqu’un quelque chose qui pourrait la blesser, car le ressenti chez elle que ça engendrera me submergera et activera cette peur du rejet. Et donc au lieu d’agir et de déclarer cette guerre nécessaire, je l’anticipe dans ma tête, et des scènes tournent en boucle, aie aie aie.

Là mes outils de lâcher prise et ma pratique de la pleine conscience, j’en vois les limites. Hier soir, il n’y a que le valium est la discussion avec l’autre (je te rappelle que j’utilise le termes autre pour toutes personnes de mon entourage) de bon conseil qui m’a soulagé. Le partage, toujours le partage, le partage est un acte salvateur. Partageons!

Bref, je suis heureux d’avoir écrit un peu ce soir.

Patience et espoir

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Sous Pression, envie d’émancipation

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Je ressens une pression dans la tête à la limite du supportable depuis que je suis retourné chez mes parents. Le fait d’être à la maison, surtout pendant les repas, exposé à leur présence… argh j’ai du mal à écrire.

J’en peux plus d’être avec eux. Ils ne font rien de mal, ils sont patients, je ne peux pas leur en vouloir, mais c’est très difficile de leur expliquer ce que je ressens. Quand j’essaie, c’est pénible, leur réaction ne font qu’accentuer cette sensation d’avoir un étau dans la tête, ou dans l’enclume, ou dans le marteau, je ne sais plus l’expression. Surtout quand ma mère suppose que la cause réside dans le fait d’avoir diminué de 50 mg le Xeroquel, baissé à 100 mg ce n’est pas un gros changement.

Et j’ai toujours cette oreille bouchée, pitain!!

Pourtant la véritable cause est simple. Mon expérience de vie d’un mois sur l’Ile de Groix pratiquement seul dans cet environnement naturel loin de l’agitation des grandes villes a été si bénéfique que le retour dans cette routine est d’autant plus douloureux.

Je veux partir, m’émanciper, me libérer de cette prison dorée qu’est la belle maison de mes parents. Pour le bien de tous. Car lorsque je suis éloigné de mes parents, notre relation est bien meilleure. Actuellement, la proximité avec eux est insoutenable. C’est simple, mon hypersensibilité en générale à la particularité de me rendre très poreux à ce que ressentent les gens autour de moi. Je ressens fortement leurs énergies subtiles, leurs états d’âmes. Le lien qui m’unit avec mes parents, surtout avec ma mère, est tellement intense que la perception est décuplée.

Concrètement dés que j’entre dans une pièce où elle est présente, je suis automatiquement envahi par les ondes qu’elle dégage, j’en suis asphyxié. Tellement plombé que toutes communications de ma part deviennent un effort terrible que je n’arrive plus à affronter. Je suis décentré et très loin de pouvoir être moi. Ce qui était beaucoup plus simple le mois dernier sur mon île. Rien que d’être en sa présence est très compliquée mais alors quand elle me parle… je suis submergé dans un nuage gris condensé.

C’est terrible parce que je les aime profondément mes parents et que je suis dans l’incapacité de le montrer, et de leur faire comprendre ce que je ressens.

Alors quoi faire?

Déménager à la campagne, oui ce projet de longue date commence à être d’une nécessité absolue. Mes parents ne m’encouragent pas dans ce sens et me transmettent leur peur : mes 800 euros par mois ne me permettront pas d’être indépendant. Pourtant je sais que c’est possible. A la campagne et en colocation. Voilà ce que je cherche. Si tu as des idées ou un plan pour moi, même si ce n’est que pour quelques mois, dis moi, sauve moi! bipohypermaniac@gmail.com

Il y a toujours eu cette espèce de toxicité avec mes parents. Je n’ai jamais voulu l’admettre, aveuglé par l’amour qui nous attache. Des personnes qu’on aime peuvent nous être toxiques alors… Mais comment leur faire comprendre sans les blesser?Comment faire comprendre à une personne quelque chose d’inconnu qui réside au delà de leur sphère de compréhension. Très dure pour moi d’accepter cela. Enfin bref, je ne cherche pas à être compris, je cherche à être tranquille, serein et chez moi cela n’est pas possible. Je dois partir! Help!

J’aurais pu écrire aussi des articles sur d’autres thèmes ces derniers jours : le manque affectif, source en partie du trouble. Le système qui se casse la gueule gentiement… « Fuyez pauvre fou! » criait Gandalf. Le printemps, le manque de sexe. La frustration des sites de rencontres. L’énergie qui bout en moi, qui a bien du mal à se canaliser dans quelque chose. Bref ça part dans tous les sens en ce moment. Et bizarrement dés que je sors de chez moi, pour une rencontre entre hypersensibles par exemple, tout ce petit bazar se calme. Je crois que l’environnement est en très grande partie la cause de mes soucis. Un environnement favorable me fait même basculer très facilement de l’autre côté de la balance, ce côté où je jouis simplement de choses simples…

Patience et espoir

Ah oui mon bouquin est dispo ici!

W

 


Révolté contre le système

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Cher petit blog, merci d’être là pour canaliser ma colère.

Je viens de m’enflammer dans une discussion à table avec mes parents. Le déclencheur : la politique.

Depuis que j’ai dit que j’allai voter Mélenchon il y a quelques jours, une tension est forte entre nous dés qu’il s’agit de politique, étant donnée qu’ils sont de droite.

Le fond de mon expression enflammée, c’est la révolte qui s’est ranimée en moi depuis que je me ré-intéresse au monde extérieur, plus particulièrement l’économie, domaine dans lequel j’ai fait mes études jusqu’en 2008. Année de ma première crise maniaque ainsi que celle des Subprime, drôle de coïncidence.

Malgré des années, ensuite, de désintéressement, un fond de savoir sur le fonctionnement du monde de la finance restait caché en moi. Aujourd’hui donc je me ré-ouvre à ce monde là, et la révolte m’a gagné rapidement.

Sujet qui m’a énervé avec mes parents : la dette. Eux croient que c’est l’Etat qui est responsable de la dette, d’où la nécessité d’austérité, travailler plus, produire plus, etc. donc voter Fillon et Macron. Moi je suis en profond désaccord. Les responsables de la dette sont les crises financières, comme celle des Subprime, sur fond de spéculations.

Ce qui s’est passé en 2008, c’est que l’Etat a du renflouer d’urgence les banques au bord de la faillite qui s’étaient aventurées inconsciemment dans des placements à hauts risques mais très rentables. Rentables pour une poignée de banquiers (de la famille de Macron au passage) et capitalistes qui eux sont sortis impunément de cette crise, plus riche même! Bref l’Etat a donc du s’endetter de centaines de milliards pour sauver l’économie du pays.

Les intérêts à payer à cause de la dette est en grande partie responsable du déficit du budget.

En gros, c’est l’argent qui fout la merde. C’est l’argent qui corrompt l’Homme, qui le bouffe et le pousse à prendre des décisions injustes pour la majorité de l’Humanité. Je m’enflamme? Oui, et alors.

« tu as baissé ton Xeroquel, blablabla » c’est plutôt la réaction de ma mère qui m’enflamme. Je n’ai plus l’habitude de m’exprimer avec le cœur, alors forcément quand ça sort c’est maladroit, je dois travailler à m’exprimer calmement. Pour cela m’exprimer un maximum, car l’expression c’est l’ex-pression.

Mais comment être calme face à ce monde?

Le fond du problème est simple. La France ne peut pas emprunter directement à la banque centrale Européenne. Elle doit emprunter à des banques privées qui fixent leurs taux librement, et qui eux empruntent gratuitement à la BCE.

En gros, ce n’est pas l’Etat, censé œuvrer pour l’intérêt général, qui maîtrise l’économie mais au contraire des banques privées qui, elles, ont comme seul but : faire de l’argent. C’est aussi simple que ça, mais très peu le savent car tout ça paraît très compliqué à comprendre. Alors on cherche pas, et on se laisse guider… par l’argent au final, TOUS!

J’arrive pas à rester calme face à cette profonde injustice.

Bon… Je vais voir s’il y a des manifestations contre la dette. Parce que oui, cette dette devrait être annulée, elle n’est pas légitime. J’entends souvent : « un enfant né avec 30 000 euros de dette » si on divise… Mais il n’est pas responsable!! Ce n’est pas lui qui jouait comme Kerviel à créer de l’argent qui ne valait rien. D’ailleurs au passage, Kerviel qui est en fait un gros bouc émissaire de le société générale, car l’entreprise était tout à fait au courant de ce qu’il faisait pour son profit (la justice commence seulement après 8 ans, donner raison à Kerviel, m’enfin c’est trop tard : tout le monde s’en fout!). Bref, là aussi c’est intéressant de creuser un peu, et tout à fait révoltant…

Connaissances, résistance et Valium pour rester calme, haha!

Patience et espoir!

W

 


Je veux l’équilibre

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Un article par jour jusqu’à la fin de mon exile, ça continue :

Je cherche mon équilibre. J’ai toujours été dans cet optique mais depuis que j’en ai conscience, le chemin est moins chaotique. Voilà le travail de ma vie : être en équilibre.

Pourquoi est-ce un travail pour moi alors que la majorité des gens n’ont pas besoin de se soucier de leur équilibre ou même conscientiser la chose? Je pense que le système en place permet à cette majorité d’être stable et de vivre sans trop se poser de questions. Eux, sont la norme. Et moi? un être hypersensible anormal puisque le système en place ne suffit pas à mon équilibre. Pourquoi suis-je anormal et ai-je besoin de travailler personnellement à mon équilibre?

Parce que j’ai accès à une énergie illimitée. J’ai accès à une intensité beaucoup trop ingérable par rapport aux outils proposés par le système (traitements, thérapies, etc. ne sont pas suffisants). C’est cette intensité qui a explosé lors des périodes dites « crises maniaques » et qui a engendré des dépressions. Cette énergie phénoménale, cette intensité m’ont amené à souffrir terriblement, mais cela est parfaitement logique. D’où l’immense travail d’équilibre à effectuer pour canaliser, ancrer, gérer, ralentir, cette énergie.

Globalement, l’Homme cherche l’énergie, pour l’exploiter et en tirer des richesses matérielles, à l’extérieur. Il creuse, creuse plus profond, invente, maîtrise la nature, la science et ensuite fait circuler, étire des câbles sous les océans pour commercialiser ces richesses.

Bref, autour de moi je les vois, tous ces Hommes, dans cette quête effrénée de toujours plus d’énergie, de vitesses à l’extérieur de lui-même, pendant que moi, petit être en quête d’équilibre, j’explore avec ma lampe de poche Espoir et ma carte Patience un minerai sans fond intérieur.

J’ai abandonné pour le moment la 4G sur mon portable pour me concentrer sur le travail de ma 22G morcelée dans les parties obscures de mon esprit. Pourquoi 22? Oh, tu sais pourquoi ! (22h22 voyons!).

Certes c’est une énergie illimitée qui me fait vivre parfois des sensations aériennes au parfum de pouvoir divin. Vu de l’extérieur, ce serait considéré comme de la magie ou de la folie religieuse. L’accès est illimité, c’est ce qui fait que dans le passé quand je n’étais pas préparé à autant d’intensité, de pouvoir de création, cela m’a rendu fou. Mais moi je suis limité. La condition humaine a ses limites. C’est ce que j’essaie de clarifier ces derniers temps, mes limites. Pour continuer à vibrer selon mes capacités à vibrer, en restant connecté au sol. Cette énergie, cette force, il faut que je contrôle son flux, parce que lorsque je me crois trop fort, je décolle et ensuite je chute. La maîtrise de la force…

Voilà, voilà et sinon tu sais quoi!? Mon premier bouquin est en vente ici : BoD la vie d’un bipolaire le livre.

Ah oui, j’allai oublié : ce soir c’est Radio HS à partir de 21h, la rencontre en ligne entre hypersensibles, c’est trop coool!

Et puis parce qu’il faut du lien : 1   2   3   4   5    6   7

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Fichu bouquin

Ça y est! L’expérience de la solitude dans un environnement naturel et isolé est terminée. Mon retour sur mon blog et ma reconnexion à internet me le prouve. Suis-je un nouvel homme? Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que j’ai pu explorer des territoires solitaires en moi et que j’ai pu y apporter un peu de paix, simplement par le fait de les reconnaître. J’ai écrit tout un journal manuscrit de cette expérience, mais je ne pense pas qu’il soit intéressant vu qu’il est très factuel. Peut être seulement les quelques poésies et prières pourraient faire écho à quelques âmes sensibles.

Bref, me revoilà de retour ici avec le principe d’écrire un petit article par jour qui me reste sur mon ex’île. J’ai l’impression d’avoir perdu mes repères d’expression sur mon blog après cette retraite mais certainement aussi avec la mise en vente de mon livre. C’est ici, sur le site de l’imprimeur qu’il est disponible : la vie d’un bipolaire, le livre. Je médite à ne pas trop cogiter sur le succès ou non de ce premier bouquin. M’enfin, beaucoup de personnes qui ont lu quelques articles de ce Journal m’ont répété que cela leur avait aidé à mieux se comprendre, eux ou un proche. Donc, j’imagine que je peux avoir la prétention de dire que ce livre aide au moins les personnes concernées par la bipolarité à comprendre. Voilà! le gros de ma communication est faite ici, puisque c’est à moi de faire de la pub. N’hésites pas à faire tourner l’info, c’est le bouche à oreille qui fera connaître ce bouquin. Fichu bouquin que je n’arrive pas à approcher sans qu’il me brûle les doigts de peur de découvrir une faute ou une phrase bancale, bref, oui, c’est vrai… il ne m’appartient plus! C’est très difficile pour moi de me vendre, même si je suis curieux de savoir si le succès d’un blog fait le succès d’un livre, rien est moins sûre!

Et pour ajouter de l’anxiété à tout ça, j’ai peur que 22,22 euros soit trop cher, mais c’est important le nombre 22, c’est comme 22h22, l’heure de l’Amour!  J’ai peur que les rares internautes qui me lisaient tous les jours de 2013 à 2014 me disent « mais il y a rien de nouveau! ». Ce qui est assez vrai dans le fond mais ce livre est destiné à tout le monde. Et les textes qui font la matière du bouquin étaient apprécié à l’époque où ils étaient visibles mais depuis ils sont tombés dans l’oubli derrière 200 plus récents articles. 95 % du contenu du livre n’est d’ailleurs plus en ligne. Seul ce bouquin permet de lire les « origines » du journal d’un explorateur de l’Etre. Vois comment je me justifie!

Aussi, la réaction de ma mère résonne dans ma tête « Normalement, on ne publie pas le journal de quelqu’un de son vivant » ou quelque chose comme ça que moi j’entendais comme ça : « Espèce de prétentieux, tu te prends pour qui! ». Le pire c’est que ça me touche et je donnerai toujours un peu raison à cette voix négative tant que la vie d’un bipolaire, le livre ne soit pas un putain de bestseller! Oh, je pense que je pourrais me délivrer de ça avant, c’est un nouveau travail sur soi… Tu as vu, j’ai remis un lien vers le site de l’imprimeur, je fais du marketing sur mon blog arrrg… il y a une partie de moi qui aime pas du tout ça. J’ai, à l’image de la société, un problème avec l’argent. Encore du travail de libération à faire.

Je m’arrête là pour rester dans un format de petit article. Je ne voulais pas parler du livre mais  il faut que j’exprime tout ça pour qu’ensuite des nouvelles choses émergent.

Et merci pour tous vos gentils messages! D’ailleurs, la page de remerciements dans le livre vous est uniquement dédiée, à vous tous lecteurs de ce blog : c’est en grande partie grâce à vous que ce fichu bouquin existe 🙂 .


Mon premier bouquin est réel!

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La vie d’un bipolaire, le livre.

Hé ben voilà, cela fait 3 ans que je traîne ce projet… Je m’abstiendrai pour le moment de commentaires sur tous les ressentis  qui me traversent : joie, peur du jugement, dégoût, etc. et je resterai sur un ton informatif :

Mon premier livre est disponible!

Actuellement sur le site de l’imprimeur : https://www.bod.fr/livre/w-w/la-vie-dun-bipolaire/.html

Et bientôt commandable en librairie.

Le prix? 22,22 euros évidemment!   Et 50 % des droits d’auteur reversés à l’Association des Hypersensibles, naturellement!

PS : 20 jours que je suis sur mon île, l’expérience est très riche. Seul hic, j’ai bien du mal à allier pour le moment le vent, la mer, les solitudes particulières que je vis ici avec l’activité sur Internet.

Mais j’écris, j’écris beaucoup.

Et je reviendrai vite ici pour partager les vents contraires qui me traversent notamment avec la venue de ce fichu bouquin!

Ces dix dernières années, je ne compte plus le nombre de projets inachevés. Ce livre, c’est la première fois que j’ai concrétisé dans la matière un rêve qui semblait bien loin à l’époque. Qu’est ce qui a fait que je l’ai terminé ce projet? Je pense que j’y ai cru, et lorsqu’il n’avançait pas, je continuais d’y croire même s’il n’y avait pas de raisons extérieurs d’y croire. Haha, je suis en train de m’auto interviewer là… Bref!

Tout ça pour te dire, pour tes projets, tes désirs, nos rêves : il suffit d’y croire, avec

Patience et Espoir.

W


Envie d’aimer, envie de jouer!

En écoutant les chansons de Lala Land qui puent le printemps.

Parce que ça y est, chez moi le printemps a commencé. Je fais les frais des premiers bourgeons. Un renouveau opère. Un nouvel élan qui se fait connaître au fond de moi et qui met en lumière quelque chose que j’avais oublié. Une douceur, un morceau de bonheur. Ça se résume seulement à une dégustation de 5 minutes, assis sur un banc du parc des Buttes Chaumont dans cet avant goût de printemps de mercredi soir dernier, mais l’important est que je me souviens que cette graine aux saveurs d’éveil existe toujours. Et grâce au surplus de lumière à venir, je garde bon espoir que lorsque le printemps extérieur viendra, mon être aura déjà retrouvé un large éventail de ses couleurs vertes, jaunes et bleues.

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C’est bien beau tout ça, mais ce renouveau, cet élan de vie qui souffle en moi fait vent d’envies qui ne sont pas simples à gérer.

Lorsque cette envie de vivre revient, que fais-tu? J’avoue n’avoir pas trop préparé le terrain. Bien sûr, je continue les activités qui m’ont conduis jusque ici, en gros : l’association des hypersensibles. Mais ce qui est propre à ce renouveau, c’est l’envie de nouveau justement! Voilà et là je suis seul chez moi 9 jours sur 10 à devoir contenir cet élan.

Bon, il y a deux envies qui me travaillent. Les femmes et le jeu. Comme quoi, je peux être un homme très « basique », moi qui me trouve si complexe. Les femmes et le jeu étant des plaisirs ancestraux des hommes, non? M’enfin, pour ma part c’est pas aussi simple que ça, tu t’en douteras, ça ne peux jamais être simple, c’est ça le problème!

En ce qui concerne le jeu. Déjà il ne s’agit plus de poker, j’ai soigné cette addiction depuis plusieurs années. Oui parce que j’ai traversé à peu près toutes les addictions que l’on peut rencontrer dans notre société (si saine!). Et je les ai a peu près toutes soignées, c’était pas gagné : le poker, le cannabis, l’alcool, le sexe, avec le temps et beaucoup de tempêtes, je maîtrise la consommation de ces choses-là. J’entends une voix qui me dit « mais le sexe, c’est pas une addiction, le sexe c’est trop géniaaal! ».

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Je parle des pulsions sexuelles qui me poussaient à avoir certains rapports avec certaines femmes que je n’aurai pas eu si je ne m’étais pas laissé embarqué par des élans d’excitation proche de l’animal. En soi, je ne faisais rien de mal mais j’ai passé des lendemains à regretter avec douleurs et à culpabiliser. Ça c’était au début de la vingtaine, après ça c’est un peu calmé, j’arrivais à gérer les pulsions dans le sens de ne pas faire des rencontres sous leurs impulsions. Mais alors c’était par messages et par skype que je succombais à cet animal sexuel en moi qui revenait par périodes et ça m’a causé quand même pas mal de problèmes. Et puis il y a quelques années j’ai lu un bouquin sur la tantra. Cette nouvelle approche de la sexualité et le temps font qu’aujourd’hui je maîtrise beaucoup mieux ma sexualité. C’est pas quelque chose que j’écris beaucoup, mais mon énergie sexuelle est une des choses en moi qui m’a donné le plus de travail. Merci à notre merveilleuse société, qui sur ce point encore, est criminelle. Et je pèse mes mots pour une fois! Bref aujourd’hui, il m’arrive encore parfois, dans un pic d’énergie sexuel, d’envoyer un petit message un peu relou à une ex, mais rien de très culpabilisant.

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Tout ça pour dire que le sexe, c’est pas une mince affaire, et le fait qu’il y ait un gros tabou, ça n’arrange rien. Ma seule certitude sur le sexe c’est que dans notre société, en réalité, on ne sait rien sur l’énergie sexuelle.

Bon voilà c’était une grosse digression… mais c’est important parce que… Ta gueule! Ok, j’en étais où…

Ah oui les addictions. Ben du coup, aujourd’hui il ne me reste que le tabac vraiment. J’ai arrêté depuis longtemps le cannabis, et je bois parfois du rouge mais qu’en mangeant! Donc si tu veux m’inviter à boire un verre de rouge, si je t’invite à dîner à la place, ce n’est que pour pouvoir le boire, ce verre de rouge!

Le tabac et encore un peu le jeu. Si ce n’est pas sous la forme du poker, il a réapparu sous la forme des paris sportifs.

C’est comme si cet élan vital qui renaît intensément remontait en moi des envies pas encore tout à fait réglées. Donc cette envie est réapparue la semaine dernière et j’ai parié 60 euros depuis (j’ai fait gagné mon frère 30 euros pour ma défense). Haha! c’est ridicule comparé aux milliers d’euros que j’ai perdu avec le poker autrefois, mais c’est pas tant la somme qui m’inquiète que le processus sous-jascent. Le but n’étant pas de s’interdire une envie mais de pouvoir l’assouvir sans se mettre en danger soi (oui parce que en général ce n’est pas l’autre mais moi que je mets en danger) comme j’ai pu le faire avec le poker (du coup ça fait longtemps que je n’y joue plus). Que le jeu reste un jeu. Que la recherche d’exaltation soit orientée vers autre chose. Bon, finalement je peux dire qu’aujourd’hui j’ai passé le moment compliqué, et que je parie sur un autre domaine : le relationnel. Finalement si il y a bien quelque chose de sure où l’on peut placer toute son énergie c’est dans la relation à l’autre. Le problème c’est que je suis bien meilleur au poker que dans la relation à l’autre, surtout quand elle devient amoureuse.

Parce qu’il m’a fallu 1000 mots pour en arriver à parler de l’envie la plus forte en ce moment et qui s’intensifie plus mon printemps bourgeonne : les femmes. Mais en particulier : la femme. Contrairement au passé, j’ai envie de construire une relation avec une femme, fini les autres types de relation. Je veux m’engager dans quelque chose de profond, sincère, épanouissant, d’avenir, de projets. Haha! Si j’avais cru que j’écrirai cela il y a quelques temps, je me serai pendu.

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Voilà mon envie. Et du coup, que faire de cette envie? Jusqu’ici je me suis dit, pas de **********, je veux rencontrer ma femme dans la vraie vie, on vaut mieux qu’un site de rencontres. Le problème c’est que ma vie sociale se résume à une sortie sur Paris tous les 10 jours et que cette sortie ainsi que ma vie sociale dans sa globalité dépendent des rencontres que j’organise avec l’association des hypersensibles (prochaine samedi 25 février d’ailleurs). Et dans ces rencontres, mon intention d’origine n’est pas de sortir avec les participantes. Ça se pourrait en réalité, mais non il y a quelque chose qui me gêne. D’ailleurs sur 3 ans de rencontres, je n’ai jamais eu de réelles relations avec une nana connue par ce biais là. Tout ça pour dire, que j’ai cette envie de tourner la page d’une nouvelle relation…

…de voir le nouveau visage de la femme que je poursuis depuis que j’ai l’âge d’aimer.

Oui c’est comme ça que je vois les choses. Mais c’est pas le sujet. Aujourd’hui j’ai mis le pied dans un site de rencontres pour célibataires exigeants, « un pied » car il y a une sélection à l’entrée, c’est fou ça : un site de rencontres franc-maçon.

Pffffffffff Brefffffffffffff

Envie de jouer, envie d’aimer, voilà ce qui résume ce que j’ai envie depuis toujours en fait.

Allez, je vais être sympa, je vais chercher des images pour aérer ce pavé.

J’aime toujours correspondre avec toi sinon aussi : bipohypermaniac@gmail.com

Le printemps arrive!

Patience et espoir

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2 clics très intéressant : https://www.association-hypersensibles.fr/

fb  :  associationhypersensible