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Révolté contre le système

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Cher petit blog, merci d’être là pour canaliser ma colère.

Je viens de m’enflammer dans une discussion à table avec mes parents. Le déclencheur : la politique.

Depuis que j’ai dit que j’allai voter Mélenchon il y a quelques jours, une tension est forte entre nous dés qu’il s’agit de politique, étant donnée qu’ils sont de droite.

Le fond de mon expression enflammée, c’est la révolte qui s’est ranimée en moi depuis que je me ré-intéresse au monde extérieur, plus particulièrement l’économie, domaine dans lequel j’ai fait mes études jusqu’en 2008. Année de ma première crise maniaque ainsi que celle des Subprime, drôle de coïncidence.

Malgré des années, ensuite, de désintéressement, un fond de savoir sur le fonctionnement du monde de la finance restait caché en moi. Aujourd’hui donc je me ré-ouvre à ce monde là, et la révolte m’a gagné rapidement.

Sujet qui m’a énervé avec mes parents : la dette. Eux croient que c’est l’Etat qui est responsable de la dette, d’où la nécessité d’austérité, travailler plus, produire plus, etc. donc voter Fillon et Macron. Moi je suis en profond désaccord. Les responsables de la dette sont les crises financières, comme celle des Subprime, sur fond de spéculations.

Ce qui s’est passé en 2008, c’est que l’Etat a du renflouer d’urgence les banques au bord de la faillite qui s’étaient aventurées inconsciemment dans des placements à hauts risques mais très rentables. Rentables pour une poignée de banquiers (de la famille de Macron au passage) et capitalistes qui eux sont sortis impunément de cette crise, plus riche même! Bref l’Etat a donc du s’endetter de centaines de milliards pour sauver l’économie du pays.

Les intérêts à payer à cause de la dette est en grande partie responsable du déficit du budget.

En gros, c’est l’argent qui fout la merde. C’est l’argent qui corrompt l’Homme, qui le bouffe et le pousse à prendre des décisions injustes pour la majorité de l’Humanité. Je m’enflamme? Oui, et alors.

« tu as baissé ton Xeroquel, blablabla » c’est plutôt la réaction de ma mère qui m’enflamme. Je n’ai plus l’habitude de m’exprimer avec le cœur, alors forcément quand ça sort c’est maladroit, je dois travailler à m’exprimer calmement. Pour cela m’exprimer un maximum, car l’expression c’est l’ex-pression.

Mais comment être calme face à ce monde?

Le fond du problème est simple. La France ne peut pas emprunter directement à la banque centrale Européenne. Elle doit emprunter à des banques privées qui fixent leurs taux librement, et qui eux empruntent gratuitement à la BCE.

En gros, ce n’est pas l’Etat, censé œuvrer pour l’intérêt général, qui maîtrise l’économie mais au contraire des banques privées qui, elles, ont comme seul but : faire de l’argent. C’est aussi simple que ça, mais très peu le savent car tout ça paraît très compliqué à comprendre. Alors on cherche pas, et on se laisse guider… par l’argent au final, TOUS!

J’arrive pas à rester calme face à cette profonde injustice.

Bon… Je vais voir s’il y a des manifestations contre la dette. Parce que oui, cette dette devrait être annulée, elle n’est pas légitime. J’entends souvent : « un enfant né avec 30 000 euros de dette » si on divise… Mais il n’est pas responsable!! Ce n’est pas lui qui jouait comme Kerviel à créer de l’argent qui ne valait rien. D’ailleurs au passage, Kerviel qui est en fait un gros bouc émissaire de le société générale, car l’entreprise était tout à fait au courant de ce qu’il faisait pour son profit (la justice commence seulement après 8 ans, donner raison à Kerviel, m’enfin c’est trop tard : tout le monde s’en fout!). Bref, là aussi c’est intéressant de creuser un peu, et tout à fait révoltant…

Connaissances, résistance et Valium pour rester calme, haha!

Patience et espoir!

W

 

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Mon premier bouquin est réel!

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La vie d’un bipolaire, le livre.

Hé ben voilà, cela fait 3 ans que je traîne ce projet… Je m’abstiendrai pour le moment de commentaires sur tous les ressentis  qui me traversent : joie, peur du jugement, dégoût, etc. et je resterai sur un ton informatif :

Mon premier livre est disponible!

Actuellement sur le site de l’imprimeur : https://www.bod.fr/livre/w-w/la-vie-dun-bipolaire/.html

Et bientôt commandable en librairie.

Le prix? 22,22 euros évidemment!   Et 50 % des droits d’auteur reversés à l’Association des Hypersensibles, naturellement!

PS : 20 jours que je suis sur mon île, l’expérience est très riche. Seul hic, j’ai bien du mal à allier pour le moment le vent, la mer, les solitudes particulières que je vis ici avec l’activité sur Internet.

Mais j’écris, j’écris beaucoup.

Et je reviendrai vite ici pour partager les vents contraires qui me traversent notamment avec la venue de ce fichu bouquin!

Ces dix dernières années, je ne compte plus le nombre de projets inachevés. Ce livre, c’est la première fois que j’ai concrétisé dans la matière un rêve qui semblait bien loin à l’époque. Qu’est ce qui a fait que je l’ai terminé ce projet? Je pense que j’y ai cru, et lorsqu’il n’avançait pas, je continuais d’y croire même s’il n’y avait pas de raisons extérieurs d’y croire. Haha, je suis en train de m’auto interviewer là… Bref!

Tout ça pour te dire, pour tes projets, tes désirs, nos rêves : il suffit d’y croire, avec

Patience et Espoir.

W


La case hypersensible

Je n’ai pas encore trouvé ma case. Tous les cadres qui existent autour de moi m’ennuient. Case, cadre ou boîte, j’entends par là un espace où je puisse être bien, faire des choses qui me plaisent avec des personnes que j’aime. Par « des personnes que j’aime » j’entends par là des gens avec qui je puisse être un minimum moi-même sans avoir le sentiment d’être jugé et avec lesquelles le mot « partage » prennent tout son sens.

Comme si notre société était un grand village africain, j’ai voyagé de case en case sans jamais pouvoir m’installer dans une. Ça à commencer par l’école puis les études, puis le travail et en parallèle, les hobbies, les addictions, les filles. Dans tout cela je n’ai jamais trouver une stabilité, j’ai toujours papillonné d’un employeur à un autre, d’un hobbie à un autre, d’une addiction à une autre. En ce qui concerne l’expression « être casé » même là,  je peux pratiquement ne pas prétendre d’avoir pu jouir de cette case.

Ici, le terme de case a plutôt une connotation positive. Puisque je recherche une case, un foyer dans lequel je puis poser bagage et profiter du cadre qu’il me donne. Un cadre qui me convient dans lequel je peux m’épanouir au quotidien. Ça peut être un travail, un lieu de vie, une bande d’amis.

J’ai multiplié les tentatives mais je n’ai pas encore trouvé. Face à cet échec, je me demande souvent si je suis fait pour ce monde vu que je ne fais rien comme tout le monde. Vu que toutes les cases, dans lesquelles les gens se donnent, m’ennuient. Les différents groupes sociaux m’ennuient. Toutes les routines expérimentées m’ont ennuyé si sérieusement que j’ai toujours dû changer.

T’étonne pas si tu comprends pas bien le fond de ma pensée dans cet article. Je suis flou pour moi-même.

J’ai une solution pour trouver une case qui me convient. Créer cette case.

Créer cet espace dans lequel je me retrouverai. Et espérer que d’autres sans-cases que je ne soupçonnais pas se plaisent dans ma case. La case des hypersensibles!

Je ne me suis jamais senti libre en appartenant à aucune case. Plutôt perdu. Je crois que c’est inhérent à la condition humaine que de faire des groupes, des boîtes, des étiquettes. Sans-case-fixe, je suis devenu fou alors la société m’a mis dans une case, une étiquette : bipolaire. Mais c’est pas une case qui me rend libre au contraire, elle m’emprisonne.

Par contre, la case hypersensible, je l’a choisi comme un espace de liberté. Je pense que je ne suis pas seul à être attiré par celle-ci, je pense qu’au fond nous sommes mêmes beaucoup trop.

Voilà tout ça pour dire que l’association des Hyper Sensibles veut organiser cette nouvelle case de façon à ce qu’elle soit multicolore et avant tout un espace où l’on peut être un minimum qui l’on est et l’exprimer.

Cette association organise des rencontres un samedi sur deux à Paris. Mais aussi des week end dont le premier est en mai. 3 liens :

page facebook de l’association

www.association-hypersensibles.fr

associationhs2016@gmail.com

Hypersensiblement,

W


La France, insensible?

C’est sous un poids invisible que j’entame cet article. Je suis fatigué. Je crois que c’est de circonstances. Mon humeur ne s’alourdit pas sans raison. Depuis quelques jours, j’ai des vertiges. Des sensations de crises cardiaques qui reviennent par période. Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressentis ces angoisses que je calme à coup de valium.

J’ai tout de même réussi à sortir pour prendre l’air à l’instant. Dès le début de la balade, mes pensées se sont tournées vers le sort des réfugiés. J’aurai cru que cette attention aurait duré que quelques secondes et se serait retourné vers ma peine, vers mon sort à moi. J’ai déjà du mal avec ma condition, je n’ai pas d’énergie pour celle de ces migrants. Hé bien, non. Paradoxalement, la fatigue qui rendait chaque pas vers l’avant plus lourd, alimenta tout un flot de pensées tournées vers ces pauvres gens, et cela durant toute la promenade.

Lorsqu’il s’agit du climat, du foie gras, des sdf, etc. je pense souvent : « chacun son combat ». Mais l’Histoire qui s’écrit en ce moment en Europe, c’est quand même autre chose : il s’agit de millions d’humains. Et cela mérite une priorité exceptionnelle dans les engagements de chacun.

Pas besoin de grands détours politique pour comprendre la situation. Des millions de gens fuient leurs pays par instinct de survie et viennent toquer aux portes des pays européens. C’est l’attitude de la France, mon pays, qui m’intéresse. Cette crise défie la France sur son humanité. Sur ses belles valeurs. Et pour le moment, elle a accueilli le nombre insignifiant de 30 000 personnes. Je dis « elle » parce qu’on m’a pas donné mon avis.

N’est-ce pas une opportunité en or pour faire acte de solidarité humaine et mondiale? Oui mais c’est sans compter la peur de l’étranger! Moi-même, si mes parents m’annoncent qu’ils vont accueillir une famille chez nous, ma réaction  à priori sera négative, j’aurai peur que cela perturbe mon petit confort quotidien. Mais, petit visionnaire que je suis, je suis persuadé que si mes parents venaient à le faire vraiment, je me rendrais compte, et témoignerai plus tard : « j’avais des préjugés sur ces gens mais en fait, c’était une expérience humaine formidable! ». Voilà, si j’étais président, dictateur plutôt, j’obligerai que chaque ville en France accueille un nombre de migrants répartis dans les familles. Car cette peur de l’étranger et naturelle mais, être humain, c’est avoir le pouvoir de la dépasser.

Ou alors créer des villes de migrants dans les campagnes composées de 50% d’étrangers et 50% de chômeurs français et autres cas sociaux (moi le premier) qui mettraient au profit de ces nouvelles villes leurs compétences. L’argent? Combien de milliards ont été injectés dans les banques après la crise financière des subprimes? Ce serait magnifique de répondre avec les mêmes moyens face à une crise « humaine ».

Chacun de nous sommes coincés dans nos routines et dans nos engagements, il est difficile de donner de son temps. Par contre je crois qu’il est possible de choisir entre différents combats collectifs à venir. Je pense là à tous ceux qui vont aller dans la rue manifester contre un nouveau code du travail alors qu’il y aurait tant besoin de toute cette énergie pour s’indigner de l’égard qu’ont nos dirigeants pour tous ces pauvres gens en manque d’humanité.

J’ai bien conscience que c’est un sujet sensible sur lequel il est difficile de se positionner. Alors dans le doute, pensons : amour, fraternité et solidarité, ce sont des mots qui n’ont jamais fais de mal à personne.

W.

 


Mélancolie et révolte

J’essuie depuis un mois ma plus grande défaite.

J’ai rechuté en novembre avec comme élément déclencheur principal : les attentats du 13 novembre. Je suis monté en crise maniaque, j’ai vécu de multiples aventures à Paris et en Italie jusqu’au 9 décembre, jour où je me suis fait coffrer par la police pour tentative d’escroquerie… Deux jours après, je fus transférer à l’asile (cet HP porte très bien la désignation d’asile), le même dans lequel j’ai fait deux séjours en 2008 et 2009. Je t’ai déjà parlé de cet endroit sur ce blog ici: A l’asile chez Théophile Roussel.

Voilà un bon teaser en attendant que je te raconte cet épisode et l’ajoute aux autres crises maniaques publiées dans ce blog : maniac story .

Cette 7e hospitalisation m’a séché. Je te passe la garde à vue qui m’a tout de suite rappelé celle de janvier 2013. Quel sentiment de défaite atroce qui s’est imposé à moi lorsque ma raison est revenue le deuxième jour à l’asile. Cette amertume ma paralyse encore, voir même plus aujourd’hui alors que je suis sorti depuis trois semaines. Quel contre coup…

Jamais j’aurai imaginé il y a quelques mois que je rechuterai si classiquement après trois ans de combat contre mon trouble psychique. J’ai mis toutes mes chances de mon côté, employé d’innombrables moyens thérapeutiques, sans parler de ce blog et toutes les activités autour de celui-ci qui me maintiennent en garde. Quelle défaite ! La plus grande et la plus ressentie de ma vie. J’ai rechuté six fois entre 2008-2013 avant celle-ci mais jamais je n’avais vécu une telle claque. Car ce n’est que depuis celle de 2013 que j’ai véritablement accepté mon trouble et lancé le combat contre celui-ci donc toutes celles avant n’avait pas la même signification.

Il n’y a pas de défaite sans bataille. Finalement, ce n’est pas tant étonnant de perdre une bataille dans un long combat, Churchill (illustre bipolaire) en témoigne par sa carrière . Pas étonnant, mais il en reste tout de même que je suis à terre.

Dans cet épisode, je me suis embrouillé sur un détail avec mon colocataire parisien (détail qui a révélé sa personne) et j’ai déménagé quelques jours plus tard. Me revoilà revenu au point de départ, géographiquement, chez mes parents en banlieue. Avec un enseignement en tête : Paris, c’est fini. Revenir à Paris après ça serait une erreur. L’environnement parisien n’est pas compatible avec mon hypersensibilité. Sur-informations, sur-stimulations, absence de nature, routine métro-boulot-dodo inhumaine. Bien sûr il y a beaucoup de points positifs aussi, qui m’ont d’ailleurs masqué ce qui me paraît évident aujourd’hui : je ne suis pas fait pour la grande ville. Je vais plus loin, tout bipolaire ne peut être pleinement épanoui à Paris, il peut survivre oui, être stable oui, mais pas plus, il est très probable qu’il rechute.

Dans ce rejet de Paris, je me suis désengagé de toutes activités. Bénévolat et principalement : les ateliers de théâtre. Je suis donc à ce jour sans activité, sans engagement, redevenu célibataire depuis ma sortie d’HP (hé oui, dommage collatéral, j’en parlerai un autre jour), sans vie sociale. Le temps est suspendu au dessus d’un vide dans lequel je me baigne volontairement pour goûter aux fruits mélancoliques.

Je travaille sur la création d’une association. Oui, l’association des Hyper Sensibles verra le jour en mars. Association dans laquelle je place tous mes espoirs et ai besoin de vos soutiens lorsque je commencerai à communiquer celle-ci. Cette structure, en une phrase, permettra de formaliser mon et notre combat et le faire exister dans cette société.

Cette société… Je suis en colère contre cette société. Elle a une si grande responsabilité dans ma souffrance psychique. Cette société aux valeurs de consommations, d’individualisme, de compétition. Et la politique… Je suis révolté, j’ai honte de faire partie d’un pays qui fait la guerre sous prétexte de défense des droits de l’homme aux moyen orient depuis vingt ans et on s’étonne de se faire attaquer aujourd’hui (je reprends ici la pensée de Michel Onfray dans laquelle je m’y retrouve beaucoup). Bref, résultats je suis victime d’une guerre, avec ces attentats, dans laquelle je n’ai aucune responsabilité. Déjà en tant que citoyen je suis en colère mais en plus je suis un citoyen qui souffre de ne pas trouver sa place en tant que citoyen. Je suis révolté à plusieurs degré. T’as vu ce qui se passe pour les employés de l’entreprise Goodyear (voilà une pétition à signer : pétition). Et comment est traité la liberté d’expression…

Tout ça pour dire que mon sentiment mélancolique intérieur est représentatif de la situation révoltante extérieure. Ce lien toujours existant entre mon monde intérieur et le monde extérieur, entre le subjectif et l’objectif, est tout à fait passionnant.

Il va falloir à un moment donné qu’on (les personnes un minimum conscientes) fasse quelque chose parce que si on les (tous ceux qui sont au pouvoir)  laisse aux postes de décisions dans notre société, l’avenir nous nous appartiendra pas. Je veux croire qu’il existe des personnes encore qui ne sont pas résignés. Je comprends la résignation, j’ai flirté de loin avec elle mais je n’ai jamais été tenté de vivre une vie sans couleurs. Tel le colibri dans sa légende, je fais ma part, je créé une association qui prétend pouvoir améliorer la vie des personnes ayant un trouble psychique que je préfère appeler personnes hypersensibles, j’espère que beaucoup d’entre vous joindront cette aventure collective.

Je ne sais pas pour toi mais dans mes mélancolies j’ai ce goût de révolte. Je crois qu’au départ c’est une colère contre moi-même, celle d’avoir rechuté, celle d’avoir commises d’erreurs, celle qui constate les conséquences de la crise. Une colère que je me pardonne en regardant le monde qui m’entoure. Image métaphorique:

Je suis un arbuste qui peine à grandir… Je n’en veux pas à la graine qui est à mon origine. C’est évident que ce n’est pas de sa faute quand je regarde autour de moi dans quel jardin je suis né. Mes racines ont bien dû mal à s’ancrer dans cette terre sèche, pollué. Il y a ses mauvaises herbes aussi partout autour de moi avec lesquelles j’ai du mal à tisser des relations amicales. Non, ce n’est pas moi qui vais mal, le mal était là avant moi.

Patience et espoir,

Hypersensiblement,

W

 


C’est injuste, on doit se révolter!

J’ai un sentiment d’injustice violent, latent que je peine à exprimer depuis trop longtemps. Mes mots ont toujours été trop polis pour la brutalité de ce ressenti…

Ma vie est injuste, voilà la saveur amère qui ne passe pas, qui reste. Pourquoi c’est moi qui devrait continuer à me soigner infine pendant que la société refuse de prendre ses responsabilités?

Fatigue sans fin. Tout ces efforts pour respecter la forme carré, s’intégrer se caser… A croire qu’être heureux, c’est être heureux d’être malheureux. J’en peux plus de calmer mes sentiments de révolte, j’en peux plus de faire semblant d’être désinvolte. Voilà le constat : je trouve pas ma place.

Ecoutez-moi bien, je ne suis pas malade je suis malheureux. La vie aujourd’hui est mal faite ; plus je me soigne, plus je suis humain, plus je fais le bien, plus je me sens seul. Le temps passe et je m’éloigne de cette société machinale, cette matrice. Je m’auto rejette, impossible de revenir en arrière.

Le problème est inéluctable, je ne suis pas conformable, j’ai bien essayé de m’adapter à la conformité mais mon cœur rejette cette pseudo normalité.

La société me fait comprendre que je dois me changer, m’intégrer. Je me remets chaque jour en question pour trouver la solution et résister de crier : c’est le monde qui doit changer! Moi je suis dans le vrai, désolé de vous rabaisser.

Pendant ce temps ceux de mon clan sont seuls, ils ont peur, font semblant, ils se cachent la vérité, n’auront la paix que lorsqu’ils seront décédés. Ils auront porté leur croix sans rien changer.

Moi je ne peux pas me résigner, je suis comme une tempête dans une piscine stérilisée. Une vague dans la méditerranée. Vois le problème : quand je suis moi-même je dérange, quand je m’énerve je finis enfermé ou chimiquement camisolé, et quand je suis triste -pas besoin des autres- je m’enferme loin de la réalité.

J’ai trop d’énergie à canaliser, trop de blessures à analyser, trop de plaies à panser. J’ai trop d’amour, je ne sais pas comment le donner. C’est difficile de t’aimer sans te submerger. L’amour est une force inconnue mal maîtrisée alors par peur il est mal reçu.

C’est une triste époque, je dois prendre le cœur avec des pincettes. A cette époque c’est triste, on m’aime tout autant qu’on me rejette.

Je suis trop conscient, avec toi je dois me limiter. Je suis trop puissant, je parviens même pas à travailler. Crois-moi j’ai essayé, c’est comme s’ils pressentaient que j’allais les dérégler.

Je n’ai pas trouvé d’autres solutions pour m’intégrer dans cette société : je dois trahir mes rêves, étouffer ma complexité. Tout ça pour entrer dans ce moule de simplicité.

Je me sens différent et stigmatisé. C’est comme si j’étais le nouveau noir dans un monde gris. Un arc en ciel chez les fourmis. Ma différence est invisible, ne fait pas de bruit, parce que je me tais et je dois me terrer. Ils croient ce qu’ils voient alors ils ne me comprennent pas.

C’est injuste, je n’ai rien fait de mal et je suis condamné. Je suis un Walt Disney qui a jusqu’ici échoué. Je crois en l’espoir, je vis l’espoir, j’aime là où les autres haïssent et toutes ces belles valeurs me font vivre au bord du précipice. C’est pas normal, je crois en la paix, en une meilleure humanité et pourtant je demeure seul et désespéré.

Dans mon combat, je passe mon temps à purifier. Contrairement à eux, j’ai du mal à jugé, a mal parlé, je suis complètement étranger, je n’ai pas d’ennemis alors difficile d’avoir des amis. Pas facile d’intéresser quand t’as personne à injurier.

Alors je dois toujours m’adapter, adopter des faux comportements pour être intégrer. Ne me dis pas d’être naturel, j’ai déjà expérimenté et à chaque fois je deviens si loin d’eux qu’ils ne peuvent plus me comprendre, me contacter. Ils se sont tellement éloigné du naturel.

Je suis trop intense pour être exploité. Je suis sous estimé, mes ressources sont négligés, mon talent est largement ignoré. Combien de temps je vais me retenir de crier, de mettre le feu aux codes de ce monde trop étriqué? Les dimensions sont trop peu explorés.

Toujours plus posséder… Etre et avoir se sont trop éloignés…

J’ai la rage

Mes belles intentions ne se réalisent pas, que des mots sur des papiers, elles restent inachevés. Je n’arrive pas à exister dans ce monde ni faire exister le mien.

Je suis coincé entre deux mondes…

STOP!

ENSEMBLE

Nous devons affirmer notre différence.

Nous ne devons pas faire semblant d’être comme eux.

Nous devons apporter ce qui leur manque : notre intense sensibilité.

Nous détenons tout ce qu’il faut pour améliorer ce monde.

Ne masquons pas nos mélancolies, elles sont un message pour le monde.

Ne masquons pas nos folies, ce sont des pulsions de vie là ou le monde est gris.

Affirmons calmement notre instabilité qu’elle permette de rééquilibrer une plus grande instabilité : celle de notre société.

W.

article similaire : Aux armes bipolaires!

liens : le tchat créer récemment pour ce blog : salon bipoonline.


Je suis guéri

Voilà,

Cela a pris quelques années mais aujourd’hui je ne souffre plus, je ne suis pas malade, je suis guéri.

Beaucoup d’éléments ont permis cette transformation du trouble en énergie. Les rencontres.

L’écriture de ce blog m’a ouvert a un puits sans fond d’énergies. Cette intention née il y a un an m’a tourné vers toi. Mes mots ont attiré ton attention. Tu m’as lu et ce faisant tu m’as envoyé volontairement ou non une force invisible qui m’a soufflé un vent de révolte. Vous êtes nombreux, cette force est le résultat d’une multiplication de vues.

Tu ne peux pas imaginer à quel point je te suis reconnaissant. Pour la plupart d’entre vous, je ne vous connais pas physiquement mais j’apprends à m’ouvrir de plus en plus à vos pensées. Je sens depuis quelque jours une vibration qui s’intensifie. Je veux te la partager. Je ne veux pas être seul avec ce bien être.

Tu m’as transmis de l’amour sous diverses forme. A mon tour, je veux t’affirmer que je t’aime.

Si tu es malade, sache maintenant que tu guériras. Les moments de doute et de souffrances, il y en aura encore, pense à moi qui est réussi à guérir grâce à toi. Imagine seulement un instant que c’est possible. Ouvres toi à l’énergie qui n’attends que ça.

Mon chemin sur Terre est encore long mais à partir d’aujourd’hui je sais qu’il est merveilleux. Et plus de personnes empruntent le chemin qui est leur, plus ils vibreront et plus on sera ensemble.

J’ai besoin de toi pour avancer. Dans le partage, dans l’échange d’amour. Alors nous nous rencontrerons et la vie sera plus facile et nous aurons le véritable présent que nous méritons.

Merci.

A bientôt,

W.