Archives de Catégorie: Dans ma tête

Qu’est-ce que le mal?

Le mal en soi n’existe pas. Nulle personne, nul objet sont mal en soi. C’est le regard que l’on porte dessus qui est à l’origine du mal. Pas de la douleur, hein, je parle du mal être.

Je l’ai vu la semaine passée. Cinq jours noirs. Paralysé par un profond mal être. Pas de la dépression avec ses doutes et culpabilités, mais plutôt de la mélancolie. Je ne pouvais parler, l’isolement était la seule solution, être ombre dans l’ombre. Et puis je voulais épargner les autres de mes pensées venimeuses.

Il y a des parties de moi que je trouve malsaines. Je ne peux pas les affirmer, leurs donner une place dans ma personnalité « visible », car ces pensées, ces envies sont contraires à mes valeurs. C’est mon auto-jugement qui me fait mal. Exemple avec mon amie. Si je partageais telle envie, elle réagirait certainement mal, elle penserait que je lui manque de respect. Voilà le conflit entre une envie et la peur qu’elle soit réprimée par l’autre car je la considère mauvaise, car j’ai l’impression qu’elle est considérée indigne par la majorité des gens. Alors je réprime cette envie moi-même.

Et me réprimer me fait mal. Penser qu’une partie de moi est intolérante, irrespectueuse, égoïste, me fait mal. C’est le jugement que je me porte qui fait mal, ce n’est pas l’envie ou l’objet en question. Car s’il y a amour et bienveillance, l’autre peut tout entendre, sans pour autant être d’accord avec notre pensée ou dire « oui », évidemment. Mais vaut mieux un désaccord paisible, un « non », que une non expression.

J’ai réussi depuis à avouer à mon amie ce qui me paraissait inavouable et j’ai été heureusement surpris par sa réaction. Rien que le fait d’exprimer sans être juger est un début de soin sur ma blessure à l’origine de ce mal. Ce n’est qu’un début, mais c’est déjà très libérateur.

La liberté, c’est pouvoir exprimer ce qui est emprisonné en soi, ce qui nous paraît mal, ce qui est enfermé au plus profond de soi.

Aujourd’hui, cette partie considérée indigne, irrespectueuse, intolérante serait peut-être notre partie animale que l’on réprime. Des envies et pensées que l’on juge mauvaises mais qui font partie de notre humanité. A trop les refouler, un jour cela explose et provoque des dégâts pour soi et les autres. A l’extrême, je pense aux crimes, viols, meurtres, suicides. Tout autant d’horreurs qui auraient pu être évitées s’il y avait eu ex-pression dans un cadre bienveillant avant que ce qui soit jugé mal à tort gangrène…

La liberté c’est pouvoir exprimer ce qui est emprisonné en soi. Nous sommes notre propre prison.

Pour se libérer : oser! Choisir la bonne personne, le bon espace, le bon outil. Exprimer ce qui nous semble mal, irrespectueux, sur twitter n’est peut-être pas une bonne idée. Les personnes qui font du mal publiquement n’ont peut-être pas d’entourage proche, suffisamment d’amour, qui puisse entendre sans jugement leur côté noir.

Tout le monde à un côté « noir » là encore je juge… Un côté qui nous paraît noir.

Si on en a conscience, celle-ci nous permet de maîtriser et attendre et choisir d’exprimer ce mal dans les bonnes conditions. L’inconscience va nous faire exprimer notre mal dans un moment non choisi, il y aura dégâts. Et lorsque ceux-ci seront très violents et coûteux, il y aura peut-être prise de conscience!

Bref!

Patience et espoir

Si tu n’étais pas au courant, hé bien, je vends mon livre sur la Fnac ou Amazon. Si tu le savais, hé bien, je te le répète et répéterai jusqu’à mort s’en suive, et si tu l’as acheté, oh merci! pour moi et l’asso qui prend 50% des droits d’auteurs, maintenant tu peux mettre un avis sur la Fnac ou Amazon, j’apprécierai beaucoup quelque soit l’avis, et si tu es au courant, que tu l’as acheté, que tu as mis un commentaire, hé ben, je sais pas… c’est peut-être à ton tour d’écrire un bouquin!

Ps : Je peux aussi te le vendre directement lors d’une rencontre de l’asso. J’en ai commandé un carton, du coup physiquement je peux te le vendre moins cher. Dis moi sur bipohypermaniac@gmail.com . Tu peux m’écrire pour raconter ta vie aussi, hein!

Allez, et tant que j’y suis dans cette fin d’article à informations multiples. La journée portes ouvertes de l’association des Hypersensibles a lieu le 28 Octobre à Paris, détails sur le lien. Une occas’ de se rencontrer aussi!

W

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Je suis un connard

Oui, oui, il y a une part de connard chez moi. Quand je suis dans le jugement, dans la critique de ce que mon ego accepte difficilement. Je suis un connard d’écrire ça. Je ne le publierai certainement pas d’ailleurs. C’est décevant, je me suis reposé, recentré, j’ai fait des choses pour être bien avec moi-même. Et qu’est-ce qui émerge de ça? Le connard en moi. Une critique, un jugement qui vient trop naturellement envers elle ou un proche, et me revoilà plongé dans mon ombre, à l’intérieur de ma coquille sale.

Que c’est difficile de rester hors de moi-même, à l’extérieur. Parce qu’autour de moi ça va, j’ai tout le confort de vie pour être bien. Mais non, il en faut peu pour que je me perde dans les allées sombres, le labyrinthe épineux que dis-je, de moi-même. Ça fait beaucoup de moi-même… J’aimerai supprimer mon ego remplit d’émotions et de pensées empoisonnées. Mais bon, il paraît que cela fait partie de mon humanité, alors je garde ce mal et tente de l’accueillir, de ne pas le juger. Ne pas juger mon juge intérieur… ça va loin mes conneries de développement personnel. Te prends pas la tête et vis, tout simplement! Ouais ouai…

Je résume mon monde intérieur par « moi-même » car je ne sais pas ce qui est de l’ordre de l’esprit, de l’âme, des pensées ou des émotions. Tout se mélange et ces catégories me être des concepts abstraits. Qu’est-ce que l’esprit? Et même que sont les pensées? D’où viennent les pensées? Sont-elles vraiment dans ma tête? Y a t-il une différence entre avoir une pensée qui passe et penser une chose? Si jamais t’as du temps à perdre…

Je marchais tout à l’heure en observant mes pensées, ça en finissait pas. Je ne gère pas du tout dans ce domaine. Enfin si, je médite pour me calmer, je me focalise sur la respiration ou autre chose, et là, je ne pense plus. Ça aide un temps mais au final ça ne résout pas le problème. Après des années de méditation, je suis toujours souvent confrontés par un état de pensée qui part dans tous les sens. Il faudrait apprendre à penser… Mouai… Allez je publie, tant que j’y suis.

Patience, patience…

W


hhhhh…. fffffffff!

Assis à mon bureau, retour d’une rencontre entre hypersensibles, 17 hs participants peut être 18 mais je je préfère le chiffre 7, bref, les pieds plats sur le sol, je me redresse sur ma chaise et je respire…

hhhhhhhhhh….. ffffffffffffffffffff….

Et il y a de quoi respirer. Mon état mental est en surchauffe bien que ça va mieux depuis 3 jours lorsque mon arborescence intérieure était en risque d’incendie. Une pression que je n’avais jamais connu.

Ce soir, je suis fatigué mais je prends le temps d’écrire. Ecrire et respirer, mes armes principales pour continuer à avancer. C’est le travail demandé, après la vague d’hypersensibles qui s’est déferlée sur l’asso depuis le coup médiatique sur France Inter, qui m’a épuisé. Il aurait fallu que je mette des liens à cet article pour te guider cher lecteur, et des images pour rendre ce texte plus agréable, mais je n’ai pas l’énergie ce soir. Juste le jus pour m’exprimer, faire de l’ex-pression.

Voilà.

En plus de la surcharge mentale… Ah oui! et ces derniers jours j’ai fait l’expérience de vertiges sensationnels, nouvelle expérience aussi. Tellement de réflexions que j’en ai le tournis. Mais tout ça, au final je le gère plutôt bien. Je respire, je lâche prise, je profite de tout le travail passé à me recentrer et à accueillir les tensions pour bien vivre cette surcharge mentale. Et donc en plus de celle ci, un événement actuel me reconnecte à une blessure bien ancrée : la peur du rejet.

Aie aie aie, quelle torture. Je suis incapable de dire à quelqu’un quelque chose qui pourrait la blesser, car le ressenti chez elle que ça engendrera me submergera et activera cette peur du rejet. Et donc au lieu d’agir et de déclarer cette guerre nécessaire, je l’anticipe dans ma tête, et des scènes tournent en boucle, aie aie aie.

Là mes outils de lâcher prise et ma pratique de la pleine conscience, j’en vois les limites. Hier soir, il n’y a que le valium est la discussion avec l’autre (je te rappelle que j’utilise le termes autre pour toutes personnes de mon entourage) de bon conseil qui m’a soulagé. Le partage, toujours le partage, le partage est un acte salvateur. Partageons!

Bref, je suis heureux d’avoir écrit un peu ce soir.

Patience et espoir

W


Sous Pression, envie d’émancipation

bipolaire-hypersensible-vivre-avec-test-blog-association-bonheur-sexe-envie-addiction-jeu-bonheur-printemps-relation-amour-pression-souffrance-mentale

Je ressens une pression dans la tête à la limite du supportable depuis que je suis retourné chez mes parents. Le fait d’être à la maison, surtout pendant les repas, exposé à leur présence… argh j’ai du mal à écrire.

J’en peux plus d’être avec eux. Ils ne font rien de mal, ils sont patients, je ne peux pas leur en vouloir, mais c’est très difficile de leur expliquer ce que je ressens. Quand j’essaie, c’est pénible, leur réaction ne font qu’accentuer cette sensation d’avoir un étau dans la tête, ou dans l’enclume, ou dans le marteau, je ne sais plus l’expression. Surtout quand ma mère suppose que la cause réside dans le fait d’avoir diminué de 50 mg le Xeroquel, baissé à 100 mg ce n’est pas un gros changement.

Et j’ai toujours cette oreille bouchée, pitain!!

Pourtant la véritable cause est simple. Mon expérience de vie d’un mois sur l’Ile de Groix pratiquement seul dans cet environnement naturel loin de l’agitation des grandes villes a été si bénéfique que le retour dans cette routine est d’autant plus douloureux.

Je veux partir, m’émanciper, me libérer de cette prison dorée qu’est la belle maison de mes parents. Pour le bien de tous. Car lorsque je suis éloigné de mes parents, notre relation est bien meilleure. Actuellement, la proximité avec eux est insoutenable. C’est simple, mon hypersensibilité en générale à la particularité de me rendre très poreux à ce que ressentent les gens autour de moi. Je ressens fortement leurs énergies subtiles, leurs états d’âmes. Le lien qui m’unit avec mes parents, surtout avec ma mère, est tellement intense que la perception est décuplée.

Concrètement dés que j’entre dans une pièce où elle est présente, je suis automatiquement envahi par les ondes qu’elle dégage, j’en suis asphyxié. Tellement plombé que toutes communications de ma part deviennent un effort terrible que je n’arrive plus à affronter. Je suis décentré et très loin de pouvoir être moi. Ce qui était beaucoup plus simple le mois dernier sur mon île. Rien que d’être en sa présence est très compliquée mais alors quand elle me parle… je suis submergé dans un nuage gris condensé.

C’est terrible parce que je les aime profondément mes parents et que je suis dans l’incapacité de le montrer, et de leur faire comprendre ce que je ressens.

Alors quoi faire?

Déménager à la campagne, oui ce projet de longue date commence à être d’une nécessité absolue. Mes parents ne m’encouragent pas dans ce sens et me transmettent leur peur : mes 800 euros par mois ne me permettront pas d’être indépendant. Pourtant je sais que c’est possible. A la campagne et en colocation. Voilà ce que je cherche. Si tu as des idées ou un plan pour moi, même si ce n’est que pour quelques mois, dis moi, sauve moi! bipohypermaniac@gmail.com

Il y a toujours eu cette espèce de toxicité avec mes parents. Je n’ai jamais voulu l’admettre, aveuglé par l’amour qui nous attache. Des personnes qu’on aime peuvent nous être toxiques alors… Mais comment leur faire comprendre sans les blesser?Comment faire comprendre à une personne quelque chose d’inconnu qui réside au delà de leur sphère de compréhension. Très dure pour moi d’accepter cela. Enfin bref, je ne cherche pas à être compris, je cherche à être tranquille, serein et chez moi cela n’est pas possible. Je dois partir! Help!

J’aurais pu écrire aussi des articles sur d’autres thèmes ces derniers jours : le manque affectif, source en partie du trouble. Le système qui se casse la gueule gentiement… « Fuyez pauvre fou! » criait Gandalf. Le printemps, le manque de sexe. La frustration des sites de rencontres. L’énergie qui bout en moi, qui a bien du mal à se canaliser dans quelque chose. Bref ça part dans tous les sens en ce moment. Et bizarrement dés que je sors de chez moi, pour une rencontre entre hypersensibles par exemple, tout ce petit bazar se calme. Je crois que l’environnement est en très grande partie la cause de mes soucis. Un environnement favorable me fait même basculer très facilement de l’autre côté de la balance, ce côté où je jouis simplement de choses simples…

Patience et espoir

Ah oui mon bouquin est dispo ici!

W

 


Mon premier bouquin est réel!

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La vie d’un bipolaire, le livre.

Hé ben voilà, cela fait 3 ans que je traîne ce projet… Je m’abstiendrai pour le moment de commentaires sur tous les ressentis  qui me traversent : joie, peur du jugement, dégoût, etc. et je resterai sur un ton informatif :

Mon premier livre est disponible!

Actuellement sur le site de l’imprimeur : https://www.bod.fr/livre/w-w/la-vie-dun-bipolaire/.html

Et bientôt commandable en librairie.

Le prix? 22,22 euros évidemment!   Et 50 % des droits d’auteur reversés à l’Association des Hypersensibles, naturellement!

PS : 20 jours que je suis sur mon île, l’expérience est très riche. Seul hic, j’ai bien du mal à allier pour le moment le vent, la mer, les solitudes particulières que je vis ici avec l’activité sur Internet.

Mais j’écris, j’écris beaucoup.

Et je reviendrai vite ici pour partager les vents contraires qui me traversent notamment avec la venue de ce fichu bouquin!

Ces dix dernières années, je ne compte plus le nombre de projets inachevés. Ce livre, c’est la première fois que j’ai concrétisé dans la matière un rêve qui semblait bien loin à l’époque. Qu’est ce qui a fait que je l’ai terminé ce projet? Je pense que j’y ai cru, et lorsqu’il n’avançait pas, je continuais d’y croire même s’il n’y avait pas de raisons extérieurs d’y croire. Haha, je suis en train de m’auto interviewer là… Bref!

Tout ça pour te dire, pour tes projets, tes désirs, nos rêves : il suffit d’y croire, avec

Patience et Espoir.

W


Etre amoureux

Etre amoureux… Ce titre est insupportable. Cette formule est traître. Elle véhicule du plaisir, de l’excitation, du rêve, de l’affection. Je ne suis pas à l’aise avec cet état. Depuis 5 jours il m’a procuré 5% de bien être pour 95 % de chaos. Et pourtant au plus profond de moi je ne veux pas le quitter.

Cette écriture est impossible, mon visage est fermé, je ne comprends pas ce qu’il se passe. Les mots qui avaient un sens avant pour moi, ne sont pas habilités pour décrire ce présent. Et mes tentatives de pensée et d’écriture me font souffrir. Amoureux, c’est l’amour, l’amour c’est le cœur, alors pourquoi mes tripes sont saisies, pressées, tordues. J.M Rilke me chuchotte à l’oreille : « la souffrance n’est que la résistance à quelque chose de nouveau ». Je ne devrais rien écrire de plus, et tâcher de ne pas résister. C’est plus fort que moi. La pression monte, je dois bien l’évacuer, survivre.

Chaque mot que j’écris trahis ce que je ressens, tu comprends ça? Le passé ne peut comprendre le présent. « On ne peut pas faire du nouveau avec l’ancien » écrit Deepak Choppra.

Etre amoureux m’énerve, ce n’est pas dans mes cordes. Et la facilité de l’Autre avec ça m’agace encore plus. Je ne suis plus dans mes batailles passées, dans mes peurs de l’abandon, dans mes attentes, dans mes projections et tout cet attirail d’images mentales qui me faisait souffrir. Non là, c’est pas dans la tête, c’est d’abord dans les boyaux, c’est dans la chair, c’est une force, une pression. Mes méditations ont l’effet du Colibri.

C’est la première fois que je respire autant et que j’explore mon être durant un article. Qu’est-qui est là? Impossible de l’écrire putain, les mots qui viennent interpréteront le phénomène avec le champ lexical de la souffrance. Alors que celui qui convient est celui du domaine du nouveau. Mais comment écrire le nouveau puisqu’il n’est pas connu. Oh il doit y avoir tant d’imposteur chez les personnes qui prétendent écrire! Ils ne font que recycler des vieux concepts sur de nouveaux phénomènes et en cela empêchent le nouveau d’émerger. Le nouveau est accueilli comme un ancien. Je suis le premier imposteur évidemment car je ne fais ici qu’écrire des phénomènes qui n’ont pas ce langage. C’est comme regarder BigBang Theory en version française. Comparaison loufoque mais drôle.

J’ai connu déjà ce genre d’opérations. Opération d’ouverture du cœur, jamais terminée appremment. Je suis de nouveau sur le billard, cette fois en présence d’un être divinement rassurant. Mais c’est justement cette main tendue qui me fait voyager encore plus profond dans une partie obscure. Certainement la plus obscure de moi-même, celle où est régie mon lien avec l’Autre. Cet autre est beaucoup trop mystérieux pour moi pour le décrire plus. A part décrire une intensité, les autres mots seront traîtres aussi.

« Je ne suis pas dans la merde, putain » . Tu vois c’est une pensée spontanée qui me vient. Un mode de fonctionnement ancien qui résiste à ce qui se passe.On peut savoir en théorie, on peut tout intellectualiser mais une fois confronter avec soi-même, ça nous aide pas. Il n’y a que l’Autre qui peut aider, en apparaissant ou en disparaissant à jamais (là c’est personnel). C’est une dépendance, je suis accroché.

Je suis complètement à sa merci.

Je ne sais pas…

Patience et espoir

W

Ps :Comme tous les vendredis, Je m’improvise animateur sur RadioHS ce soir de 21h, à 23h : rencontre entre hypersensibles en ligne, suffit d’un micro et de cliquer sur le lien : RadioHs. Possibilité de juste se connecter pour écouter.


Ha l’enfoiré!

La vie c’est comme une partie de jeu vidéo. Avant de commencer, tu choisis la difficulté et après tu joues selon ton niveau.

Regarde autour de toi tu verras très bien ceux qui ont choisis l’option facile et les rares qui se sont risqués à plus compliqués.

Je ne peux pas me rappeler du moment où j’ai configuré ma partie, où j’ai réglé mon handicap. Mais à voir mon parcours, à l’heure du choix, je me suis pris pour un sacré golfeur…

Ironie du sort, je joue rarement aux jeux vidéos, mais les fois où je joue à Fifa, instinctivement je ne vais pas pour le mode « facile », comme si je préférais perdre en « difficile » que gagner en « facile ».

Je crois bien qu’on configure notre environnement, nos qualités, nos faiblesses, nos handicaps à dépasser, pour atteindre un objectif caché. Parce qu’à la naissance, on oublie tout ça, pas même un petit mode d’emploi. C’est le grand saut dans cette réalité, avec un petit goût de démerdes-toi.

Plus je me perds dans les profondeurs du labyrinthe de mon esprit, plus je sens cet être d’une autre dimension, un bout de moi allié d’un bout d’autre chose d’étrange qui était présent avant ma naissance, qui connait les tenants et les aboutissements de ma vie. Je le sens ce petit enfoiré (pas de soucis, il n’est pas susceptible, il a beaucoup d’humour même) qui se fait plaisir à sourire pendant que je me galère dans cette réalité. « C’est toi qui a choisi cette vie l’ami ». Qu’est-ce que je peux répondre à ça? Lorsque je le supplie de me faire parvenir au moins une page du mode d’emploi, il me dit : « Tout est en toi, dans les autres que tu rencontres, dans les expériences que tu traverses ». Haha l’enfoiré! Je sais pas s’il se rend compte comment est fait mon esprit, cet univers infini, où des millions de pensées circulent, où toutes sortes de croyances naissent, meurent, se contredisent, où les émotions allument un arbre cérébrale avec beaucoup trop de couleurs pour en faire une palette, où rien n’est solide, stable, structuré, car dès qu’une certitude s’installe, la vie avec un simple coup de vent remet tout en question. « C’est toi qui a choisi une aventure intense ». J’étais dur avec moi même avant même d’être né, quelque part ça me rassure.

« En réalité tu n’as rien à faire, laisse la vie te porter ». Rha pitain l’enfoiré, c’est quand il me lâche ces pensées qui me donne le plus de travail. Car c’est là où je dois déconstruire mon égo avec toutes les croyances qu’il comporte. Et travailler à ce que mon égo n’est plus le contrôle, que mon mental n’est plus le pouvoir.

« La fin justifie les moyens, t’en chie pas pour rien, t’as voulu vivre quelque chose de grand, tu finiras par le vivre »…

Ha l’enfoiré!

Patience et espoir

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