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Mon premier bouquin est réel!

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La vie d’un bipolaire, le livre.

Hé ben voilà, cela fait 3 ans que je traîne ce projet… Je m’abstiendrai pour le moment de commentaires sur tous les ressentis  qui me traversent : joie, peur du jugement, dégoût, etc. et je resterai sur un ton informatif :

Mon premier livre est disponible!

Actuellement sur le site de l’imprimeur : https://www.bod.fr/livre/w-w/la-vie-dun-bipolaire/.html

Et bientôt commandable en librairie.

Le prix? 22,22 euros évidemment!   Et 50 % des droits d’auteur reversés à l’Association des Hypersensibles, naturellement!

PS : 20 jours que je suis sur mon île, l’expérience est très riche. Seul hic, j’ai bien du mal à allier pour le moment le vent, la mer, les solitudes particulières que je vis ici avec l’activité sur Internet.

Mais j’écris, j’écris beaucoup.

Et je reviendrai vite ici pour partager les vents contraires qui me traversent notamment avec la venue de ce fichu bouquin!

Ces dix dernières années, je ne compte plus le nombre de projets inachevés. Ce livre, c’est la première fois que j’ai concrétisé dans la matière un rêve qui semblait bien loin à l’époque. Qu’est ce qui a fait que je l’ai terminé ce projet? Je pense que j’y ai cru, et lorsqu’il n’avançait pas, je continuais d’y croire même s’il n’y avait pas de raisons extérieurs d’y croire. Haha, je suis en train de m’auto interviewer là… Bref!

Tout ça pour te dire, pour tes projets, tes désirs, nos rêves : il suffit d’y croire, avec

Patience et Espoir.

W


Envie d’aimer, envie de jouer!

En écoutant les chansons de Lala Land qui puent le printemps.

Parce que ça y est, chez moi le printemps a commencé. Je fais les frais des premiers bourgeons. Un renouveau opère. Un nouvel élan qui se fait connaître au fond de moi et qui met en lumière quelque chose que j’avais oublié. Une douceur, un morceau de bonheur. Ça se résume seulement à une dégustation de 5 minutes, assis sur un banc du parc des Buttes Chaumont dans cet avant goût de printemps de mercredi soir dernier, mais l’important est que je me souviens que cette graine aux saveurs d’éveil existe toujours. Et grâce au surplus de lumière à venir, je garde bon espoir que lorsque le printemps extérieur viendra, mon être aura déjà retrouvé un large éventail de ses couleurs vertes, jaunes et bleues.

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C’est bien beau tout ça, mais ce renouveau, cet élan de vie qui souffle en moi fait vent d’envies qui ne sont pas simples à gérer.

Lorsque cette envie de vivre revient, que fais-tu? J’avoue n’avoir pas trop préparé le terrain. Bien sûr, je continue les activités qui m’ont conduis jusque ici, en gros : l’association des hypersensibles. Mais ce qui est propre à ce renouveau, c’est l’envie de nouveau justement! Voilà et là je suis seul chez moi 9 jours sur 10 à devoir contenir cet élan.

Bon, il y a deux envies qui me travaillent. Les femmes et le jeu. Comme quoi, je peux être un homme très « basique », moi qui me trouve si complexe. Les femmes et le jeu étant des plaisirs ancestraux des hommes, non? M’enfin, pour ma part c’est pas aussi simple que ça, tu t’en douteras, ça ne peux jamais être simple, c’est ça le problème!

En ce qui concerne le jeu. Déjà il ne s’agit plus de poker, j’ai soigné cette addiction depuis plusieurs années. Oui parce que j’ai traversé à peu près toutes les addictions que l’on peut rencontrer dans notre société (si saine!). Et je les ai a peu près toutes soignées, c’était pas gagné : le poker, le cannabis, l’alcool, le sexe, avec le temps et beaucoup de tempêtes, je maîtrise la consommation de ces choses-là. J’entends une voix qui me dit « mais le sexe, c’est pas une addiction, le sexe c’est trop géniaaal! ».

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Je parle des pulsions sexuelles qui me poussaient à avoir certains rapports avec certaines femmes que je n’aurai pas eu si je ne m’étais pas laissé embarqué par des élans d’excitation proche de l’animal. En soi, je ne faisais rien de mal mais j’ai passé des lendemains à regretter avec douleurs et à culpabiliser. Ça c’était au début de la vingtaine, après ça c’est un peu calmé, j’arrivais à gérer les pulsions dans le sens de ne pas faire des rencontres sous leurs impulsions. Mais alors c’était par messages et par skype que je succombais à cet animal sexuel en moi qui revenait par périodes et ça m’a causé quand même pas mal de problèmes. Et puis il y a quelques années j’ai lu un bouquin sur la tantra. Cette nouvelle approche de la sexualité et le temps font qu’aujourd’hui je maîtrise beaucoup mieux ma sexualité. C’est pas quelque chose que j’écris beaucoup, mais mon énergie sexuelle est une des choses en moi qui m’a donné le plus de travail. Merci à notre merveilleuse société, qui sur ce point encore, est criminelle. Et je pèse mes mots pour une fois! Bref aujourd’hui, il m’arrive encore parfois, dans un pic d’énergie sexuel, d’envoyer un petit message un peu relou à une ex, mais rien de très culpabilisant.

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Tout ça pour dire que le sexe, c’est pas une mince affaire, et le fait qu’il y ait un gros tabou, ça n’arrange rien. Ma seule certitude sur le sexe c’est que dans notre société, en réalité, on ne sait rien sur l’énergie sexuelle.

Bon voilà c’était une grosse digression… mais c’est important parce que… Ta gueule! Ok, j’en étais où…

Ah oui les addictions. Ben du coup, aujourd’hui il ne me reste que le tabac vraiment. J’ai arrêté depuis longtemps le cannabis, et je bois parfois du rouge mais qu’en mangeant! Donc si tu veux m’inviter à boire un verre de rouge, si je t’invite à dîner à la place, ce n’est que pour pouvoir le boire, ce verre de rouge!

Le tabac et encore un peu le jeu. Si ce n’est pas sous la forme du poker, il a réapparu sous la forme des paris sportifs.

C’est comme si cet élan vital qui renaît intensément remontait en moi des envies pas encore tout à fait réglées. Donc cette envie est réapparue la semaine dernière et j’ai parié 60 euros depuis (j’ai fait gagné mon frère 30 euros pour ma défense). Haha! c’est ridicule comparé aux milliers d’euros que j’ai perdu avec le poker autrefois, mais c’est pas tant la somme qui m’inquiète que le processus sous-jascent. Le but n’étant pas de s’interdire une envie mais de pouvoir l’assouvir sans se mettre en danger soi (oui parce que en général ce n’est pas l’autre mais moi que je mets en danger) comme j’ai pu le faire avec le poker (du coup ça fait longtemps que je n’y joue plus). Que le jeu reste un jeu. Que la recherche d’exaltation soit orientée vers autre chose. Bon, finalement je peux dire qu’aujourd’hui j’ai passé le moment compliqué, et que je parie sur un autre domaine : le relationnel. Finalement si il y a bien quelque chose de sure où l’on peut placer toute son énergie c’est dans la relation à l’autre. Le problème c’est que je suis bien meilleur au poker que dans la relation à l’autre, surtout quand elle devient amoureuse.

Parce qu’il m’a fallu 1000 mots pour en arriver à parler de l’envie la plus forte en ce moment et qui s’intensifie plus mon printemps bourgeonne : les femmes. Mais en particulier : la femme. Contrairement au passé, j’ai envie de construire une relation avec une femme, fini les autres types de relation. Je veux m’engager dans quelque chose de profond, sincère, épanouissant, d’avenir, de projets. Haha! Si j’avais cru que j’écrirai cela il y a quelques temps, je me serai pendu.

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Voilà mon envie. Et du coup, que faire de cette envie? Jusqu’ici je me suis dit, pas de **********, je veux rencontrer ma femme dans la vraie vie, on vaut mieux qu’un site de rencontres. Le problème c’est que ma vie sociale se résume à une sortie sur Paris tous les 10 jours et que cette sortie ainsi que ma vie sociale dans sa globalité dépendent des rencontres que j’organise avec l’association des hypersensibles (prochaine samedi 25 février d’ailleurs). Et dans ces rencontres, mon intention d’origine n’est pas de sortir avec les participantes. Ça se pourrait en réalité, mais non il y a quelque chose qui me gêne. D’ailleurs sur 3 ans de rencontres, je n’ai jamais eu de réelles relations avec une nana connue par ce biais là. Tout ça pour dire, que j’ai cette envie de tourner la page d’une nouvelle relation…

…de voir le nouveau visage de la femme que je poursuis depuis que j’ai l’âge d’aimer.

Oui c’est comme ça que je vois les choses. Mais c’est pas le sujet. Aujourd’hui j’ai mis le pied dans un site de rencontres pour célibataires exigeants, « un pied » car il y a une sélection à l’entrée, c’est fou ça : un site de rencontres franc-maçon.

Pffffffffff Brefffffffffffff

Envie de jouer, envie d’aimer, voilà ce qui résume ce que j’ai envie depuis toujours en fait.

Allez, je vais être sympa, je vais chercher des images pour aérer ce pavé.

J’aime toujours correspondre avec toi sinon aussi : bipohypermaniac@gmail.com

Le printemps arrive!

Patience et espoir

W

2 clics très intéressant : https://www.association-hypersensibles.fr/

fb  :  associationhypersensible

 


Amour, trahison, colère

Séparation…

Du coup, un nouvel état émerge en moi : fragilité, peur, liberté

J’en ai marre d’intellectualiser l’amour. Ecrire l’Amour devrait se résumer à : Je t’aime. Le reste  devrait être des actes au quotidien.

Aimer, c’est laisser libre l’autre, ne pas dire ce qu’on croit être bon pour lui, seulement l’entendre profondément sans que cela résonne mentalement. Ecouter avec son coeur et non avec son expérience.

J’accepte que je suis imparfait, que l’autre est imparfait et qu’avec tout l’Amour du ciel , je reste imparfait.

Qu’avec tous les soins du monde, j’aurai toujours des peurs, car je suis humain.

Qu’avec tout l’Amour du monde, je ne comprendrai jamais totalement l’Autre. Car il est autre, unique comme moi, et donc différent.

J’accepte que je suis différent avec mon intimité et mes croyances que je ne peux imposer à l’autre, car vu qu’il est autre il est différent et peut croire différemment, peut avoir une autre vérité.

J’accepte d’avoir peur de temps à autre, peur de l’inconnu, de l’étranger, car c’est humain…

….

Qu’est ce que j’ai a prouver là?

Peut être que je cherche à venger mon cœur de fausses raisons que je lui ai forcé à croire.

Mais mon cœur pardonne alors pourquoi mon esprit s’agite? Peut être cherche-t-il à comprendre mon cœur et qu’il constate qu’il ne parle pas la même langue. Je me suis épuisé toute ces années alors… Ce n’était pas lui mais mon esprit qui prétendait traduire la voix de mon cœur…

O l’ami, méfies toi, si je te dis que je parle avec le cœur, car en réalité c’est ma bouche qui prononce ces paroles.

Le cœur ne parle pas mais il agit dans le silence, dans les yeux pétillants des enfants, dans les mains unis des amants.

Je me sens trahi

J’ai donné

Je suis sans vie

Je vais pardonner, je ne veux pas renoncer à la vie

 

Les pensées de trahison sont douloureuse pour mon couleur.

Mais comment puis-je en vouloir à ceux qui n’ont pas compris?

 

Oui, j’ai l’impression d’avoir été trahi alors une fois de plus je viens exprimer mon ressenti. Mon cœur est triste, il a beaucoup donné, beaucoup en ont profité et cela pour mon plus grand bonheur.

Des personnes de l’association que j’ai moi même rassemblé, m’ont caché des choses importantes qu’elles auraient du me communiquer. Ce n’était pas mal intentionné de leur part, mais en croyant bien faire, ils m’ont menti, et je suis profondément blessé. Ils m’ont menti à moi, moi qui est créé cet espace d’échanges et de sincérité où ils se sont rencontrés. Mon cœur est blessé par le mensonge et mon mental a du mal à pardonner.

Mais je pardonnerai car c’est le seul chemin. Ce chemin vers le cœur. Que je me sens seul sur ce chemin à cet instant! Cette sensation est saine finalement car je suis seul par nature sur ce chemin vers mon cœur même si je partage parfois la route avec d’autres.

Mais je ne suis pas si triste. La tristesse c’est d’être seul dans sa tête ou quelque chose comme ça. Le cœur étant connecté au divin, je suis seul mais avec le Tout en même temps. Lorsque le mental fait silence, je suis seul avec mon coeur, je suis dans l’instant présent. Dans ce pérsent que m’offre le coeur de l’existence, et c’est la seule vérité, l’instant présent.

Mon mental lâche prise, le cœur est au controle. Les battements de l’Amour me guide alors je suis en sécurité. Dans mon cœur je ne suis plus aux proies avec mes peurs.

Enfin cela pas longtemps!

Je repense à la situation où j’ai été mis à distance d’une affaire qui me concerne soit, disant pour me protéger. Voilà le résultat :blessé en prises avec la colère.

Du repos, tout ira bien, si les gens se remettent en question et assument leurs erreurs là où moi je reconnais les miennes.

Cela réveille un sentiment très ancré en moi, qui est la racine de mon trouble. J’ai le sentiment que les autres ne comprennent pas ce que je ressens, alors je ravale la colère car je comprends l’autre, je sais qu’il n’est pas mauvais, et par là j’accepte ce que peut être je ne devrais pas accepter. Bref un sentiment brut, difficile à décoder.

Il s’agit là d’injustice…

Patience et espoir

W


Amour et Livres

« Pardon, merci, lumière, amour… Je me joints aux artisans de lumière connectés à l’énergie universelle afin de me remplir de lumière et de la répandre sur Terre… Je suis amour, tout est amour… Je suis prêt, je n’ai plus peur… »

Tel est mon mantra depuis un an qui voulait t’être partagé.

J’avais prévu de prendre vacances de mon blog, le temps de mon séjour en Bretagne… Je n’ai pas pu résister au bout d’une semaine, me voilà dans un bar à wifi près de la plage à m’écrire, t’écrire, écrire. Ce blog est devenu une vrai addiction! Le besoin d’expression. Ça va, c’est une jolie drogue douce…

Aussitôt commencée, aussitôt finie. Je te parle ici de la relation dont je t’avais conté le début très prometteur il y a si peu de temps. Un mois à suffit pour que je reçoive le bien connu texto. Tu sais celui qui commence d’un ton sérieux, et par ton prénom… La réception a été douloureuse, car très surprenante, les larmes ont aussitôt coulé, le sentiment d’injustice a crié en moi, l’incompréhension du sens de cette furtive et intense histoire… Et puis, avec un peu de discussion avec elle, j’ai pu comprendre les enseignements de cette expérience. Cette rencontre m’a permis de travailler sur mes peurs d’engagements, de m’en libérer même… Je suis près à m’engager, attention à la prochaine, je demanderai le mariage juste après avoir révéler les faits troublants de mon passé ainsi que le traitement que je prends au quotidien. Je ne ressens plus le besoin de vouloir mieux, de multiplier encore les relations… Une trentaine aura suffi pour mon goût passé pour les aventures diverses. Je suis plutôt patient, mais ça y est je suis prêt à construire pour le meilleur et le pire. Bon, j’écris ça, mais on verra bien hein.

Je pense aussi, grâce à elle,  d’avoir bien bossé sur la voie du coeur, l’amour inconditionnel. Aussi surprenant que cela puisse être, la douleur de la séparation a très vite (2 jours seulement) laissé place à une certaine légèreté, une certaine liberté. Car Elle, je l’aime, comme je lui ai dit, et je l’aime toujours même si notre relation amoureuse est finie. Je l’aime même si je n’ai pas besoin d’être avec elle, et pas besoin qu’elle m’aime ou qu’elle soit amoureuse en retour. Je l’aime sans conditions, inconditionnellement. J’ai mis 2 jours, mais au final je comprends et respecte sa décision, son besoin d’être seul pour se réparer de blessures affectives encore tenace. J’espère seulement que notre relation spirituelle, l’intérêt et la vision de vie qu’on a en commun, puisse continuer, tant on a à travailler ensemble.

C’est possible que je fasse mon malin, l’homme fort face à cette séparation, parce que je suis dans mon paradis de Bretagne, très bien entouré, et que le retour à Paris soit plus difficile, m’enfin! Ce qui est certain, c’est que d’expériences dites difficiles en expériences dites difficiles, mon rapport à la douleur a bien évolué. D’ailleurs je suis en train de lire Conversations avec Dieu de Walsh, que je trouve génial, et il est très bien écrit dans ce livre que les événements à l’origine ne sont ni mauvais, ni bon, que c’est nous, humain, qui apportons un jugement de valeur sur ce qui nous arrive. Je le vois dans ma vie, là où avant j’aurais terriblement souffert, aujourd’hui s’en dégage quelque chose de plutôt léger. D’où une certitude de plus en plus ancrée que l’on peut vivre sans souffrir. Que la souffrance n’est pas obligatoire. Plus de peurs, plus de souffrance. Bon, il faut se libérer de ses peurs avant…

Ce qui rend les événements, communément vécus douloureusement, de plus en plus supportable c’est le fait que j’ai un désir de vie qui ne dépend pas des aléas du monde. Tout bêtement déjà, tant que je peux écrire, ça va. Aussi et surtout, le mouvement qui se développe autour des rencontres entre hypersensibles est une grande satisfaction. De savoir que ça existe, que tu existes, est un grand soulagement quand  des nouvelles plus « tristes » comme la dernière arrive.

Il y a aussi le Secret de Shambala de James Redfield que j’ai lu récemment qui m’a bien éclairé. C’est la suite de La prophétie des Andes et de La dixième prophétie. Une très belle saga que je te conseille vivement si tu as une petite ouverture spirituelle. Je lis également en ce moment Nouvelle Terre d’Eckartt Tole, auteur que j’aime particulièrement aussi. Voilà pour le point lecture.

Enfin, la semaine dernière, un vendredi nuit, j’ai eu une idée! Ah d’ailleurs, j’en ai eu une autre aussi d’idée quelque jours avant, au sujet des rencontres. Etablir un café parisien comme QG où des rencontres pourrait se faire de plus en plus informellement dans la semaine. Une sorte de Central Perk si jamais tu connais Friends. Voilà ça c’est la petite idée.  J’ai lancé le sujet sur le forum : http://hypersensible.forumactif.org/

L’autre, c’est plus une illumination, le genre d’idée qui devient obsessionnelle et qui m’empêche de dormir. D’ailleurs comme dit Walsh dans sa « conversation avec Dieu », à l’origine de la création vient la pensée, ensuite la parole puis l’action. J’ai la pensée, maintenant j’écris, ce qui réalise un peu plus cette idée. Ce projet. Ça fait bientôt presque deux ans que j’ai l’envie d’écrire un bouquin à partir de  ce blog. Seulement toutes mes tentatives ont fini par échoué. J’avais même pensé à abandonner ce projet, n’arrivant pas à me motiver suffisamment pour accomplir cette tâche. Mais là, j’ai une idée!

Si ce blog est un succès sur la durée, c’est parce que tu es là, simple passager d’un soir ou fidèle lecteur, à me soutenir. Même si j’écris d’abord pour moi et sur moi, la personne qui me motive, c’est bien toi. Sans parler de tout ce qui s’est créé à partir de ce blog en termes de rencontres, de relations amicales et de projets. Et ce n’est que le début! Donc, dans ma nouvelle idée, tu fais partie intégrante de la production du futur bouquin. En gros je vais lancer le projet sur un site de financement genre kisskissbangbang. Chaque personne qui me fera le plaisir d’acheter le livre finit, financera en fait la production de ce livre en amont. Le but étant de l’imprimer en édition limitée. Bref, faire un beau livre quoi! Prochainement, j’investirai ce genre de plateforme, mettrai un total d’argent à atteindre pour pouvoir financer l’impression de 777 (surement moins après une réelle estimation), total à atteindre (si pas atteint chacun récupère ses sous) avant le 21 novembre 2016, date du 3e anniversaire du blog. Premier choix de titre : W, 3 ans d’expériences. Voilà, concrètement, le fait de voir les participations augmentées au fur et à mesure que je travaille sur le livre sera une belle motivation. Autre bonne nouvelle, je sais comment articuler ce livre par rapport à toute la matière présente sur ce blog. Oui, c’est la première fois que je mêle l’argent à ce blog… même pas peur!!

J’écrirai ce projet plus en détail dans un article spécial. Parce qu’en vrac en fin d’article là, comme ça, c’est pas très vendeur!

A bientôt, j’espère que le soleil te brille!

ET,

Au plaisir de te rencontrer un jour dans les rencontres qui se développent peu à peu en France.

Patience, espoir

 


La rencontre du coeur

J’hésite à écrire ce qui va venir. J’hésite car j’ai peur de révéler mes expériences en terme de relation, j’ai peur que cela puisse me causer un préjudice si « elle » vient à découvrir cet espace, d’autant que je sais que la lecture des traces du passés laissés ici ont déjà fait peur à « une ».

Mais je dois dépasser cette peur pour partager mon travail dans ma relation à l’autre. J’ai beaucoup travaillé sur moi-même, sur mon mental notamment et l’égo, j’ai acquis une meilleure connaissance du soi -le chemin continue- , je suis ainsi mieux armé pour aborder la relation à l’autre. La vie a répondu présente, comme toujours, en créant une magnifique rencontre.

C’est le commencement d’une nouvelle période: le cœur. Le cœur. LE cœur. LE Cœur. LE CŒUR.  Un nouveau chapitre qui n’aura pas de fin, l’exploration du cœur me paraît intuitivement infini.

Aujourd’hui je vois bien que mon cœur est entouré de murs de protections, des couches de peurs. Je pense que celui-ci s’est refermé à mon entrée au collège dans la cour des grands après une enfance à cœur « ouvert », ces guillemets sont là pour noter mon incertitude quant à cette explication. En vérité, l’état présent de mon cœur  est le résultat de facteurs qui doivent remonter bien loin, bien haut, bien bas, bien derrière, bien devant. Je ne vais pas me perdre ici dans une psychanalyse de l’histoire de mon cœur mais je vais revenir vite à la seule vérité : celle de l’instant présent, celle cachée dans ce que je ressens là, maintenant.

Maintenant que j’ai bien ouvert, soulagé et allégé ma tête, c’est autour de mon cœur. J’ai déjà bien progressé. Jusqu’à récemment, il m’était impossible de mettre ma conscience pleinement  sur les battements de mon cœur, depuis j’y parviens, ce qui me permets d’écouter ce qu’il a à me dire.

La rencontre avec « elle » a remué et a remis à jour les peurs que je n’ai pas encore dépassé. Telle est une des lois de la nature humaine : tant que l’on a pas surmonté une peur, on expérimente en boucle des situations qui nous font affronter celle-ci. Les peurs qui s’interposent entre moi et mon cœur sont : la peur de l’abandon, de ne pas être à la hauteur. Un grand classique, hein? Elles sont toujours intervenus à chaque relation. Aujourd’hui, la grande différence est que j’ai un contrôle mental bien plus fort qu’avant, j’ai trouvé l’arme fatal et sais en user pour vaincre ces peurs : l’instant présent. Je veux bien croire que cela te paraisse flou et fou. Revenir à l’instant, à ce que je ressens là; me permets de vivre pleinement la peur présente, mettre mon attention dessus, la lumière de ma conscience dessus. Ainsi je m’en libère petit à petit. Ainsi je me rapproche du cœur petit à petit. Une bien belle aventure.

De part sa grande dimension spirituelle, « elle » a une connexion à l’Amour et une vibration déjà très élevée. Malgré les nuages autour de mon cœur je l’ai senti, j’ai senti à travers elle l’énergie subtile et si puissante de l’Amour. Pffiou, un moment hors de l’espace temps, merveilleux. Je parle ici de l’Amour divin dont la Femme (le féminin) à l’accès et partage à l’Homme.

Ce n’est pas un hasard cette rencontre, je crois que l’on est complémentaire dans notre travail tout les deux sur soi. C’est très tôt pour l’écrire mais je crois bien que sa force est plus au niveau du cœur ce qui lui permet une certaine sensibilité accrue, une clairvoyance,  un pouvoir guérisseur, alors que ma force est plutôt au niveau mental. Une belle complémentarité.

Il est donc probable que mes doigts dorénavant s’appuient régulièrement sur les touche C-O-E-U-R. J’ai beaucoup à découvrir. « Découvrir », quel joli mot, car il résume bien le sens de la vie humaine et le travail de l’artisan de lumière, le travail sur soi : découvrir tout ce qui empêche le soi de s’exprimer, le cœur de s’exprimer, l’amour de s’exprimer. Découvrir le mental de toutes les pensées, les croyances, les doutes. Découvrir le cœur de toutes les peurs. Est-ce que tu vois ce que je vois? Ce pouvoir d’amour, de paix, de joie qui pourra rayonner sur terre lorsque nous serons découverts.

Découvertes à suivre,

Patience et espoir

W


Sincérité quand tu me tiens

Et là voila de retour…

…Cette sensation, cette force qui vient à mon secours lorsque mon égo est en déséquilibre sur ce qui croît être le fil de son destin. Tu sais cet égo qui est ce moi que je crois être, ce moi qui a envie de cela, ce moi qui veut être cela. Ce moi qui voulait encore, il y a quelques instants, ne pas revenir ici crier son émoi. Travailler mon égo la rendue plus fragile. Je le comprends là, en apercevant encore étonné cette sensation, cette force venant du cœur et transperçant la coquille « pseudo-identité ». Cette force, c’est la sincérité. Elle me pousse à exprimer ce que je ressens même si cela doit remettre en cause toutes mes décisions, actions, pensées, passés.

La sincérité vient du cœur, c’est certain. Ecoute ton cœur, disent-ils. Oui écoute le mais attention, je te préviens ça va te secouer. La sincérité est une force de la nature, elle est ce qui doit être, un retour vers l’équilibre.

Bref, c’est magique, c’est poétique, magnifique, peut-être vu de l’extérieur mais lorsqu’on la vit, cette sincérité, elle nous oblige à témoigner le fait que, là laisser s’exprimer, cette sincérité, c’est éprouvant.

La sincérité, c’est abandonner le contrôle, c’est faire face à l’inconnu le mental dépouillé, sans armes tirées d’expériences car sans ego, c’est faire face à un vide. C’est l’expérience la plus forte de foi, de confiance aux autres, de confiance en la vie. Car la sincérité demande d’exprimer ce que l’on a peur d’exprimer de peur de ne pas être écouté, compris. Par peur de paraître faible, par peur d’éloigner les personnes que l’on aime. Peurs infondées, fausses, mais peurs quand même.

Je le vois autour de moi, ma famille, mes proches, les personnes que je rencontre le temps de les écouter un peu, je ressens chez eux souvent un manque de sincérité. Malgré eux, évidemment. Processus inconscients. Ils n’ont pas besoin d’être sincère pour vivre équilibré. Et puis il faut du temps, il faut le choisir, il faut s’engager dans un long combat pour être sincère. Inutile de lui dire : « Sois sincère! ». Non la sincérité se travaille, il faut des outils et des personnes bienveillantes autour de soi.

Moi j’ai la chance d’avoir cet espace et ces personnes. Je me suis lancé ici dans l’expression sincère de mes sentiments car à l’époque c’était nécessaire, c’était une question de survie, fallait que je laisse exprimer mon cœur, une pulsion qui maintenant fait partie de moi et qui me rattrape à chaque fois qu’un semblant d’égo se forme et m’alourdisse.

Encore une fois, est-ce que je vais être compris? Voilà la question. Je n’en ai aucune idée, la peur me ferait plus me pencher vers non, mais d’un autre côté mes lecteurs me surprennent à chaque fois. Se confronter à l’incertitude de comment va être reçu mon message est un contact avec la sincérité.

Bien sûr, je peux tout bonnement mal m’exprimer alors là il ne sera pas question de sincérité si je suis mal compris.

 

Aujourd’hui, cette sincérité me rattrape, me transperce, me vide de mes certitudes, me perd et m’ouvre à toi. C’est un ballet dans lequel je me sens prisonnier. Est-ce finalement ça mon rôle, ou est-ce encore une partie de ma construction? Je pense que c’est une arme. Une arme qui me maîtrise encore. Mais peut-on maîtriser ce qui vient du cœur?

 

En fait, mon ego ne voulait pas revenir ici, car il ne voulait plus s’exprimer sous la bannière laviedunbipolaire, parce qu’il a un contentieux avec le mot « bipolaire » et préfère depuis quelque temps le terme « hypersensible ». J’étais donc coincé entre ce prétexte, et la nécessité de m’exprimer. Et puis il y a toi et toi et toi qui m’ont écrit et déploraient l’arrêt du blog.

Mais je ne suis pas bon qu’à ça, c’est pas possible! Il faut que je trouve une forme d’expression artistique qui me fasse vivre, il faut que je m’exprime via un projet qui se réalise ou par un travail qui me fasse vivre! Tu comprends? Je ne peux pas me concentrer que sur ce blog est tout ce qui l’entoure, même si j’en aurais très envie. Je me cherche là dessus en ce moment. Je travaille sur une association des hypersensibles qui aura le nom de l’association des Hypers Sensibles tout simplement. Outre tous les objets sociaux et solidaires, ce projet d’association permettrait de rendre plus réel et formel mon expression et pourquoi pas en faire un travail à terme .

Tout ça pour dire que je suis revenu auprès de toi chanter ma complainte. J’aurais peut-être dû plutôt te raconter  mon mois de décembre qui s’est terminé par une légère hospitalisation, m’enfin voilà pour ce soir…

Le combat continue, et c’est lorsque je crois qu’il est terminé, qu’il a en réalité besoin d’un second souffle.

Patience et espoir

W.


Je suis amour, tout est amour

« Je suis amour, tout est amour ». C’est par cette phrase que je me répète inlassablement et récemment dans mes méditations  que je vais aborder ici le thème : « bipolaire et amour » ou « hypersensible et amour « (je préfère de plus en plus le terme de HS à tout terme médical pour désigner ce que je vis). S’imprégner d’amour est fondamental pour se libérer de ses troubles : auto-bienveillance, douceur, accueil de soi, non-jugement, non-culpabilité sont des attitudes naturelles que l’on doit retrouver. Bien plus que les autres, moi hypersensible, je dois faire ce travail avant de penser à une relation amoureuse. Les deux n’étant pas incompatibles.

C’est pour cela que je n’aime pas parler de maladie car cette optique-là est un véritable frein pour se soigner, paradoxalement. Croire que je suis malade m’amène naturellement, insidieusement à rejeter cette partie troublée en moi, à la dissimuler, à la renier, à la juger dysfonctionnelle jusqu’à la haïr parfois. Rejeter une partie de soi revient à se rejeter soi-même. Non! Cette partie malade est à chérir, à accepter, à accueillir, à comprendre, à aimer. Agir avec amour envers soi est fondamental pour recevoir l’amour un jour de l’autre et aimer l’autre car l’autre aussi à ses parties troublées (moins sensiblement) et on ne pourra les aimer que si nous portons le même regard affectueux sur nos parties sombres. Bien sûr, il est possible d’être en relation avec l’autre sans avoir fait ce travail, c’est ce que vive la majorité des gens : une relation superficielle. En tant que hypersensible, je ne peux pas (malgré ma volonté) vivre une relation superficielle, mes sens sont trop aiguisés naturellement et percent (encore malgré ma volonté) la surface des choses. Ainsi, si ce qui se cache en moi et en l’autre n’est pas soigné (au sens littéral) la relation est vouée au chaos. Moi, HS, je ne peux pas me résigner à vivre à la surface de moi-même et de l’autre, c’est contre ma nature, c’est comme ça. A chaque fois que je reviens à une vie superficielle, je suis en proie à la dépression et à la crise maniaque, qui auront raison d’être pour me rappeler à l’ordre.

Ce qui paraît comme une exigence est une chance. Cet handicap, cette contrainte est l’opportunité de sortir de la caverne (pour reprendre l’allégorie de Platon) et pénétrer une réalité au delà du monde des apparences, une réalité authentique dont la porte se trouve au fond de nous, à l’ombre de nos troubles. S’intéresser à son trouble c’est suivre le chemin qui mène à soi, et donc à la véritable réalité. Dans cette réalité, je perçois l’essence des choses. Je crois que l’essence de ce qui vit est : l’amour. Tout ce qui existe a été réalisé par amour ou par manque d’amour. Tout est amour, donc je suis amour. J’y crois profondément car au profond de moi, j’aime tout le monde, il n’y a personne à qui je veux du mal, et cela depuis toujours. Je suis amour, je suis humain… tout le monde est humain donc tout le monde est amour. Je suis amour, tout est amour.

Cette dimension en moi de l’amour, peut-être plus importante que les autres,  a toujours été là, cependant ce n’est que très récemment, et Rilke l’a déclenché, que j’y pose avec douceur la lumière de ma conscience, que je prends le soin de donner toute mon affection sur cette partie si fragile, timide de mon être. Cette partie fragile et timide aux mille pouvoirs qui s’appelle l’amour est belle et bien cette partie qui est étouffée, dissimulée sous nos troubles. Je la découvre et la libère peu à peu. Une vraie manche de Mikado!

Je médite donc : « Je suis amour, tout est amour ». C’est à dire que j’infuse cette vérité au plus profond de moi. L’état de grande sérénité et de calme que permet la méditation est favorable pour semer ces graines d’amour dans une terre fertile. Pourquoi je n’ai pas eu l’idée avant? Parce que je n’y croyais pas totalement. Et lorsque que l’on ne croit pas à quelque chose, on n’est pas prêt à l’accueillir. Si tu ne crois pas en l’amour, tu n’as aucune chance de le vivre, c’est une certitude. Cependant j’ai toujours cru en l’amour. Seulement, plus il s’agit de choses profondes, de choses essentielles, universelles de choses qui régissent toute la vie, plus il faut y croire précisément, à 100 %. Jusqu’ici « Je suis amour, tout est amour » était une belle phrase pour moi, je n’étais pas contre. Mais y croire profondément est sensiblement différent. Pour cela il faut être prêt. Je suis prêt et je n’ai pas peur. D’ailleurs, « je suis prêt et je n’ai pas peur » est une autre phrase que je médite et que je me persuade dans mes méditations. Aussi, c’est une phrase qui n’est pas évidente à affirmer avec foi. Car lorsque je m’en imprègne, j’accepte qu’il peut m’arriver n’importe quoi dans la vie, je suis prêt à l’accueillir (rien que de l’écrire, là, il se passe un vertige en moi). Haha! tu suis? J’espère parce que je te partage quelque chose de très intime et qui a une grande valeur à mes yeux et à mon cœur.

Lors de  mes méditations, voici donc ce que je me répète avec foi : « Pardon, merci, lumière, amour…Je suis prêt, je n’ai plus peur… Je suis amour, tout est amour » Je pense que c’est très important aussi pour se soigner que de s’imprégner de paroles, de sensations, positives, d’amour en utilisant les mots qui nous sont le plus appropriés pour transporter les graines d’espoir au plus profond de nous.

Je vais m’arrêter là, ça pétille assez comme cela. J’en profite pour te dire qu’une nouvelle page est crée sur le blog afin d’informer sur l’avancée des différents projets. Rencontres, Asilum, Café Hs, Pépinières HS, tee-shirts, livre. PROJETS HS Tant de projets en parallèles qui te sont ouverts et qui ont un but en commun : révolutionner la condition des hypersensibles.

Je t’embrasse (soyons fou)

Et vu que c’est une certitude – je suis amour et tout est amour- : je t’aime. Ça va de soit! 😉

A bientôt,

W.