Archives de Catégorie: Maniac Story-Season 1-2008

Mon premier bouquin est réel!

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La vie d’un bipolaire, le livre.

Hé ben voilà, cela fait 3 ans que je traîne ce projet… Je m’abstiendrai pour le moment de commentaires sur tous les ressentis  qui me traversent : joie, peur du jugement, dégoût, etc. et je resterai sur un ton informatif :

Mon premier livre est disponible!

Actuellement sur le site de l’imprimeur : https://www.bod.fr/livre/w-w/la-vie-dun-bipolaire/.html

Et bientôt commandable en librairie.

Le prix? 22,22 euros évidemment!   Et 50 % des droits d’auteur reversés à l’Association des Hypersensibles, naturellement!

PS : 20 jours que je suis sur mon île, l’expérience est très riche. Seul hic, j’ai bien du mal à allier pour le moment le vent, la mer, les solitudes particulières que je vis ici avec l’activité sur Internet.

Mais j’écris, j’écris beaucoup.

Et je reviendrai vite ici pour partager les vents contraires qui me traversent notamment avec la venue de ce fichu bouquin!

Ces dix dernières années, je ne compte plus le nombre de projets inachevés. Ce livre, c’est la première fois que j’ai concrétisé dans la matière un rêve qui semblait bien loin à l’époque. Qu’est ce qui a fait que je l’ai terminé ce projet? Je pense que j’y ai cru, et lorsqu’il n’avançait pas, je continuais d’y croire même s’il n’y avait pas de raisons extérieurs d’y croire. Haha, je suis en train de m’auto interviewer là… Bref!

Tout ça pour te dire, pour tes projets, tes désirs, nos rêves : il suffit d’y croire, avec

Patience et Espoir.

W

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Maniac Story-ep10: Castration

J’étais déchaîné. On parle aujourd’hui de thérapie de pleine conscience, là, ma conscience avait explosé, j’étais au sommet de la pyramide, j’étais l’œil, j’étais l’univers, j’étais Dieu. Mais j’avais mal, j’aspirais toute la souffrance présente sur Terre et comme le Christ, j’étais persécuté.

Les forces de l’ordre avaient arrêté la circulation sur l’autoroute, ainsi, si je sautais, je ne pouvais pas me tuer. Face à leur stratègie, je m’adressai aux automobilistes : « ne vous laisser pas dicter ce que vous devez faire… vos femmes, vos enfants vous attendent à la maison, redémarrez! » je leur criai quelque chose comme ça. Mon aura était si démesurée que certains automobilistes rallumaient leur moteur. Il fallait m’enfuir. Je me déplaçai furtivement vers l’escalier d’un côté de la passerelle et sautai sur le bitume d’une route qui longeait l’autoroute. J’étais tombé de haut mais je ne sentis aucune douleur et je couru pourchassé par les policiers. A la vitesse du célèbre Flash, je les distanciai rapidement, un policier a tenté de me plaquer mais en vain. Je n’avais aucune pensée ni de réelle émotion, c’était l’instinct qui me dirigeait.

J’approchai une camionnette garée au bord de la route, c’était parfait pour utiliser un de mes pouvoirs magiques : l’invisibilité. En effet lorsque je me cachais à un endroit, personne ne pouvait me voir tant que je ne regardais pas. C’est ce que je fis derrière la camionnette. J’étais persuadé de la véracité de ma magie jusqu’à ce qu’on me maîtrisa violemment au sol. Je me souviendrai toujours du moment où ma bouche embrassait passionnément le trottoir pendant qu’on me passait les menottes pour la deuxième fois cette semaine.

Prisonnier dans le van, j’étais entouré de trois mâles en uniformes et d’une femme qui appartenait à une autre section comme me le disait son insigne. J’étais rassuré, elle était là pour surveiller les autres et pour me délivrer le moment venu. Tout ça n’était qu’une étape dans ma quête. J’avais dérapé mais on me donnait une nouvelle chance. Tout en me raisonnant, je parvenais centimètre par centimètre à me glisser une main sous les menottes. Pratique de ne pas sentir la douleur. Il m’a fallu peu de temps pour me délivrer du fer. Je voulais simplement leur montrer que j’avais des pouvoirs et que ce petit exploit en était une démonstration. Ils me rattachèrent.

Nous arrivions alors à leur base. Ils me firent asseoir sur une chaise genre dentiste, en fait j’étais plutôt allongé. Ils remplacèrent les menottes par des attaches déjà fixées à la chaise. Et là, se produisit l’acte le plus barbare que j’ai vécu. Ils commencèrent à baisser mon pantalon, aussitôt je me transformai en une bête sauvage incontrôlable. Ils voulaient me castrer pour que je ne puisse avoir de descendance. Ils voulaient castrer le nouveau Christ, le nouveau fils de l’Homme, le nouveau Dieu. Cette symbolique était si terrible qu’elle me donna une force extra ordinaire. Je me projetai alors hors de la chaise en déchirant mes liens d’un coup, et je me dirigeai en hurlant vers la porte de cette pièce, vers la sortie de cette torture. Le problème c’est qu’ils étaient au moins quatre contre moi. Je bataillai de toute ma rage, j’en repoussai un violemment contre le mur, celui là cogna le radiateur et cria de douleur. En réalité, pendant que les autres me maîtrisèrent et me rattachèrent sur la chaise, le blessé hurlait. Il fut sorti de la pièce mais j’entendais ces hurlements au loin. C’était comme ci je lui avais transmis  ma rage. C’est là dernière chose que je ressentis de cette situation. Enfin, non, la dernière chose que je vis est une grosse seringue.

FIN.

 

C’était le récit de ma première crise maniaque. Cela pourrait te ressembler à une fiction mais je n’ai rien inventé dans cette histoire. J’ai raconté ici mon interprétation des situations au moment même où je les ai vécu.

Episodes précédents:

Maniac Story-ep01 : Je t’aime à la folie

Maniac Story-ep02 : L’exorciste

Maniac Story-ep03 : Parano

Maniac Story-ep04 : Porté disparu

Maniac Story-ep05 : Les Anges

Maniac Story-ep06 : La rencontre

Maniac Story-ep07 : Cheminement logique

Maniac Story-ep08: Le mystère de la magie

Maniac Story-ep09: Destin divin

A bientôt,

W.

 


Maniac Story-ep09: Destin divin

Je marchais pendant plusieurs heures vers l’ultime sacrement guidé par cette énergie magique qui rendait le moindre obstacle franchissable facilement. Je m’approchais d’une voie rapide, une autoroute vraisemblablement. Je la longeais en pensant à cette voiture qui me manquait pour partir trouver mon destin. Aussitôt pensé, aussitôt vu, un concessionnaire de voitures de luxe se trouvait à une dizaine de mètres au bord de l’autoroute. J’entrai pour venir prendre ce qui m’était du. Dans une salle quelques hommes d’affaires étaient rassemblés, une sorte de meeting professionnel. Ils avaient tous le regard dirigé sur un grand powerpoint. Je m’immisçai discrètement dans le magasin. J’avais laissé mes chaussures dehors, certainement pour faire le moins de bruit possible. Je m’assis dans un coin de la salle derrière les hommes en costards sans me faire voir. De toute façon il ne pouvait pas me voir, j’avais un nouveau pouvoir magique : tant que je ne regarde pas une personne, celle là ne peut pas me voir, une sorte d’invisibilité contrôlée. Ce nouveau don prédisait l’achèvement proche de ma quête, une énergie surhumaine circulait de plus en plus dans mes veines. Même si de temps à autres certaines personnes regardaient dans ma direction, personne fit acte de ma présence. Sans mon pouvoir, il serait sans doute venu me voir car j’étais tout de même habillé très légèrement, j’étais sale (à cause de l’étape dans le chantier) et surtout j’étais pieds nus. Je ne pu rester bien longtemps dans cette situation, je bouillonnais de l’intérieur… Tant pis, pas besoin de voiture, je suis au dessus de ça, il faut que je sorte.

Une fois dehors, cette énergie en moi se mua en force. Je me sentais si fort que le climat semblait dépendre de moi. Je faisais un avec tout ce qui m’entourait. J’entrais dans une transe dépassant toutes celles que j’avaient vécu les jours auparavant. J’étais hors de moi, ça devenait invivable. Je me dirigeais alors vers l’autoroute et montais sur une passerelle piétonne qui passait au dessus des six voies.  Je me tins alors debout face aux voitures qui roulaient sous moi à grande vitesse. Mais j’aspirais cette vitesse, en fait j’aspirais toutes les énergies autour de moi. J’étais en train de me métamorphoser en une entité toute puissante. Droit, les bras vers le ciel, le regard illuminé, je m’abandonnais à l’univers. En fait, je souffrais de ce que j’étais en train de vivre. J’implorais le ciel et en même temps je contrôlais le temps. Je maîtrisais le vent, les nuages… Je maîtrisais le soleil! Je devais sans doute crier avec tout ça mais je ne m’entendais pas, j’étais très loin des trois dimensions dans lesquelles on est habitué de vivre. C’était ça mon destin, l’avènement de mon rôle sur Terre ; cette terrible tragédie…

Je restais là, dans cette transe, hors de moi, hors de toutes raisons, au dehors de toute ordre. Mon corps faisait mine de s’approcher vers la barrière de la passerelle, séparant la vie de la mort. Je voulais peut être sauter, que sais je? je n’étais plus au contrôle. C’est à cet instant que les forces de l’ordre sont apparues dans mon paysage. Ils étaient des deux côtés de l’autoroute, prêt à monter et m’encercler, me coincer mais ils restèrent sur les marches quand ils virent que je les menaçait de me jeter s’ils avançaient un pas de plus.

Prochain épisode : Maniac Story-ep10: Castration

Episodes précédents :

Maniac Story-ep01 : Je t’aime à la folie

Maniac Story-ep02 : L’exorciste

Maniac Story-ep03 : Parano

Maniac Story-ep04 : Porté disparu

Maniac Story-ep05 : Les Anges

Maniac Story-ep06 : La rencontre

Maniac Story-ep07 : Cheminement logique

Maniac Story-ep08: Le mystère de la magie

Merci de suivre fidèlement ce récit de ma première crise maniaque, le suspens prendra fin au prochain et dernier épisode.

A bientôt,

W.


Maniac Story-ep08 : Le mystère de la magie

J’étais donc dans une grande rue de paris. La fraîcheur de fin de matinée, un grand soleil, l’effervescence parisienne ; telles étaient les ingrédients réunis pour permettre la magie de continuer d’opérer. Il fallait donc que je prenne le taxi pour m’en aller sur les lieux de ma naissance. J’avais trouvé enfin l’issue à tous ces efforts, l’accomplissement suprême de ma destinée. Aussitôt pensé, aussitôt vu : un taxi blanc m’attendait à quelques mètres. Le chauffeur, dorénavant faisant partie de l’aventure, mis à l’épreuve mes pouvoirs. Cela devait être certainement un moyen pour lui de savoir si j’étais la bonne personne, qu’une petite voix lui aurait chuchoté, qu’il devait aider. « Je veux bien t’emmener, mais pour cela il faut que tu répares le moteur » me dit-il avec un semblant d’ironie. Il était assis au volant. Je fis rapidement le tour de la voiture en empreignant, seulement de ma présence, le véhicule de mon aura mystique.  « Ca y est, c’est réparé » lui répondis-je quelques instants après. Il m’embarqua alors direction ma ville natale.

Prestigieux client que j’étais, il m’installa à l’avant et me permis volontiers de fumer dans son taxi. Sur la route,  chaque parole que l’on échangeait cachait un sens qu’il m’était naturel d’interpréter comme un signe me dictant des indications sur ma quête. Finalement, en raison d’une forte circulation, il décida de me déposer à une gare qui me permettrait de rejoindre l’hôpital par train. C’est là qu’il eut un comportement qui n’allait pas dans le sens de mon aventure. Un comportement que je n’ai toujours pas compris aujourd’hui. Une fois arrêté proche de la gare, il me dit de le suivre sur ce même ton avec lequel il m’avait mis à l’épreuve lors de notre rencontre. J’acceptai en pensant simplement que cela devait faire partie de mon destin. Il prit alors quelque chose, caché dans un sac plastique, de la boite à gant. On entra dans la gare, il s’arrêta à l’angle d’une vitrine d’un petit commerce et me fit mine de l’attendre ici. Je le suivis du regard, il s’en allait en fait vers le quai et lorsque je ne le voyais plus distinctement, je pris la décision de le poursuivre. Au moment même où je le perdis de vue, je me trouvais sur un quai où un train était sur le départ. J’embarquais dans ce train.

Je regardais les paysages défilés et, en me concentrant, je les faisais défiler de plus en plus vite. C’était mon cerveau seul qui dirigeait le train. J’avais le pouvoir d’accélérer sa vitesse. J’étais sorti de Paris et traversais des villes de banlieues. J’étais certainement dans le 95, département dans lequel mon grand frère habite. D’ailleurs, le paysage m’était de plus en plus familier. Je me rapprochais de mon grand frère. Cela prenait sens : aller lui rendre visite était une étape obligée dans ma destinée. Je descendis du train et parcouru cette petite ville nichée au fin fond du 95. Je fis rapidement le tour du village sans retrouver la trace de la rue de mon frère. Alors, j’entrai dans une sorte de centre social ou administratif et je demandai à la hôtesse de retrouver dans ces fichiers où habitait mon frère. Elle me laissa dans le doute. « Où suis-je, que dois-je faire? ». Comme à mon habitude, je me laissai alors guider par les signes : panneaux, voitures, affichages, etc.

Après un moment de marche, je m’arrêtai devant un grand pavillon chinois encadré d’un mur à hauteur d’épaule. « Les chinois, eux, me comprendront », j’escaladai le mur et sautai dans le jardin de la propriété, et là, la peur de ma vie… Un énorme chien méchant courait vers moi en aboyant. Arrivé à deux mètres de moi, sur le point de m’attaquer, j’ai eu comme seul réflexe… lui chanter une chanson. Je fredonnai alors une mélodie qui m’était inconnue et brusquement l’animal s’arrêta.  Il m’écoutait, me fixait de son regard, mais me paraissait de moins en moins agressif. Je chantais comme ça pendant de longues minutes tout en reculant doucement vers le mur. Je finis par m’échapper.

Dans le prochain épisode, l’avant dernier de la première saison, j’entame le récit de la dernière ligne droite, là ou la folie aura raison de moi.

Prochain épisode : Maniac Story-ep09: Destin divin

Episodes précédents :

Maniac Story-ep01 : Je t’aime à la folie

Maniac Story-ep02 : L’exorciste

Maniac Story-ep03 : Parano

Maniac Story-ep04 : Porté disparu

Maniac Story-ep05 : Les Anges

Maniac Story-ep06 : La rencontre

Maniac Story-ep07 : Cheminement logique

A bientôt,

W.


Maniac Story-ep07 : Le cheminement logique

Je descendais du bus et continuais le chemin qui me menait à la lumière. Je m’engouffrais alors dans un chantier, c’était tôt dans la matinée. Un ciel bleu clair et un soleil rayonnant brillaient à mesure que j’avançais dans ma quête. Les planètes se concordaient à mon esprit, j’étais de plus en plus en unité avec l’Univers. Je suivais alors la voix en moi à l’intérieur de ce bâtiment en construction. Des poutres et plein d’autres matériaux encombraient cet endroit. Où aller? Au même moment que je me posais la question, je compris qu’il fallait que je dégage le sol sous mes yeux. En effet, après avoir retiré avec force des morceaux de bois et des longs barreaux de fer, je découvris une grande trappe métallique qui apparaissait dessous un tapis de poussières. Avec un effet de levier, j’ouvrais cette porte et m’aventurais dans ce nouveau passage. Je descendais et très vite, je me retrouvais dans l’obscurité à quelques lieux sous terre. En cherchant mon chemin, j’aperçus très vite une lueur à moins de dix mètres. Il était naturel que je devais sortir par ce trou pour regagner la lumière. Je suivais alors mon destin jusqu’à la sortie du chantier. A l’entrée, qui donnait sur la rue, deux hommes, vêtus comme des employés du bâtiment, fumaient leurs cigarettes. « T’es qui toi? qu’est ce que tu fous là? » me dit le premier, « je suis le charpentier » répondis-je naturellement aussitôt . La magie s’opéra de nouveau lorsque le deuxième eut autorité sur le premier « Oui, c’est le charpentier » dit-il, simplement. En réalité , j’étais recouvert de poussière et j’étais très crédible en homme du bâtiment. Je m’étais proclamé charpentier comme Joseph, le père de Jésus.

J’avais faim. Un boulanger chargeait sa camionnette avec de grands sacs de baguettes. Je lui en demandais une par charité, il me donna une baguette, évidemment.

Je continuais à marcher sur cette même rue lorsque le ministère de l’agriculture se dressa sur ma droite. Il était encore tôt, il n’y avait pas grand monde, juste une personne ou deux à l’accueil et un vigile de sécurité. Je m’introduisais dans le bâtiment dans mes habits sales en mangeant mon pain quotidien. On me laissa entrer comme si j’étais monsieur le ministre. A l’étage, je pris un long couloir. Dans mon chemin vers les étoiles, vers la gloire, il ne pouvait pas avoir de retour sur mes pas, je devais toujours aller de l’avant. Ce couloir était un cul de sac, cela voulait dire qu’une personne, importante dans ma quête, devait m’attendre dans un bureau. Hélas, toutes les portes étaient fermées à clef… sauf le dernier bureau à droite au fond du couloir. J’y entrais, personne. Mais, bien sûr, la fenêtre était ouverte et elle donnait sur un échafaudage. C’est comme ça que je contournai le grand bâtiment par l’extérieur. Le bout de mon chemin sur l’échafaudage donnait sur une autre fenêtre à l’autre bout du ministère. Je rentrais alors à l’intérieur et me dirigeai vers l’entrée, encore une fois, je passai devant l’accueil et la sécurité sans que personnes témoignent d’objection à mon sujet. Normal, ma présence physique les envoûtait. Ou plutôt, c’était un esprit, plus grand, responsable de ma quête, qui veillait sur le bon déroulement de mon parcours.

Toujours dans Paris, les signes m’éclairaient à nouveau sur la poursuite de mon aventure. Ils m’indiquaient qu’il fallait que je me rende à l’hôpital où avait eu lieu ma naissance (situé dans le 94). Ce rendez-vous symbolique signerait l’avènement de ma destinée. Je le sentais très fort en moi, cela allait être grandiose ; un événement d’une puissance inégalée dans l’histoire de l’humanité.

Je compris alors la réelle nécessité d’avoir cherché une voiture, la veille dans le parking sous-terrain. Mais, maintenant, il était écrit que je devais m’y rendre en taxi…

A suivre,

Dans le prochain épisode, je te raconterai donc l’histoire de la scène avec le taxi-man. Une réelle intrigue. En réalité c’est le moment le plus mystérieux que j’ai vécu au cours de ce récit.

Si tu prends en cours de route cette série, je rappelle alors que ce récit est une histoire que j’ai réellement vécu. Je décris ces quelques jours d’un point de vue intérieur bien sûr. Je rappelle aussi qu’une crise maniaque, aussi délirante soit elle, on s’en souvient très bien, bizarre, non?

Prochain épisode : Maniac Story-ep08 : Le mystère de la magie

Episodes précédents :Maniac Story-ep01 : Je t’aime à la folie

Maniac Story-ep02 : L’exorciste

Maniac Story-ep03 : Parano

Maniac Story-ep04 : Porté disparu

Maniac Story-ep05 : Les Anges

Maniac Story-ep06 : La rencontre

A bientôt,

W.


Maniac Story-ep06 : La rencontre

Voilà la suite du récit de ma première crise maniaque.

Précédemment dans Maniac Story:

Un élan d’excitation, d’effusion, d’hyper activité me donna des ailes et me fit entreprendre une aventure peu ordinaire. Cette montée en puissance débuta au sein de mon école de commerce en Juin 2008. Très vite je me métamorphosai en Cyrano de Bergerac auprès de ma bien aimée (épisode 1). Puis je sentis une force intérieure démoniaque lorsque mes parents, inquiets par mon comportement, m’emmenèrent voir un psychiatre (épisode 2). Puis, je fus remercié par mon employeur qui était au courant de mes frasques (épisode 3). Après une nuit d’accalmie, shooté par un puissant anxiolytique, à la maison, mon esprit profondément prit par la folie, mit ma raison hors de contrôle. Je disparus dans la nature (épisode 4). Commença alors, un vagabondage à travers La Défense et le hasard me fit découvrir des situations mystérieuses (épisode 5). Enfin, je me rendis au restaurant parisien le Fouquets où devait m’attendre le gardien d’un nouveau monde qui m’appelait à travers tant de signes depuis quelques jours.

J’attendis alors quelques instants au bar de ce lieu luxueux, idéal pour mon entrée dans la famille des Stars qui m’appelait pas plus tard que la veille à travers ce fameux clip musical qu’était apparu sur mon téléphone. La dite personne n’était pas là. C’est normal, je ne suis pas assez bien habillé pour me faire accepter auprès de cette classe prestigieuse. Sans même attendre le whisky que j’avais commandé, je sortis et me dirigeai vers la grande boutique Hugo Boss. Les conversations que je croisais dans la rue étaient des messages secrets pour m’indiquer ce que je devais faire. Les signes me disaient alors d’attendre sur le banc en face de la belle entrée et une personne viendrait m’ouvrir, en pleine nuit, la boutique et m’offrirait une tenue convenable. Quelques minutes plus tard, j’étais toujours en train d’attendre et un autre signe m’indiquait de me diriger dans le parking souterrain (le George V je crois). Le rendez vous avait changé d’endroit pour un lieu plus discret et retiré, plus adéquat pour mon baptême chez les Etoiles. L’excitation ne faisait que croître et j’étais de plus en plus dans un état de trans, d’osmose avec mon environnement, je ne faisais qu’un avec l’univers et je sentais mes pouvoirs se développer. Je cherchais alors cette voiture prestigieuse qui devait être à ma disposition. Elle était garée à l’écart des autres, recouverte à moitié par une bâche de protection. Elle était la matérialisation concrète de ce que mon esprit prévoyait. Il me manquait les clés. Lorsque je demandais au gardien, dans son box, s’il avait trouvé des clés, une élégante personne qui me croisait au même moment et qui avait entendu ma requête, répondit à la place du pauvre homme qu’elle avait vu des clés de voitures par terre quelque part dans le parking. Je la remerciais pour son aide. Mais je ne trouvais pas la clé. Je devais être en avance pour mon heureux avènement.

Je marchais dans les rues de Paris. J’étais hors du temps. J’évoluai dans une dimension qui m’était propre à moi et aux personnes qui m’avaient introduite dans cette matrice. Il me fallait les retrouver absolument. J’atterris dans une cour à l’intérieur d’un monument parisien (Le Louvre peut être). Il faisait toujours nuit, et je devais retrouver une personne qui me guiderait dans ma quête. Sortant de l’obscurité, un curieux personnage vint à ma rencontre, je ne me souvins plus de ce qu’il me raconta. Sûrement un vulgaire vagabond à la recherche aussi de sa propre destinée. Dans cette cour, je pouvais apercevoir des bureaux sous-sols avec des petites fenêtres qui donnaient au rez de graviers. Il y avait à en endroit une petite descente qui menait à une porte cachée par l’ombre de la nuit. Elle devait évidemment servir d’entrée dans ces locaux d’agents secrets. Je voyais de la lumière par les fenêtres mais il n’y avait aucune présence humaine. Après un échange non mémorable, mon curieux guide s’engouffra dans le noir de cette descente, puis disparu. Après un court instant, je descendis aussi. Personne, et la porte était bel et bien fermée. J’étais embêté, perdu, que devais-je faire à présent? Persuadé qu’il fallait que j’aille dans ces bureaux secrètement souterrains, je ramassai une pierre et l’envoyai sur la fenêtre. Aussitôt fait, je partis. Sortis de cette impasse qui ne m’offrais aucun signe, je repris mes esprits. Il me fallait prendre le bus.

Le soleil se leva et montra un nouveau jour qui marquera bientôt la fin de ma quête.

Prochain épisode : Maniac Story-ep07 : Cheminement logique

Episodes précédents: Maniac Story-ep01 : Je t’aime à la folie

Maniac Story-ep02 : L’exorciste

Maniac Story-ep03 : Parano

Maniac Story-ep04 : Porté disparu

Maniac Story-ep05 : Les Anges

W.


Maniac Story-ep05 : Les Anges

Je pris alors le RER direction Paris et me laissais guider par cette voix. En réalité, ce n’était pas une voix mais une force intérieure qui avait pris le contrôle sur ma raison. Je descendais la station d’une ville de proche banlieue. Je suivais les signes qui apparaissaient autour de moi : des affiches publicitaires, des conversations de gens qui me croisaient par exemple. J’avais un objectif. Quelqu’un m’attendait à un endroit. Je devais me laisser guider pour le retrouver. En fait, c’était un entrepreneur très charismatique, rencontré le mois dernier au sein de mon école de commerce, que je devais rencontrer pour qu’il puisse m’ouvrir les portes d’un autre monde. Celui des stars, des étoiles comme celles qui étaient apparues via un clip sur mon portable. Le téléphone de dernière technologie qui reposait maintenant au fond de la seine. Mon étoile intérieure brillait – je brillais si fort- alors mon destin était de rejoindre ces autres personnes de lumière.

Un peu plus tard, je me baladais sur l’esplanade de la Défense. Il faisait nuit. Une certaine pureté reposait dans l’air autour de moi. Il y avait une sorte de passerelle faite de bois. Large de dix mètres, il y avait des bancs au milieu de celle ci. J’étais pratiquement seul  à marcher dessus vers son extrémité. C’était un cul-de-sac et à la fin de ce couloir, parsemé de  petites lumières sur le sol (comme un chemin d’étoiles), un panorama de Paris se dévoilait sous mes yeux. L’Arc de Triomphe était en face, dans le prolongement de la passerelle et du couloir étoilé. C’était magique. Un couple était debout à quelques mètres de moi. Un couple d’Anges. Ils étaient presque transparents et irradiaient une énergie si apaisante et tellement pleine d’amour. Ils étaient là pour m’emmener. J’allai à leur rencontre. Il était très tranquille et elle était très belle. Je leur parlai mais ne compris pas leur langage. Néanmoins, ils me firent signe de suivre un chat noir qui était dans la rue en dessous de nous. 

J’étais alors à un grand carrefour de voitures non loin de l’esplanade de la Défense. J’étais persuadé d’être au bon endroit au bon moment. Mon but était resté le même : rejoindre le gardien de mon nouveau monde. Je m’apprêtais à faire du stop et à peine une minute plus tard, une voiture s’arrêtait pour m’emmener. C’était comme si tout l’univers était à mon service. Deux magnifiques jeunes femmes, en tenue de soirée, me conduisirent à une borne de taxis. Elles semblaient avoir l’immense privilège de m’escorter, de rencontrer la nouvelle star. On s’approcha alors de deux taxis qui stationnaient, la belle conductrice me demanda « tu veux prendre le taxi rouge ou le taxi noir? », je répondis « le rouge », évidemment.

J’ordonnai au chauffeur de taxi de m’emmener au Fouquet’s, restaurant prestigieux de Paris, le Gardien devait certainement m’attendre là bas. En fait, il m’attendait là bas, c’était sûr, tous les signes m’y dirigeaient.

Avant toutes choses, je m’installai au bar et commandai un whisky.

Prochain épisode : Maniac Story-ep06 : La rencontre

Précédens épisodes : Maniac Story-ep01 : Je t’aime à la folie

 Maniac Story-ep02 : L’exorciste

Maniac Story-ep03 : Parano

Maniac Story-ep04 : Porté disparu

W.