Archives de Catégorie: IV L’hôpital psychiatrique

Mon premier bouquin est réel!

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La vie d’un bipolaire, le livre.

Hé ben voilà, cela fait 3 ans que je traîne ce projet… Je m’abstiendrai pour le moment de commentaires sur tous les ressentis  qui me traversent : joie, peur du jugement, dégoût, etc. et je resterai sur un ton informatif :

Mon premier livre est disponible!

Actuellement sur le site de l’imprimeur : https://www.bod.fr/livre/w-w/la-vie-dun-bipolaire/.html

Et bientôt commandable en librairie.

Le prix? 22,22 euros évidemment!   Et 50 % des droits d’auteur reversés à l’Association des Hypersensibles, naturellement!

PS : 20 jours que je suis sur mon île, l’expérience est très riche. Seul hic, j’ai bien du mal à allier pour le moment le vent, la mer, les solitudes particulières que je vis ici avec l’activité sur Internet.

Mais j’écris, j’écris beaucoup.

Et je reviendrai vite ici pour partager les vents contraires qui me traversent notamment avec la venue de ce fichu bouquin!

Ces dix dernières années, je ne compte plus le nombre de projets inachevés. Ce livre, c’est la première fois que j’ai concrétisé dans la matière un rêve qui semblait bien loin à l’époque. Qu’est ce qui a fait que je l’ai terminé ce projet? Je pense que j’y ai cru, et lorsqu’il n’avançait pas, je continuais d’y croire même s’il n’y avait pas de raisons extérieurs d’y croire. Haha, je suis en train de m’auto interviewer là… Bref!

Tout ça pour te dire, pour tes projets, tes désirs, nos rêves : il suffit d’y croire, avec

Patience et Espoir.

W

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L’hôpital psy ou le début d’un art

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Ô vie que tu es triste,                  Lorsque le cœur est fissuré

Comme beaucoup de bipolaires et autres HyperSensibles qui traversent une crise et sont hospitalisés en psychiatrie, l’art sublime notre douleur lors de cet enfermement.

Pendant ma dernière hospitalisation, j’ai dépassé l’ennui quelque fois grâce au dessin. Jamais je ne dessine habituellement mais le contexte de l’internement fait jaillir l’expression sous différentes formes. L’enfant artiste refoulé et sommeillant chez chaque hypersensible, peut enfin pleurer sa trop longue absence. Ses larmes se caractérisent en mots, peintures et autres formes possibles d’exploitées à l’hôpital.

Cet appel du fond de notre âme est à écouter et l’oeuvre d’art qui naît de l’enfer psychiatrique est à continuer en dehors de ces murs. J’ai, nous HS, avons un potentiel d’expression artistique sans limites. Après mes premières hospitalisations, il s’est avéré pour moi que c’était l’écriture qui allait être salvateur.

L’association des Hyper Sensibles que je crée avec d’autres en ce moment donnera de la place sur son site internet : www.association-hypersensibles.fr aux productions artistiques de tous HS qui comme moi trouvent dans l’art une nécessité pour canaliser une expression débordante. J’aimerais que cette asso mette en valeur toutes les étincelles insoupçonnées chez les hypersensibles : musique, dessin, mode, peinture, danse, et l’infinité de formes d’expressions existentes. Le talent venant avec la pratique. Croyons en notre étincelle et allumons un magnifique feu d’artifice.

Je disais donc, que durant ma dernière hospitalisation en décembre dernier, je me suis essayé naturellement au dessin. N’étant pas mon art de prédilection, ce n’était pas le résultat qui comptait à l’époque mais les heures que je passaient à tenter de reproduire l’objet devant moi. C’était l’arme que j’utilisais pour réduire l’ennui qui régnait durant ces longues journées.

Dans cet article et un autre prochainement sur ce même thème, je te partage quatre des dessins qui m’ont permis de m’extraire de l’enfermement le temps de leur conception.

Durant ce séjour en HP, j’ai aussi écrit quelques textes hurlant la souffrance, sublimant la peine qui suit une période d’exaltation, d’euphorie. Cette fois dans ce summum d’énergie qui a précédé l’hospitalisation j’ai eu une relation passionnelle si forte que sa rupture brutale m’a déchiré le cœur. Voilà un texte qui pour moi aujourd’hui n’est pas tant destiné pour la femme en question que pour la vie en générale. C’est une image d’une douleur aiguë qui survient les premiers jours d’internement.

« Je relis encore une fois ta lettre. Et je pleurs. Je suis assis dans le couloir vide à côté de la porte d’entrée du service Monet. Cette porte qui me sépare de la liberté, de toi. Et je pleurs, la gorge poignardée, je pleurs parce que j’aimerai tellement être avec toi, là. A faire couler mes larmes devant tes yeux. Ces larmes qui gâtent actuellement ce papier. Tu me manques. Je ne suis pas à ma place ici. J’ai déconné : j’ai rajouté des zéros sur un chèque sur un coup de délire, d’escroquerie. Que suis-je? Mais je ne mérite pas ça, je mérite ton amour. Si grand, si profond qui, je sais, peut accueillir tout mon être. Je pleurs aussi et surtout de te perdre. Que cette hospitalisation nous déconnecte. A ce moment même, à ces minutes larmoyantes, je suis au bout de mes forces. Je suis entre des murs et des personnes qui ne me comprennent pas. Et l’attente est trop dure. Je voudrais avoir le pouvoir d’écrire cette lettre directement dans ton cœur.

Nous construisons quelque chose de très fort qui entraîne de belles tempêtes comme celle-ci, mais je suis persuadé que l’avenir ne sera qu’un monde merveilleux.

Je ne suis pas fou, pas totalement en tout cas. Ma raison dicte à mon cœur de t’aimer. Et mon cœur saigne ma raison lorsque le tien est touché.

Dis moi juste que tu es encore ma fiancée. » 

Le sentiment torturé derrière ce texte va au-delà d’une séparation amoureuse. C’est la souffrance qu’engendre le trouble psychique, le voyage dans les plus profondes solitudes.

Cependant comme je le dit dans l’article précédent, on ne souffre pas pour rien, cette douloureuse expérience fait partie de ce que je suis aujourd’hui, elle fait partie de mon chemin, elle est riche d’enseignements, je ne regrette rien.

Je dédie ce texte à mon camarade, Hakim, avec qui j’ai partagé de longues heures d’ennui là bas. C’est lui sur ces deux dessins.

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Patience et espoir,

W

 


Non respect de la dignité humaine

Parce qu’il me semble important que l’on recueille les témoignages d’usagers des hôpitaux psychiatriques qui ont vécu des manquements grave à la dignité humaine, voici quelques lignes que j’ai écrites durant mon dernier séjour :

« Le 11 décembre 2015,

Madame, Monsieur siégeant à la commission départementale des soins psychiatriques,

Actuellement hospitalisé à l’hôpital psychiatrique Théophile Roussel à Montesson (78), il m’est nécessaire de vous témoigner les traitements qui me sont infligés, trop souvent au nom « d’un processus ».

J’accuse l’incompétence du personnel infirmier (et les limites du processus dont ils dépendent) sur les points suivants :

  • Le personnel est très peu (voir jamais) présent dans les couloirs mais plutôt regroupé en petit comité dans leur cafétéria, à l’écart des patients seuls avec leurs troubles aux quatre coins du service. Un jour, ils étaient dix dans leur petite salle de 12h30 à 14h30, cette absence a permis à plusieurs usagers de régler leur compte entre eux. Coups de pieds et de poings mais aussi des lancers de tables et de chaises. Certes ça anime un peu le service, m’enfin c’est grave non?!
  • Mes demandes aux soignants sont incessamment reportés avec toujours les mêmes mots « pas pour l’instant ». J’ai toujours l’impression de les gêner à chaque fois que je vais vers eux. Et lorsque exceptionnellement ils écoutent ma requête c’est pour dire que je dois voir avec le médecin, qui m’accueille seulement tous les 3 jours. Et les rares entretiens que j’ai avec le psychiatre de l’hôpital sont pour signer des papiers. Je ne me souviens pas d’une entrevue ayant duré plus de 5 minutes.
  • Je n’ai jamais de réel entretien où je pourrais parler un peu de moi et de ce que je vis. Je n’ai pas pu pour le moment (jamais en réalité) raconter la crise qui m’a amené ici. J’ai l’impression d’être un numéro, ce que je suis d’ailleurs.
  • La relation avec les soignants se résument à la prise des traitements et la signature de documents administratifs.
  • J’accuse ce manque de présence, d’écoute, de disponibilité des soignants, la chose essentielle dont j’ai besoin.

Pour leur défense, ils diront qu’ils sont en sous effectifs, etc. C’est vrai mais cela n’empêche pas d’avoir une attitude un minimum humaine là où plus que jamais des personnes en ont besoin.

Très peu d’activités sont proposés. En dix jours, j’ai pu faire seulement deux heures de Baskets et une heure de cuisine. C’est à moi et avec les autres patients de trouver des occupations alors que nous sommes dans un état où plus que jamais nous avons besoin d’être accompagnés. Non, je ne suis pas accompagné dans le mal que je traverse.

Le traitement médicamenteux reste nécessaire mais s’il n’est pas couplé avec un traitement humain, cela fait de nous des animaux en cage.

Le chaos règne dans ce service. En plus de l’absence de soignant, les quelques petits plaisirs et divertissements ne fonctionnent pas. La machine à café et boissons sont en panne et la télévision, organe centrale dans la vie d’un service psychiatrique et essentiel, aussi! Vu la non surveillance des soignants, des patients (moi aussi mais au début) fument dans les couloirs. Devant ce sentiment d’impuissance, la cadres de santé nous a menacé d’interdire le tabac. Impensable!

Il est 21h, c’est avec un grand désespoir que je vous écrit cette lettre. Je suis hospitalisé et ne me sens pas en sécurité. Il y a très peu d’humanité ici…

Cordialement,

W »

Voilà pour moi et ce dernier séjour à Théophile Roussel, le troisième dans cet HP et le plus supportable des trois. J’ai déjà raconté les deux premiers séjours ici : A l’asile chez Théophile. Je ne pense pas que ce sont les conditions qui se sont améliorées mais plutôt mon expérience qui m’a rendu la visite  moins insupportable.

Dans mon CV, l’HP le plus affligeant, le plus inhumain reste l’Unité de Soins Intensifs de l’hôpital la Colombière à Montpellier dans lequel j’ai séjourné un mois à la suite dune crise maniaque en janvier 2013. J’ai  récité cette aventure ici : Les jolies colonies de vacances.

A travers mes correspondances et les rencontres j’ai entendu de multiples autres expériences souvent traumatisantes de l’hôpital psychiatrique. J’ai un contact qui travaille à l’Unafam et oeuvre pour des meilleurs conditions d’hospitalisations et qui est à la recherche de témoignage comme celui-ci. Il y a vraiment tout un univers à changer, je t’invite vivement à écrire aussi, dénoncer les conditions d’hospitalisations que tu as vécu. 

Envoie moi ta plainte : bipohypermaniac@gmail.com

J’aimerai pouvoir recueillir plusieurs témoignages et les faire parvenir aux commissions des soins psychiatriques existantes. A toi de crier pour plus d’humanité!

W

 

 


Code de conduite en HP

Voilà mon code de conduite en hôpital psychiatrique écrit lors de ma dernière hospitalisation, en décembre 2015.

Article 1 : limiter au strict nécessaire la connexion avec les autres patients.

Article 2 : établir et entretenir une connexion de confiance avec le personnel soignant.

Article 3 : avoir des activités personnelles.

Article 4 : être à l’écoute de soi et suivre son instinct.

Article 5 : attention à ne pas faire trop état de sa souffrance auprès des proches. Car à l’extérieur ils souffrent déjà pour le patient.

Article 6 : Cultiver la patience, garder espoir et se montrer plus fort que l’on est.

 

 

Mon commentaire aujourd’hui avec le recul : 

Dans l’article 1, ce n’est pas la solitude totale que je prône mais une certaine distance, surtout lorsque l’on est encore fragile, car trop de proximité avec d’autres foufous aux pathologies plus sérieuses peut-être « contagieuse ». Sinon avoir un petit cercle de camarades un minimum conscient permet que le temps passe plus sympathiquement.

Dans l’article 2, il s’agit de se montrer le plus « stable possible » dans notre discours et comportement face aux infirmières par exemple, car elles seront écoutées en réunion de service lorsque l’équipe de soignant échangera sur notre possible sortie.

Dans l’article 3, je parle de dessins, d’écritures… car toutes nos créations au sein de l’hôpital psychiatrique ont une valeur particulière.

Dans l’article 4, je pense au fait que l’on est terriblement seul, surtout au début, lorsque l’on se réveille à l’asile. Sans repère, seul avec soi-même, c’est le moment où jamais de cultiver l’écoute de soi.

L’article 5 s’applique surtout dans le cas de ma dernière hospitalisation. Dans laquelle où je me suis rapidement remis et n’ai pas tellement vécu le grand désarroi d’autres fois. Faut dire que j’avais six hospitalisations derrière moi. Alors, l’ironie a fait que, à l’intérieur de l’hôpital, je souffrais/m’inquiétais certainement moins que mes parents, par exemple.

Patience et espoir naturellement. Dans le 6e article je crois qu’il faut se montrer plus fort que l’on est dans le but de sortir le plus tôt que possible.

Parce que l’objet de ce code de conduite est seulement de sortir le plus rapidement possible de l’hôpital psychiatrique.

Il m’a fallu tout de même 7 hospitalisations pour écrire ceci. Je te laisse ici mon : bipohypermaniac@gmail.com si jamais tu as envie ou besoin d’échanger plus longuement sur cet univers particulier qu’est l’HP.

W

 


Tout est possible

J’ai vu le film Stonehearst Asylum. Une histoire qui se passe dans un asile en 1900 tirée d’une nouvelle d’Edgar Alan Poe.

Ce soir, je repense à toutes les personnes avec qui j’ai partagé des jours dans les différents hôpitaux psychiatriques où j’ai été interné. Contrairement à la plupart d’entre eux, j’ai eu la chance d’en sortir. Pourtant ils vivent le même malheur dont j’ai souffert à l’époque où j’étais avec eux. Les psychiatres parlent de psychose, de névrose et autres mots qui font peur. Je me rappelle que dans leurs yeux je voyais simplement qu’ils se sentaient seuls, incompris. Leur unique crime est qu’ils ne parviennent pas à réaliser leur monde dans notre société.

A moindre degré, je suis comme ça aussi. Seul et incompris, nous sommes beaucoup. Beaucoup trop j’ai l’impression.

Heureusement, demain est un nouveau jour, une nouvelle chance pour mieux comprendre les autres, une nouvelle occasion de pouvoir s’entendre malgré nos différences.

Jour après jour, mois après moi, avec patience et espoir, je suis passé d’une chambre d’isolement à être libre de voyager. Tout est possible.

W.


Je suis guéri

Voilà,

Cela a pris quelques années mais aujourd’hui je ne souffre plus, je ne suis pas malade, je suis guéri.

Beaucoup d’éléments ont permis cette transformation du trouble en énergie. Les rencontres.

L’écriture de ce blog m’a ouvert a un puits sans fond d’énergies. Cette intention née il y a un an m’a tourné vers toi. Mes mots ont attiré ton attention. Tu m’as lu et ce faisant tu m’as envoyé volontairement ou non une force invisible qui m’a soufflé un vent de révolte. Vous êtes nombreux, cette force est le résultat d’une multiplication de vues.

Tu ne peux pas imaginer à quel point je te suis reconnaissant. Pour la plupart d’entre vous, je ne vous connais pas physiquement mais j’apprends à m’ouvrir de plus en plus à vos pensées. Je sens depuis quelque jours une vibration qui s’intensifie. Je veux te la partager. Je ne veux pas être seul avec ce bien être.

Tu m’as transmis de l’amour sous diverses forme. A mon tour, je veux t’affirmer que je t’aime.

Si tu es malade, sache maintenant que tu guériras. Les moments de doute et de souffrances, il y en aura encore, pense à moi qui est réussi à guérir grâce à toi. Imagine seulement un instant que c’est possible. Ouvres toi à l’énergie qui n’attends que ça.

Mon chemin sur Terre est encore long mais à partir d’aujourd’hui je sais qu’il est merveilleux. Et plus de personnes empruntent le chemin qui est leur, plus ils vibreront et plus on sera ensemble.

J’ai besoin de toi pour avancer. Dans le partage, dans l’échange d’amour. Alors nous nous rencontrerons et la vie sera plus facile et nous aurons le véritable présent que nous méritons.

Merci.

A bientôt,

W.


Quand l’HP devient un hôtel

Mon nouveau blog à cette adresse http://etrelapaix.wordpress.com/

 

C’était en 2009 à la sortie de ma deuxième hospitalisation à l’asile Théophile Roussel (A l’asile chez Théophile Roussel). Délivré de cet enfer, je suis entré dans la maison de repos Bellevue de Meudon afin de continuer de me soigner dans un environnement plus agréable que les murs et le personnel de Théophile.

J’étais redescendu de mon délire ( Maniac Story saison 2) mais une certaine euphorie demeurait. C’est un projet de création d’entreprise qui a été l’élément principal de la cause de cette deuxième crise maniaque. Le passage à l’asile n’avait pas effacé ma volonté de créer cette entreprise  Stars in Arts. Le confort de l’hôpital de Meudon m’a aidé à me redonner confiance sur ce projet. Peut-être un peu trop…

Je garde un souvenir très agréable de mon séjour à la maison de Bellevue. J’avais une chambre tout confort, un grand lit, une salle de bain, une télévision, bref une chambre d’hôtel avec une terrasse privée dans laquelle je recevais chaque jours des amis. Poker, playstation et tennis de table avec mes potes occupaientune bonne partie de mes journées.

Tu t’en doutes, il y a eu aussi des rencontres :

– la jeune patiente de 20 ans styliste de formation et dépressive qui me donna l’idée de créer une ligne de vêtement rattachée à Stars in Arts .

– Adriana, l’amie de la styliste. Lors d’une après midi ensoleillée sur ma terrasse, entouré de mes amis, je parlais de mes croyances, de Dieu, des anges, du Soleil. Un discours un peu perché… et là, Adriana, que je n’avais jamais vu de ma vie, se pointe sur ma terrasse et me donne sans raisos une carte du tarot sur laquelle est dessinée un grand soleil. Une coïncidence troublante vu que j’étais déjà up et conscient que j’ai rayonnais comme un Soleil… Adriana était donc un ange qui me maintint sur la longueur d’ondes des anges pendant plusieurs semaines. La nuit suivante de notre rencontre, elle revint dans l’hôpital. Je ne sais plus quelle passage elle avait trouvé pour se faufiler de la rue jusqu’à ma chambre m’enfin, je me souviens bien par contre qu’elle se faufila jusque dans mon lit. Il y a pire comme hospitalisation…

– Charlotte, la patiente du dessus. Elle avait dix ans de plus que les précédentes et souffraient d’une sorte de cirrhose qui avait atteint son psychisme. Elle était généreuse, très généreuse. Elle se disait la fille du numéro deux d’Areva. Une relation intense nous lia plusieurs semaines après notre sortie de Bellevue. C’était la belle vie. J’étais alors un ange entretenu par une âme généreuse. Elle m’offrait des cigarettes, restaurants, taxis, voyage et même un tatouage. Elle me maintenait dans un rêve en me disant qu’elle connaissait des célébrités et qu’elle me ferait rencontrer Charlotte Gainsbourg que j’apprécie particulièrement. Pendant presque deux mois je l’ai cru aveuglé par tout son argent jusqu’au jour où je mis en doute sa parole… Je me suis rendu compte que c’était une mythomane. Elle le vécu très mal et se transforma en une femme démoniaque. Dés lors, elle m’envoya des messages de haine et m’assura qu’elle obtiendrait facilement le licenciement de mon père grâce à ses relations.

Je coupai donc toutes relations avec elle et Adriana, je revins à la réalité et tournai la page…

A bientôt,

W.