Une journée 3e partie

1ere partie, 2e partie

Je continue malgré la forme. Cette nuit mouvementée a fait place à une journée fatiguée. Mais le désir à vivre cette journée intense d’écriture l’emporte sur mon corps fatigué. Le café et la cigarette aide. En plus des repas et pause clope, il y a la balade quotidienne qui marquera aussi certainement une rupture dans l’expression aujourd’hui.

Besoin de me vider. Chaque expérience nouvelle, rencontre, discussion, action dans l’association a son lot d’émotions et de pensées nouvelles entrantes, que je dois pour respect de mon équilibre faire ressortir. N’étant pas un bon communicant de ma personne dans la vraie vie, ce blog est nécessaire pour rétablir l’équilibre. L’expression est meilleure et plus sincère car l’autre et tout ce qu’il transmet est absent. Cette absence, permet ma présence. C’est cela que je dois travailler : ma relation à l’autre.

J’ai bien du mal à être moi-même dans mes relations, surtout en groupe. Comme je le disais précédemment, automatiquement je vais mettre en valeur les parts de mon être que j’estime êtres belles en refoulant les parts qui me paraissent plus sombre, de peur qu’elles ne plaisent pas. Lorsqu’on aborde cette difficulté être soi pleinement, on en revient toujours au regard de l’autre. J’ai du mal à supporter l’idée de ne pas être aimé. Alors, automatiquement (je préfère ce terme à naturellement) je vais adapter mon comportement à la ou les personnes en ma présence pour ne pas déranger celles-ci, surtout pas les blesser, je vais leur montrer une part de moi qui correspond aux comportements qu’elles ont dans la situation. Ce n’est pas que je ment à moi-même, enfin pas tout à fait, puisque ce que j’exprime, ce que je montre est une partie de moi-même, mais ce n’est pas entièrement moi. Bref, exemple :

Durant la rencontre entre hypersensibles de samedi dernier, j’ai été confronté à une situation qui me demandait d’exprimer une part de moi autoritaire. Il y avait une participante qui monopolisait la parole. Une part de moi avait envie de la couper pour le bien du groupe, mais la peur de déranger, de blesser, l’a emporté, et je n’ai pas réussi à m’interposer, au lieu de ça, je me suis laissé envahir, sapé mon énergie. C’est très rare que j’ai à faire avec ce genre de personnes lors des rencontres, ce qui fait que je ne suis pas préparé. En plus de cela, il y avait aussi une autre personne qui était plus venue pour rencontrer l’âme sœur que pour échanger sur l’hypersensibilité. Je ressentais fortement le mal aise qu’il causait lorsqu’il s’asseyait à côté de chaque nanas tour à tour, mais encore une fois la même peur m’empêcha d’agir. Je précise que ces deux personnes n’avaient pas de comportements dangereux, qu’elles étaient gentilles, seulement elles ne se rendaient pas compte. Voilà, c’est là que je dois m’affirmer. C’est là que je dois m’interposer, affirmer mes contrariétés même si cela dérange ou blesse, pour le bien du groupe, mais surtout pour moi. Car en rentrant le soir, j’étais mal, je me sentais envahi, comme si on m’avait marché dessus. Je me sentais victime.

Si la vie m’a confronté à cette expérience de samedi dernier, c’est pour qu’un déclic se fasse, que je me dise : « Ca suffit, impose toi! ». Car je pense qu’on revit les mêmes expériences à répétition tant qu’on ne se décide pas à surpasser, prendre son courage à traverser la peur qui nous sépare d’un nouveau moi un peu plus libéré. Alors j’écoute du Kery James, et je commence ce nouveau combat, déjà dans mon arène solitaire, avant d’entrer sur le prochain ring avec des nouveaux adversaires que la vie aura finement choisi pour représenter cette partie de moi que je dois accueillir, combattre et libérer. Car accueillir est un combat contre sa peur de l’étranger.

Il ne s’agit pas de voir les personnes qui nous posent le problème comme des autres séparés de nous, mauvais et ennemis. Non, ces autres que l’on va juger facilement malgré nous, nous sont intimement liés. Ils sont là pour nous. Ils représentent notre émancipation. Et les aimer peut s’apparenter à les déranger, ou les blesser. C’est ce qui peut arriver quand on s’affirme. Il ne s’agit pas ici de violences physiques ou morales. Simplement dire « non » peut blesser. Simplement dire « Je ne veux pas » ou « peux tu laisser parler les autres » peut créer un mal  aise. Ce mal aise dont j’anticipe le ressenti, et que je veux éviter. La peur d’avoir peur…

Viens avec ça, les outils de communication non violente, afin de s’affirmer en limiter les dégâts chez l’autre. Ne pas dire « tu m’énerves parce que » mais « Je me suis senti mal quand tu as fait… ». C’est vraiment pas simple pour moi. Car dans un moment où je sens le besoin d’exprimer une contrariété, je ne suis pas dans un étant serein, je suis déstabilisé par un remous d’émotions engendré par le comportement de l’autre bref, je suis trop agité pour pouvoir m’exprimer clairement. Et c’est pour cela que je préfère ne pas m’imposer car je sais que dans l’état actuel ce sera de manière maladroite. Logique puisque je n’ai jamais eu l’habitude de le faire. Et du coup je sais très bien qu’il en résultera un conflit. Et aahhh, je ne supporte pas les conflits relationnels, je préfère vendre ma peau pour apaiser le plus vite la situation que d’affirmer ma propre justice. Alors je ravale.

Ces situations étant relativement rare, je n’ai jamais mis à l’ordre du jour, cette nécessité de m’affirmer, moi, mes parts sombres, m’exposer aux risques de ne pas être aimés. Mais aujourd’hui, les récents événement m’y obligent. Ça va chier! D’ailleurs je vais aller aux toilettes, et fumer. Je reprends dans quelques minutes dans un nouvel article.

Suite


Une journée, 2e partie

Comment orchestrer cette suite d’articles sur mon blog?

Si tu arrives sur cet article, je suis dans l’expérience d’écrire en continu toute cette journée? Voilà la première partie ici, publié il y a 5 minutes avant ma pause cigarette.

Pause durant laquelle, beaucoup d’autres choses à exprimer me sont venues. Je parlais de mes peurs à l’instant. Je suis un sac de peurs en fait. Un sac sans fond? Peut-être car quand je me libère d’une peur, d’autres apparaissent. Cela fait partie de ma condition d’être humain : avoir peur. La peur, c’est ce qui me permet de m’élever. Traverser mes peurs, c’est ce qui permet mon ascension. Vers quoi? Dieu? Moi? l’amour? Qui oserait dire qu’il n’a pas de peurs? Plus j’élargis ma consciences, plus je m’ouvre, plus je suis sensible aux peurs des autres aussi. Je parlais d’inconscient collectif. Je pense que notre inconscient et relié à l’inconscient collectif, c’est à dire à un puits sans fond dans lequel chaque être vivants passés sur Terre sont reliés. Hmm, c’est un peu flou ça aussi. Tout ça pour dire, que la peur sera toujours présente durant le jour et la nuit, dans les rêves.

J’ai fait un cauchemar cette nuit encore. J’étais caché quelque part avec quelques proches et François Hollande. On était dans un abri nucléaire. Des bombes explosées partout sur Terre. L’apocalypse. J’ai déjà fait ce genre de rêves. Je me suis réveillé à 2h, avec une sensation terrible. J’avais peur que mon rêve était prémonitoire. Et je m’attendant à tout moment d’entendre des explosions en dehors de chez moi. Peur d’être attaqué. Tellement peur que je ne pouvais pas sortir dehors. J’ai même pensé à réveillé mes parents! Comme je le faisais quand j’était gamin. J’ai rallumé mon ordi, pour regarder un film afin de me divertir. J’en ai commencé un, et pas de bol, c’était l’histoire de gangsters, aux premiers échanges de tirs, je changeai et préféra me rendormir sur Pocahontas, des plus belles ondes.

la cloche sonne chez moi, c’est l’heure de déjeuner avec ma mère et mon frère. Pause de 30 minutes donc…

Suite


Une journée

Me voilà assis à mon bureau, le clavier sous les doigts, la page vierge de wordpress à l’écran. Cela fait quelques jours que je rêve de l’expérience que j’entreprends ce matin : une journée à écrire ici, une journée qu’à écrire, avec comme seules pauses, les repas et les cigarettes. L’idée de cette ex…ah voilà que le téléphone sonne… un hypersensible de Perpignan qui me demande s’il y a des rencontres dans sa région ,qui me propose de faire un annuaire de thérapeute spécialiste de l’hypersensibilité et qui me parle de l’hypersensibili-phobie, ceux qui ont peur des hypersensibles. Tout cela est très intéressant, je le redirige vers le forum où il pourra exprimer tout ça. Hé oui, car je tiens le standard de l’association. Je serai sûrement dérangé dans mon marathon d’écriture, m’enfin ces perturbations seront sources d’inspiration.

Si j’ai l’envie de m’exprimer longuement, c’est parce que depuis deux semaines j’ai beaucoup de pensées, d’idées qui s’entremêlent… J’ai besoin de me vider! Comme une personne qui a jeûner sexuellement depuis longtemps et qui éprouve un grand manque. La comparaison sonnait mieux dans ma tête qu’à l’écrit. En ce qui concerne le sexe, je ne parle pas pour moi. C’est vrai qu’à l’arrivée du printemps, j’ai souffert d’une pulsion sexuelle aiguë. Une intensité très difficile à gérer. Je n’ai pas trouvé de partenaires, malgré un investissement coûteux sur une site de rencontres. Comme si la vie m’obligeait à accueillir seul cette énergie tumultueuse et à la gérer seul. Ce que j’ai réussi finalement à faire tant bien que mal, et cela sans m’enflammer dans des textos et conversations roses que je regrette durement les lendemains. Bref! J’ai traversé avec triomphe cette période agitée. Et ironie de la vie, c’est quand je n’en avais plus besoin que j’ai rencontré une nana ouverte à une expérience sexuelle libre sans engagement, je ne sais quels mots utiliser. Expérience tantrique. Je n’ai pas envie de parler de tantra dans cet article, mais en gros j’aborde la sexualité par cette philosophie là. C’est à dire, la sexualité dans le respect et l’écoute de soi, le lâcher prise, l’abandon et l’instant présent. On a partagé un bon moment, les énergies ont pu circuler. Et depuis je suis plutôt apaisé à ce niveau là.

Ce qui m’habite plus sérieusement depuis des mois, c’est la rencontre futur du prochain visage de la femme de ma vie. J’aime penser que derrière les visages des différentes nanas avec qui j’ai eu une relation, se cache toujours la même unique personne, la femme de ma vie qui évolue au fur et à mesure de ma propre évolution. Plus je grandis, j’apprends sur moi, plus je deviens qui je suis, plus je rencontre et tisse des relations avec une version d’elle la plus harmonieuse. Bon, c’est un peu confus tout ça. J’en profite pour te dire que je ne me relirai pas aujourd’hui, pour que cette expérience soit fluide et sans effort. Il y aura donc plus de fautes que d’habitude. Si tu ne peux pas supporter de lire des textes avec des fautes, j’entends cela souvent et je comprends, hé bah tu lis pas et puis c’est tout!

Revenons à elle, elle qui revient toujours avec un visage plus beau. A chaque nouvelle rencontre avec elle, j’expérimente un peu plus loin, un peu plus intensément l’Amour. J’attends donc impatiemment qu’elle revienne avec un nouveau visage, une nouvelle mise à jour, libérée d’autant de peurs que je me suis libéré depuis notre dernière relation. La rencontre s’annonce encore plus harmonieuse. Si le temps est long c’est qu’il y a une raison. Une préparation nécessaire. C’est qu’il faut du temps pour que l’univers se coordonne, calcule et manipule le hasard de notre prochaine rencontre. Et puis tout cela est vrai inversement : je suis le nouveau visage de l’homme de sa vie. J’espère le dernier. Peut-être qu’elle me lit, que tu me lis. Je sais à peu près l’apparence qu’elle aura. Elle ressemblera physiquement aux dernières incarnations, et plus particulièrement à celle de l’année dernière. Ce serait mentir de dire que je n’ai pas de critères physiques. Je suis aussi exigeant sur le physique que sur l’esprit. Toutes les relations avec toutes leurs séparations que j’ai vécu m’ont permis d’apprendre ce dont j’ai besoin. C’est étrange, j’ai passé ma première partie de vie à me laisser guider émotionnellement dans mes relations amoureuses. Aujourd’hui c’est plus une mathématique de compatibilité qui fait que je vais être attiré. Un mélange des deux plutôt : d’abord la beauté physique et celle de l’âme qui s’exprime dans les yeux et son visage (ce à quoi je m’arrêtais avant) et puis la réflexion raisonnable qui répond à la question : vais-je pouvoir construire avec elle? Hé oui, ma volonté de m’engager me pousse à un certain sérieux…

Tout ça pour dire que la dernière aurait pu être la bonne. Presque tout est là, ce ne sont que quelques peurs qui ont eu raison de notre relation. Parfois, comme hier soir, je me demande si ce n’était pas la bonne. Quand je repense à elle, je suis toujours subjugué par sa beauté, difficile d’être lucide. On s’est séparé l’automne dernier assez brutalement, je n’ai jamais eu l’occasion de la voir pour discuter de notre séparation. Bref, c’est la nostalgie qui me gagne parfois, je dois avancer!

C’est quoi mes critères physiques?  Oui, j’entends des voix moi aussi, ce sont des pensées rebelles… J’ai envie de les écrire pour pas que tu te fasses de film, que ça m’évite de gérer des lectrices hystériques. Je ne sais pas où je vais dans cette écriture. Allez confiance! C’est ça aussi! Oui, ce qu’il y a de nouveau en moi: je ressens le besoin de plus en plus de m’exprimer, m’affirmer plus sincèrement dans la vie. Affirmer mes défauts. Jusqu’ici j’exprime et affirme mes qualités, les belles parties de moi qui font plaisir à tous, et je cache, je refoule mes défauts ce qui est plus lié à l’égo, ou une certaine psycho rigidité. Comme si, j’avais quelque chose de maléfique en moi, et que si je commence à m’exprimer pleinement, mes parties sombres aussi, ce serait ouvrir la porte à des démons tapis dans mes pénombres. J’ai peur. Peur qu’il y ait un tyran en moi, un pervers narcissique, un fasciste, un dictateur, un pédophile, un criminel. Un fou? Non ça bizarrement je n’en ai pas peur, je l’ai déjà exprimé! Pour le reste ça paraît absurde et extrême, car je me connais assez pour savoir que je ne violerai jamais un enfant. J’ai travaillé dix ans avec eux et je n’en ai jamais eu envie, mais j’ai quand même cette peur qui est présente. Peut être parce que ma première expérience en colo était avec un directeur qui 2 ans après s’est fait condamné. Je sais pas. Tout cela est bien irrationnel. Je pense que mon hypersensibilité et mon ouverture spirituelle fait que je suis aux prises avec l’inconscience collective et ses peurs. C’est à dire que je perçois les états de conscience désincarné de personnages comme Hitler et tous les grands malfaiteurs mais aussi de François d’Assise, mon Saint Patron. Voilà un aperçu du bordel de ma haute sphère.

Ce qui est compliqué dans tout ça, c’est pouvoir exprimé ces peurs et être compris. Même à l’écrit, je suis pas certain que tu comprennes ce que j’ai essayé de dire, certainement parce que c’est flou pour moi aussi!

Allez pause clope, 5 minutes, je publie, et je continue sur un nouvel article, suite ici.

W


Mon projet pour les HyperSensibles

association-hypersensible-projet-lien-social-trouble-psy-sante-mentale-pepiniere-hs-centre-ressourcement

Nous sommes une armée d’hypersensibles en mouvement. Tous les jours le réseau de rencontres, structuré sur notre site www.association-hypersensibles.fr, compte de nouveaux membres. 500 en trois mois.

Des lieux d’échanges se multiplient, en ligne avec le forum, la radiohs, la page facebook, et en réel à Paris lors de rencontres régulières, à Rennes et Lyon récemment, et bientôt à Toulouse, Bordeaux et Nantes. Ça me fait voyager!

Les hypersensibles sortent de l’isolement et se rassemblent chacun à son rythme.

C’est plus de 50 rencontres que j’ai organisé depuis trois ans pour répondre à ce besoin de partage en bienveillance entre personnes qui ont cette sensibilité différente en commun.

C’est ce même besoin d’expression sincère qui m’a obligé à créer ce blog en novembre 2013. Blog à l’origine des rencontres, à l’origine de nombreux liens… J’ai maintenant des amis dans toute la France!  De ces liens sont nés des amitiés, et de ces amitiés la naissance de l’Association des HyperSensibles.

J’aime rappeler les débuts de cette aventure, et revenir à la source : laviedunbipolaire. Qui devrait s’appeler laviedunhypersensible, je suis un peu coincé avec ce terme de « bipolaire », m’enfin… Revenir ici parce que c’est toi, lecteur -miroir bienveillant- qui est co-responsable, de l’origine de tout ça.

Maintenant qu’il y a eu suffisamment d’actions, de preuves pour voir que ce mouvement est réel et le potentiel infini, je peux écrire ici mon rôle dans tout ça :

Amener ce mouvement, cette association à réaliser la Pépinière HS. Ce centre de ressourcement et de projets en pleine nature, projet en tête depuis 2 ans. Un véritable oasis pour hypersensibles. Une pépinière d’entreprises artistiques d’hypersensibles. Un lieu où tout projet hs est possible. Où le Faire découle de l’Etre naturellement. Où les productions d’hypersensibles sont ensuite insérées dans la société. Des productions véhiculant les valeurs humaines dont les hypersensibles sont les gardiens. Il est temps de les propager. Se soigner et soigner le monde. Bref!

Voilà la direction que je donne à l’association. Si vous voulez bien me suivre…

Plus qu’une direction, c’est une obsession. Je ne trouvera pas de repos, tant que je ne serai pas installé dans ce centre, tant que la première troupe de théâtre, le premier label musical, la première exposition, etc., issus de l’Association des HyperSensibles n’auront pas vu le jour.

C’est la création d’un petit univers hypersensible qui m’habite. Voilà où je vais. Si vous voulez bien me suivre…

Et c’est pour bientôt! Je suis en contact avec des lieux et des personnes aux projets similaires qui proposent une cohabitation de nos projets. Alors bientôt un terrain, une maison, et de l’air, loin des grandes villes.

Depuis quelques semaines, de plus en plus de personnes se greffent au projet.

Un rassemblement a lieu le 1er Juillet dans une salle à Paris réservée à la présentation de ce projet Pépinière entre autres interventions. Je t’y invite dés maintenant, avant qu’on lance une communication officielle, car les places sont limitées. Inscris toi sur le site www.association-hypersensibles.fr.

Et si tu es loin de Paris, et motivé tu peux toujours adhérer à l’association pour marquer ton soutien.

Tout ça pour dire que je mets toute mon énergie dans ce projet pour les hypersensibles. Un monde meilleur pour les HS, c’est par où? Suivez moi, suivez l’Association des Hypersensibles, on y va tout droit!

Avec patience et espoir.

W

Ps : Il y a mon livre qui y contribue à sa manière aussi : disponible ici.

 

 

 


« Attention au déni de la maladie »

keep calm

Ne laisses pas quelqu’un te faire croire que tu es malade si tu ne te sens pas malade. Et si tu te sens malade, ne laisses pas quelqu’un te faire croire que ta vie est foutue, car ce n’est pas vrai, on peut se libérer de tout mal, avec la conscience, le soin, la patience et l’espoir.

Malgré un diagnostique de bipolaire en 2008, je ne me suis jamais senti malade. Pourtant j’en ai chié, des crises maniaques, des hospitalisations à répétitions, bref un beau palmarès que tu peux découvrir dans le récit de mes aventures : maniac story ep 01-Je t’aime à la folie. J’ai atteint des jolis pics de souffrances à me mettre à genou par terre, en pleurs « Qu’est-ce que je dois faire mon Dieu, wouin wouin! », moi qui ne pratique aucune religion pourtant… Malgré tout cela, je ne me suis jamais senti malade. Quand tous les autres bipotes, eux, disent qu’ils sont malades, moi je pense « béh du coup, peut être qu’il y a eu une erreur de diagnostique » peut être qu’ils ont raison, et qu’en fait je ne suis pas bipolaire, tout simplement. J’aurai trompé tous mes lecteurs depuis trois ans… oh merde!

En réalité c’est pas simple cette histoire, parce que débattre autour de la bipolarité et la maladie est sans fin et engendre beaucoup de confusion, tout bêtement parce que le mot « bipolaire » n’a pas de sens au fond.

Premier non sens. On s’identifie au trouble : « Je suis bipolaire ». D’un côté c’est rassurant, on a une réponse à la question « Mais qu’est ce qui ne va pas chez moi? » mais en réalité on s’enferme dans une prison et on se stigmatise nous même à ….. ?oui, à quoi? On réduit notre personnalité, notre identité à une alternation de quelques périodes de souffrances. Une souffrance répétée qu’on interprète très vite comme maladie chronique, comme si on était prisonnier de notre passé et sans espoir pour le futur. « J’ai un trouble bipolaire » me paraît plus juste déjà. Même s’il y a un risque de fatalité aussi dans cette expression. Encore une fois, si seulement on pense le trouble comme une maladie.

Si le trouble bipolaire était seulement défini comme une variation particulière de l’humeur, une fragilité, une hypersensibilité, un handicap dans certaines situations, et tout ce que tu veux sauf le terme « maladie », alors là ok, pas de problème : J’ai un trouble bipolaire.

Je ne déni pas que j’ai une fragilité que je dois soigner, accueillir, connaître. Je ne dénie pas que j’ai une hypersensibilité très complexe que je dois comprendre. Je ne dénie pas que j’ai accumulé beaucoup de souffrances pendant la première partie de ma vie surtout, et que je dois continuer à mener un combat, pour me libérer de mes corps de souffrances, pour guérir mes blessures les plus profondes. Je ne dénie pas que j’ai un travail colossale d’affirmation de soi, d’incarnation. Haha! Mais tout ça, c’est le lot de tout le monde en fait! La différence, c’est que les événements de ma vie ont fait que j’ai acquis cette conscience, un peu en avance sur la masse, certes.

Si ce terme « maladie » m’embête ces derniers jours, c’est que je ne dois pas en être totalement libérer.

Définition Larousse de la maladie : « Altération de la santé ».

Si une maladie permet la libération, la prise de conscience, le goût du bonheur, des guérisons multiples, la sérénité, l’accomplissement, la création. Alors oui pourquoi pas.

Mon trouble bipolaire a évolué depuis que j’ai pris conscience de mon chemin, de mon combat, depuis que j’avance en conscience, pour résumé. Là où avant, les hospitalisations se répétaient presque chaque année, les dernières sont très espacées. Tout ça pour dire qu’on s’en libère de ce trouble qui apparaît au début comme une maladie chronique. Suffit d’y croire, et de mettre les moyens.

Ou alors peut-on dire que la bipolarité est un trouble qui remue notre être afin de nous donner la chance de soigner toutes nos maladies inconscientes.

Ou alors, peut-être qu’on peut dire que dans le monde actuelle, c’est perçu comme une maladie de vouloir être libre.

Si la liberté est une maladie. Comme l’amour qui rend malade.

Alors oh ouiii, je suis malade!

Je ne suis pas habitué à te faire la morale, ou t’enseigner quoi que soit, mais j’ai envie de proclamer haut et fort :

« Ne laisses pas quelqu’un te faire croire que tu es malade si tu ne te sens pas malade. Et si tu te sens malade, ne laisses pas quelqu’un te faire croire que ta vie est foutue, car ce n’est pas vrai, on peut se libérer de tout mal, avec la conscience, le soin, la patience et l’espoir »

W

mon bouquin : la vie d’un bipolaire

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quelques liens intéressants 1  2  3  4  5  6  7


hhhhh…. fffffffff!

Assis à mon bureau, retour d’une rencontre entre hypersensibles, 17 hs participants peut être 18 mais je je préfère le chiffre 7, bref, les pieds plats sur le sol, je me redresse sur ma chaise et je respire…

hhhhhhhhhh….. ffffffffffffffffffff….

Et il y a de quoi respirer. Mon état mental est en surchauffe bien que ça va mieux depuis 3 jours lorsque mon arborescence intérieure était en risque d’incendie. Une pression que je n’avais jamais connu.

Ce soir, je suis fatigué mais je prends le temps d’écrire. Ecrire et respirer, mes armes principales pour continuer à avancer. C’est le travail demandé, après la vague d’hypersensibles qui s’est déferlée sur l’asso depuis le coup médiatique sur France Inter, qui m’a épuisé. Il aurait fallu que je mette des liens à cet article pour te guider cher lecteur, et des images pour rendre ce texte plus agréable, mais je n’ai pas l’énergie ce soir. Juste le jus pour m’exprimer, faire de l’ex-pression.

Voilà.

En plus de la surcharge mentale… Ah oui! et ces derniers jours j’ai fait l’expérience de vertiges sensationnels, nouvelle expérience aussi. Tellement de réflexions que j’en ai le tournis. Mais tout ça, au final je le gère plutôt bien. Je respire, je lâche prise, je profite de tout le travail passé à me recentrer et à accueillir les tensions pour bien vivre cette surcharge mentale. Et donc en plus de celle ci, un événement actuel me reconnecte à une blessure bien ancrée : la peur du rejet.

Aie aie aie, quelle torture. Je suis incapable de dire à quelqu’un quelque chose qui pourrait la blesser, car le ressenti chez elle que ça engendrera me submergera et activera cette peur du rejet. Et donc au lieu d’agir et de déclarer cette guerre nécessaire, je l’anticipe dans ma tête, et des scènes tournent en boucle, aie aie aie.

Là mes outils de lâcher prise et ma pratique de la pleine conscience, j’en vois les limites. Hier soir, il n’y a que le valium est la discussion avec l’autre (je te rappelle que j’utilise le termes autre pour toutes personnes de mon entourage) de bon conseil qui m’a soulagé. Le partage, toujours le partage, le partage est un acte salvateur. Partageons!

Bref, je suis heureux d’avoir écrit un peu ce soir.

Patience et espoir

W


Rennes, rênes et reine

Semaine passée de « fou ».
Facile comme mot pour parler de quelque chose d’intense : »truc de fou! », expression bien commune, mais alors quand on a eu affaire littéralement à la folie, comment communiquer, quels mots utilisés pour décrire des sensations hypersensibles? En rajoutant « hyper » avant chaque mot, non, enfin bref, tout ça pour dire que la semaine dernière a été d’une rare intensité pour moi.

En fait, les dernières fois que j’ai été confronté a une telle intensité, j’ai perdu contrôle et me suis perdu dans ma folie. Là, je suis resté debout, au contrôle, mon esprit était en surchauffe mais je suis parvenu à rester ancré, et à canaliser la vague d’énergie tant bien que mal.

Evénement déclencheur : Mardi dernier matin, je suis passé 20 secondes sur France Inter pour témoigner sur le sujet : « Comment bien vivre son hypersensibilité? ». J’ai parlé de l’association et de nos rencontres entre hypersensibles, en évoquant le site qui les organise : www.association-hypersensibles.fr. Mais quoi… 20 secondes!!  L’émission en elle même était super, ça a participé au déferlement d’hs qui a suivi sur le site.

En gros : il y a eu 1000 visites sur le site et le nombre d’inscrits dans le réseau a doublé le jour même. Le site a d’ailleurs buguer à cause de l’affluence, enfin bref, c’est surtout la tempête de mails qui s’est prolongée le reste de la semaine qui m’a surpris. Cet intérêt massif direct a été une source d’énergie énorme que j’ai eu du mal à canaliser.

Aujourd’hui seulement mon mental à un peu de repos, d’où l’écriture de cette article. Repos forcé avec ce déplacement à Rennes pour la deuxième rencontre entre hypersensibles en Bretagne. J’espère qu’un ou une hs Rennais pourra bientôt reprendre le flambeau d’ailleurs!! Exprimer ces désirs, c’est déjà commencer à les réaliser.

Repos… pas tout à fait, maintenant que je suis administrateur d’un réseau de plus de 300 hypersensibles en France, je réfléchis à tout moment de la journée à comment améliorer, développer le fonctionnement. Bon, et puis, parfois je me demande, mais jusqu’où ce mouvement va aller, est ce que je suis prêt à tenir ces rênes? M’enfin ça ne m’inquiète pas tant en réalité : il y a un besoin ( partage et bienveillance entre hypersensibles) et un objectif (la Pépinière HS!) bien définis sur lesquels on peut se baser.

Bref l’association a franchi un pas, ça c’est concrétisé la rencontre suivante à Paris : 30 participants! Du coup, beaucoup de travail pour structurer tout ça et continuer à avancer jusqu’à la Pépinière HS, ce centre de ressourcement et de projets artistiques entre hypersensibles, qui est plus proche que jamais.

Si toutes ces belles choses se réalisent, c’est seulement parce que j’y ai cru depuis le début, que je me suis armé de patience et d’espoir, et bien sûr parce que au fil du temps d’autres commencent à y croire! Il suffit d’y croire. L’occasion d’écrire une de mes citations favorites : « Quand tu veux vraiment quelque chose, tout l’univers s’obstine à ce que tu l’obtiennes » Paulo Coelho. A prendre au premier degré, tout est dans le « vraiment ».

Bon, je suis dans un café à Rennes en attendant la rencontre de ce soir, je voulais prendre du temps et de l’énergie pour écrire cet article. Ex-pression. Je ne suis plus sous pression, mais dans un état hs (hors service, cette fois!)

J’ai titré « Reine » aussi, pour le jeu de mot mais pas que… Parce que je suis toujours dans cette attente d’une nana avec qui construire, et avec qui je pourrais faire circuler l’énergie au quotidien. Bref, assez de farfelu.

Patience et espoir, c’est pas des conneries!

Ah oui, mon livre est sorti mais là je suis trop mort pour mettre le lien. D’ailleurs mon expression pâtit de cette fatigue. Et en plus, j’avais pas fait attention que les frais de port n’étaient pas inclus, du coup il est trop cher.

Mais sinon vient adhérer à l’asso, haha!! je suis dans l’ivresse de l’écriture. STOP

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