D’où vient ce poison?

Est-il en moi ou est-il dans le monde? Et pourquoi je réserve ce poison pour mes plus proches? En particulier dans mes relations affectives. Ai-je besoin d’amour pour évacuer mon mal?

L’amour me rend intolérant, critique envers tout ce qui pourrait le menacer. L’amour ne se résume pas à une belle chose, il y a du mal aussi. Je fais du mal par amour, lorsque je deviens jaloux, possessif, lorsque je n’aime pas une personne qui lui est chère. Là le poison jaillit. Et c’est l’être aimée qui le prend de vif fouet.

Ce n’est jamais les autres le problème. Avoir conscience de cela ne me rend pas la vie facile. C’est plus simple de rejeter le problème sur les autres. En réalité tout est en moi.

Mais j’ai besoin de cracher le venin, de critiquer celui qui me dérange, de dire les quatre vérités chez une personne qui me déplaît et qui menace mon amour, ma possession animale, tout cela aux dépends d’elle. Alors que je l’aime. C’est nul et ça ne fait que mal.

D’où vient ce poison?

Est-ce par nature? Suis-je fait autant de lumière que d’ombre? Est-ce que je n’exprime pas assez mon ombre, suis-je un imposteur de la lumière? Je refoulerai ma partie obscure au quotidien, ce qui expliquerai en fin de compte des crises de mal.

Le mal doit il aussi bien exister que le bien? Alors le bonheur durable serait une grande illusion? Ou alors le bonheur ne peut durer que s’il fait du mal aux autres autant que du bien.

Dans ma quête de paix pour mon être, suis-je condamné à être accompagné par le mal?

W

Mon livre : la vie d’un bipolaire

Publicités

Ecrire, écrire

Ecrire, écrire, s’extraire de l’enfermement . L’énergie à plat, le moral à plat. Ecrire, écrire pour sortir de cet état. Doutes… Est-ce que tout ça en vaut la peine? Pardon Merci Lumière Amour. Dépendant affectivement. Je veux du calme. Plus de pensées, du calme, du calme.

Seul être, devant une montagne de faire, seul être sans grand avoir. Etre faible conjugué à la fragilité, je reviens toujours à ce temps là. Le temps de la solitude.

Ecrire, écrire, sans savoir ce qui viendra. Faire mourir cet instant par le mot qui viendra. La poésie me manque, le mouvement aussi.

Ce repos forcé est très difficile à accepter. J’y résiste et le paye lourdement le prix anxieux de l’inertie.

Ecrire, écrire pour ne plus penser. Ecrire, pour un peu de clarté.

Ps : J’écris moins, je publie moins, si tu veux me lire, il y a toujours mon bouquin : la vie d’un bipolaire

Patience et espoir

W


L’amour, définition.

Qu’est-ce que l’amour?

On parle d’amour, on échange sur l’amour mais a t-on une définition claire en tête de ce que c’est? Non pas chercher à avoir une définition objective, trouver une vérité universelle sur l’amour, mais avoir sa propre définition issue de notre expérience personnelle. C’est celle-là qui m’intéresse. Les définitions écrites dans les livres ou exprimées par d’éminents philosophes n’ont pas d’intérêts pour moi. Et je ne parle pas des citations toutes faites qui se multiplient dans les publications facebook, publications qui cartonnent généralement en termes de partages (attention ego!). Tu sais, les phrases courtes sur un fond imagé. Alors, oui c’est beau et on a besoin du beau, mais est-ce que c’est vrai? Ou plutôt, est-ce que c’est vrai pour moi?

Je m’exprime ici sur une forme de l’amour : l’amour dans le couple. Et j’ai 1h30 (le temps d’un train, pour rejoindre l’amour, justement!) pour dire ce qui passe dans ma tête sur le sujet. Je ne sais pas réfléchir en amont. J’ai juste deux ou trois idées qui vont se développer seules, instinctivement. C’est comme ça que j’écris tous mes articles d’ailleurs. Cette information est sans intérêt.

L’amour, ce sont des actes. Les paroles d’amour ont le mérite d’exister, pour se déclarer, pour rassurer, pour romancer, pour roucouler mais je pense que l’amour se construit sur des actes. Allez je digresse volontiers car j’ai écrit le mot « construit ».

Je pense que l’amour est une construction à deux. Le sentiment amoureux vient sans effort entre deux personnes qui se plaisent mutuellement mais repartira aussi vite qu’il est apparu s’il n’y a pas eu une volonté de construire, de prendre soin, de faire des choix qui vont permettre à l’amour entre deux personnes de se développer. En gros, être amoureux, c’est facile, mais rester amoureux, c’est plus compliqué!

Je pense que l’amour est un espace voir une troisième personne dans le couple. Une entité qui a besoin d’être nourri et protégé pour vivre. Cette troisième personne, qui pourrait être une sorte de divinité, peut être source d’enrichissement, d’énergie, de bonheur paisible (soyons fou) pour les deux personnes qui y sont attachés. Mais pour cela encore une fois, il faut y mettre les moyens conjointement. Et en premier, il faut y croire (consciemment ou inconsciemment) en cet amour, sinon impossible de le vivre.

La thérapie PSR. Mais qu’est ce que ça vient faire là? Je t’ai mis le lien pour que tu te mettes au parfum. PSR pour Partage Sincère de Ressentis. Je suis l’inventeur de cette thérapie, et je reçois tous les couples, trio, conjoints ou autre relation pour aider à mettre en place dans votre quotidien avec vos proches ce modèle de communication qui me paraît être très profitable pour construire une relation profonde et constructive. Bon, j’ai pas réellement de cabinet hein! Je prends juste un malin plaisir à imaginer. Même si je suis sûr que je ferai un bon thérapeute. Ce qui pourrait arrondir les fins de mois. Pardon, je suis très porté sur l’argent ces derniers temps, ce sont les circonstances et les inquiétudes de mes parents qui sont la source de ces pensées. Allez, encore une petite pub au passage pour mon livre disponible sur Amazon : la vie d’un bipolaire, le livre  un livre d’espoir pour les bipo et proches, je veux croire. Fais tourner! Bref, ça suffit le business personnel, je m’écarte de l’amour!

Alors, l’amour, aaaah l’amour. Le partage sincère de ressentis est à mon avis excellent pour connaître l’autre. C’est en explorant l’autre, en le comprenant qu’on peut tisser une relation profonde. Bon, c’est pas de tout repos, et ça peut engendrer des coups de chaud. Périodes de crises qui sont d’ailleurs très riches en potentiel de développement de l’amour. Haha! on dirait que je parle d’économie. En même temps, j’ai envie de dire : « Investissez sur l’amour à long terme, c’est un placement qui permet de récolter beaucoup de fruits! » M’enfin voilà, la PSR est un choix, une volonté car cela demande pas mal de temps et d’énergie pour entrer dans une communication plus intime. Après dans la pratique, il y a des temps pour partager certaines choses et d’autres temps qui ne sont pas favorables. Surtout quand il s’agit des peurs…

Les peurs de chacun. Je pense que pour bâtir dans l’amour, poser des bonnes fondations, il est important de comprendre ses peurs en matière de relation et celles de l’autre. Par exemple, la jalousie, la peur d’être trompé, la peur de l’abandon, la peur de l’engagement, etc. L’art de cette communication là réside dans le fait de pouvoir parler de ses peurs sans être dans ses peurs. Ça demande un climat paisible dans la relation, le bon moment. Je pense que prendre en considération les peurs de chacun est fondamental dans la construction d’une relation. Car connaître la peur de l’autre permet d’en prendre soin, de le rassurer, d’agir auprès de lui avec considération et bienveillance. Personnellement, lorsqu’elle a pris considération de ma jalousie et a agit pour me rassurer dans une situation qui réveillait ma peur, j’ai ressenti vivement l’amour, j’ai reçu sa volonté de prendre soin d’un mal ancré profondément en moi. Voici un acte d’amour pour moi qui vaut un million de « je t’aime ». Ce sont des actes où l’on ressent la présence de l’autre pour nous, où l’on peut se dire « je ne suis pas seul ».

tree-1160674_960_720

Ça pourrait être une définition de l’amour : la sensation de ne pas être seul.

Il y a deux mecs dans le tgv qui parlent très fort, le sujet de leur discussion : les X-mens, haha! J’ai une capacité de concentration de 900 mots, intéressant. Et sinon l’amour?

L’amour, l’amour, l’amour… l’amour ça fait chier! Parfois c’est pas facile. Je ne vois pas l’amour comme quelque chose de beau ou de bien en soi. Plus comme quelque chose de multi-dimensionnelle qui peut engendrer toute la palette des émotions pour ceux qui y sont attachés : de la joie à la colère. L’amour, c’est comme un esprit qui prend la couleur des personnes qui le construisent. Si les deux personnes souffrent, leur amour souffre, mais peut aussi les soigner. Je ne sais pas en fait, j’écris quelque chose que je n’ai jamais pensé, je vais au delà de mes frontières, hmmmm j’aime ça.

Bref, je pense quand même que

« L’amour entre deux personnes est à imaginer, qu’il prend la force des actes des amoureux, qu’il prend la grandeur de leur engagement, qu’il porte les fruits du temps qu’ils leur donnent. »

Oh c’est beau ça, tu pourrais choisir une belle image et copier cette phrase dessus et partager sur facebook, je suis sûr qu’elle ferait tabac. Quoi que j’ai bien du faire quelques fautes, et elle est trop longue. Ah l’égo, l’égo. Tiens d’ailleurs l’égo aussi c’est un concept qui serait intéressant de définir plus longuement, on en parle beaucoup dans les discussions de développement personnel, mais ça veut dire quoi en fait? « Développement personnel » ça aussi, c’est quoi en fait, ça sert à quoi? Dans beaucoup de discussions, on échange, on parle, on débat, mais souvent à partir de mots dont on a pas une réelle et claire définition en tête. Alors souvent on se sent bien vivant dans nos échanges passionnés, mais tout ça ne sont que des nuages de fumée.

Bon ben écoute, je n’ai pas d’autres conneries à dire. Ah si, je serai curieux de connaître ta définition de l’amour. J’en profite pour remercier ceux qui réagissent par commentaire, je les lit tous, et ils sont très enrichissants pour moi mais aussi pour tous les lecteurs. Je sais qu’il y a même des personnes qui lisent plus les commentaires que les articles!

Patience et amour,

W


Bloqué

Qu’est-ce qui est là?

Blocage. Bloqué. Pas d’expression écrite. Les mots ne sont plus là pour étiqueter les vagues à l’âme qui se succèdent dans le garage de mon esprit. Esprit préoccupé. Occupé à vivre l’amour. Excuse trop facile. L’amour est une source d’inspiration infinie. Pourquoi je n’écris plus ? Pas l’envie. Peur de forcer, d’écrire pour être lu et non pour être soulagé. L’écriture était un besoin jusqu’ici et mes textes avaient au moins la qualité d’être produit par instinct de nécessité. L’art est une nécessité. Je n’ai plus le besoin d’écrire. Non, j’y crois pas. Je ne veux pas le croire. Suis-je dans l’illusion, qu’est-ce que je ne veux pas voir, quelle page je ne veux pas tourner? C’est la fin de ce blog. 4 ans d’écritures, de rapport sur l’état de mon être. Je dois passer à autre chose, à une écriture plus construite, un projet de livre plus abouti. J’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est que je suis bloqué. Mon dos aussi est bloqué, belle ironie. Sous pression, comme à chaque rentrée, je remarque.

—— Deuxième rencontre entre hypersensibles dans les villes de Bordeaux et Toulouse. J’y serai avec mon amoureuse. Extra terrestres du Sud, soyez là le weekend du 23 et 24 Septembre. On doit se rassembler, faire quelque chose de notre bizarrerie de notre grande sensibilité, on doit arrêter de se cacher, d’étouffer nos émotions, être marginalisés, incompris.  Plus d’infos et inscriptions sur notre cher site : www.association-hypersensibles.fr ——

Hé oui, ça commence à dater l’époque des premières rencontres organisées à l’arrache ici, sur ce cher blog. 2014…

J’ai entamé la suite de mon premier livre (disponible sur amazon : la vie d’un bipolaire) C’est bien Amazon, ça rassure le lecteur prêt à acheter. D’ailleurs 50 % des droits d’auteur vont à l’asso. Je fais de la pub et prépare la suite, si ça peut arrondir les fins de mois ; je vais bientôt m’envoler avec ma colombe et installer notre nid dans une petite maison perdue dans la nature. On cherche. Ah, si tu as un plan, on aime bien les villages abandonnés. Et si tu as une maison dans la poche et que tu cherches un couple pour y mettre la lumière de leur amour entre ses murs, on est prêt à prendre le job sans rémunération. Oh, on peux même te donner quelques euros pour ça. D’ailleurs si tu as une voiture dans l’autre poche en rabe, on prend aussi. Je crois à la pensée qui dit d’envoyer des messages à l’univers. Qui demande la lune, peut tomber dans les étoiles, c’est ça? Bref!

Que de projets, hein? Oui, je suis bel et bien vivant, animé par l’avenir. Cependant j’en perds les mots. Je ne suis bon qu’à quémander la vie. C’est nul ce que j’écris. J’ai du mal à voir clair dans le futur de l’association, dans les prochaines étapes pour la Pépinière HS, ce projet d’avoir un centre de ressourcement pour hypersensibles. Il me manque des compétences. Voilà des pensées qui plombent si on les laisse se nicher dans la tête. Alors, faire le vide, respirer, revenir à l’instant, regonfler sa Foi en la vie, se remettre à croire que la vie n’a pas besoin de mon surcontrol mental.

Ce texte n’est pas partageable, j’attendrai le prochain. Car il s’agit aussi de partager nos productions dans l’atelier HS. Cherche pas. Pardon. J’arrête là, cela faisait un mois que je n’avais pas écrit. Je suis très critique envers moi même aujourd’hui, mais bon, j’espère avoir débloqué, percer une fêlure pour faire entrer la lumière.

PS: Je fais moins de fautes d’orthographe, ta remarqué?

Patience et espoir

W


Ce que je crois savoir de la liberté

« Ô cœur ombragé de peurs,

Tu crois me protéger

Mais je ne veux pas de la douleur

Comme bouclier »

Il existe tant de sentiments qui nous séparent de l’autre est donc de soi. Je navigue à travers eux en pensant que chaque libération est la dernière mais en réalité l’union et la séparation conditionne notre vie, on ne peut s’en débarrasser. Par contre on peut l’accepter, et c’est la souplesse avec laquelle on traverse les moments d’unité et ceux de division qui conditionne notre degré de liberté.

Rester libre c’est rester transparent, rester vierge, rester neuf quand le nouveau vient. L’état de non pensée aide à cela, un mental aéré, poreux, élastique, pour accueillir chaque instant nouveau.

On ne peut être libre si on croit savoir, si l’on a quelques certitudes figées ou s’il nous reste des peurs…

A suivre (C’est l’apéro!)

Patience et espoir

W

La vie d’un bipolaire, le livre

 


Les insectes n’aiment pas l’amour

L’amour permet de dépasser ses peurs.

Bon, déjà l’amour fait émerger les peurs, et là c’est pas simple. Mais s’il y a entente et engagement dans le couple, si il y a équipe, alors une force insoupçonnée permet de dépasser les peurs qui ont émergées.

Voilà ce que j’ai appris. J’apprends beaucoup en ce moment sur l’amour. J’apprends déjà qu’il y a une partie de l’amour qui me dépasse totalement. C’est la partie divine, celle qui appartient à la femme, de part sa condition à être entre l’homme et le divin. Pour la simple et bonne raison que c’est elle qui porte la vie, c’est elle qui fait naître. Et cela je le sens. Je sens qu’il y a un truc. Qu’elle sait. Elle sait sur nous avant moi. Elle sait, sans le savoir peut être, et attend que je découvre. Que je dépasse mes peurs qui m’aveuglent sur son amour.

J’apprends que j’ai un travail d’ouverture à faire à son amour. J’accueille et savoure déjà son amour, mais j’ai compris que j’ai beaucoup plus grand à accueillir. C’est même un processus infini, je pense. L’amour d’une femme envers un homme peut le transcender, à lui de l’accepter, d’ouvrir les yeux, d’ouvrir son cœur.

En fait, j’ai l’impression qu’il est plus simple d’aimer que d’être aimé, car cela demande de se laisser voir, de se livrer. Et ça, ça fait fait peur.

« Hommes qui peuplent la Terre, livrez-vous à vos femmes! » haha, voilà mon enseignement.

Mais il y a un art à cela, on ne peut partager ses peurs n’importe quand et n’importe comment. Il faut d’abord aimer, de manière à ce que la femme puisse être en mesure d’embrasser les peurs de l’homme. Il faut que l’homme embrasse aussi les peurs de la femme. J’ai de la chance, j’aime, je l’aime, de toute évidence, aussi nouveau et étrange que cela puisse paraître.

J’apprends que cela n’est pas simple, surtout quand on est hypersensible. Il y a une espèce de punaise sur mon écran, et maintenant sur mon lit… Quel est cet étrange signe? Non, je n’ai que faire des signes mystiques, je suis bien dans  le concret là. Le jeune padawan explorateur de l’être apprend sur l’amour, en ce moment . Un apprentissage éternel, je suppose.

Un univers peut être créer seulement de l’amour entre un homme et une femme, je veux croire. J’ai tué la punaise, elle n’avait pas qu’à envahir mon territoire. C’est pas de tout repos l’amour. Ça nécessite une énergie, une priorité, afin de ne pas tomber dans la routine, afin de laisser une liberté à cet amour, voir ce qu’il peut engendrer. Pas seulement des enfants, mais tout un univers… Magique, s’il est perçu de l’extérieur. C’est tonton Walt qui me l’a soufflé. Maintenant c’est un papillon de nuit qui me fait sursauter. C’est ça d’écrire une nuit d’été les fenêtres ouvertes. D’ailleurs c’est un problème, comment on fait pour être éclairé dans une chambre où l’on est obligé d’ouvrir la fenêtre à cause de la chaleur sans se faire envahir par les… ah mais je me fais attaquer par un papillon de nuit, ça m’insupporte, j’arrête.

Patience et espoir

W

PS : Maintenant ça suffit, tu l’achètes mon foutu bouquin! Je viens de m’apercevoir qu’il est sur Amazon : la vie d’un bipolaire, le livre


Impression Dépression Diversion

Je voudrais écrire « dépression » simplement mais ce que je vis n’a rien d’une maladie ou alors ce serait la condition humaine qui est une maladie? Je ne suis pas d’humeur à jouer sur les mots mais les mots sont importants car les mots qu’on pense conditionne notre état. « La tristesse est la résistance à quelque chose de nouveau » écrit R.M Rilke. Ce n’est pas ce que je vis qui est noir mais c’est ma manière d’accueillir ce nouveau qui me pèse. C’est ma façon de percevoir la vie qui n’est pas adaptée à ces nouveaux jours.

Voilà comment on peut vivre difficilement l’amour de quelqu’un, et harmonieusement la perte d’un être cher. C’est une question de perception. Alors je pourrais remettre tout en question, douter là où avant je me réjouissais. Ce n’est pas la vie qui a des couleurs définis : ça c’est rouge, ça c’est bleu, ça c’est noir… Une chose peut être vécue d’une infinité de manières différentes. Tout dépend du regard que l’on a au moment où l’on vit cette chose, tout est relatif à notre perception, à notre humeur du moment, à notre énergie. Voilà pourquoi je fouille au fond de mon être, pour trouver la paix. En moi. Car tout dépend de moi. C’est là que ça se passe. C’est de là que j’apprécie ou non l’extérieur. C’est de là que je crée.

Alors chercher la paix ou la créer. Existe-t-elle en moi ou dois-je l’inventer? Comme j’ai inventé mon monde ici. Créer la paix. Ou alors la recréer, ça fais déjà moins prétentieux. J’y avais jamais pensé, comme tout le reste d’ailleurs, je voulais parler de mon état en  » dépression  » au départ, mais je me laisse aller au jeu du clavier libre, et je me fous, désolé, de si tu vas comprendre ou pas. Je viens ici m’exprimer et non communiquer.

Comment on fait pour créer la paix? On se fout la paix? Pas loin, je dirai qu’on est en paix lorsqu’on parvient à vivre hors de soi. Hors de moi. Quoi qu’il m’arrive, rien ne s’accroche, tout glisse, me transperce. De l’air à la place de l’ego, et la vie qui continue est vent, et moi comme l’arbuste, j’accueille sans bouger.

Tout ça pour dire que pour se relever vite d’une dépression, il ne faut pas mettre des mots, il ne faut pas penser. Accueillir ce repos forcé sans le juger. Car le mental est en retard, le système d’exploitation est dépassé, il ne peut pas interpréter justement le présent. Le corps a besoin de ce repos pour se mettre à jour. Il n’y a rien à penser. Le mental doit être hors-je, le temps que l’énergie revienne. Diversion

C’est de cet état que j’écris. Car, étant dans le vif du sujet, je veux prouver de mon expérience que l’espoir est possible là où les pensées malades veulent nous dire l’inverse, que tout est noir, etc. Mais voilà le problème au fond, c’est qu’automatiquement on s’identifie à nos pensées, alors si nos pensées sont malades on dit qu’on est malade. Hé non non non! On peut choisir nos pensées, on peut même créer nos pensées, créer des pensées paisibles, c’est peut être un bon début pour se créer la paix.

Patience et Espoir

W