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L’amour, définition.

Qu’est-ce que l’amour?

On parle d’amour, on échange sur l’amour mais a t-on une définition claire en tête de ce que c’est? Non pas chercher à avoir une définition objective, trouver une vérité universelle sur l’amour, mais avoir sa propre définition issue de notre expérience personnelle. C’est celle-là qui m’intéresse. Les définitions écrites dans les livres ou exprimées par d’éminents philosophes n’ont pas d’intérêts pour moi. Et je ne parle pas des citations toutes faites qui se multiplient dans les publications facebook, publications qui cartonnent généralement en termes de partages (attention ego!). Tu sais, les phrases courtes sur un fond imagé. Alors, oui c’est beau et on a besoin du beau, mais est-ce que c’est vrai? Ou plutôt, est-ce que c’est vrai pour moi?

Je m’exprime ici sur une forme de l’amour : l’amour dans le couple. Et j’ai 1h30 (le temps d’un train, pour rejoindre l’amour, justement!) pour dire ce qui passe dans ma tête sur le sujet. Je ne sais pas réfléchir en amont. J’ai juste deux ou trois idées qui vont se développer seules, instinctivement. C’est comme ça que j’écris tous mes articles d’ailleurs. Cette information est sans intérêt.

L’amour, ce sont des actes. Les paroles d’amour ont le mérite d’exister, pour se déclarer, pour rassurer, pour romancer, pour roucouler mais je pense que l’amour se construit sur des actes. Allez je digresse volontiers car j’ai écrit le mot « construit ».

Je pense que l’amour est une construction à deux. Le sentiment amoureux vient sans effort entre deux personnes qui se plaisent mutuellement mais repartira aussi vite qu’il est apparu s’il n’y a pas eu une volonté de construire, de prendre soin, de faire des choix qui vont permettre à l’amour entre deux personnes de se développer. En gros, être amoureux, c’est facile, mais rester amoureux, c’est plus compliqué!

Je pense que l’amour est un espace voir une troisième personne dans le couple. Une entité qui a besoin d’être nourri et protégé pour vivre. Cette troisième personne, qui pourrait être une sorte de divinité, peut être source d’enrichissement, d’énergie, de bonheur paisible (soyons fou) pour les deux personnes qui y sont attachés. Mais pour cela encore une fois, il faut y mettre les moyens conjointement. Et en premier, il faut y croire (consciemment ou inconsciemment) en cet amour, sinon impossible de le vivre.

La thérapie PSR. Mais qu’est ce que ça vient faire là? Je t’ai mis le lien pour que tu te mettes au parfum. PSR pour Partage Sincère de Ressentis. Je suis l’inventeur de cette thérapie, et je reçois tous les couples, trio, conjoints ou autre relation pour aider à mettre en place dans votre quotidien avec vos proches ce modèle de communication qui me paraît être très profitable pour construire une relation profonde et constructive. Bon, j’ai pas réellement de cabinet hein! Je prends juste un malin plaisir à imaginer. Même si je suis sûr que je ferai un bon thérapeute. Ce qui pourrait arrondir les fins de mois. Pardon, je suis très porté sur l’argent ces derniers temps, ce sont les circonstances et les inquiétudes de mes parents qui sont la source de ces pensées. Allez, encore une petite pub au passage pour mon livre disponible sur Amazon : la vie d’un bipolaire, le livre  un livre d’espoir pour les bipo et proches, je veux croire. Fais tourner! Bref, ça suffit le business personnel, je m’écarte de l’amour!

Alors, l’amour, aaaah l’amour. Le partage sincère de ressentis est à mon avis excellent pour connaître l’autre. C’est en explorant l’autre, en le comprenant qu’on peut tisser une relation profonde. Bon, c’est pas de tout repos, et ça peut engendrer des coups de chaud. Périodes de crises qui sont d’ailleurs très riches en potentiel de développement de l’amour. Haha! on dirait que je parle d’économie. En même temps, j’ai envie de dire : « Investissez sur l’amour à long terme, c’est un placement qui permet de récolter beaucoup de fruits! » M’enfin voilà, la PSR est un choix, une volonté car cela demande pas mal de temps et d’énergie pour entrer dans une communication plus intime. Après dans la pratique, il y a des temps pour partager certaines choses et d’autres temps qui ne sont pas favorables. Surtout quand il s’agit des peurs…

Les peurs de chacun. Je pense que pour bâtir dans l’amour, poser des bonnes fondations, il est important de comprendre ses peurs en matière de relation et celles de l’autre. Par exemple, la jalousie, la peur d’être trompé, la peur de l’abandon, la peur de l’engagement, etc. L’art de cette communication là réside dans le fait de pouvoir parler de ses peurs sans être dans ses peurs. Ça demande un climat paisible dans la relation, le bon moment. Je pense que prendre en considération les peurs de chacun est fondamental dans la construction d’une relation. Car connaître la peur de l’autre permet d’en prendre soin, de le rassurer, d’agir auprès de lui avec considération et bienveillance. Personnellement, lorsqu’elle a pris considération de ma jalousie et a agit pour me rassurer dans une situation qui réveillait ma peur, j’ai ressenti vivement l’amour, j’ai reçu sa volonté de prendre soin d’un mal ancré profondément en moi. Voici un acte d’amour pour moi qui vaut un million de « je t’aime ». Ce sont des actes où l’on ressent la présence de l’autre pour nous, où l’on peut se dire « je ne suis pas seul ».

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Ça pourrait être une définition de l’amour : la sensation de ne pas être seul.

Il y a deux mecs dans le tgv qui parlent très fort, le sujet de leur discussion : les X-mens, haha! J’ai une capacité de concentration de 900 mots, intéressant. Et sinon l’amour?

L’amour, l’amour, l’amour… l’amour ça fait chier! Parfois c’est pas facile. Je ne vois pas l’amour comme quelque chose de beau ou de bien en soi. Plus comme quelque chose de multi-dimensionnelle qui peut engendrer toute la palette des émotions pour ceux qui y sont attachés : de la joie à la colère. L’amour, c’est comme un esprit qui prend la couleur des personnes qui le construisent. Si les deux personnes souffrent, leur amour souffre, mais peut aussi les soigner. Je ne sais pas en fait, j’écris quelque chose que je n’ai jamais pensé, je vais au delà de mes frontières, hmmmm j’aime ça.

Bref, je pense quand même que

« L’amour entre deux personnes est à imaginer, qu’il prend la force des actes des amoureux, qu’il prend la grandeur de leur engagement, qu’il porte les fruits du temps qu’ils leur donnent. »

Oh c’est beau ça, tu pourrais choisir une belle image et copier cette phrase dessus et partager sur facebook, je suis sûr qu’elle ferait tabac. Quoi que j’ai bien du faire quelques fautes, et elle est trop longue. Ah l’égo, l’égo. Tiens d’ailleurs l’égo aussi c’est un concept qui serait intéressant de définir plus longuement, on en parle beaucoup dans les discussions de développement personnel, mais ça veut dire quoi en fait? « Développement personnel » ça aussi, c’est quoi en fait, ça sert à quoi? Dans beaucoup de discussions, on échange, on parle, on débat, mais souvent à partir de mots dont on a pas une réelle et claire définition en tête. Alors souvent on se sent bien vivant dans nos échanges passionnés, mais tout ça ne sont que des nuages de fumée.

Bon ben écoute, je n’ai pas d’autres conneries à dire. Ah si, je serai curieux de connaître ta définition de l’amour. J’en profite pour remercier ceux qui réagissent par commentaire, je les lit tous, et ils sont très enrichissants pour moi mais aussi pour tous les lecteurs. Je sais qu’il y a même des personnes qui lisent plus les commentaires que les articles!

Patience et amour,

W

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Les insectes n’aiment pas l’amour

L’amour permet de dépasser ses peurs.

Bon, déjà l’amour fait émerger les peurs, et là c’est pas simple. Mais s’il y a entente et engagement dans le couple, si il y a équipe, alors une force insoupçonnée permet de dépasser les peurs qui ont émergées.

Voilà ce que j’ai appris. J’apprends beaucoup en ce moment sur l’amour. J’apprends déjà qu’il y a une partie de l’amour qui me dépasse totalement. C’est la partie divine, celle qui appartient à la femme, de part sa condition à être entre l’homme et le divin. Pour la simple et bonne raison que c’est elle qui porte la vie, c’est elle qui fait naître. Et cela je le sens. Je sens qu’il y a un truc. Qu’elle sait. Elle sait sur nous avant moi. Elle sait, sans le savoir peut être, et attend que je découvre. Que je dépasse mes peurs qui m’aveuglent sur son amour.

J’apprends que j’ai un travail d’ouverture à faire à son amour. J’accueille et savoure déjà son amour, mais j’ai compris que j’ai beaucoup plus grand à accueillir. C’est même un processus infini, je pense. L’amour d’une femme envers un homme peut le transcender, à lui de l’accepter, d’ouvrir les yeux, d’ouvrir son cœur.

En fait, j’ai l’impression qu’il est plus simple d’aimer que d’être aimé, car cela demande de se laisser voir, de se livrer. Et ça, ça fait fait peur.

« Hommes qui peuplent la Terre, livrez-vous à vos femmes! » haha, voilà mon enseignement.

Mais il y a un art à cela, on ne peut partager ses peurs n’importe quand et n’importe comment. Il faut d’abord aimer, de manière à ce que la femme puisse être en mesure d’embrasser les peurs de l’homme. Il faut que l’homme embrasse aussi les peurs de la femme. J’ai de la chance, j’aime, je l’aime, de toute évidence, aussi nouveau et étrange que cela puisse paraître.

J’apprends que cela n’est pas simple, surtout quand on est hypersensible. Il y a une espèce de punaise sur mon écran, et maintenant sur mon lit… Quel est cet étrange signe? Non, je n’ai que faire des signes mystiques, je suis bien dans  le concret là. Le jeune padawan explorateur de l’être apprend sur l’amour, en ce moment . Un apprentissage éternel, je suppose.

Un univers peut être créer seulement de l’amour entre un homme et une femme, je veux croire. J’ai tué la punaise, elle n’avait pas qu’à envahir mon territoire. C’est pas de tout repos l’amour. Ça nécessite une énergie, une priorité, afin de ne pas tomber dans la routine, afin de laisser une liberté à cet amour, voir ce qu’il peut engendrer. Pas seulement des enfants, mais tout un univers… Magique, s’il est perçu de l’extérieur. C’est tonton Walt qui me l’a soufflé. Maintenant c’est un papillon de nuit qui me fait sursauter. C’est ça d’écrire une nuit d’été les fenêtres ouvertes. D’ailleurs c’est un problème, comment on fait pour être éclairé dans une chambre où l’on est obligé d’ouvrir la fenêtre à cause de la chaleur sans se faire envahir par les… ah mais je me fais attaquer par un papillon de nuit, ça m’insupporte, j’arrête.

Patience et espoir

W

PS : Maintenant ça suffit, tu l’achètes mon foutu bouquin! Je viens de m’apercevoir qu’il est sur Amazon : la vie d’un bipolaire, le livre


POWER!

Waaaaaa!

Quelle énergie, quel élan vital, je suis au somment de ma montagne en plein déséquilibre, sur un fil qui me relie à cette douce colline ; la femme de ma vie.

Je l’ai trouvé, c’est fini, je suis soulagé. Mon yang peut se déployer, ma puissance de vie s’expulser dans le monde. Haha! il faut canaliser cette force surhumaine. Je suis bien entouré, j’écris, je parle, j’aime, et les gens qui m’aiment et me comprennent m’apaisent. Surtout elle, la femme de ma vie : flamme, mère de mes filles.

Dans son amour je trouve la paix, nulle exaltation, non je ne l’aime pas à la folie, je ne l’aime pas passionnément, je ne l’aime pas beaucoup, je l’aime sereinement, paisiblement et durablement.

C’est grâce à ce blog que je l’ai rencontré, c’est donc ici que je lui formule : « Veux-tu m’épouser? »

Mes chères lectrices, désolé la place est prise! Mes chers lecteurs en générale, il est possible que le vif qui forme ces phrases va faire écho à certaines de vos souffrances. Car c’est la même énergie que celle en manie. Seulement mon esprit est assez solide pour la faire circuler. Aujourd’hui je la maîtrise mieux, j’use de toutes mes armes et évidemment celles chimiques. Ces jours ci, le Tercian est mon ami!

C’est le plus bel été de ma vie, c’est le plus beau jour de ma vie. Et demain ce sera meilleur encore. Le cercle vertueux est en place. Je n’ai plus besoin de chercher la bonne fréquence d’onde du « bonheur », j’ai juste à faire attention à rester sur la vague, à être attentif à cet instant présent, cet instant merveilleux, celui où j’écris qui je suis.

Je dois aller à la pharmacie.

Toi qui me lis : je t’aime

Patience et Espoir,

W


Etre amoureux

Etre amoureux… Ce titre est insupportable. Cette formule est traître. Elle véhicule du plaisir, de l’excitation, du rêve, de l’affection. Je ne suis pas à l’aise avec cet état. Depuis 5 jours il m’a procuré 5% de bien être pour 95 % de chaos. Et pourtant au plus profond de moi je ne veux pas le quitter.

Cette écriture est impossible, mon visage est fermé, je ne comprends pas ce qu’il se passe. Les mots qui avaient un sens avant pour moi, ne sont pas habilités pour décrire ce présent. Et mes tentatives de pensée et d’écriture me font souffrir. Amoureux, c’est l’amour, l’amour c’est le cœur, alors pourquoi mes tripes sont saisies, pressées, tordues. J.M Rilke me chuchotte à l’oreille : « la souffrance n’est que la résistance à quelque chose de nouveau ». Je ne devrais rien écrire de plus, et tâcher de ne pas résister. C’est plus fort que moi. La pression monte, je dois bien l’évacuer, survivre.

Chaque mot que j’écris trahis ce que je ressens, tu comprends ça? Le passé ne peut comprendre le présent. « On ne peut pas faire du nouveau avec l’ancien » écrit Deepak Choppra.

Etre amoureux m’énerve, ce n’est pas dans mes cordes. Et la facilité de l’Autre avec ça m’agace encore plus. Je ne suis plus dans mes batailles passées, dans mes peurs de l’abandon, dans mes attentes, dans mes projections et tout cet attirail d’images mentales qui me faisait souffrir. Non là, c’est pas dans la tête, c’est d’abord dans les boyaux, c’est dans la chair, c’est une force, une pression. Mes méditations ont l’effet du Colibri.

C’est la première fois que je respire autant et que j’explore mon être durant un article. Qu’est-qui est là? Impossible de l’écrire putain, les mots qui viennent interpréteront le phénomène avec le champ lexical de la souffrance. Alors que celui qui convient est celui du domaine du nouveau. Mais comment écrire le nouveau puisqu’il n’est pas connu. Oh il doit y avoir tant d’imposteur chez les personnes qui prétendent écrire! Ils ne font que recycler des vieux concepts sur de nouveaux phénomènes et en cela empêchent le nouveau d’émerger. Le nouveau est accueilli comme un ancien. Je suis le premier imposteur évidemment car je ne fais ici qu’écrire des phénomènes qui n’ont pas ce langage. C’est comme regarder BigBang Theory en version française. Comparaison loufoque mais drôle.

J’ai connu déjà ce genre d’opérations. Opération d’ouverture du cœur, jamais terminée appremment. Je suis de nouveau sur le billard, cette fois en présence d’un être divinement rassurant. Mais c’est justement cette main tendue qui me fait voyager encore plus profond dans une partie obscure. Certainement la plus obscure de moi-même, celle où est régie mon lien avec l’Autre. Cet autre est beaucoup trop mystérieux pour moi pour le décrire plus. A part décrire une intensité, les autres mots seront traîtres aussi.

« Je ne suis pas dans la merde, putain » . Tu vois c’est une pensée spontanée qui me vient. Un mode de fonctionnement ancien qui résiste à ce qui se passe.On peut savoir en théorie, on peut tout intellectualiser mais une fois confronter avec soi-même, ça nous aide pas. Il n’y a que l’Autre qui peut aider, en apparaissant ou en disparaissant à jamais (là c’est personnel). C’est une dépendance, je suis accroché.

Je suis complètement à sa merci.

Je ne sais pas…

Patience et espoir

W

Ps :Comme tous les vendredis, Je m’improvise animateur sur RadioHS ce soir de 21h, à 23h : rencontre entre hypersensibles en ligne, suffit d’un micro et de cliquer sur le lien : RadioHs. Possibilité de juste se connecter pour écouter.


L’enfer, c’est les autres

Avertissement aux proches: je n’écris pas là de vérités ou de jugements, je rappelle que mes écrits sont inspirés de ressentis. Reconnu ou non, pas d’importance, pour moi c’est de l’art. Avis aux proches sensibles : s’abstenir 😉

Sauve-moi petit stylo de cet enfer…

Je suis piégé, ligoté dans les ronces de mon égo. Enfermé dans la spirale infernale de mon mental.

Chaque pensée est une lame forgée dans mes peurs enflammées qui saigne mon âme.

Mon corps est traîné sur ce sentier chaotique à travers un temps qui s’étire sans fin. C’est un cadavre mourant écorché  par des pics sanglants dressés sur ce chemin étroit à chaque mètre. Serré le long de la falaise, le demi-tour est impossible. Avance ou meurs.

L’enfer c’est les autres.

Nul trace de sympathie dans ce paysage. Très peu de considération. J’ai créé un monde où les humains s’entendent entre eux, bien, sans moi, derrière moi. J’ai permis des relations, j’ai offert un peu de lumière qu’ils se partagent, me laissant dans l’ombre. Dans le noir, seul avec mes démons, ma rancœur, ma jalousie, mon orgueil. Ô mon Dieu! je regrette de m’être pris pour toi…

L’enfer c’est les autres, mais les autres c’est moi. Les autres sont le reflet de l’étranger en moi. L’autres mets à jour une partie de moi qui m’était inconnue avant. Je souffre des écarts de conscience.

Je suis aveuglé par ma propre obscurité, merci tout de même aux généreuses âmes qui allument quelques bougies là où d’autres ont déserté. Des humbles présents qui éclairent mon désespoir.

Je suis aux prises avec mes sombres pensées. Je médite, je veux lâcher prise, je veux démissionner de tout contrôle, c’est trop pour moi, ça l’a toujours été. Je tente de respirer mais très vite, je dois faire face à ce que je dois faire, à ma petite réalité. Les pieds enlisés dans les marécages de mon esprit, ces petites choses du quotidien semblent être des montagnes de ferrailles brûlantes. Je n’ai plus de force, le peu de mon énergie est dépensée à ramper le jour, oublier la nuit.

Hier soir encore, des sanglots sont venus. Mon cœur, prisonnier des fers de mon esprit, hurlait eux secours.

Mon cœur saccagé.

Je ne mérite pas cette vie. Je ne suis pas d’accord avec ta sagesse. Je ne mérite pas cette vie. Qu’as-tu fais toi? Combien as-tu aimé pour profiter de ce que tu as aujourd’hui  ? Qu’as-tu donné de toi aux autres au delà de ton petit cercle? Qu’as-tu fait pour rendre ce monde meilleur? Qu’as-tu fait pour mériter le bonheur que tu as?

J’ai tellement donné. Cela ne m’a pas rapporté une situation, ou beaucoup de reconnaissance, mais ça me faisait du bien de faire du bien. Et me voilà à me torturer seul avec moi-même, à me faire du mal seul. Tout ça pour ça? Mais de quel Karma vas-tu me parler? J’ai ouvert mon cœur à tant d’humain et me voilà à souffrir aux enfers.

C’est un égo blessé qui crie… tu vas analyser comme cela sans doute. Tu vas analyser à la lumière de ton développement personnel en pensant m’aider, mais en réalité tu ne vas pas poser un regard empathique et amical sur ma souffrance mais plutôt un regard de thérapeute praticien.

J’ai une analyse simple, je suis en train de me débarrasser d’un corps de souffrance, quelque chose de nouveau émerge en moi et mon égo résiste. Se libérer du connu…

J’ai besoin de recevoir autant d’amour que je donne, et c’est impossible.

En plus, lorsque je donne, je n’attends pas en retour. Ce que je devrais faire car je me rendrai compte qu’il faudrait que je donne moins.

J’ai besoin de tant d’amour, de considération, d’être tant rassuré. Quand réaliserai-je que ce besoin ne peux pas être assouvi! Trente années que je persiste, et souffre de cette illusion.

Si tu prends personnellement ce que j’écris, c’est que tu n’as rien compris. L’enfer c’est les autres, oui, mais les autres ne font que me renvoyer aux blessures passées.

Je crois être seul à souffrir. Un poids de plus à porter : l’égoïsme…

J’ai envie de tout abandonner, tant pis! C’est ça qu’ils veulent? Qui sont-ils? Des ombres en moi qui prétendent parler pour les autres. Stop.

Je suis à ta porte. A l’entrée du Soi, du Moi, ou je ne sais quels ridicules mots pour te nommer. Bref, j’ai cru à ce chemin menant vers toi, le cœur de l’existence, maintenant ouvre-moi! J’ai porté ma pierre, libère-moi. Le chemin a été si long que j’en ai oublié ce qu’était la vie légère.

Je suis à ta porte, ouvre-moi, ne me renvois pas à une énième épreuve! Ce travail sur moi est infini, je veux m’en arrêter là, être ce que je suis.

Débarrasse-moi du contrôle que j’exerce sur ma vie, libère-moi des murs de mon mental, laisse-moi m’envoler. Croire que si je vole, ce n’est pas tant grâce à mes ailes mais au vent et à l’air.

Donne-moi cette confiance qui m’épargnerait les calculs, les stratégies, toutes ces pensées qui prennent naissance dans la peur et qui la cultivent.

Qu’ai-je fait de ma jeunesse?

Ça suffit, j’en ai assez bavé, laisse-moi entrer.

W


Amour, trahison, colère

Séparation…

Du coup, un nouvel état émerge en moi : fragilité, peur, liberté

J’en ai marre d’intellectualiser l’amour. Ecrire l’Amour devrait se résumer à : Je t’aime. Le reste  devrait être des actes au quotidien.

Aimer, c’est laisser libre l’autre, ne pas dire ce qu’on croit être bon pour lui, seulement l’entendre profondément sans que cela résonne mentalement. Ecouter avec son coeur et non avec son expérience.

J’accepte que je suis imparfait, que l’autre est imparfait et qu’avec tout l’Amour du ciel , je reste imparfait.

Qu’avec tous les soins du monde, j’aurai toujours des peurs, car je suis humain.

Qu’avec tout l’Amour du monde, je ne comprendrai jamais totalement l’Autre. Car il est autre, unique comme moi, et donc différent.

J’accepte que je suis différent avec mon intimité et mes croyances que je ne peux imposer à l’autre, car vu qu’il est autre il est différent et peut croire différemment, peut avoir une autre vérité.

J’accepte d’avoir peur de temps à autre, peur de l’inconnu, de l’étranger, car c’est humain…

….

Qu’est ce que j’ai a prouver là?

Peut être que je cherche à venger mon cœur de fausses raisons que je lui ai forcé à croire.

Mais mon cœur pardonne alors pourquoi mon esprit s’agite? Peut être cherche-t-il à comprendre mon cœur et qu’il constate qu’il ne parle pas la même langue. Je me suis épuisé toute ces années alors… Ce n’était pas lui mais mon esprit qui prétendait traduire la voix de mon cœur…

O l’ami, méfies toi, si je te dis que je parle avec le cœur, car en réalité c’est ma bouche qui prononce ces paroles.

Le cœur ne parle pas mais il agit dans le silence, dans les yeux pétillants des enfants, dans les mains unis des amants.

Je me sens trahi

J’ai donné

Je suis sans vie

Je vais pardonner, je ne veux pas renoncer à la vie

 

Les pensées de trahison sont douloureuse pour mon couleur.

Mais comment puis-je en vouloir à ceux qui n’ont pas compris?

 

Oui, j’ai l’impression d’avoir été trahi alors une fois de plus je viens exprimer mon ressenti. Mon cœur est triste, il a beaucoup donné, beaucoup en ont profité et cela pour mon plus grand bonheur.

Des personnes de l’association que j’ai moi même rassemblé, m’ont caché des choses importantes qu’elles auraient du me communiquer. Ce n’était pas mal intentionné de leur part, mais en croyant bien faire, ils m’ont menti, et je suis profondément blessé. Ils m’ont menti à moi, moi qui est créé cet espace d’échanges et de sincérité où ils se sont rencontrés. Mon cœur est blessé par le mensonge et mon mental a du mal à pardonner.

Mais je pardonnerai car c’est le seul chemin. Ce chemin vers le cœur. Que je me sens seul sur ce chemin à cet instant! Cette sensation est saine finalement car je suis seul par nature sur ce chemin vers mon cœur même si je partage parfois la route avec d’autres.

Mais je ne suis pas si triste. La tristesse c’est d’être seul dans sa tête ou quelque chose comme ça. Le cœur étant connecté au divin, je suis seul mais avec le Tout en même temps. Lorsque le mental fait silence, je suis seul avec mon coeur, je suis dans l’instant présent. Dans ce pérsent que m’offre le coeur de l’existence, et c’est la seule vérité, l’instant présent.

Mon mental lâche prise, le cœur est au controle. Les battements de l’Amour me guide alors je suis en sécurité. Dans mon cœur je ne suis plus aux proies avec mes peurs.

Enfin cela pas longtemps!

Je repense à la situation où j’ai été mis à distance d’une affaire qui me concerne soit, disant pour me protéger. Voilà le résultat :blessé en prises avec la colère.

Du repos, tout ira bien, si les gens se remettent en question et assument leurs erreurs là où moi je reconnais les miennes.

Cela réveille un sentiment très ancré en moi, qui est la racine de mon trouble. J’ai le sentiment que les autres ne comprennent pas ce que je ressens, alors je ravale la colère car je comprends l’autre, je sais qu’il n’est pas mauvais, et par là j’accepte ce que peut être je ne devrais pas accepter. Bref un sentiment brut, difficile à décoder.

Il s’agit là d’injustice…

Patience et espoir

W


La spiritualité est un outil, pas plus…

La spiritualité est une invention.

Tous comme un couteau, la spiritualité est un outil que l’Homme invente pour mieux vivre.

La spiritualité n’existe pas, du moins, n’existe pas encore, car il n’y a pas de preuve physique objective qui permet d’en faire une réalité commune. Quelque chose de matériel. Si un jour elle se matérialise, ce ne sera plus un croyance, plus de doute, c’est ainsi.

A ce jour, la spiritualité est encore au stade de croyance. Et beaucoup de monde y croit. Pourquoi? Parce que, comme tous outils, elle permet de vivre mieux. La spiritualité est une croyance qui permet de faire émerger plus de paix, et faire progresser l’Amour sur Terre.

La spiritualité est une invention de l’Homme pour croire en l’Amour, mieux penser l’Amour, pour mieux réaliser l’Amour.

Mais comme tout outil, on peut s’y perdre lorsqu’il prend plus d’importance que nos ressources personnelles. Le risque est de s’identifier à l’outil. De se perdre dans cet imaginaire. Et paradoxalement, en intellectualisant l’amour via tout un univers ésotérique imaginaire, on s’éloigne de notre propre cœur, qui lui n’a pas de langage, pas d’image. Pas de mots. Le cœur s’exprime lorsque le mental fait silence. Et dés lors on tente d’exprimer ce que notre cœur semble dire, le mental et l’égo s’approprie la voix du cœur et quelque part le trahi.

L’humain aura beau être éveillé, se sentir en paix, croire être un canal, croire parler avec son cœur, il y aura toujours de l’égo et une projection de soi, de son expérience, de sa personnalité, quelque chose qui empêche son expression d’être universelle. Tout simplement parce que notre condition humaine nous limite.

Si j’exprime cela, c’est que je ressens en voyant la profusion d’informations, de ressources spirituelles sur internet et dans les livres, quelque chose qui me dérange. La spiritualité si c’est un outil pour faire élever l’Amour sur Terre, est alors quelque chose qui doit se faire plus dans le silence de la prière que dans l’expression d’articles, de conférences ou de livres.

Il n’y a pas de vérités spirituelles tant qu’elles ne soient prouvées physiquement. Il n’y a que des ressentis, des expériences personnelles qui se recoupent certes, des croyances communes. Ce que j’écris là est d’ailleurs un ressenti personnel dans lequel je ne prétends aucune valeur réelle objective. On ne peut déclarer l’existence objective par rapport à un ressenti (même s’il est partagé). J’ai beau faire l’expérience de la plus belle synchronicité, du plus évident signe de Dieu, d’un état de paix et de grâce intense, cela ne prouve pas que cela existe pour l’autre. C’est ma croyance qui a permis cette expérience, c’est mon pouvoir créateur qui en était à l’origine. Je peux partager cette croyance mais je ne peux prétendre qu’elle soit vraie, réelle. L’attitude à prendre mon expérience comme une vérité naturelle m’éloignera de l’Autre, celui qui a la liberté de ne croire que en ce qu’il voit, ou en un imaginaire spirituelle différent.

S’accrocher aux textes spirituels, croire à l’Amour, est un phénomène très humain, je pense. C’est une question de survie. C’est une aide que l’on s’est créée. Toujours dans le but de vivre mieux. Mais dés lors que l’on croit, que l’on pense, que l’on s’exprime, on s’éloigne de notre propre cœur.

Je crois (ma vérité subjective!) que la spiritualité est une étape dans l’évolution humaine. C’est croire en l’Amour qui nous permettra un jour de vivre l’Amour.

Mais en réalité, tout est déjà là, l’Amour n’est pas une force invisible, il n’y a rien de véritablement invisible,  la recherche de l’invisible est vain car l’Amour est potentiellement tout autour de nous, dans les humains qui nous entourent, dans la nature, dans les objets (les créations humaines). Il suffit (facile à dire) d’être en relation avec tout cela avec Amour. Ce n’est qu’un état d’esprit à avoir. Soit la peur, soit l’amour.

Lorsqu’on utilise l’outil spirituel (le livre, le service d’un autre, un soin, les professionnels dans le domaine) c’est parce qu’on a peur (ou manque de confiance) d’utiliser l’outil véritable : notre propre cœur.

Alors oui, je lis des livres spirituels, j’ai tout un tas de croyances, je fais attention aux synchronicités, mais je sais que pour revenir au cœur des choses, pour vivre mon véritable Amour, ma liberté, je devrais me libérer de toutes ces croyances.

Le chemin continue

Patience, espoir

W