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Sous Pression, envie d’émancipation

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Je ressens une pression dans la tête à la limite du supportable depuis que je suis retourné chez mes parents. Le fait d’être à la maison, surtout pendant les repas, exposé à leur présence… argh j’ai du mal à écrire.

J’en peux plus d’être avec eux. Ils ne font rien de mal, ils sont patients, je ne peux pas leur en vouloir, mais c’est très difficile de leur expliquer ce que je ressens. Quand j’essaie, c’est pénible, leur réaction ne font qu’accentuer cette sensation d’avoir un étau dans la tête, ou dans l’enclume, ou dans le marteau, je ne sais plus l’expression. Surtout quand ma mère suppose que la cause réside dans le fait d’avoir diminué de 50 mg le Xeroquel, baissé à 100 mg ce n’est pas un gros changement.

Et j’ai toujours cette oreille bouchée, pitain!!

Pourtant la véritable cause est simple. Mon expérience de vie d’un mois sur l’Ile de Groix pratiquement seul dans cet environnement naturel loin de l’agitation des grandes villes a été si bénéfique que le retour dans cette routine est d’autant plus douloureux.

Je veux partir, m’émanciper, me libérer de cette prison dorée qu’est la belle maison de mes parents. Pour le bien de tous. Car lorsque je suis éloigné de mes parents, notre relation est bien meilleure. Actuellement, la proximité avec eux est insoutenable. C’est simple, mon hypersensibilité en générale à la particularité de me rendre très poreux à ce que ressentent les gens autour de moi. Je ressens fortement leurs énergies subtiles, leurs états d’âmes. Le lien qui m’unit avec mes parents, surtout avec ma mère, est tellement intense que la perception est décuplée.

Concrètement dés que j’entre dans une pièce où elle est présente, je suis automatiquement envahi par les ondes qu’elle dégage, j’en suis asphyxié. Tellement plombé que toutes communications de ma part deviennent un effort terrible que je n’arrive plus à affronter. Je suis décentré et très loin de pouvoir être moi. Ce qui était beaucoup plus simple le mois dernier sur mon île. Rien que d’être en sa présence est très compliquée mais alors quand elle me parle… je suis submergé dans un nuage gris condensé.

C’est terrible parce que je les aime profondément mes parents et que je suis dans l’incapacité de le montrer, et de leur faire comprendre ce que je ressens.

Alors quoi faire?

Déménager à la campagne, oui ce projet de longue date commence à être d’une nécessité absolue. Mes parents ne m’encouragent pas dans ce sens et me transmettent leur peur : mes 800 euros par mois ne me permettront pas d’être indépendant. Pourtant je sais que c’est possible. A la campagne et en colocation. Voilà ce que je cherche. Si tu as des idées ou un plan pour moi, même si ce n’est que pour quelques mois, dis moi, sauve moi! bipohypermaniac@gmail.com

Il y a toujours eu cette espèce de toxicité avec mes parents. Je n’ai jamais voulu l’admettre, aveuglé par l’amour qui nous attache. Des personnes qu’on aime peuvent nous être toxiques alors… Mais comment leur faire comprendre sans les blesser?Comment faire comprendre à une personne quelque chose d’inconnu qui réside au delà de leur sphère de compréhension. Très dure pour moi d’accepter cela. Enfin bref, je ne cherche pas à être compris, je cherche à être tranquille, serein et chez moi cela n’est pas possible. Je dois partir! Help!

J’aurais pu écrire aussi des articles sur d’autres thèmes ces derniers jours : le manque affectif, source en partie du trouble. Le système qui se casse la gueule gentiement… « Fuyez pauvre fou! » criait Gandalf. Le printemps, le manque de sexe. La frustration des sites de rencontres. L’énergie qui bout en moi, qui a bien du mal à se canaliser dans quelque chose. Bref ça part dans tous les sens en ce moment. Et bizarrement dés que je sors de chez moi, pour une rencontre entre hypersensibles par exemple, tout ce petit bazar se calme. Je crois que l’environnement est en très grande partie la cause de mes soucis. Un environnement favorable me fait même basculer très facilement de l’autre côté de la balance, ce côté où je jouis simplement de choses simples…

Patience et espoir

Ah oui mon bouquin est dispo ici!

W

 

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Après la tension, la détention

Après la tension, la détention

Autrement dit, quand je n’ai pas maîtrisé la haute vague, je plonge ensuite dans les profondeurs. Autrement dit, quand je me suis trop fatigué, je suis coincé ensuite dans un repos trop dense dans lequel je suis paralysé et le peu d’énergie à mon actif se disperse dans les doutes et les peurs.

Je sors de trois jours de détention, de cette prison qu’on appelle dépression. Dépression étrange car j’ai eu des moments de grande activité. J’étais tout de même lié avec mes doutes récurrents sur l’association, l’angoisse qui précède ce weekend de rencontres à Rennes. Anxieux devant le nombre incertain de participants, particulièrement pour la rencontre de dimanche que j’ai rajouté à l’arrache, vu que je prends un train de retour dimanche soir. J’ai peur de me retrouver dans la même situation qu’à Lyon, dans cette attente solitaire avant le retour. Même si je sais très bien que cela se passera tout autrement, et même bien car le weekend dernier était particulièrement intense avec une rencontre le samedi à Paris avant l’aller retour à Lyon. La déception d’être trois personnes dimanche m’a tendu aussi, alors que malgré ce petit nombre la rencontre c’est très bien passé, et des liens plus étroits se sont créés. Maladroit dans la communication par mail de la rencontre à Rennes, une potentielle participante m’a livré que j’étais inquiétant et se demandait si je ne dissimulais pas une secte. Des petites choses comme ça qui touchent d’autant plus quand on est au creux de la vague. M’enfin!

Ce que j’ai appris dans tout ça, c’est que j’ai fait pas mal de mauvais choix en termes d’organisations, de planifications et de communications des rencontres. Et plus le mouvement prend de l’ampleur plus j’ai du mal à gérer tout ça. Voilà pourquoi, l’association des hypersensibles va recruter un coordinateur ou coordinatrice bénévole pour structurer tout ça. Voilà un petit bout de la fiche de poste que je dévoile en premier lieu ici (à la source de l’asso) :

Rôle :
1) Structurer les actions diverses déjà existantes (rencontres, événements associatifs,
communications) ;
2) Mettre en oeuvre les décisions du Bureau et favoriser le développement de l’association dans le
respect du projet associatif ;
3) Mettre en place les moyens nécessaires à la réalisation des diverses actions et activités.

D’ailleurs je voulais remercier l’autre de donner un coup de main efficace sur les écritures administratives de l’asso ainsi que dans la recherche d’un local, ça me fait du bien.

A part ça, ça y est j’ai signé la location d’une maison pour un mois en mars sur une île bretonne, un exil nécessaire, expérimental. Un mois seul où j’ai le désir d’écrire un livre ou en tout cas des pages d’humeurs qui seront dédiés à ce qui me traversera durant ce séjour. Impossible de savoir donc aujourd’hui ce qui en sortira, même si je me doute bien que ce sera des écritures torturées comme je sais le faire .

Enfin bref voici un article qui relève du domaine de « l’échange d’informations », comme dirait l’autre, rien de très intéressant, donc.

Ps: j’utilise depuis quelques articles l’appellation « l’autre » dés qu’il s’agit de citer une personne qui partage un bout de ma vie. Nulle offense.

Ça suffit.

Patience et espoir, avec une pensée pleine d’amour et d’empathie pour ceux qui n’ont pas l’envie de vivre. Ça leur fera sûrement une belle jambe, m’enfin je suis touché par leur état et je pense particulièrement à elle.

Patience et espoir

W

 


L’enfer, c’est les autres

Avertissement aux proches: je n’écris pas là de vérités ou de jugements, je rappelle que mes écrits sont inspirés de ressentis. Reconnu ou non, pas d’importance, pour moi c’est de l’art. Avis aux proches sensibles : s’abstenir 😉

Sauve-moi petit stylo de cet enfer…

Je suis piégé, ligoté dans les ronces de mon égo. Enfermé dans la spirale infernale de mon mental.

Chaque pensée est une lame forgée dans mes peurs enflammées qui saigne mon âme.

Mon corps est traîné sur ce sentier chaotique à travers un temps qui s’étire sans fin. C’est un cadavre mourant écorché  par des pics sanglants dressés sur ce chemin étroit à chaque mètre. Serré le long de la falaise, le demi-tour est impossible. Avance ou meurs.

L’enfer c’est les autres.

Nul trace de sympathie dans ce paysage. Très peu de considération. J’ai créé un monde où les humains s’entendent entre eux, bien, sans moi, derrière moi. J’ai permis des relations, j’ai offert un peu de lumière qu’ils se partagent, me laissant dans l’ombre. Dans le noir, seul avec mes démons, ma rancœur, ma jalousie, mon orgueil. Ô mon Dieu! je regrette de m’être pris pour toi…

L’enfer c’est les autres, mais les autres c’est moi. Les autres sont le reflet de l’étranger en moi. L’autres mets à jour une partie de moi qui m’était inconnue avant. Je souffre des écarts de conscience.

Je suis aveuglé par ma propre obscurité, merci tout de même aux généreuses âmes qui allument quelques bougies là où d’autres ont déserté. Des humbles présents qui éclairent mon désespoir.

Je suis aux prises avec mes sombres pensées. Je médite, je veux lâcher prise, je veux démissionner de tout contrôle, c’est trop pour moi, ça l’a toujours été. Je tente de respirer mais très vite, je dois faire face à ce que je dois faire, à ma petite réalité. Les pieds enlisés dans les marécages de mon esprit, ces petites choses du quotidien semblent être des montagnes de ferrailles brûlantes. Je n’ai plus de force, le peu de mon énergie est dépensée à ramper le jour, oublier la nuit.

Hier soir encore, des sanglots sont venus. Mon cœur, prisonnier des fers de mon esprit, hurlait eux secours.

Mon cœur saccagé.

Je ne mérite pas cette vie. Je ne suis pas d’accord avec ta sagesse. Je ne mérite pas cette vie. Qu’as-tu fais toi? Combien as-tu aimé pour profiter de ce que tu as aujourd’hui  ? Qu’as-tu donné de toi aux autres au delà de ton petit cercle? Qu’as-tu fait pour rendre ce monde meilleur? Qu’as-tu fait pour mériter le bonheur que tu as?

J’ai tellement donné. Cela ne m’a pas rapporté une situation, ou beaucoup de reconnaissance, mais ça me faisait du bien de faire du bien. Et me voilà à me torturer seul avec moi-même, à me faire du mal seul. Tout ça pour ça? Mais de quel Karma vas-tu me parler? J’ai ouvert mon cœur à tant d’humain et me voilà à souffrir aux enfers.

C’est un égo blessé qui crie… tu vas analyser comme cela sans doute. Tu vas analyser à la lumière de ton développement personnel en pensant m’aider, mais en réalité tu ne vas pas poser un regard empathique et amical sur ma souffrance mais plutôt un regard de thérapeute praticien.

J’ai une analyse simple, je suis en train de me débarrasser d’un corps de souffrance, quelque chose de nouveau émerge en moi et mon égo résiste. Se libérer du connu…

J’ai besoin de recevoir autant d’amour que je donne, et c’est impossible.

En plus, lorsque je donne, je n’attends pas en retour. Ce que je devrais faire car je me rendrai compte qu’il faudrait que je donne moins.

J’ai besoin de tant d’amour, de considération, d’être tant rassuré. Quand réaliserai-je que ce besoin ne peux pas être assouvi! Trente années que je persiste, et souffre de cette illusion.

Si tu prends personnellement ce que j’écris, c’est que tu n’as rien compris. L’enfer c’est les autres, oui, mais les autres ne font que me renvoyer aux blessures passées.

Je crois être seul à souffrir. Un poids de plus à porter : l’égoïsme…

J’ai envie de tout abandonner, tant pis! C’est ça qu’ils veulent? Qui sont-ils? Des ombres en moi qui prétendent parler pour les autres. Stop.

Je suis à ta porte. A l’entrée du Soi, du Moi, ou je ne sais quels ridicules mots pour te nommer. Bref, j’ai cru à ce chemin menant vers toi, le cœur de l’existence, maintenant ouvre-moi! J’ai porté ma pierre, libère-moi. Le chemin a été si long que j’en ai oublié ce qu’était la vie légère.

Je suis à ta porte, ouvre-moi, ne me renvois pas à une énième épreuve! Ce travail sur moi est infini, je veux m’en arrêter là, être ce que je suis.

Débarrasse-moi du contrôle que j’exerce sur ma vie, libère-moi des murs de mon mental, laisse-moi m’envoler. Croire que si je vole, ce n’est pas tant grâce à mes ailes mais au vent et à l’air.

Donne-moi cette confiance qui m’épargnerait les calculs, les stratégies, toutes ces pensées qui prennent naissance dans la peur et qui la cultivent.

Qu’ai-je fait de ma jeunesse?

Ça suffit, j’en ai assez bavé, laisse-moi entrer.

W


La Peur n’est pas bonne pour la santé

Rha!

Voilà, je suis à ma place, là maintenant, là où je m’ancre, là où je me ré-équilibre, là où je me stabilise. Cette place, c’est assis, face à la page blanche de wordpress, à écrire. Si j’ai retrouvé mon chemin depuis trois ans, c’est premièrement grâce à ce lieu où je m’exprime, où je me vois tel que je suis où je me découvre. C’est d’abord ça, toi, lecteur tu viens après, et tu fais exister mon monde grâce à l’altérité que tu m’offres. D’ailleurs, ma seule rechute ces trois dernières années est arrivée juste après que j’avais décidé de fermer ce blog: The end.

Je n’ai écris que 3 articles ce dernier mois. Alors que ce dernier mois beaucoup de choses se sont passées, beaucoup de pression pour peu d’ex-pression, je suis un perdu et submergé. En regardant de plus près mon activité ici, il y a un lien flagrant entre la fréquence d’écriture et ma stabilité. Bref! tout ça pour dire que je vais tâcher de garder le cap la main sur mon clavier quelque soit l’intensité que je traverse.

Si je suis instable et connecté à ma fragilité depuis cette rentrée, c’est que je vis une nouvelle vie, si nouvelle que je n’ai pas encore de repères. Depuis septembre, je peux le dire, j’ai un métier. L’association entre HyperSensibles emploie largement 35 heures de mes semaines. Je n’ai aucun repère en tant que président d’association, je me créée mon propre emploi, ce que j’ai toujours voulu. Cependant poser les rails, une routine a été plutôt déroutant. J’écris « a été » car je pense que le plus dur a été fait et que maintenant mon travail est surtout de temporiser et trouver mon rythme. D’ailleurs ça y est, il est possible d’être membre de l’asso!

Et bien sûr, vu qu’un changement ne vient jamais seul, il y a un autre domaine que j’explore et où je n’ai pas de réels repères : la relation amoureuse. Avec M, je découvre avec bien plus de conscience qu’avant ce qu’est la relation à l’autre, la vie de couple. La particularité de cette relation est que dés le départ on a choisi d’exprimer sincèrement nos peurs, nos angoisses. Jusqu’ici ça a été à double tranchant, d’un côté : rien de tel pour découvrir l’autre sans le masque de l’illusion, des projections, rien de tel pour faire vraiment connaissance (peut être a-t-on appris l’un sur l’autre trop, trop vite), voir l’autre vraiment dans tout ce qu’il est c’est génial dans l’absolu, mais à quel prix…

Entendre les peurs de l’autre, c’est pas facile et encore moins rassurant. Déjà un réflexe bien ancré nous malmène à prendre personnellement les peurs de l’autre et à culpabiliser, à douter, à tout remettre en question, juste à cause d’un ressenti, et prendre le risque de prendre une décision sous la coupe de la peur.

Ah les peurs, les peurs… En ce moment la peur est beaucoup présente, chez les autres chez moi, ça va de paire. Je pense que la peur est la résistance à quelque chose de nouveau. Je travaille la lumière, et lorsque celle-ci éclaire plus loin, des ombres plus grandes se manifestent.

Je n’ai pas peur de la peur. La peur est obscure, et « la lumière finit par chasser l’obscurité « (M. L. King).

Par contre la peur des autres m’inquiètent. Ce qui m’inquiète c’est surtout ce que l’ont dit sous l’effet de la peur. Car en exprimant la peur maladroitement on la propage, on la fait exister.

Je me suis vu le faire la semaine dernière, en exprimant trop tôt, trop fort un mauvais ressenti, une angoisse, une peur. J’ai soulagé ma peur par l’expression mais j’ai animé des peurs chez elles : De l’importance des ressentis.

Dans la relation à l’autre, il y a une gros travail de communication non violente à faire. Aujourd’hui ce travail est bien plus devant moi que derrière moi, et il me paraît colossal. Comment exprimer une peur sans faire peur à l’autre? Comment gérer la peur ensemble, vu qu’elle à l’air toujours d’être partagé ou en tout cas de résonner quelque part. Un grand combat s’ouvre à moi. Un combat qui me dépasse largement étant donnée que les peurs que  je ressens en ce moment sont des peurs collectives, je ressens dans mon entourage proche mais aussi dans les médias des peurs très communes et synchro en ce moment.

J’ai l’impression d’être témoin de quelque chose qui se passe à un autre niveau. Une lumière qui jaillit et s’étend sur les ténèbres et leurs ombres révélés « juste avant » d’être éclairé. Je suis dans le ressenti qui se trouve dans le « juste avant ».

L’association pour laquelle je travaille, participe au développement de l’amour, de la lumière, mais alors en même temps elle se confronte aux peurs. Ou plutôt anime des peurs chez les acteurs et observateurs de ce mouvement. C’est à ce sujet que je suis perplexe.

Il faut faire attention lorsqu’on agit avec un public fragile, je le sais, je l’ai en tête de puis juin 2014 et la première rencontre entre bipolaires. Mais est-ce la peur qui me pousse à faire attention? Où est-ce l’amour de l’autre qui m’inspire à faire les bons choix pour le protéger?

Je ne crois pas que la peur soit bonne, en aucun cas même. Faisons les choses par amour et désir et non par peur. Je l’écris pour le penser plus fortement.

I’m back

W


3615 Souffrance psychique, allo?

Tu me diras peut être « mais tu as tout pour être heureux.. » et pourtant là je souffre .

Certainement que j’ai trop dû tirer sur la corde, maintenant à l’intérieur dans cet espace invisible logé dans le crâne c’est tendu. La moindre minuscule contrariété du quotidien devient source d’angoisse. Même là, mon clavier trop près du bureau, pas idéalement placé, provoque une irritation.

J’ai trop tiré sur la corde… Je suis mal, je suis à 2 doigts de…. prendre un valium! T’imaginais quoi, haha, non faut pas déconner non plus.

C’est juste que dernièrement j’ai beaucoup travaillé, taillé une grosse pierre sans penser comment j’allais la porter. C’est trop lourd pour mes épaules. Alors je croule sous cette fatigue, qui n’est pas tellement physique en plus.

Dans mon malheur passager, car il est passager, ce soir ou demain je serai mieux . Mais même si la souffrance est de courte durée je crois qu’il est bien qu’elle soit écrite est partagée. Car je ne suis pas qu’une personne forte qui réalise un beau projet, j’ai mes faiblesses aussi. Et là je suis faible.

Voilà c’est dur.

C’est dur ce moment là aussi de part mon isolement, pas de vie sociale dans ma banlieue, et là impossible de faire l’effort d’aller à Paris, d’ailleurs l’agitation me ferait péter les plombs, donc je suis bien en fait dans ma banlieue calme même si seule. Cette solitude, ce poids est à vivre aussi.

C’est mieux aussi de le vivre seul car je ne veux pas partager cette souffrance avec les gens que j’aime, car un jour, comme d’autres avant, en auront assez de vivre ça et partiront.

Si je l’écrit ici c’est pour te dire, toi qui lit tous mes articles positifs et qui est encore bien empêtré dans ta souffrance, je compatis, c’est de cette souffrance qu’est née ce blog et tout ce qui suit. Il ne faut pas la haïr, mais l’accepter, l’accueillir.

Et puis notre rapport à la souffrance évolue. Aujourd’hui c’est dur parce que le contexte dernièrement a été intense et que la suite va être plus posée maintenant, mais la souffrance ne va durer que quelques jours max, alors qu’il y a quelques années elle avait pu durer 6 mois. Les choses évoluent, enfin bref.

Voilà une petite touche de noir entre ces derniers articles colorés, une touche de noir qui fait ressortir les couleurs passées et à venir.

Patience et espoir,

W


How to live?

Je suis en train de lire « How to live » de Sarah Bakewell. Comment vivre en 20 points, selon les Essais de Montaigne. Je ne savais pas que Montaigne, 500 ans avant moi, a écrit un journal de réflexions sur lui-même. Il s’exprimait régulièrement sur ces ressentis et pensées qui venaient à lui une fois qu’il avait la plume en contact avec la feuille blanche. Voilà, c’est tout! Ça me fait plaisir de savoir que mon blog est un exercice d’expression à la manière de Montaigne. Même si, je l’avoue, la plupart du temps j’ai une petite idée de ce que je vais écrire ; plutôt une pensée que je vais développer dans un sens inconnu avant l’écriture de celle-ci. Montaigne, précurseur du free-style.

Plus je grandis, plus je me rends compte, que l’on m’a très mal vendu les grands auteurs de l’Histoire, souvent même dégoûté. J’en redécouvre chaque année et je suis à chaque fois surpris de la richesse mais surtout de l’accessibilité de celle-ci donnée par l’auteur. Je ne suis pas le seul à avoir été marqué par les profs de français au collège qui essayent de nous enseigner des grands maîtres de la littérature alors que l’on a 13 ans ; on est pas prêt ; il faut avoir vécu un minimum pour comprendre certaines choses. Ce premier rendez-vous avec le livre raté du collège et du lycée laisse certainement un obstacle que l’on doit franchir 10, 20 ans plus tard pour pouvoir profiter d’une sagesse gratuite, qu’on a faillit louper.

Les deux premiers conseils de Montaigne sont : Ne pas s’occuper de la mort ( elle s’occupera très bien de nous sans notre aide). Prêter attention. (je suis pas assez loin dans le chapitre pour vulgariser comme le premier point).

La mort m’obsède ces derniers-mois. Mes crises d’angoisses, sensations de mort imminente -crises cardiaques, sont revenus depuis 2016. Je ne pense pas à ma mort mais à celle de mes proches. Depuis quelques temps, dés que ma mère ou un frère prend route, j’imagine automatiquement un accident. C’est plus fort que moi. C’est pas très agréable! Mes angoisses viennent soit sans raisons dont j’ai conscience ou lorsque, par exemple, je regarde un film où il est question de morts, de crises d’angoisses, etc.

Je vis cette période morbide avec philosophie car elle n’est que la caractéristique visible d’une transformation intérieure qui s’est intensifiée depuis novembre 2015. Sortant d’une dépression de 3 mois (dé-pression non douloureuse je précise), plus les terroristes, ce n’est pas étonnant que depuis, la mort est présente dans mon esprit. J’en conclue que j’ai un « moi » que je dois laisser mourir, laisser partir, pour faire de la place à un nouveau « moi ». Cela fait partie de l’Eveil. La spiritualité, au passage, est absolument nécessaire pour tendre vers une libération totale de ses troubles. Cependant ce n’est un long fleuve tranquille. Plutôt un véritable combat que l’on accepte ou pas. Un combat qui permet d’évoluer, faire évoluer son trouble. Je le vois dans ma dernière dépression et crise maniaque ; je n’ai pas vécu ces périodes comme des phases maladives comme toutes celles qui ont précédées mais plutôt comme une fluctuation d’énergie qui est possible de maîtriser pour ne pas sombrer dans une névrose extrême qui nous mène à la psychose. Je n’ai pas maîtriser totalement, non, loin de là! Mais assez pour être convaincu que c’est possible. Qu’il y a une autre vie derrière celle du bipolaire qui souffre de ces phases. Pour cela il faut croire en son destin, allez au-delà du monde apparent, se libérer des croyances que l’on a pas choisi, se libérer de beaucoup de choses en fait, ça demande du courage. Courage qui vient naturellement lorsque l’on sait intuitivement que c’est le bon chemin.

Voilà. Amen! Non, mais il faut bien que parfois je partage ce qui me permet de mieux vivre une dépression, mieux vivre tout simplement. Hé ben, cette introspection couplée à l’expression m’amène lentement à être plus proche de moi-même. Et être soi, c’est ça le bonheur, je crois.

Patience et espoir

W

bipohypermaniac@gmail.com

 

 


On ne souffre pas pour rien

Je ne sais plus quel grand artiste disait : « Toute souffrance est supportable tant qu’elle fait partie de son histoire ».

Cette citation a beaucoup de sens pour moi…

La dépression est une période très douloureuse pendant laquelle le désespoir, le vide, les doutes règnent. Il est pratiquement impossible de philosopher lorsque l’on touche le fond et se dire : « ce que je vis est dur mais c’est positif ». Impossible d’y croire lorsque l’on sombre dans une solitude infernale. Et pourtant, c’est vrai!

La dépression ne tombe pas du ciel, elle n’arrive pas par hasard. Au regard de notre vie, elle s’inscrit même logiquement dans notre évolution. La dépression et son lot de souffrance cache une transformation inconsciente. Elle annonce une période nouvelle. Et cela demande certaines mutations de notre être. Nous pensons, nous nous plaignons de ne pas avoir d’énergie lors de ces périodes, en réalité nous dépensons beaucoup d’énergie à résister…

Evidemment c’est plus fort que nous et nous n’en avons pas conscience, mais lors de la dépression nous résistons à quelque chose de nouveau qui s’opère en nous. Plus cette nouvelle partie de nous qui tend à émerger est grosse, plus nous résistons. Pourquoi? parce que l’inconnu fait peur et parce que nous sommes fragiles.

Rilke écrit dans « lettres à un jeune poète » (voir l’hommage que je fait à ce génie dans l’article : Rilke roi des HS) que la tristesse provient de notre résistance à un ressenti nouveau.

Lorsque je prend du recul sur mes dépressions et crises maniaques, je me rends compte qu’elles s’inscrivent parfaitement dans une évolution qui aboutit aujourd’hui à qui je suis, une personne qui n’a jamais été aussi prêt de soi (même si j’en suis encore loin!) L’important c’est le chemin. Bref!

Le mot « dépression » ne fait pas allusion à la souffrance littéralement. Il dénote que d’un répit, une baisse d’énergie. Le fait de souffrir ou pas dépend de l’accueil que l’on fait à ce qui nous arrive. Attention, je ne dis pas que c’est simple, même en ayant conscience de la signification de la dépression, je suis toujours débordé par la peur et les doutes lorsqu’elle arrive.

Bien vivre la dépression demande beaucoup d’auto-bienveillance et de compréhension de nos proches. Adieu la culpabilisation, le regret, l’angoisse d’être en train de rater sa vie, les comparaisons avec les gens stables, normaux qui ont un travail, une femme, etc.

La souffrance psychique n’attaque pas tout le monde. Injuste? Non! C’est seulement que nous sommes pas tout le monde et de ce fait il est alors insensé de se comparer avec la vie de tout le monde. A la différence de la plupart, nous avons quitté l’autoroute pour des chemins plus éreintants. Mais ce ne sont pas les sentiers les plus difficiles qui mènent aux vues les plus imprenables, belles?

La dépression est un passage de notre vie, une transition difficile mais nécessaire pour devenir qui on est. Mais bonne nouvelle, la dépression a toujours une fin! La patience est notre meilleure alliée.

Mais surtout ne culpabilise pas d’être fatigué, reposes toi autant que ton corps le demande. Ne culpabilise pas de ne rien faire, divertis-toi avec des films et toutes choses qui puissent t’apporter un petit plaisir. Ne sous-estimes pas l’appel à un ami, c’est toujours un réconfort.

La dépression ne se combat pas, elle s’accueille. Il n’y a rien à faire, elle a besoin de ce silence pour que des transformations profondes de l’être s’opère. Il n’y a que deux mots:

Patience et espoir

Voilà, ce texte m’a été inspiré lors de la rencontre skype de dimanche avec frodon 😉

W

Ps : le projet d’association entre hypersensibles se réalisent : www.association-hypersensibles.fr