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Je t’invite dans mes projets et mes rêves

Ça y est, une nouvelle page est tournée! Après la gastro-angoisse de ces derniers jours par rapport à ce déménagement, je suis soulagé, le déménagement c’est bien passé, merci infiniment pour vos soutiens 🙂

C’est le moment de te partager mes projets et mes rêves à réaliser. « Partager » est le bon mot, parce que j’ai besoin d’être entouré pour les concrétiser, alors n’hésites pas !

J’ai envie de profiter du temps libre que j’ai -en attendant l’évolution de mon projet professionnel- pour travailler sur mes petits rêves.

Les rencontres : Les rencontres hebdomadaires à Paris sont une réussite 🙂 un groupe est en train de se former, c’est génial ! Grâce à cette dynamique, une rencontre à Strasbourg est en train de s’organiser : un petit groupe issu des dernières rencontres part le week end du 28 novembre à la rencontre de bipolaires et autres HS Strasbourgeois. Par cet acte, nous écrivons l’Histoire, haha! J’ai hâte. Cela va s’en dire qu’il y aura d’autres rencontres ailleurs en France qui s’en suivront.

Café HS : Ça, c’est nouveau. C’est un projet très simple qui ne demande aucune organisation. J’écris tous les lundis après midi dans un café à Belleville (Paris 10), si tu veux échanger avec moi sur nos troubles ou sur autre chose bien sûr, comme tu pourrais le faire par mail, ce sera un plaisir pour moi de discuter autour d’un café.

Asilum-tv: Ce projet est à son début. Déjà quelques uns ont manifesté leur envie d’y participer mais il y a toute la place pour ton envie et les compétences que tu peux apporter. C’est une web série autour du monde psy, explicatif-thérapeutique et aussi divertissante. voir la page Asilum.

Un nouveau site web: A moyen terme, je vais ouvrir un site internet qui me permettra de centraliser l’actualité de mes 2 blogs, tout ce qui tourne autour des rencontres, Asilum-tv, les tee shirts et le projet de fous! J’ai la chance d’avoir un frère développeur et des amis graphistes 🙂

Marque de tee shirts : C’est une idée que j’avais déjà réalisé à l’aide d’une lectrice de ce blog à l’époque de la première rencontre. J’ai envie de la relancer plus formellement et plus grandement. J’ai déjà la marque en tête et quelques idées de tee shirts. Le bénéfice des ventes servira de financement pour les autres projets comme les rencontres ou à plus long termes le projet de fous (décris ci dessous)!

« Oh mais tu te disperses là W!!!! » Oui … et non! Parce que j’ai beaucoup de temps pour travailler dessus et chaque projet en soi ne demande pas beaucoup de travail dés lors où c’est structuré. Et c’est là que j’ai besoin d’aide, pour structurer. Par exemple, j’ai des amis HS, connus grâce aux rencontres, qui ne me laissent pas seul dans l’organisation de celle à Strasbourg, même si c’est pour pas grand chose, être plusieurs m’aident énormément à avancer. Aussi, je perds beaucoup plus d’énergie à faire vivre ces projets dans mon imaginaire qu’à les réaliser, une fois sur les rails, ça peut aller très vite!

Le projet de fous! : Ça c’est plutôt du domaine du rêve pour l’instant mais comme je compte bien réaliser mes rêves ici-bas, faut bien commencer par les affirmer. C’est un projet à long terme qui me suit depuis pas mal d’années. Je le partageais déjà il y a 4 ans avec ma copine de l’époque. C’est tout simplement retaper une grande ferme en provinces et y habiter. Mais pas seul, non! Loin de là, l’idée est de créer une collectivité à partir d’un groupe de HS en colocation. Une vraie petite micro-société auto gérée dont l’activité principale au départ serait de proposer de l’accompagnement de projets. En fait, ce serait une pépinière d’entreprise HS. « Entreprise » dans le sens littéral. J’ai remarqué quelque chose de très commun à beaucoup de bipolaires : nous avons une grande qualité qui est la créativité mais nous manquons de structure. Le centre HS permettrai de développer cette créativité dans un environnement favorable aux hypersensibles (HS) – nature, peu de facteurs de stress, bienveillance- en proposant un accompagnement technique dans le but de RÉALISER. Mon rêve est de réaliser des rêves. Je suis sûr que je ne suis pas le seul. Bien que ce projet soit plus fou et lointain que les autres, j’y crois. Je ne suis pas pressé pour celui-ci. Mais si tu veux commencer à réaliser ce rêve que tu partages avec moi, je suis là !!!

Voilà tu sais tout sur mes plans… ah oui, j’ai aussi l’idée de créer un GEM, mais je ne développerai pas ce projet, je risquerai de me disperser pour le coup haha!

Si un de ces projets t’as titillé l’esprit, n’hésites pas, c’est sûrement le début d’une très belle aventure!! Qui se terminera peut-être dans une ferme à traire des vaches bipolaires. 😉

Si j’étais up, j’aurai créé une adresse mail pour chaque projet mais pour le moment je suis toujours aussi bien connecté sur bipohypermaniac@gmail.com

Ps: Exceptionnellement j’exercerai une censure sur les commentaires à venir sous cet article : je supprimerai les commentaires qui ne viseraient qu’à décourager. Je connais bien la particularité très française à être blasé et à ne pas croire quand il s’agit de nouveaux projets. Voilà, ondes négatives vous êtes prévenues 🙂

A bientôt,

W.


Comment les pensées parasitent les émotions / How parasitic thoughts interfere with emotions

Il y a quelque chose qui me trotte dans la tête depuis quelques jours. Comment les pensées viennent-elles parasiter mes émotions?

Quand j’écris « émotions » j’imagine des énergies de couleurs différentes qui me traversent. On les appelle communément : la joie, la tristesse, la colère, etc. Mais je crois que mettre une étiquette à ces énergies est déjà y associer des mots et donc très rapidement des pensées et ainsi engendrer une récupération de ces flux par notre égo ; et ainsi l’alimentation de nos troubles. L’idéal serait alors de ressentir sans penser. C’est un des objectifs de la méditation d’ailleurs.

Cette théorie farfelue est très réelle et concrète dans ma vie en. Je me rends de plus en plus compte que les pensées qui se greffent sur mes émotions représentent le processeur central de mes troubles. En attendant évidemment une autre origine plus profonde, inconsciente que je n’ai pas encore découvert.                                                                                                                                                                                                                                                 C’est donc mon égo qui interprète cette vie (les émotions) qui me traverse plus ou moins intensément en continue. Pour moi, « l’égo » n’est autre que ce qui définit ma personne. Il est le résultat de mon éducation et plus largement de toutes les influences que j’ai reçu, essentiellement par toutes les rencontres que j’ai pu faire. J’aime l’image d’un écran transparent sur lequel de multiples formes et couleurs se sont projetés. Avec le temps, elles se sont accumulées, transformées.

Aujourd’hui ma personnalité est donc représentée par une oeuvre multiforme, multicolore fixée sur cet écran qui était à l’origine sans forme, sans couleur, bref il n’était personne. Voilà pourquoi le mot « personne » me passionne. Dans le bouddhisme, cet écran pur et transparent sous-jacent est la réalité ultime. Tout ce qui se greffe dessus – dû à l’expérience de mes cinq sens avec le monde extérieur- est la réalité relative. Chacun a eu une vie différente donc chacun a un égo différent et ainsi chacun interprète de façon différente l’énergie vitale qui nous traverse. Chacun y met des pensées différentes sur ces émotions et chacun y réagit à sa manière. Bien que nous sommes dirigés communément par des codes d’interprétations établis depuis des siècles : la jalousie, l’angoisse, la tristesse, l’euphorie, etc.

On est d’accord sur ces ressentis seulement parce que l’on vit dans une société qui nous rassemble et qui nous fait vivre plus ou moins les mêmes choses. C’est parce que il y a des choses dans notre environnement qui nourrissent la colère et qui font écho à des éléments de notre égo, que nous éprouvons parfois de la colère. Bref, je m’écarte un peu là.

Soyons plus concret! La bipolarité… Qu’est ce qui provoque la crise maniaque? Hé bien, j’ai pris conscience que ce sont les pensées que j’ai associé à une énergie forte qui m’ont enflammé (c’est le cas de le dire). Face à cette expérience intense de vie, mon égo qui découle largement d’une éducation chrétienne dans une société individualiste compétitive, des pensées prétentieuses et de domination me sont venues spontanément. « Je suis très fort, plus fort que les autres, je suis au dessus des autres, j’ai quelque chose à leur apporter… je suis l’élu…je suis Jésus… je suis Dieu » voilà en gros comment j’interprétais cette forte énergie. Cette forte lumière qui m’a illuminé a éclairé fortement les maux de notre civilisation fixés entre autres vertus (quand même!) sur  l’écran transparent, ma personne. Cela a donné beaucoup de puissance à mes aspirations de réussite professionnelles, sociales et surtout de reconnaissance populaire, plus ou moins inconscientes. J’appelle ça des barrages inconscients qui, confrontés à une forte énergie, créent des troubles, voire des tempêtes.

Etant donné que je suis convaincu par ce raisonnement, c’est pour cela que j’essaie par tous les moyens possibles de prendre conscience de mes propres barrages, de les comprendre afin que lorsque le vent se lève, il puisse souffler en moi naturellement sans rien emporter sur le passage. Aujourd’hui lorsqu’une énergie similaire à celle de mes crises maniaques se fait ressentir, je respire et je tente de mon mieux de ne pas lui assimiler des pensées de toute puissance, de supériorité. Je pense que c’est ainsi que je me rapproche vers une paix intérieure.

Qu’est ce qui provoque la dépression? C’est une énergie de même nature qui va rencontrer des événements que l’on pense triste : la perte d’un proche, une séparation amoureuse, un problème professionnel… Ben oui, au fond, pourquoi ce serait triste tout cela? Encore une fois ce sont des choses ancrées profondément dans notre égo qui le définissent. L’énergie de vie va donc prendre la couleur que l’on donne à ces événements et nous refroidir. Ensuite nous allons assimilés à cette sensation froide des pensées encore plus froides. Et alors, on glisse, on glisse. On se referme, nos barrages inconscients empêchent le courant de passer. L’eau monte jusqu’à, parfois, l’explosion du barrage : le drame. Laisses couler! Facile à dire. Mais je te jure, quand je prends conscience d’un de mes barrages, quelle soulagement, la vie circule! Même si à la découverte d’un barrage, deux autres se dessinent à l’horizon… Quelle aventure!

Mes envies suicidaires. Parfois et récemment d’ailleurs… J’habite au septième étage d’un immeuble parisien avec une fenêtre sur cour… L’autre nuit, j’étais allongé avec ma fenêtre ouverte en ligne de mire. J’ai senti le courant de vie s’intensifier et vu la situation, l’égo du moment, tout de suite des pensées suicidaires sont venues. Pourquoi? Je ne sais pas. Le barrage qui provoque ce trouble est encore très inconscient. Voilà, il y avait quelque chose qui me poussait à sauter. Quelqu’un de très instable sur le moment l’aurait même peut être interprété comme si c’était une voix diabolique. Non c’est juste la vie qui a pris une couleur noire à ce moment. Malgré ces pensées et du coup ce ressenti désagréable, j’ai respiré, attendu et c’est passé. Je te rassure maman si tu lis cet article (aucune chance hein! voilà une raison de l’anonymat), même s’il y avait des mauvaises pensées, mon corps n’était pas du tout d’accord de s’envoler et s’écraser dans une cour du 16e. « Il croyait vraiment savoir voler » aurait été inscrit sur ma tombe. Non, j’ai quelque chose encore plus inconscient que ce barrage et qui est bien plus fort ; une graine à l’origine de ma personne, à l’origine de personne : l’amour.

Comme quoi ça peut sauver une vie de croire en l’amour.

A bientôt, Si tu es arrivé jusqu’ici, bravo, je crois que c’est un de mes articles le plus long sur les 230 publiés (hé oui!)

W.

Et voilà ce que ça donne en anglais ! Merci à Dame5Sterne pour l’excellente traduction.

HOW PARASITIC THOUGHTS INTERFERE WITH EMOTIONS

There is something that has been creeping into my mind for a few days. How do parasitic thoughts interfere with emotions? As I write « emotion » , I can imagine energies of different colours flowing through me. They are commonly called: happiness, sadness, anger, etc. But I think that if we start putting labels on these emotions, then this means that we already associate them with words and therefore thoughts so that our ego can regain these energy flows in order to fuel our inner disorder. The ideal would be to be able to feel without thinking, in fact. This is one of the objectives of meditation by the way.

This silly theory plays a real and concrete role in my life. I am becoming increasingly aware that the thoughts coming to graft themselves on my emotions are in fact the main generator of my inner disorder. Of course, I am still waiting to find a more meaningful origin, that I don’t know yet, that I still haven’t discovered. So this is my ego which interprets this life ( I mean these emotions) that flows continuously through my veins to a greater or a lesser degree. For me, the « ego » is the one thing that identifies who I am. It is the result of the education that I have received and in a broader sense, of everything that has influenced me especially through every personal encounter that I had. I like to imagine it as being various colours and forms projected on a transparent screen. They have accumulated and have changed over time. This is why my personality has now taken the shape of an overall work of art full of coulours that stick to the screen which was formerly shapeless, colourless,in short: it was nobody.This is the reason why I am fascinated by the word « nobody ». In Buddhism, this underlying pure and transparent screen represents the ultimate reality. Everything that comes and sticks to the screen – resulting from my experience of the world through my five senses- represents the inner reality.

Every one of us leads a different life and thus has a different ego and so every one of us attributes a different meaning to the energy that goes through his body. Every one of us associates different thoughts to his emotions and every one of us reacts in his own way.All this despite the fact that we have been influenced by common codes for centuries: jealousy, fear, sadness, euphoria, etc. We all give the same definitions to these feelings but only because we live in a society that brings us together and in which we can all experience the same things, more or less. The reason why we sometimes feel angry is that there are things in our living environment which feed anger and echo elements of our ego. However, I digress.

But let’s be concrete! Bipolarity.. What causes a manic phase? Well, I’ve understood that it’s the thoughts that I had associated to a strong energy that set my mind on fire (believe me, I put it mildly!) As I had to go through this intense life experience, with my ego that is largely based on a Christian education and that I had developed within an individualist and competitive society, I naturally began to have pretentious domination thoughts.  » I am so strong, stronger than anybody else, I am above everyone else, I have something to teach them… I am God’s chosen representative.. I am Jesus.. I am God ». So basically, this was the meaning I gave to this strong energy. This bright radiance that illuminated my mind has shed light on all the ills of our civilisation that started to take shape, among a few qualities (still..) on the transparent screen that would be me. This gave a great boost to my professional and social success aspirations, but above all to my need for recognition of which I was more or less aware. I call them unconscious barriers; when subjected to an intense energy, they generate disorders and even storms.

As I am convinced this kind of reasoning is to some extent true, I try to use all available means to become aware of my own barriers and to understand them so that when the wind starts to blow, then I can let it blow my mind naturally without fear that it may carry anything away.

Today, when I start feeling this energy again that I felt during manic phases, I simply take a deep breath and try my best not to interpret it as if it were an overwhelming power or a sign of superiority. I think this is the only way for me to come closer to a state of inner peace.

What causes depression? It’s an energy of the same nature which collide with what we consider to be sad events: the loss of a close relative, the break-up of a loving relationship, a professional problem..Well yeah, why should all this be sad? Once again, it’s the things that are deeply ingrained in our ego that define it. The life energy will also take the colour that we give to these events and make our blood run cold. Then, we’ll associate this cold sensation with even colder thoughts. And then, the balance is lost.. We tend to lock ourselves up, our unconscious barriers block the vital energy flows. The pressure grows so high that it sometimes tears down the barriers: tragedy! Let it flow! That’s easy to say! But I swear that when I become aware of my own barriers I feel so relieved, I can feel life flowing! Even if two other barriers come up on the horizon when I’ve just torn down the first one. What an adventure!

My suicidal thoughts.. It happens sometimes; and it also happened recently… I live in a flat overlooking a courtyard, on the 7th floor of a parisian building.. The other night I was lying on my bed; the opened window was right in my line of sight. I could feel the flow of life increasing. Given the situation and the then current state of the ego in me, thoughts of suicide immediately occurred. Why? I have no idea. I am still unaware of the barrier that causes this disorder. That’s it, something impelled me to jump. At this point, somebody who would have found himself in an unstable state of mind would even have described it as a devilish voice. But it wasn’t. Life had simply turned black at this moment. In spite of these thoughts, and hence of this unpleasant feeling, I was able to take a deep breath, I waited for a while and it disappeared. Mum, if you read this article ( no chance! This is the principle of anonymity!) there is one thing I want you to know: even though I had negative thoughts my body didn’t agree with flying away and falling back down in a courtyard of the 16th Paris district. I would have had the words « he really thought he could fly » written on my tombstone. But I do have something that’s even more unconscious than this barrier, something that’s even more powerful; a kind of seed that lies at the origin of my existence, at the origin of nobody’s existence: love.

It’s the proof that believing in love can save lives.

Take care

If you have read this far, then great! I think this is the longest article among the 230 (in french, sorry!) I have already posted here! (Yup!)

W.


Je suis un pionnier

Depuis ma première aventure mystique (je préfère cette expression à « crise maniaque ») une ouverture s’est faite dans ma conscience, un pont vers une réalité infiniment plus large que celle proposé dans notre société. Impossible de faire demi tour. Néanmoins il est possible d’ignorer cette nouvelle partie de soi même pour le moins déstabilisante à coup de médicaments et autres procédures de protection. Se protéger d’un potentiel inconscient parce que l’on est pas armé pour mener cette aventure dans les spirales de son Moi. Cela ne fait que 2 ans que j’ai choisi ce chemin largement mystique.

La bipolarité n’est plus une maladie pour moi, mais une porte d’accès à un royaume, mon royaume. Le problème c’est qu’il n’y a nul maître dans la voie que j’ai entrepris, nul repère. Je dois me fier à mon instinct et aux rencontres que la vie m’apporte. Il n’y a pas de mode d’emploi. J’avance de manière expérimentale et apprends de mes chutes. Je suis un pionnier dans l’escalade de cette montagne inconnue, mystérieuse, merveilleuse et qui ne cesse de me surprendre.

Si je te partage ceci, c’est seulement pour introduire mon retour sur cette journée mondiale du trouble bipolaire qui s’est déroulé hier pour la première fois en France. Je n’ai rien appris. Je suis un habitué des discours de la psychiatrie sur la bipolarité pour avoir beaucoup lu et entendu déjà ces informations. Attention, je ne remets pas en cause tout ce qui a été dit. Je t’invite même à regarder la vidéo de cette conférence qui tourne sur internet. Je suis d’accord sur les soins exposés : médicaments, psycho éducation, remédiation cognitive, mindfullness. Mais ceci n’est qu’une infime partie, même si essentielle au début, de tout ce qui se cache derrière la bipolarité. Je pense notamment à la dimension spirituelle qui n’a pas été évoqué lors de cette conférence. Notre société doit s’intéresser à la richesse qui s’exprime lors des « crises maniaques » à la sensibilité qu’ont certains bipolaires avec une réalité qui dépasse largement les consciences actuelles. Notre société doit se réjouir de notre potentiel et de ce que nous pouvons apporter à l’humanité de part nos pouvoirs. M’enfin, on en est pas encore là. Même si ce que j’exprime est plutôt confus, ce serait intéressant que ce soit entendu. J’ai été déçu de pas pouvoir, lors de la conférence, m’exprimer à la fin du dernier échange. Par manque de temps, ils ont préféré une vidéo sur le forum des bipôtes aux questions du public…

Sinon! Pas de hasard, c’est durant cette journée que j’ai dépassé les 100 000 visites! Merci 🙂

W.


Une vie expérimentale

Je n’ai pas de croyance que j’aurais appris d’un tel maître ou telle maîtresse. Je n’ai pas de référent religieux, de repère spirituel intangible . Cette liberté est l’une des raisons de mes perditions mystiques, de mes dérapages incontrôlés et de mes chutes profondes. C’est tellement plus simple de grandir le long d’un tuteur, bien droit, bien fort. Tous les chemins se valent et le mien depuis le début ressort de l’aventure. La quête de la vérité par la recherche de moi-même. Individualiste, égocentrique, prétentieux, pourquoi pas! Est-ce que j’ai choisi cette route? Je ne sais pas, la graine de cette aspiration floue et profonde me semble avoir été plantée depuis mes premiers souvenirs.

Je rejette les théories et me nourrie de mes expériences. Dans mes délires passés, j’avais l’impression qu’on m’utilisait pour faire des expérimentations et que j’évoluais dans un laboratoire géant où des scientifiques se réjouissaient d’analyser mon esprit sans limites qui traversaient des états surprenant. Bref, j’ai dû foncer dans le mur pour constater qu’il existe, j’ai dû me noyer pour savoir nager, j’ai du mettre le feu pour accepter de me soigner. Une démarche expérimentale.

Depuis quelques années, j’ai fini quand même par m’ouvrir à la culture. Las de m’en tenir qu’à mon parchemin personnel dont le papier reste vierge, chaque verbe s’effaçant une fois que l’action était passée, j’ai ouvert des livres, dont les écrits resteront à jamais, pour y puiser quelques indications. Cependant, je laisse les livres venir à moi par les rencontres, les hasards comme des signes, des clins d’œil, des conseils livrés par les superviseurs de mon destin. Mes âmes protectrices qui m’aident à rester sur mon chemin de vie. Qui m’envoient des anges qui s’incarnent dans des personnes ou des choses que je croie l’instant de la rencontre. Pour me laisser pénétrer par l’énergie de toute cette identité, je pense, je médite, je prie, je me connecte aux autres artisans de Lumière.

Haha! Voilà un fourre-tout de ma propre croyance qui, comme tu le vois, est encore très floue, mais assez dessinée pour pouvoir avancer sur un chemin mieux balisé que durant mes épopées maniaques.

Bon, je voulais écrire sur l’énergie que je tente de canaliser mais vraisemblablement j’en suis pas encore assez conscient pour m’exprimer dessus. Ce sera pour plus tard!

A bientôt,

W.


Maniac Story-ep14 – Je vaux un million

Je partis seul sur Paris avec l’argent de mes futurs associés. Comme tout grand chef d’entreprise, le transport en commun n’était pas à la hauteur de ma valeur. Je voyageai en taxi aux frais de Stars in Arts. J’avais rendez-vous avec celui qui devait me louer une salle pour le lancement de l’entreprise. Il me fit visiter le lieu en question. Un grand amphithéâtre de deux cents places. Je lui payai la moitié de la location et l’affaire était conclu. J’avais donc l’endroit. C’était pas loin de la place d’Italie (Paris 13e). Bien sûr, je n’étais pas entièrement satisfait. Je décidai qu’il me fallait un bar adapté après le meeting pour célébrer le nouvel ère qui viendrait grâce à Stars in Arts. Le Fouquet’s, pas de doute la dessus, il me fallait le Fouquet’s.

Un taxi m’amena au célèbre restaurant. Je demandai, avec toute l’assurance d’un jeune entrepreneur ambitieux, à voir le responsable des privatisations. La personne me reçu dans un bureau au dessus du restaurant. C’était une jeune femme, belle, class’, qui ne mérite pas pour autant une description Flaubertienne. Elle m’informa sur les tarifs. Je voulais les cocktails à volonté, le champagne, les amuse-gueules, tout. Heureux hasard, le jour prévu était un dimanche et une salle du Fouquet’s était libre. Je précise que ma journée de lancement était prévu la semaine d’après. C’était de la dernière minute. En discutant avec la gérante, je compris rapidement que le Fouquet’s n’aurait pas d’autres opportunités d’ici là pour louer leur salle de réception. C’est grâce à cet argument, allié à mon charme, ma persuasion et mon éloquence que je parvins à négocier l’affaire pour la moitié de son prix initial. Je devais avancer une part afin de réserver, cinq cents euros. Je ne les avais pas. Je conclus l’entretien en prévenant la jeune femme que je reviendrai rapidement avec la somme dite.

Je devais trouver de l’argent. Je n’étais pas inquiet. La perspective de mon meeting dans un amphi suivi d’une réception au Fouquet’s m’avait au contraire boosté. Je me voyais déjà tout puissant, populaire et riche.

Je marchais à Paris à la recherche d’un filon rapide pour rassembler une grosse somme d’argent. Je remarquai que les passants me regardaient attentivement avant de me croiser. Logiquement une société secrète avait eu lieu de mon grand projet et me surveillait. Je savais que mon entreprise allait faire de l’ombre à certain. J’étais même surement actuellement sur écoute. Je pris mon téléphone à l’oreille et fis semblant d’avoir une conversation. J’avais raison, des individus m’observaient et rapportaient mon comportement par téléphone. C’est pourquoi j’eus. « Il me faut un million d’euros maintenant sinon.. », je répétai ces mots dans le but que ceux qui m’espionnaient fasse remonter l’information. J’étais une personne très importante pour l’humanité, il ne pouvait que céder à mes caprices. Il redoutait ma puissance, il ne résisterait pas à mon chantage.

A suivre.

Épisodes précédents :

Maniac Story-ep13 : Stars in Arts

Maniac Story-ep12 : Amourettes

Maniac Story-ep11 : Season 2

Saison précédente : Maniac Story-ep01 : Je t’aime à la folie

A bientôt,

W.


Maniac Story-ep12 : Amourettes

Un soir, N. et moi nous nous promenions dans le petit centre ville. Il devait être 22 heures et il n’y avait personne. Les soirées précédentes nous avions beaucoup bougé hors de la ville où nous logions. Ce soir là, aucune vadrouille n’était prévu, cependant, j’étais toujours en recherche d’actions. Je voulais des sensations, que quelque chose se passe… Surprise! Deux jeunes filles étaient assises sur un banc en face de l’office du tourisme. Pour moi, elles aussi étaient dans l’attente de quelque chose qui pourrait animer leur soirée. Cette chose, ce devait être moi. Armé de la magie de l’hypomanie je les abordai sans mal. Un quart d’heure plus tard nous étions tout les quatre sur une plage à partager une bouteille dans la nuit bretonne. Une demie heure plus tard, deux couples s’étaient formés. Séparés d’une dizaine de mètres, N. et moi profitions alors de ce plaisir qui, souvent, alimente l’hypomanie. Je veux parler ici du plaisir sexuelle. La soirée était parfaite. En fait, tout ce que j’entreprenais durant ces vacances réussissait. Tout contact humain était facile. Je dominais toutes situations. Ces deux jeunes filles s’étaient laissée prendre par mon aura de séduction. En réalité, elles et N. profitaient de mon état d’esprit, de l’ambiance que je créé malgré moi. Tout était simple et plaisant.

On les retrouva le lendemain et à l’abri dans les rochers, chacun dans son coin, on se laissa encore aller dans les plaisirs de la chaire. Ce n’est pas m’avancer que ces ébats resteront gravés dans la mémoire de chacun de nous quatre. Le dernier soir, on entrepris même de s’immiscer avec nos demoiselles tard dans la maison familiale pour profiter d’un bon lit pour clore notre semaine en beauté. Malgré une stratégie ficelée afin de ne pas se faire prendre, au moment où la mienne devait sortir de ma chambre (collée à celle de mes parents), ma mère était là. J’ai eu beau mettre ma main sur la bouche de ma partenaire lors de notre affaire, ma mère avait dû entendre ou plutôt avait dû avoir une certaine intuition. Ça doit être le moment le plus embarrassant que j’ai vécu pour l’instant. Où était N.? Il était avec la sienne dans le jardin profitant des étoiles sur une couverture qu’on leur avait jeté par la fenêtre de ma chambre. Bref, tout ça pour dire que cette relation aussi éphémère qu’intense n’était qu’un produit dérivé de cette douce montée maniaque.

Voilà, pendant une semaine, N. et moi avons profité à fond de cet élan qui nous paraissait anodin. Ni ma famille, ni personne s’est alertée sur mon comportement. Ce n’est pas de leur faute, c’est en réalité très difficile de déceler une période d’hypomanie et même presque impossible quand il s’agit d’un bipolaire en début de carrière.

Après la Bretagne, il restait un mois de vacances à passer chez moi dans la banlieue ouest parisienne. Très avenant, j’ait fait des nouvelles rencontres qui m’ont rendu très confiant. Très confiant j’ai entrepris des projets qui ont commencé à me faire délirer.

A suivre.

Episodes précédents : Maniac Story-ep11 : Season 2

Saison précédente : Maniac Story-ep01 : Je t’aime à la folie

A bientôt,

W.


Maniac Story-ep11 : Season 2

Maniac Story Season 2

Après le récit de ma première crise, raconté sur ce blog dans les dix premiers épisodes, j’enchaîne sur celle de 2009 tout aussi surprenante même si différente de la première. L’épisode 11 que voici est donc le début de la saison 2 de Maniac Story si je puis dire.

Introduction

Tu as du t’en douter, après l’accès maniaque de l’été 2008, j’ai atterri en hôpital psychiatrique. Puis j’ai sombré dans une dépression qui a duré de septembre 2008 à avril 2009, je m’en suis sorti grâce à une hospitalisation à partir de février 2009 dans un autre hôpital. J’écrirai sur ces différents séjours plus tard. Bref, j’ai remonté la pente petit à petit grâce à une batterie d’antidépresseurs comprenant notamment le puissant Anafranil. J’arrive donc à l »été 2009  et c’est là que reprend le récit de mes folies.

J’étais en Bretagne sur la sublime côte de granit rose. Vacances traditionnelles en famille dans une maison louée à cet effet. Cette année j’avais invité un ami (N.) a passé une semaine avec moi dans cet endroit magnifique. Le spectre de la dépression avait disparu, j’allais bien. Je continuais tout de même à prendre mon traitement riche en antidépresseurs. Je dois te préciser qu’à cette date, personne ne se doutait qu’une rechute dans la manie était plus que possible. Pour moi, la crise maniaque de 2008, n’était qu’une grande bouffée délirante isolée qui dans n’aucun cas était la première crise qui en appellerait tant d’autres. Tout ça pour dire que je ne faisais pas attention à mon hygiène de vie, au contraire, je profitais pleinement des plaisirs offerts à la jeunesse (filles, alcool, cannabis). Ma famille et N. n’étaient pas non plus inquiet pour moi.

Voilà le contexte : Anafranil, vacances idéales, compagnon d’aventures, filles, alcool, cannabis et toute confiance… Oui, tout était réuni pour s’envoler à nouveau dans la belle spirale de la folie.

Grâce mat’, baignade froide, repas familiale, plage, soirée et aventures avec N… Voilà à quoi ressemblait la routine de ces vacances. J’écris aventures parce que j’ai entraîné mon ami dans des vraie petites aventures à jamais imprégné dans nos mémoires. Quel était le moteur de ces aventures ? Ma fougue. Quel était le moteur de cette fougue? L’hypomanie dans laquelle j’étais. L’hypomanie est une destabilisation de l’humeur très difficile à identifier car elle se caractérise par une bonne humeur, une confiance et estime de soi. L’effet se rapproche de celui vécu sous cocaïne. Lorsqu’on est en hypomanie, on est up (dans le jargon). L’hypomanie peut être l’étape avant l’hypermanie (phase que j’ai décrit dans l’épisode de 2008). Bref, je me sentais bien et je propageais mes ondes positives à N. et à toutes les personnes que nous rencontrions.

Pour résumé, nous avons fait connaissance avec un groupe de jeunes dans lequel nous nous sommes intégrés facilement. Nous partagions alors des bons moments ensemble l’après midi sur la plage autour de quelques bouteilles de bières et pétards. Au sein de ces nouveaux camarades, il y avait Morgane. Je cite cette jolie brune parce que j’ai perdu contact avec elle alors si par tout hasard elle tombe sur cet article, j’espère qu’elle se reconnaîtra. Là ou la plupart des jeunes auraient été satisfait de passer leurs vacances avec ce groupe festif, et bien moi, j’en voulais plus. Il me fallait plus d’émotions.

Un jour on partait bivouaquer, un autre on faisait du stop, un soir on allait flamber sur les terrasses de la ville touristique la plus proche, un autre soir on allait faire un feu sur la plage, etc. Une semaine très intense. J’avais envie de faire quelque chose, je le faisais. J’avais envie de séduire, je séduisais. En parlant de séduction, la dernière chose que je te raconterai sur ces vacances, c’est la rencontre avec deux filles. Ce qui c’est passé est un pur exemple du pouvoir que l’on use lorsqu’on est en hypomanie. Néanmoins, ce sera déconseillé d’être lu par des enfants.

Episode suivant : Maniac Story-ep12 : Amourettes

Saison précédente : Maniac Story-ep01: Je t’aime à la folie

A bientôt,

W.