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La thérapie PSR

C’est l’été, la température augmente, les hypersensibles sont en chaleur, attention! Je vois beaucoup d’envies autour de moi, de belles énergies, des libérations, des découvertes de soi, de la magie, du merveilleux, c’est génial mais j’ai quand même envie de dire « Calmez vous! ».

De la joie paisible, durable voilà comment je vois le bonheur et où je vais. Je me méfie de l’excitation, l’exaltation, cela m’a mené hors de moi (hmm plutôt hors du Soi, pour être juste) alors que je cherche à être au profond de moi, là où est le Soi, l’Unité, qui permet la communion avec Tout, avec l’Autre.

Le mental nous joue des tours… Je reviendrai là dessus une autre fois, je n’ai pas d’inspiration. En même temps j’écris allongé dans mon lit, depuis ma sieste. Demain, le tour de France commence, on va à Lyon j’ai hâte de vivre cette aventure. « C’est pas intéressant, ça » Oui c’est vrai, je l’ai senti. Sieste, car en ce moment je me lève tôt, je suis dans une belle période, j’ai presque tous les indicateurs de ma vie en vert. « On s’en fout, c’est du factuel, c’est plat » Oui c’est vrai je l’ai senti, mais c’est comme ça quand je mets à écrire, sans avoir véritablement l’envie et l’énergie.

Hier, nous (la lectrice du blog qui m’héberge dans les Alpes et moi) avons vu  un ange géant crépusculaire, d’ailes de nuages, poser au dessus d’une petite montagne au bout de son jardin. Il y a quelques années, j’aurai pris ça pour un signe divin, mon mental aurait été déstabilisé par cette connexion mystique, et j’aurai facilement dérapé dans la spirale maniaque. Mais aujourd’hui, fort d’un long travail sur moi, j’ai apprécié la beauté de cet instant avec mon amie sans interprétation et jugement, juste pour ce que c’était : merveilleux. Cette perception, cette sensation, cette énergie n’est pas venue s’accrochée quelque part dans mon esprit à je ne sais quel filtre, conditionnement, ou peur. C’est cela la transparence. Ça permet d’être disponible à l’instant qui suit, à rester dans le présent, à ne pas partir dans des pensées, interprétations, hors du Soi. Grand moment pour moi, qui me montre le chemin parcouru. C’est cool.

En même temps, on finit toujours par obtenir ce que l’on cherche. Quelque soit le temps, et la souffrance endurée. Si l’on y croit et que l’on veut, on finit par être qui on veut être, et avoir ce que l’on veut avoir. M’enfin, déjà faut savoir ce que l’on veut et avoir, et au delà de ça, savoir ce qui est juste et bon pour nous. « Seigneur, apporte moi ce qui est juste et bon » voilà, tout à fait. Mais attention, c’est risqué et osé comme demande, car la vie nous en fait baver pour nous libérer de nos peurs, de nos vieux schémas, pour faire émerger nos blessures inconscientes. Aie!

J’en ai chié dernièrement à ce sujet. La vie m’a confronté à une situation où une vielle blessure s’est ré-ouverte. Celle de la jalousie, de la possessivité dans une relation, la dépendance, l’exclusivité, centre de l’attention, bref un mélange de tout ça. Alors, pendant une semaine j’ai senti une douleur aiguë dans le cœur. J’ai médité dessus des heures, j’ai accueilli ce mal en moi qui veut s’exprimer désespérément, et j’ai échangé avec les personnes concernées pas la situation qui a re-déclenché cette blessure.

Ah lala, qui y a t-il de mieux que la permission de pouvoir se livrer à l’autre, de ne pas rester seul avec sa peine. Voilà le soin ultime : Partage-Sincère-de-Ressentis. Le PSR. C’est la nouvelle thérapie qui fait tabac (ça me fait penser qui faut que j’aille en acheter). Tu connais le PSR? Voilà, je vient d’inventer mon métier de thérapeute. Haha, merci à toi de l’avoir permis. Je ne m’y attendais pas.

Aujourd’hui, souvent dans les rencontres ou échanges entre HS, on parle de la Thérapie Cognitivo Comportementale « Moi, je fais une TCC, c’est pas mal… En fait, TCC ça veut dire thérapie etc… Ça aide à mieux comprendre ses émotions… Oui, je te la conseille, je pense ça t’aidera à etc… ». Hé ben demain et dans le futur on entendra « Rho pitain! j’ai découvert la thérapie PSR, ça me libère un truc de ouf… PSR, ça veut dire Partage-Sincère-de-Ressentis… C’est W, un mec qui faisait ça tout seul sur un blog en anonyme, ça l’a éveillé de ouf, et c’est devenu maintenant une thérapie mondiale…. Oui, par contre, le mec, W, il est perché c’est devenu un pitain de Gourou, avec son harem, ses villas, il a même acheté une île dans laquelle il fait vivre ses 22 femmes et 77 enfants… Non, bah en ce moment il est en taule pour pédophilie » haha , bref!   Dérapage contrôlé. On s’en fout c’est du rap! Enfin de l’art, quoi! Liberté d’expression attention j’arrive!

Dans tout ça je retiendrai comme envie, celle d’achetée une île. Après pour les femmes. Déjà que j’en trouve une qui fera l’affaire, ce serait pas mal.

Voilà, voilà.

Tout ça avec patience et espoir, naturellement!

J’allai oublié, j’ai un livre à vendre à moi : la vie d’un bipolaire, le livre, c’est 22 euros c’est cher je sais, il m’est cher aussi, et j’ai une île à acheter.

W

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Mon projet pour les HyperSensibles

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Nous sommes une armée d’hypersensibles en mouvement. Tous les jours le réseau de rencontres, structuré sur notre site www.association-hypersensibles.fr, compte de nouveaux membres. 500 en trois mois.

Des lieux d’échanges se multiplient, en ligne avec le forum, la radiohs, la page facebook, et en réel à Paris lors de rencontres régulières, à Rennes et Lyon récemment, et bientôt à Toulouse, Bordeaux et Nantes. Ça me fait voyager!

Les hypersensibles sortent de l’isolement et se rassemblent chacun à son rythme.

C’est plus de 50 rencontres que j’ai organisé depuis trois ans pour répondre à ce besoin de partage en bienveillance entre personnes qui ont cette sensibilité différente en commun.

C’est ce même besoin d’expression sincère qui m’a obligé à créer ce blog en novembre 2013. Blog à l’origine des rencontres, à l’origine de nombreux liens… J’ai maintenant des amis dans toute la France!  De ces liens sont nés des amitiés, et de ces amitiés la naissance de l’Association des HyperSensibles.

J’aime rappeler les débuts de cette aventure, et revenir à la source : laviedunbipolaire. Qui devrait s’appeler laviedunhypersensible, je suis un peu coincé avec ce terme de « bipolaire », m’enfin… Revenir ici parce que c’est toi, lecteur -miroir bienveillant- qui est co-responsable, de l’origine de tout ça.

Maintenant qu’il y a eu suffisamment d’actions, de preuves pour voir que ce mouvement est réel et le potentiel infini, je peux écrire ici mon rôle dans tout ça :

Amener ce mouvement, cette association à réaliser la Pépinière HS. Ce centre de ressourcement et de projets en pleine nature, projet en tête depuis 2 ans. Un véritable oasis pour hypersensibles. Une pépinière d’entreprises artistiques d’hypersensibles. Un lieu où tout projet hs est possible. Où le Faire découle de l’Etre naturellement. Où les productions d’hypersensibles sont ensuite insérées dans la société. Des productions véhiculant les valeurs humaines dont les hypersensibles sont les gardiens. Il est temps de les propager. Se soigner et soigner le monde. Bref!

Voilà la direction que je donne à l’association. Si vous voulez bien me suivre…

Plus qu’une direction, c’est une obsession. Je ne trouvera pas de repos, tant que je ne serai pas installé dans ce centre, tant que la première troupe de théâtre, le premier label musical, la première exposition, etc., issus de l’Association des HyperSensibles n’auront pas vu le jour.

C’est la création d’un petit univers hypersensible qui m’habite. Voilà où je vais. Si vous voulez bien me suivre…

Et c’est pour bientôt! Je suis en contact avec des lieux et des personnes aux projets similaires qui proposent une cohabitation de nos projets. Alors bientôt un terrain, une maison, et de l’air, loin des grandes villes.

Depuis quelques semaines, de plus en plus de personnes se greffent au projet.

Un rassemblement a lieu le 1er Juillet dans une salle à Paris réservée à la présentation de ce projet Pépinière entre autres interventions. Je t’y invite dés maintenant, avant qu’on lance une communication officielle, car les places sont limitées. Inscris toi sur le site www.association-hypersensibles.fr.

Et si tu es loin de Paris, et motivé tu peux toujours adhérer à l’association pour marquer ton soutien.

Tout ça pour dire que je mets toute mon énergie dans ce projet pour les hypersensibles. Un monde meilleur pour les HS, c’est par où? Suivez moi, suivez l’Association des Hypersensibles, on y va tout droit!

Avec patience et espoir.

W

Ps : Il y a mon livre qui y contribue à sa manière aussi : disponible ici.

 

 

 


« Attention au déni de la maladie »

keep calm

Ne laisses pas quelqu’un te faire croire que tu es malade si tu ne te sens pas malade. Et si tu te sens malade, ne laisses pas quelqu’un te faire croire que ta vie est foutue, car ce n’est pas vrai, on peut se libérer de tout mal, avec la conscience, le soin, la patience et l’espoir.

Malgré un diagnostique de bipolaire en 2008, je ne me suis jamais senti malade. Pourtant j’en ai chié, des crises maniaques, des hospitalisations à répétitions, bref un beau palmarès que tu peux découvrir dans le récit de mes aventures : maniac story ep 01-Je t’aime à la folie. J’ai atteint des jolis pics de souffrances à me mettre à genou par terre, en pleurs « Qu’est-ce que je dois faire mon Dieu, wouin wouin! », moi qui ne pratique aucune religion pourtant… Malgré tout cela, je ne me suis jamais senti malade. Quand tous les autres bipotes, eux, disent qu’ils sont malades, moi je pense « béh du coup, peut être qu’il y a eu une erreur de diagnostique » peut être qu’ils ont raison, et qu’en fait je ne suis pas bipolaire, tout simplement. J’aurai trompé tous mes lecteurs depuis trois ans… oh merde!

En réalité c’est pas simple cette histoire, parce que débattre autour de la bipolarité et la maladie est sans fin et engendre beaucoup de confusion, tout bêtement parce que le mot « bipolaire » n’a pas de sens au fond.

Premier non sens. On s’identifie au trouble : « Je suis bipolaire ». D’un côté c’est rassurant, on a une réponse à la question « Mais qu’est ce qui ne va pas chez moi? » mais en réalité on s’enferme dans une prison et on se stigmatise nous même à ….. ?oui, à quoi? On réduit notre personnalité, notre identité à une alternation de quelques périodes de souffrances. Une souffrance répétée qu’on interprète très vite comme maladie chronique, comme si on était prisonnier de notre passé et sans espoir pour le futur. « J’ai un trouble bipolaire » me paraît plus juste déjà. Même s’il y a un risque de fatalité aussi dans cette expression. Encore une fois, si seulement on pense le trouble comme une maladie.

Si le trouble bipolaire était seulement défini comme une variation particulière de l’humeur, une fragilité, une hypersensibilité, un handicap dans certaines situations, et tout ce que tu veux sauf le terme « maladie », alors là ok, pas de problème : J’ai un trouble bipolaire.

Je ne déni pas que j’ai une fragilité que je dois soigner, accueillir, connaître. Je ne dénie pas que j’ai une hypersensibilité très complexe que je dois comprendre. Je ne dénie pas que j’ai accumulé beaucoup de souffrances pendant la première partie de ma vie surtout, et que je dois continuer à mener un combat, pour me libérer de mes corps de souffrances, pour guérir mes blessures les plus profondes. Je ne dénie pas que j’ai un travail colossale d’affirmation de soi, d’incarnation. Haha! Mais tout ça, c’est le lot de tout le monde en fait! La différence, c’est que les événements de ma vie ont fait que j’ai acquis cette conscience, un peu en avance sur la masse, certes.

Si ce terme « maladie » m’embête ces derniers jours, c’est que je ne dois pas en être totalement libérer.

Définition Larousse de la maladie : « Altération de la santé ».

Si une maladie permet la libération, la prise de conscience, le goût du bonheur, des guérisons multiples, la sérénité, l’accomplissement, la création. Alors oui pourquoi pas.

Mon trouble bipolaire a évolué depuis que j’ai pris conscience de mon chemin, de mon combat, depuis que j’avance en conscience, pour résumé. Là où avant, les hospitalisations se répétaient presque chaque année, les dernières sont très espacées. Tout ça pour dire qu’on s’en libère de ce trouble qui apparaît au début comme une maladie chronique. Suffit d’y croire, et de mettre les moyens.

Ou alors peut-on dire que la bipolarité est un trouble qui remue notre être afin de nous donner la chance de soigner toutes nos maladies inconscientes.

Ou alors, peut-être qu’on peut dire que dans le monde actuelle, c’est perçu comme une maladie de vouloir être libre.

Si la liberté est une maladie. Comme l’amour qui rend malade.

Alors oh ouiii, je suis malade!

Je ne suis pas habitué à te faire la morale, ou t’enseigner quoi que soit, mais j’ai envie de proclamer haut et fort :

« Ne laisses pas quelqu’un te faire croire que tu es malade si tu ne te sens pas malade. Et si tu te sens malade, ne laisses pas quelqu’un te faire croire que ta vie est foutue, car ce n’est pas vrai, on peut se libérer de tout mal, avec la conscience, le soin, la patience et l’espoir »

W

mon bouquin : la vie d’un bipolaire

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hhhhh…. fffffffff!

Assis à mon bureau, retour d’une rencontre entre hypersensibles, 17 hs participants peut être 18 mais je je préfère le chiffre 7, bref, les pieds plats sur le sol, je me redresse sur ma chaise et je respire…

hhhhhhhhhh….. ffffffffffffffffffff….

Et il y a de quoi respirer. Mon état mental est en surchauffe bien que ça va mieux depuis 3 jours lorsque mon arborescence intérieure était en risque d’incendie. Une pression que je n’avais jamais connu.

Ce soir, je suis fatigué mais je prends le temps d’écrire. Ecrire et respirer, mes armes principales pour continuer à avancer. C’est le travail demandé, après la vague d’hypersensibles qui s’est déferlée sur l’asso depuis le coup médiatique sur France Inter, qui m’a épuisé. Il aurait fallu que je mette des liens à cet article pour te guider cher lecteur, et des images pour rendre ce texte plus agréable, mais je n’ai pas l’énergie ce soir. Juste le jus pour m’exprimer, faire de l’ex-pression.

Voilà.

En plus de la surcharge mentale… Ah oui! et ces derniers jours j’ai fait l’expérience de vertiges sensationnels, nouvelle expérience aussi. Tellement de réflexions que j’en ai le tournis. Mais tout ça, au final je le gère plutôt bien. Je respire, je lâche prise, je profite de tout le travail passé à me recentrer et à accueillir les tensions pour bien vivre cette surcharge mentale. Et donc en plus de celle ci, un événement actuel me reconnecte à une blessure bien ancrée : la peur du rejet.

Aie aie aie, quelle torture. Je suis incapable de dire à quelqu’un quelque chose qui pourrait la blesser, car le ressenti chez elle que ça engendrera me submergera et activera cette peur du rejet. Et donc au lieu d’agir et de déclarer cette guerre nécessaire, je l’anticipe dans ma tête, et des scènes tournent en boucle, aie aie aie.

Là mes outils de lâcher prise et ma pratique de la pleine conscience, j’en vois les limites. Hier soir, il n’y a que le valium est la discussion avec l’autre (je te rappelle que j’utilise le termes autre pour toutes personnes de mon entourage) de bon conseil qui m’a soulagé. Le partage, toujours le partage, le partage est un acte salvateur. Partageons!

Bref, je suis heureux d’avoir écrit un peu ce soir.

Patience et espoir

W


Rennes, rênes et reine

Semaine passée de « fou ».
Facile comme mot pour parler de quelque chose d’intense : »truc de fou! », expression bien commune, mais alors quand on a eu affaire littéralement à la folie, comment communiquer, quels mots utilisés pour décrire des sensations hypersensibles? En rajoutant « hyper » avant chaque mot, non, enfin bref, tout ça pour dire que la semaine dernière a été d’une rare intensité pour moi.

En fait, les dernières fois que j’ai été confronté a une telle intensité, j’ai perdu contrôle et me suis perdu dans ma folie. Là, je suis resté debout, au contrôle, mon esprit était en surchauffe mais je suis parvenu à rester ancré, et à canaliser la vague d’énergie tant bien que mal.

Evénement déclencheur : Mardi dernier matin, je suis passé 20 secondes sur France Inter pour témoigner sur le sujet : « Comment bien vivre son hypersensibilité? ». J’ai parlé de l’association et de nos rencontres entre hypersensibles, en évoquant le site qui les organise : www.association-hypersensibles.fr. Mais quoi… 20 secondes!!  L’émission en elle même était super, ça a participé au déferlement d’hs qui a suivi sur le site.

En gros : il y a eu 1000 visites sur le site et le nombre d’inscrits dans le réseau a doublé le jour même. Le site a d’ailleurs buguer à cause de l’affluence, enfin bref, c’est surtout la tempête de mails qui s’est prolongée le reste de la semaine qui m’a surpris. Cet intérêt massif direct a été une source d’énergie énorme que j’ai eu du mal à canaliser.

Aujourd’hui seulement mon mental à un peu de repos, d’où l’écriture de cette article. Repos forcé avec ce déplacement à Rennes pour la deuxième rencontre entre hypersensibles en Bretagne. J’espère qu’un ou une hs Rennais pourra bientôt reprendre le flambeau d’ailleurs!! Exprimer ces désirs, c’est déjà commencer à les réaliser.

Repos… pas tout à fait, maintenant que je suis administrateur d’un réseau de plus de 300 hypersensibles en France, je réfléchis à tout moment de la journée à comment améliorer, développer le fonctionnement. Bon, et puis, parfois je me demande, mais jusqu’où ce mouvement va aller, est ce que je suis prêt à tenir ces rênes? M’enfin ça ne m’inquiète pas tant en réalité : il y a un besoin ( partage et bienveillance entre hypersensibles) et un objectif (la Pépinière HS!) bien définis sur lesquels on peut se baser.

Bref l’association a franchi un pas, ça c’est concrétisé la rencontre suivante à Paris : 30 participants! Du coup, beaucoup de travail pour structurer tout ça et continuer à avancer jusqu’à la Pépinière HS, ce centre de ressourcement et de projets artistiques entre hypersensibles, qui est plus proche que jamais.

Si toutes ces belles choses se réalisent, c’est seulement parce que j’y ai cru depuis le début, que je me suis armé de patience et d’espoir, et bien sûr parce que au fil du temps d’autres commencent à y croire! Il suffit d’y croire. L’occasion d’écrire une de mes citations favorites : « Quand tu veux vraiment quelque chose, tout l’univers s’obstine à ce que tu l’obtiennes » Paulo Coelho. A prendre au premier degré, tout est dans le « vraiment ».

Bon, je suis dans un café à Rennes en attendant la rencontre de ce soir, je voulais prendre du temps et de l’énergie pour écrire cet article. Ex-pression. Je ne suis plus sous pression, mais dans un état hs (hors service, cette fois!)

J’ai titré « Reine » aussi, pour le jeu de mot mais pas que… Parce que je suis toujours dans cette attente d’une nana avec qui construire, et avec qui je pourrais faire circuler l’énergie au quotidien. Bref, assez de farfelu.

Patience et espoir, c’est pas des conneries!

Ah oui, mon livre est sorti mais là je suis trop mort pour mettre le lien. D’ailleurs mon expression pâtit de cette fatigue. Et en plus, j’avais pas fait attention que les frais de port n’étaient pas inclus, du coup il est trop cher.

Mais sinon vient adhérer à l’asso, haha!! je suis dans l’ivresse de l’écriture. STOP

W


Sous Pression, envie d’émancipation

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Je ressens une pression dans la tête à la limite du supportable depuis que je suis retourné chez mes parents. Le fait d’être à la maison, surtout pendant les repas, exposé à leur présence… argh j’ai du mal à écrire.

J’en peux plus d’être avec eux. Ils ne font rien de mal, ils sont patients, je ne peux pas leur en vouloir, mais c’est très difficile de leur expliquer ce que je ressens. Quand j’essaie, c’est pénible, leur réaction ne font qu’accentuer cette sensation d’avoir un étau dans la tête, ou dans l’enclume, ou dans le marteau, je ne sais plus l’expression. Surtout quand ma mère suppose que la cause réside dans le fait d’avoir diminué de 50 mg le Xeroquel, baissé à 100 mg ce n’est pas un gros changement.

Et j’ai toujours cette oreille bouchée, pitain!!

Pourtant la véritable cause est simple. Mon expérience de vie d’un mois sur l’Ile de Groix pratiquement seul dans cet environnement naturel loin de l’agitation des grandes villes a été si bénéfique que le retour dans cette routine est d’autant plus douloureux.

Je veux partir, m’émanciper, me libérer de cette prison dorée qu’est la belle maison de mes parents. Pour le bien de tous. Car lorsque je suis éloigné de mes parents, notre relation est bien meilleure. Actuellement, la proximité avec eux est insoutenable. C’est simple, mon hypersensibilité en générale à la particularité de me rendre très poreux à ce que ressentent les gens autour de moi. Je ressens fortement leurs énergies subtiles, leurs états d’âmes. Le lien qui m’unit avec mes parents, surtout avec ma mère, est tellement intense que la perception est décuplée.

Concrètement dés que j’entre dans une pièce où elle est présente, je suis automatiquement envahi par les ondes qu’elle dégage, j’en suis asphyxié. Tellement plombé que toutes communications de ma part deviennent un effort terrible que je n’arrive plus à affronter. Je suis décentré et très loin de pouvoir être moi. Ce qui était beaucoup plus simple le mois dernier sur mon île. Rien que d’être en sa présence est très compliquée mais alors quand elle me parle… je suis submergé dans un nuage gris condensé.

C’est terrible parce que je les aime profondément mes parents et que je suis dans l’incapacité de le montrer, et de leur faire comprendre ce que je ressens.

Alors quoi faire?

Déménager à la campagne, oui ce projet de longue date commence à être d’une nécessité absolue. Mes parents ne m’encouragent pas dans ce sens et me transmettent leur peur : mes 800 euros par mois ne me permettront pas d’être indépendant. Pourtant je sais que c’est possible. A la campagne et en colocation. Voilà ce que je cherche. Si tu as des idées ou un plan pour moi, même si ce n’est que pour quelques mois, dis moi, sauve moi! bipohypermaniac@gmail.com

Il y a toujours eu cette espèce de toxicité avec mes parents. Je n’ai jamais voulu l’admettre, aveuglé par l’amour qui nous attache. Des personnes qu’on aime peuvent nous être toxiques alors… Mais comment leur faire comprendre sans les blesser?Comment faire comprendre à une personne quelque chose d’inconnu qui réside au delà de leur sphère de compréhension. Très dure pour moi d’accepter cela. Enfin bref, je ne cherche pas à être compris, je cherche à être tranquille, serein et chez moi cela n’est pas possible. Je dois partir! Help!

J’aurais pu écrire aussi des articles sur d’autres thèmes ces derniers jours : le manque affectif, source en partie du trouble. Le système qui se casse la gueule gentiement… « Fuyez pauvre fou! » criait Gandalf. Le printemps, le manque de sexe. La frustration des sites de rencontres. L’énergie qui bout en moi, qui a bien du mal à se canaliser dans quelque chose. Bref ça part dans tous les sens en ce moment. Et bizarrement dés que je sors de chez moi, pour une rencontre entre hypersensibles par exemple, tout ce petit bazar se calme. Je crois que l’environnement est en très grande partie la cause de mes soucis. Un environnement favorable me fait même basculer très facilement de l’autre côté de la balance, ce côté où je jouis simplement de choses simples…

Patience et espoir

Ah oui mon bouquin est dispo ici!

W

 


Révolté contre le système

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Cher petit blog, merci d’être là pour canaliser ma colère.

Je viens de m’enflammer dans une discussion à table avec mes parents. Le déclencheur : la politique.

Depuis que j’ai dit que j’allai voter Mélenchon il y a quelques jours, une tension est forte entre nous dés qu’il s’agit de politique, étant donnée qu’ils sont de droite.

Le fond de mon expression enflammée, c’est la révolte qui s’est ranimée en moi depuis que je me ré-intéresse au monde extérieur, plus particulièrement l’économie, domaine dans lequel j’ai fait mes études jusqu’en 2008. Année de ma première crise maniaque ainsi que celle des Subprime, drôle de coïncidence.

Malgré des années, ensuite, de désintéressement, un fond de savoir sur le fonctionnement du monde de la finance restait caché en moi. Aujourd’hui donc je me ré-ouvre à ce monde là, et la révolte m’a gagné rapidement.

Sujet qui m’a énervé avec mes parents : la dette. Eux croient que c’est l’Etat qui est responsable de la dette, d’où la nécessité d’austérité, travailler plus, produire plus, etc. donc voter Fillon et Macron. Moi je suis en profond désaccord. Les responsables de la dette sont les crises financières, comme celle des Subprime, sur fond de spéculations.

Ce qui s’est passé en 2008, c’est que l’Etat a du renflouer d’urgence les banques au bord de la faillite qui s’étaient aventurées inconsciemment dans des placements à hauts risques mais très rentables. Rentables pour une poignée de banquiers (de la famille de Macron au passage) et capitalistes qui eux sont sortis impunément de cette crise, plus riche même! Bref l’Etat a donc du s’endetter de centaines de milliards pour sauver l’économie du pays.

Les intérêts à payer à cause de la dette est en grande partie responsable du déficit du budget.

En gros, c’est l’argent qui fout la merde. C’est l’argent qui corrompt l’Homme, qui le bouffe et le pousse à prendre des décisions injustes pour la majorité de l’Humanité. Je m’enflamme? Oui, et alors.

« tu as baissé ton Xeroquel, blablabla » c’est plutôt la réaction de ma mère qui m’enflamme. Je n’ai plus l’habitude de m’exprimer avec le cœur, alors forcément quand ça sort c’est maladroit, je dois travailler à m’exprimer calmement. Pour cela m’exprimer un maximum, car l’expression c’est l’ex-pression.

Mais comment être calme face à ce monde?

Le fond du problème est simple. La France ne peut pas emprunter directement à la banque centrale Européenne. Elle doit emprunter à des banques privées qui fixent leurs taux librement, et qui eux empruntent gratuitement à la BCE.

En gros, ce n’est pas l’Etat, censé œuvrer pour l’intérêt général, qui maîtrise l’économie mais au contraire des banques privées qui, elles, ont comme seul but : faire de l’argent. C’est aussi simple que ça, mais très peu le savent car tout ça paraît très compliqué à comprendre. Alors on cherche pas, et on se laisse guider… par l’argent au final, TOUS!

J’arrive pas à rester calme face à cette profonde injustice.

Bon… Je vais voir s’il y a des manifestations contre la dette. Parce que oui, cette dette devrait être annulée, elle n’est pas légitime. J’entends souvent : « un enfant né avec 30 000 euros de dette » si on divise… Mais il n’est pas responsable!! Ce n’est pas lui qui jouait comme Kerviel à créer de l’argent qui ne valait rien. D’ailleurs au passage, Kerviel qui est en fait un gros bouc émissaire de le société générale, car l’entreprise était tout à fait au courant de ce qu’il faisait pour son profit (la justice commence seulement après 8 ans, donner raison à Kerviel, m’enfin c’est trop tard : tout le monde s’en fout!). Bref, là aussi c’est intéressant de creuser un peu, et tout à fait révoltant…

Connaissances, résistance et Valium pour rester calme, haha!

Patience et espoir!

W