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Consultation chez mon psychiatre

Cher Doc’,

Merci d’accepter cette originale consultation.

Dans trois heures je serai dans votre grand bureau avec ces hauts murs blancs décorés par des grands posters d’affiches de vieux films de cinéma. Avant la consultation, j’aurai certainement attendu un peu dans l’une de vos grandes salles d’attentes à feuilleter un des nombreux grands livres d’arts à disposition, ou un album sur l’Inde, pays que vous appréciez beaucoup pour la spiritualité présente là bas, je crois, bref!

Me voilà devant vous, vous devant moi, m’observant un peu, essayant de déceler en moi par mon comportement l’état de mon humeur. « Hmm, il doit certainement être up avec cette originalité qui me propose » ou peut être suis-je un peu parano.

Docteur, depuis notre dernière entrevue, il y a deux mois, il s’est passé beaucoup de choses. Des rencontres entre hypersensibles, une relation amoureuse, une tournée de théâtre qui a viré court, et dernièrement un séjour entre hypersensible merveilleux. C’est cette dernière expérience qui me donne cet élan de vous écrire.

Depuis que je suis rentré de ce long weekend partagé avec 16 hypersensibles! je suis logiquement un peu déstabilisé. M’enfin, je dors et garde une bonne hygiène de vie, beaucoup de repos, ce qui me permet de vivre le contre coup de cette grande vague sans dommages, pour le moment! Les fortes émotions ont laissé place aujourd’hui à une tête pleine de perspectives, de projets et de réflexions en arborescence du à ce mouvement qui prend toujours un peu plus d’ampleur. Je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais à partir seulement de la création de ce blog en novembre 2013, je suis aujourd’hui au centre d’une centaine d’hypersensibles concernés par mon projet d’association.

J’ai rassemblé 17 hypersensibles dans un gîte à la campagne. Un espace ou chacun a pu recevoir une dose de bienveillance, d’écoute, d’espoir. Après notre entretien je vais rejoindre d’ailleurs dans un café une dizaine d’hypersensibles présent ou non de ce séjour.

Plus que jamais, je réalise un monde rêvé, un monde ou des personnes souffrantes psychiquement, comme moi (surtout dans le passé) puissent se libérer petit à petit de leur trouble grâce à la rencontre, l’échange, le ressourcement, la création artistique.

Mon désir d’une pépinière HS (Un centre fixe dans la campagne de ressourcement pour HS et de création artistique) a déjà commencé à être assouvi par ce dernier weekend où il y a déjà eu des belles productions.

Voilà, cher psychiatre, aujourd’hui je me sens:

Fort : je créé un nouveau monde à mon image, des fondements ont déjà été posés, j’ai une équipe d’hs devenus amis à qui je peux déjà déléguer une partie de l’organisation des rencontres parisiennes. Ma (r)évolution intérieur (ce travail acharné que j’ai fait et fais encore sur moi) se reflète plus que jamais à l’extérieur sous forme dans une révolution sociale. Car au final c’est ça ce qui se passe, je créé du lien social entre personnes qui en avaient profondément besoin (comme moi). Je suis créateur.

Fragile : jamais à l’abri d’une exaltation mais tant que je reste en garde et que je suis ouvert à l’observation de mes proches et la votre (même si la dernière fois vous n’avez pas préféré m’hospitaliser alors qu’avec le recul ça aurait été mieux, haha!) tout ira bien. Et comme vous le dites, j’ai beaucoup de ressources, oh oui! Aussi ce monde que j’ai crée et que je co-crée maintenant suscitera des critiques de gens qui ne comprennent pas ce que je vis à l’intérieur. Cet amour que je veux partager. Qui comprennent pas que ce n’est pas tant le pouvoir et l’argent que je cherche mais une vie simple et heureuse faite d’amour inconditionnel. Si les gens ressentaient ce que je ressens ces derniers temps, cette paix, cette joie, cette amour, bon certes, il ferait certainement une crise maniaque pour ceux qui sont hypersensibles, et oui certes à l’inverse, peu de personnes solides pourraient le ressentir car il faut connaître le non-amour pour connaître l’amour, la souffrance pour connaître la Joie, l’agitation pour connaître la paix. Mais je suis certain qu’il y a des millions de gens qui ressentent, qui connaissent, ce que je vis, et qui n’attendent que, que je continue mon chemin toujours dans le travail sur l’égo et l’éclairage de la voie qui va du coeur à la parole sans passer par le cerveau.

Tout ça pour dire, que j’attire parfois des critiques dures, des gens qui me croient mal intentionnés, dangereux. Comme dit Alexandre Jollien : « RAF » : rien à foutre!  Désolé amis dé-traqueurs, c’est trop tard, je suis plus fort que vous, vous me ferez certainement douter une seconde, une minute, une journée mais pas beaucoup plus car j’ai un arsenal d’outils pour me recentrer: un traitement, un bon sommeil, l’écriture, et surtout toute une légion humaine, d’amis, de soutiens anonymes. Mon amour, ce je qu’exprime,  fait résonner tes peurs les plus inconscientes, tu résistes à lumière que regorge certain mots, mais c’est normal étant donnée ce que tu as vécu, ce que tu es devenu, toi et tes blessures, je ne t’en veux pas. Cependant je ne laisserai pas visible ton poison (tes commentaires) dans ce petit monde que je construis.

Fou : En voyant ce que je suis devenu, ce que j’ai fait, ce que j’ai, je me projette dans un futur proche en imaginant l’évolution de ce qui est là déjà, et naturellement mon égo se voit grand, holà très grand! Prenons Gandhi, l’abbé Pierre, Luther King… Mon égo se voit un destin à la hauteur du leur, et encore cet égo là est modeste! Le fond de ma folie se prend pour Dieu, le Dieu créateur, mais cela est-ce même de la folie? Je vois déjà des foules rassemblés par ce que j’ai impulsé. Par contre, mon besoin de notoriété ayant été largement soigné, je n’ai pas tellement envie d’être au centre d’une attention populaire. J’ai plutôt envie de vivre très simplement dans la nature avec une femme et des enfants, et déléguer la gestion de mon monde. Je n’ai pas besoin d’Harley Davidson (désolé doc’, pas pu m’empêcher!), de ferrari, d’habits chers ou de toute cette technologie. Il n’y a qu’à voir mon portable et le trou dans mes chaussettes et mes chaussures.

Sage : Je n’ai plus besoin d’être exalté pour être bien. Je suis sur un chemin ou la Joie et la Paix illimité se trouve et se vit d’abord à l’intérieur. Je peux méditer une heure avec un mental au repos, avec ma conscience seulement focaliser sur la respiration et les battements de mon cœur.

Je m’arrêterai là. J’espère que vous êtes allez jusqu’au bout et que vous ayez fait un dépassement de fonction (pas seulement prescrit un traitement comme la majorité des psychiatres). M’enfin, ça vous le savez, vous êtes un excellent psychiatre. Presque un vieil ami!

Voilà! maintenant on peut parler de comment on va collaborer tous les deux pour révolutionner la psychiatrie française. Envoyer valser les diagnostiques, faire évoluer le langage, et que sais-je encore!

Je vous invite doc’, à mettre votre prescription ou un petit mot en commentaire.

Merci, si j’en suis là, c’est en partie grâce à vous et à la confiance que vous avez eu en mes ressources personnelles et à la décision de ne pas trop m’avoir assommer chimiquement au contraire même!

Voilà ma carte vitale  et surtout…

W

 

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Journal d’un explorateur de l’Etre

Voilà un nouveau titre pour ce blog. Il annonce mieux ce que j’écris ici. Plus qu’un titre, c’est le sens de ma vie. Les souffrances que j’ai enduré pendant ma vingtaine m’ont permis/obligés à tourner mon regard à l’intérieur de mon être pour observer tous ces nœuds, tous ces barrages, toutes ces peurs qui me séparent de mon centre, du Soi, de la source, de la lumière, de l’Amour, de cette énergie si puissante qui n’attend que d’être canalisée et exprimée à bon escient.

Cette exploration, cette conquête de moi-même n’est pas un voyage tranquille. Car lorsqu’on prend ce chemin, la vie nous amène à vivre les expériences que l’on doit traverser pour comprendre un aspect de nous-même encore inconscient, ce qui n’est pas toujours agréable. Ce chemin vers l’éveil n’est pas facile car il passe par l’affrontement de ses peurs, l’affranchissement de tous ses conditionnements, la déconstruction de toutes ces croyances, l’abandon à une dimension inconnue en Soi, un saut vertigineux, un lâcher prise du control de son mental, l’accueil inconditionnel de sa vulnérabilité.

La méditation est mon premier outil pour travailler, l’accueil de l’instant présent est l’ouvrage que je remets sans cesse sur le métier. J’ai beaucoup travailler seul et je vois aujourd’hui le cadeau de l’autre, du partenaire, pour prolonger ce travail par l’union. Sentir la présence profonde de l’autre. Se mettre en relation avec « elle », « lui » et chercher une relation de plus en plus haute, subtile, moins d’ego, plus de cœur, se découvrir de toutes ces peurs, en les partageant humblement déjà. Je commence tout juste à te partager cela, de nombreux articles suivront aux rythmes de ma nouvelle relation.

Je sais que nous sommes loin d’être les seuls à faire se travail, dans l’ombre, à être des artisans de lumière, car en travaillant sur Soi on élève directement l’énergie de la Terre. Bref, nous utilisons peut être des mots différents pour exprimer ce travail, mais nous sommes beaucoup, disséminés, pour beaucoup peut-être trop seul. Mais de plus en plus nous nous retrouvons. Les rencontres en sont la preuve. Nous n’agissons plus seul mais en groupe. Et ce n’est que le début…

… Je rêve que dans des années futures quelques gouvernements, commencent à donner du crédit à notre travail, et une place reconnue pour exprimer et agir au sein des sociétés. Car il y a un gigantesque pouvoir d’Amour qui gronde en beaucoup de nous et qui n’attend que de répandre sa lumière sur la Terre. Artisans de lumière, c’est à dire hommes et femmes faisant de leur développement personnel leur priorité dans la vie, nous avons chacun une expérience d’exploration des peurs et de conquête de Soi, nous sommes chacun des sortes de pionniers, et donc nous avons la possibilité d’aider les autres à se recentrer à dépasser leur propre barrage, à guérir. Il y a un avenir pour moi, toi, nous, Soi.

Sur ces belles paroles je me retire d’internet pendant 20 jours, le temps de faire ma dernière tournée en tant que comédien et marier mon frère. Et le temps pour toi de lire les 300 articles qui amènent à celui-ci, et voir mon petit cheminement!!

Je te souhaite un bon été, merci d’être là, je t’aime.

Patience et espoir

W


Un forum révolutionnaire!

http://hypersensible.forumactif.org/

Oui, oui révolutionnaire!

Qui s’inscrit dans la révolution que je veux pour le monde. Simplement, plus d’amour. Cela nécessite un éveil global intimement lié à un éveil personnel.

L’éveil personnel consistant à se libérer petit à petit de ses peurs, de ses croyances, de tous ce qui nous sépare de notre cœur, de l’amour de soi. Amour de soi étant directement lié à l’amour de l’autre.

Bref, ce sont mes troubles psychiques qui m’ont appelés il y a 3 ans, à faire ce voyage d’introspection et de dépouillement. D’exploration de mon être, de connaissance de moi. J’en ai fait du chemin depuis! il me reste encore beaucoup de choses à me libérer des peurs plus profondes, mais le chemin est devenu plus simple, je suis plus léger, les douleurs engendrées par l’affrontement de moi avec mes peurs sont de plus en plus supportables.

Mais ce chemin vers l’amour, et ma contribution à la révolution actuelle (il y a tant de personnes qui œuvrent à l’éveil global en travaillant sur soi au quotidien!) ne pourrait se faire sans l’échange avec d’autres personnes qui luttent pour un mieux être ou plutôt contre un mal-être d’abord.

Car les médicaments et les psys ne suffisent pas, l’échange et la rencontre eux sont nécessaires pour partager, entre être humains ayant un désir de vivre encombrer de lourdes peines et non entre malades.

Avec le titre de mon blog, je contribue, j’en ai conscience à la stigmatisation, mais bon c’est un mot qui rassemble, il faut ensuite arriver à s’en libérer.

Pour cela, je participe activement, avec d’autres personnes qui partagent le même chemin, le même désir d’une vie et monde meilleur, au développement d’un forum qui est révolutionnaire dans le sens qu’il abat les murs entre toutes les pathologies et autres étiquettes qui mettent dans des cases des personnes qui en réalité ont en commun une hyper sensibilité, une hyper humanité qui peut rendre la vie très difficile tant est grand le contraste avec le monde dans lequel nous sommes nés.

Le but est de partager, s’entre aider dans nos développements personnels, échanger quelques outils, est surtout, le plus important pour moi, permettre une prochaine rencontre réelle.

Alors, tu es le bienvenue ô cher lecteur, de venir, lire, échanger, et encore plus bienvenue à lancer un sujet surlequel tu désirerais échanger, dans un lieu où la bienveillance est de mise.

http://hypersensible.forumactif.org/

Le meilleur est à venir

Patience et espoir

W

 


Signes et Destin

Que c’est beau de croire au Destin, à mon Destin déjà. Penser qu’il y a un chemin qui me réalisera plus que tous les autres, est à l’origine de nombreux tiraillements et de doutes qui s’étirent douloureusement sur plusieurs mois. Mais lorsque, comme la semaine passée, des signes évidents apparaissent : quel soulagement! C’est mon expérience la plus concrète de la joie : se sentir être au bon endroit, au bon moment, sur le bon chemin. Peut-être est-ce comparable à une situation où je serais perdu dans une forêt obscure ou dans un désert infini et par miracle je retrouve le sentier qui mène à chez moi après des saisons d’errances. C’est comme-ci la vie me faisait un simple clin d’œil qui effacerait d’un coup les doutes que j’avais sur la voie empruntée…

Il s’agit là de mon rêve d’être acteur. J’ai commencé le théâtre à la rentrée 2013, tout comme ce blog, n’ayant pas de talents particuliers, j’utilisais ces moyens d’expressions d’abord pour leurs bienfaits thérapeutiques. Coup du Destin, je suis tombé sur une prof, metteur en scène, qui convenait parfaitement à ce que je cherchais : avant tout un travail sur moi-même. Pendant deux ans, je l’ai suivi dans tout ce qu’elle proposait : ateliers, stages, lectures. Jusqu’à l’été dernier, où pour couronner le tout, j’ai intégré sa troupe pro pour une pièce avec laquelle je suis parti en tournée. Bref, petit à petit, le plaisir de la scène à pris place sur l’effort à fournir pour dévoiler ses émotions. Enfin, je me suis inscrit l’année 2015 dans une troupe de théâtre de clown dans laquelle j’ai pu me concentrer sur le travail du corps et le lâcher prise du mental. J’ai pris la décision en septembre dernier de ne pas intégrer une école de théâtre pour « revenir à la réalité », trouver un boulot. Coup du Destin, avec les attentats, une crise maniaque suivi d’une hospitalisation à Noël a coupé court dans la voie parisienne sans théâtre que je prenais. Du coup, retour chez mes parents, et après trois mois de dé-pression, de retraite, de transformation intérieure, de recentrage, de métamorphose, bref un mélange de tout ça! hé bien après c’est 3 mois d’hiver, je m’inscris à un stage d’admission pour une école de cinéma parisienne. Et cela nous mène à mardi dernier, premier jour du stage…

Ce n’était pas seulement mon retour sur scène, mais avant tout mon retour à la vie sociale, mon retour dans un groupe. Etant resté en ermite trois mois chez mes parents, participant seulement aux rencontres HS. Autant te dire que mardi, avant le stage, j’étais dévoré par un stress qui me dépassait largement. Zéro confiance en moi pour intégrer ce nouveau groupe. Doutes en boucle quant à ma décision de reprendre le théâtre. Avant de prendre le RER pour Paris, je suis resté un peu dans mon parc à me laisser paralyser par le venin de mes anxiétés. Au-delà de ce mal, je me sentais obligé d’y aller, je n’ai pas pensé une seconde à annuler. Je savais que ce que me faisait subir mon mental n’était pas adapté à la situation, je le savais mais cela n’effacer pas la douleur. Comme à chaque fois que j’appréhende une rencontre, j’arrive sur place très en avance. Je me suis posé sur une terrasse d’un café, non loin de l’école. Je suis resté assis à regarder les passants et les voitures passés. Je n’étais pas dans une sérénité totale mais assez bien pour sortir de mes tourments intérieurs et de regarder le monde extérieur. C’est là, qu’une fois de plus, la chanson de Goldman « Il suffira d’un signe » pris tout son sens. Un petit signe du Destin qui eu un effet colossale sur moi. D’abord surpris d’un tel clin d’œil mystique, je fus ensuite galvanisé. J’étais rassuré. J’étais sur le bon chemin.

Pour te raconter cet instant magique, je dois remonter d’abord à l’automne 2014. Grâce à ce blog, j’ai fait la rencontre d’Elise qui devint très vite une amie. C’est elle qui me proposa de l’accompagner à un stage d’un week end sur la « Communication avec les ancêtres » d’après la tradition amérindienne. Pendant trois jours, un sage amérindien, Don Marcelino, nous initia, par des expériences basées sur le silence et la méditation en groupe, à  entrer en contact avec un ancêtre choisi. Fort déjà de mes croyances mystiques, je n’eu pas de mal à accepter l’existence de cette dimension. L’ancêtre, étant pour moi, l’équivalent de mon étoile, de mes âmes protectrices et autres symboles permettant une ascension spirituelle. Pour résumer, mon grand père, appuyé par la clairvoyance du sage, m’indiqua de faire du clown, étonnant! Et Don Marcelino me donna un contact précis. Quelques semaines après je me trouvais près de Grenoble pour le stage de clown en question. La découverte de cette pratique fut une révélation pour moi. J’en profite pour faire la pub du clown de théâtre qui a mon avis est la forme d’expression la plus adaptée pour l’hypersensibilité.Bref, en attendant le train pour le retour à paris, je pris un café et là, coup du Destin : je rencontre une ex-copine que j’avais déjà revu par hasard sur une aire d’autoroute! Et comme si ça suffisait pas pour que je comprenne que l’âme de mon grand père était bel et bien présente dans tout ça, dans ce café, assise, elle lisait un bouquin qui avait pour titre : Le livre des coïncidences!! Là où il y a quelques temps je serai parti en crise maniaque, j’ai interprété ce signe avec une profonde simplicité que j’ai gardé depuis : c’est un signe que je suis sur le bon chemin et, donc, que tout va bien se passer. Le clown m’a beaucoup apporté,et l’expérience n’est pas finie, dans la connaissance de moi-même. Ce sont des très belles rencontres, Elise et Don Marcelino, et des signes qui m’ont mis sur cette voie qui passe de manière plus qu’évidente par le nez rouge.

J’ai arrêté, provisoirement, les cours de clown depuis ma dernière crise. Bon, je reviens à ma terrasse de café à laquelle je suis assis, mes yeux sautant d’un passant à l’autre, d’un conducteur  à un passager. Avec toujours l’appréhension de ce premier jour de stage et particulièrement la peur de me présenter : qu’est ce que je vais dire? etc. Et là, dans ce nuage de fumée, je vois, à l’intérieur d’une voiture, un petit garçon avec… un nez de clown! Grosse surprise, je ne m’attendais pas à ce virage de ressenti. Ce nez de clown, d’abord, c’était un signe de mon grand père, un signe d’encouragement, « tu n’es pas seul ». Comme un phare dans la nuit, une main tendue. C’est rien et pourtant quelle force, subitement, m’habite!

Bon je vois que je suis déjà à mille mots. Je te raconterai au prochain article, comment ce stage m’a ouvert la voie, avec, comme à chaque fois, une rencontre qui fait le pont vers un autre environnement, un peu plus proche de nos rêves.

Avant tout rêver, rêver le plus large possible, après la vie fait le reste.

Patience et Espoir,

W

 


Bipolaire : entre l’humain et le divin

Qu’est-ce qu’être bipolaire? Il y a bien des débats ou des approches scientifiques qui se heurtent à des témoignages humains. J’ai eu ce diagnostique en 2009. Aujourd’hui en 2015, mon trouble a évolué à un point où je ne me sens plus troublé. Mes périodes d’exaltations maniaques dans le temps se sont transformés en des périodes tout autant intense mais une intensité non plus excitante et effrayante mais paisible. Je n’ai plus peur. Ou plus justement, lorsque je rencontre une situation qui engendre de la peur, cette énergie me traverse sans accrocs. J’ai dénoué assez de nœuds pour que la vie circule tranquillement à travers moi. Alors, Alors? Hé bien, je ne suis plus bipolaire. Ma difficulté à gérer mes émotions justifiait ce diagnostique. J’ai résolu ce problème. Je ne suis plus malade. Bien au contraire. J’ai longtemps argumenté ici que la bipolarité n’était pas une maladie. Finalement, toi, qui me contredis, tu as peut être raison, c’est une maladie. Mais alors, je ne suis plus bipolaire.

Aujourd’hui je me pose des questions sur ce qu’est « être humain ». La peur est humaine? les émotions sont humaines? la pensée est humaine? La bipolarité est humaine? Si oui, alors je vais plus loin : je tends à ne plus être humain.

La condition humaine est un stade d’évolution. L’humain est l’évolution de l’animal. L’humain est tiraillé entre son côté animal (la possession, la domination, la peur, le désir, l’envie, la reproduction et que sais-je encore) et un côté divin – je ne trouve pas d’autres mots pour l’instant- ( l’amour, la paix, le vivre ensemble, la liberté, etc…). Mon combat est de me détacher, de maîtriser, de ne plus être esclave de mon côté animal. J’évolue, je transforme la condition dans laquelle je suis né.

L’Homme est le résultat d’une longue évolution qui s’est déroulée sur Terre. Mais l’état humain n’est pas une finalité. Il va évoluer en un autre état ici sur Terre. Existe t-il des humains qui ont déjà évolué et qui vivent sur Terre cachés derrière une apparence physique semblable à l’Homme. Tout n’est qu’apparence dans ce bas monde. Ou suis-je la dernière licorne?, comme dans ce dessin animé qui m’inspire beaucoup. « Il n’y a que ceux qui cherchent les licornes qui peuvent les voir, les autres passent à côté en ne voyant que de vulgaires juments ».

Cela fait des années que je suis à la porte de cette autre dimension, cette autre manière de voir les choses. Jusqu’ici des peurs m’empêchaient d’y entrer. Aujourd’hui je suis prêt pour la prochaine étape. Les pieds ancrés sur Terre, les yeux au ciel. J’ai toujours espérer cela. Et je continue à être patient et garder cet espoir. Car il n’y a pas de fin, pas de banquets finals assis à la table des anges. Mais qu’un éternel mouvement.

Si tu es sur un chemin spirituel similaire, je t’écris tout mon soutien et te souhaite de la patience, du courage et de l’espoir.

Il suffit de si peu de choses : respirer, rêver, espérer, croire et se faire confiance.

A bientôt,

W.


Après le trouble, la revanche?

J’ai la tête lourde. C’est le poids d’une grippe qui m’a travaillée pendant cinq jours. Une semaine après mon ordinateur, c’est à mon tour d’attraper un virus. C’est le grand ménage. Par le feu. La fièvre monte, le corps s’enflamme pour détruire le virus. Comme la Terre qui se réchauffe pour éliminer le virus humain? C’est la première fois que j’expérimente la grippe – je l’ai dégusté- , et il est évident que j’en sors différent. Transformation, transmutation, évolution? Je n’en sais rien, je suis encore plus perdu qu’avant…

La bipolarité, quand elle arrive, fait sauter tous les repères que notre famille et la société nous avaient enseignés (pour notre sécurité en fait). Depuis que je suis bipolaire, c’est un véritable problème : poser les limites. Par expérience, et non par croyances ou théories, je sais qu’il n’y a pas de limites. Mais pour vivre ici et maintenant, il est essentiel de se restreindre à des cases. La souffrance, la difficulté ou la passion -selon les humeurs- réside dans la gestion de l’infini proposé par notre esprit et l’adaptation de celle-ci avec les opportunités proposées par notre environnement. Nous sommes trop lourds en fait.

J’ai une envie qu’il me semble impossible de réaliser ici. Je ne sais pas quelle est cette envie puisque je ne saurai la voir sur Terre. Un désir d’amour. Non pas vraiment, car ça ne ressemble pas à celui que je connais ici. Bref, une aspiration à quelque chose d’ailleurs. J’en reviens à ma thèse sur les extra terrestres haha! Je suis en extra terrestre. Cette envie se réalisera peut-être à l’avenir. Comment le savoir, que faire, quel est le projet pour y parvenir? Je ne sais pas. Comment pourrais-je savoir où est le chemin vu que je ne sais pas où est la direction.

Il reste le présent. Tant mieux, puisqu’il n’y a que ça qui compte finalement. Le passé n’est plus et le futur n’est pas encore… Alors voilà, je n’ai plus le choix : je dois faire confiance. Je ne sais absolument pas où je vais, je suis totalement perdu. J’ai bravé bien des épreuves pour me perdre, j’espère que me retrouver sera plus simple. Quoi que je fasse aujourd’hui (plutôt rien), j’avance et suis le bon chemin, le mien. Toute mon histoire, jusqu’à cette grippe, ont fait ce que je suis à l’instant et vont conditionner les jours à suivre, ainsi de suite. Finalement, j’entreprends la partie agréable de mon histoire, je n’ai qu’à me laisser aller. Il n’y a plus de doutes, mes prochaines erreurs et réussites ne font que précéder d’autres réussites et erreurs. Je conçois de mieux en mieux cette philosophie du détachement. Je suis persuadé que mon salut en dépend.

Mais lâcher le contrôle me fait peur, c’est l’inconnu. Je sens bien qu’il s’agit de cet infini, cette réalité sans limites qui se cachent sous cette peur. Cette incroyable dimension qui m’a fait chuter plusieurs fois.

Alors, après le trouble, la revanche?

W.


Les articles publiés appartiennent au passé

Il me semble important de te faire part de quelque chose.

Chaque article publié n’est plus d’actualité.

La majorité des textes que j’écris ici sont l’expression d’un ressenti sur le moment où je les rédige. Ce blog est un moyen privilégié pour inscrire mon évolution. Comme je le dis souvent, la bipolarité est une transition. C’est une phase de notre vie qui, s’il y a un affrontement interne, une introspection, ne dure pas mais au contraire débouche sur un état de conscience de soi plus clair qui alors influe directement sur notre manière de vivre.

Je précise cela parce que je ne voudrais pas que tu prennes pour vérité absolu ce que j’écris. Je ne fais que refléter des pensées, des émotions ponctuelles, superficielles ou profondes.

Evidemment, je tiens un discours de fond qui ne change pas et qui est une véritable ligne directrice pour moi. J’entends par là l’espoir et la patience par exemple.

Lorsque j’écris l’article Je suis guéri, celui-ci ne peut être pleinement compris que s’il est replacé dans l’évolution des articles précédents. Il ne faut pas le prendre comme une déclaration officielle. Ce qui n’aurait pas de sens.

Il se peut que tu es compris tout cela avant même de lire cet article, mais j’avais à cœur de l’écrire.

Aussi, cette quête de la connaissance de moi-même, m’a fait voyager dans tous les sens de mon être. Je me suis volontairement perdu pour mieux me retrouver. Aujourd’hui, j’ai acquis une meilleure sérénité mais tu pourras lire dans la centaine d’articles précédents et dans mon livre (en cours) si tu l’achètes, que mon évolution est truffée de paradoxes. Pour moi, c’est complètement normal, cela fait partie du chemin.

Enfin, je te livre ceci pour toi qui peut-être me connais personnellement et qui tombes sur ce blog. Certes, je m’ouvre intimement ici, mais attention à ne pas me définir par les mots que j’écris. Aujourd’hui ces mots ne m’appartiennent plus, ils appartiennent à toi lecteur qui les fait revivre sous tes yeux.

A bientôt,

W.