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L’enfer c’est les autres

L’enfer, c’est les autres. Je reprends là un titre d’un rap de Youssoupha (L’enfer c’est les autres) que que lui même a repris de Jean Paul Sartre. L’enfer,  c’est les autres… C’est une pensée qui pourrait facilement me séduire lorsque je peine sévèrement dans mes relations avec l’Autre. Car tous les maux dont je souffre sont issus de mes relations à l’autre. La peur de ne pas être accepté par l’autre. La peur de ne pas être compris. La peur de ne pas être toléré pour qui je suis, avec mes différences, la peur de ne pas être aimé. Aimé. .. moi qui sans effort, naturellement, aime tout le monde et qui ait de la compassion même pour ceux qui se comportent très mal. Bref les tortures que sévissent mon esprit, la solitude dont souffre mon âme, tout cela est lié avec mes relations à  l’autre. Alors, l’enfer c’est les autres. .. ?
Non! Je n’ai jamais cru cela. Le mal ne vient ni de l’autre ni de soi. Le mal né dans la difficulté à connecter deux mondes différents. Mon monde imaginaire est si loin de la réalité commune que cela rend difficile la communication. Le mal est là tout simplement, et toutes les peurs proviennent de ce pont inconnu qui faut traverser pour  comprendre l’autre. D’autant plus que la complexité de mon être, complexité engendré par mon hypersensibilité, me pousse à me focaliser sur mon monde qui m’est encore bien étrange au détriment du monde de l’autre. Alors, empêtré dans mes ressentis, je manque de distance d’objectivité et je regarde l’autre par mon prisme compliqué.

Après les doutes, les peurs, cela se termine toujours pareille. Lorsque je parviens à vivre l’autre délesté de toutes mes lourdeurs, je m’aperçois qu’il ne me voulait pas de mal.

Vivre sans peur, c’est vivre sans mal.

Je profite de cet espace pour exprimer mes meilleurs sentiments à une Aurélie qui, en plus de son trouble psychique combat des troubles physiques et cela avec courage et brio!

Et enfin, merci à vous pour les messages de soutiens adorables. Je suis même un peu gêné de ce privilège alors que tant d’autres vivent les mêmes troubles sans réel encouragement. Mais merci, ça me touche beaucoup cet amour. Tu n’es pas seul et même si en ce moment tu ne vois pas le bout, il y a de l’espoir, courage!

W.


Donnes toi les moyens d’y arriver

Déjà, tu peux écouter cette chanson des Neg’ marons à qui j’ai piqué le titre pour cet article : https://www.youtube.com/watch?v=lC99nCx42JI, parce que tout le monde aime la musique et écouter parfois une chanson avec des textes portant l’espoir vaut n’importe quel anxiolytique. Même si on ne peut pas comparer.

D’ailleurs, il ne s’agit pas de comparer différents moyens mais plutôt de te montrer la diversité d’outils possibles pour aller mieux et leur complémentarité. Je vais te lister tout les moyens que moi j’ai mis en oeuvre pour aller mieux, et aujourd’hui je vais mieux, oh beaucoup mieux. Aussi, il est très important que cet article ne te fasse pas un mauvais effet, je ne veux pas que tu te dises  » oh là tout ce qui fait, moi j’ai pas la force de faire tout ça, blablabla » non! chacun son rythme, chacun fait ce qu’il peut. Je te rappelle que pour ma part j’ai mis cinq ans après mon diagnostique pour prendre conscience vraiment de mon trouble et de me focaliser sur le soin. Cela fait deux ans, donc, que j’ai pris la décision de ne plus travailler et de faire que toutes mes activités soient centrées sur le soin, la compréhension et la guérison de ma bipolarité. Aussi j’ai conscience que j’ai pu avoir la chance de m’extraire des obligations de la vie pour me focaliser sur ma bipolarité. Bref, d’avoir une famille qui a pu subvenir à mes besoins. Donc encore une fois, chacun fait ce qui peut par rapport à sa situation et par rapport, surtout, par rapport à ce qui l’est.

Alors…

Le premier moyen mis en place, et celui-là je ne l’ai pas choisi, il est venu logiquement après ma première crise maniaque : l’hospitalisation. Aller à l’hôpital s’est avéré essentiel pour me couper du monde normal, me retirer pour soigner en urgence un état de crise. Ensuite il y a le traitement qui va avec. Je vois la camisole chimique comme le moyen thérapeutique par défaut. Je prends des médicaments parce qu’aujourd’hui en France il n’existe pas de traitement qui peuvent les remplacer. Que ce soit de la dépression ou de la manie, rien est aussi efficace qu’un rééquilibriage chimique de notre cerveau. Bien entendu, le but à long terme étant de diminuer les médocs en mettant en place des moyens alternatifs. Pour imager, je suis passé de 900 mg de Xeroquel à 50 mg aujourd’hui. Tout simplement parce que les autres moyens mis en place ont permit de me rééquilibrer, et je n’ai plus besoin autant de cette chimie exogène.

Hospitalisation, traitement et psychoéducation. Voilà le trio mis en place dès l’hôpital. La psycho éducation s’effectue en plusieurs séances avec d’autres bipolaires et un psychiatre. Le but étant d’identifier des indicateurs prévenant des crises. En gros, mieux connaître son trouble. Renseignes toi il y en a un peu partout en France et ça aide.

Le dernier moyen appartenant au corps médical est la psychothérapie. J’ai suivi une TCC (thérapie cognitivo comportementale pendant deux ans). Avec ce moyen on commence à entrer un peu plus en profondeir. Le principe est d’analyser son schéma : situation-émotion-pensées-comportement auquel on répond presque inconsciemment au quotidien. Une sorte de bouddhisme occidentale: on se met en spectateur de ce que l’on vit, on repère ses failles et on en discute avec le psy à défaut de méditer.

L’écriture a été le premier moyen alternatif mis en place. Nul besoin de te prouver le bénéfice de cette forme d’expression en voyant toutes les bonnes choses que m’apportent ce blog. J’ai commencé par écrire des poésies très abstraites en 2009. Au départ je n’avais aucun talent pour cet art. Les mots sont venus comme une nécessité. J’avais un tel besoin de m’exprimer, et je l’ai toujours, que l’encre a coulé à flot et avec le temps, je me suis forgé un style naturellement (y paraît que j’écris bien haha). J’ai toujours cette phrase d’un grand écrivain en tête  » c’est en écrivant que l’on devient écrivain ». Je suis certain que c’est en peignant que l’on devient peintre aussi. C’est en s’exprimant que l’on se vide et que l’on se sent mieux. Je suis persuadé que chacun peut trouver son moyen d’expression pour canaliser cette énergie (qu’elle soit noire mélancolique ou rouge maniaque). A toi de trouver ton art. Même sans talent, lances toi, crache ce que tu as dans la tête, dans le coeur, dans les couilles, dans les ovaires à travers un art et tu trouveras rapidement le bénéfice. L’important n’est pas le résultat, ne juge pas tes premières performances, ce qui importe et le moyen et non pas la fin. J’en profite pour mettre dans le même sac le sport. Comme l’écriture, je n’avais pas de talent particulier à la nage et pendant plus d’un an je suis allé à la piscine et c’est en nageant que j’ai appris à faire le crawl. Et dernièrement en Bretagne, j’ai eu le plaisir à nager le crawl dans la mer à côté de ceux qui nage une brasse de survie et boive la tasse à chaque vaguelette, hihi.

Le sport fait également partie de l’hygiène de vie. Je vais pas trop m’étaler ici : le sommeil, la nourriture, l’alcool avec modération ou encore mieux un sevrage temporaire, l’arrêt de toute drogue… tout cela est important.

Il y a deux ans aussi, j’ai commencé le théâtre. Une forme d’expression très complète. Cela me permet d’extérioriser mes émotions, canaliser mon énergie à travers un personnage, quelle libération! Encore mieux, le théâtre de clown. J’ai débuté en avril et en termes d’expression, c’est le meilleur moyen car il est très proche de notre émotivité, fragilité, sensibilité. Via mon clown, je peux les faire vivre. J’ai écrit un article à ce sujet Le grand Cirque Bipolaire.

Quoi d’autre? Le yoga! J’ai commencé il y a un an et ça m’aide beaucoup à assouplir mon corps, à l’ouvrir, à faire circuler l’énergie afin que l’intensité ne reste pas que dans la tête. Que ça circule dans tout le corps. Et même plus, être connecté entre ciel et terre, ainsi à commencer mon chemin spirituel!

Aujourd’hui, la méditation est la valeur ajoutée à mon arsenal thérapeutique qui m’a permis de transformer l’exaltation et l’euphorie maniaque en une joie plus calme et sereine. Il s’agit de transformer les bonheurs pathologiques de l’hypomanie en bien être sans les mauvaises conséquences et comportements inadaptés. Je ne développerai pas plus ce chapitre, c’est la cerise sur le gateau. J’ai pu faire place à la méditation seulement après avoir retrouver une stabilité. En revanche, il n’est jamais trop tôt pour se détendre, de revenir régulièrement à sa respiration, à l’écoute de son corps. Pourquoi pas lire « Le pouvoir de l’instant présent » d’Eckhart Tolle pour commencer. Ce bouquin a eu grand impact dans ma vie et et dans celle de beaucoup de mes proches.

Enfin, et je m’arrêterai là : L’échange. Ne pas rester seul avec son trouble. Partager avec des personnes aptes à écouter. Ne pas hésiter, c’est très important, NE PAS RESTER SEUL AVEC SON TROUBLE. Avec qui échanger? Hé bien un exemple, ce soir c’était la 11 e rencontre entre bipolaires et autres hypersensibles qui réunit des personnes à partir de ce blog. Une nouvelle fois encore, ça a été un très beau moment de partage en toute bienveillance. Rencontrer des personnes aux vécus similaires est salvateur. Le but de ces rencontres, faire revivre l’espoir, il n’y a pas de fatalité ; en ayant conscience de son mal être, en mettant les moyens, tout est possible!

La prochaine rencontre aura lieu en début octobre, tu peux déjà m’envoyer un mail à bipohypermaniac@gmail.com si tu as des questions ou si tu veux seulement échanger.

Et puis… il faut y croire, garder espoir, et avoir patience.

Patience et Espoir, tu vas y arriver 🙂

A bientôt,

W.


Tu n’es pas seul

Tu te sens seule

Seul avec ce secret

Un secret qui fait mal

Un secret flou

Impossible à exprimer

A qui en parler d’ailleurs?

Personne ne pourrait comprendre

Tu te sens différente

Trop différent

Alors tu enfouis cette partie de toi

Une partie que tu connais même pas

Elle te fait peur

Elle est tabou.

 

Quelque soit ce malheur, je te comprends. J’ai ce poids aussi mais je l’ai découvert un peu et il se révèle beau et léger. Et responsable d’un futur bonheur.

Je n’ai aucun conseil à te donner mais je t’en supplie, même si tu ne crois pas en toi, crois en ces mots:

Garde espoir! c’est par là que tout commence.

Tu n’es pas seul.

 

W.

 


Suis-je un pervers narcissique?

Suis-je un pervers narcissique? C’est une question que nous devrions tous nous poser.

Voilà une définition prise sur le site santé-médecine.net :

« Les pervers narcissiques sont des individus souffrant d’une psychopathologie complexe, souvent difficile à identifier. Il correspond à un mécanisme de manipulation mentale souvent dramatique pour les victimes. Le pervers narcissique a inlassablement besoin d’être admiré. La quête excessive de reconnaissance et d’empathie sont deux autres marqueurs de ces troubles. La tendance à vouloir satisfaire ses désirs et de ses besoins aux dépens des autres, et donc à utiliser autrui à ses propres fins. Le pervers  essaie de créer un lien avec autrui, et s’attaque à « l’intégrité narcissique » de ce dernier. Il attaque la confiance de soi et l’auto-estime d’autrui pour créer un lien de dépendance de l’autre envers lui. La manipulation consiste à faire croire que le lien de dépendance procède de la victime, non de lui. La victime d’un pervers narcissique est traitée comme un objet. »

C’est un sujet qui est bon d’explorer, nous êtres sensibles et fragiles. En dépression ou dans tout autres états de doutes, de sous estimation et de mauvaise confiance en soi, nous sommes des proies faciles pour ses dangereux prédateurs. Dangereux prédateurs que nous pouvons nous aussi être lors de nos périodes maniaques, psychotiques. M’enfin, je pense qu’un pervers narcissique peut devenir bipolaire et non l’inverse.

J’ai été plusieurs fois victime de pervers narcissique. Je mets sur le compte de ma naïveté, et ma personnalité qui voit d’abord le bien chez une personne avant le mal. Au contact de ces prédateurs et sous l’emprise de leur spectre, je sens mon énergie être aspiré par mon agresseur et cela me laissant faible dans état de sous estimation, etc.

Les pervers narcissiques agissent inconsciemment. Un pervers narcissique ne se remet pas en question étant donné qu’il a le pouvoir sur les autres. Il rend malade ses victimes sans reconnaître sa perversion et ses rapports malsains avec les autres. Les pervers narcissiques sont des personnes faibles qui se protègent en s’attaquant à plus faible que soit pour leur prendre leur énergie et ainsi survivre grâce à leur vampirasition (comme des vampires quoi!).

Depuis peu je me rends compte des mécanismes inconscients qui me dominent. C’est une libération. La prise de conscience étant le plus difficile. Je commence à reconnaître les pervers narcissiques qui s’ignorent autour de moi. Pourquoi s’attaque t-il à moi? Premièrement, ils sont jaloux de la réussite de ce blog, ils sont jaloux que je sois si écoutée et comprise ; car c’est ce qu’ils veulent désespéramment eux mêmes. Deuxièmement, il repère facilement que je suis fragile et sensible. Enfin, n’ayant pas de réel entourage social qui répond à leurs besoins et me trouvant moi à leur écoute et engageant un échange très rapidement avec eux, ils versent toute l’énergie dans ce seul lien social et dans ce même temps tout leur venin.

Les pervers narcissiques sont reconnus comme des personnes très intelligentes mais qui ont peu d’affect. C’est pourquoi ils ne se rendent pas compte qu’ils blessent leurs victimes.

J’ai été blessé mais aujourd’hui je comprends mieux. Je le dis haut et fort :  » Vous, les personnes qui ne vivent que pour avoir du pouvoir sur les autres et mieux les dominer en aspirant leur énergie, vous êtes malades alors allez vous faire SOIGNER et laisser tranquille vos collègues, famille, conjointe, enfant, parce qu’en gardant cette emprise sur eux, vous ne leurs donner pas ce que vous devriez : de la bienveillance, de l’amour! »

L’heureux succès de mon blog m’a poussé à publier mon premier livre disponible et commandable ici : la vie d’un bipolaire, le livre, dont 50% des droits d’auteur seront reversés à l’association que j’ai créé à partir des liens qui se sont créés à partir de ce blog : www.association-hypersensibles.fr.

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L’échange entre personnes concernées par ce sujet est possible lors des rencontres proposées par l’association et sur le forum : http://hypersensible.forumactif.org/

Cet article m’a été largement inspiré par la rencontre d’hier soir. Je remercie S. et A. de nous avoir témoigner leurs expériences malheureuses sur ce sujet et de nous avoir partagé leurs réflexions et les leçons qu’elles en ont tirées. C’était très enrichissant. Merci!

A bientôt,

W.


Interview par Google, en attendant Paris Match

Beaucoup de mes lecteurs entrent dans mon blog via les moteurs de recherches (google et compagnies). Ils tapent des mots clés qui font apparaître un de mes articles dans la sélection des réponses proposées par Google. Ce qui est amusant, c’est que je peux voir les termes de recherche inscrits dans le moteur de recherche par ce futur hypothétique lecteur.

Je vais copier sur cet article certaines questions que se posent les internautes qui sont venus ici et je vais leurs apporter mes réponses. Une fois de plus, je n’ai aucune autorité médicale mais seulement mon expérience, mes réflexions et mes lectures qui collaborent toutes à mon discernement actuel :

 

« Peut-on avoir de l’espoir dans les états bipolaires? »

Le trouble bipolaire survient chez une personne majoritairement après 20 ans. Cette personne va endurer des situations de crises difficiles. Aujourd’hui, mis à part les médicaments, il existe beaucoup de moyens pour se soigner. La personne peut très bien aussi chercher à connaître son trouble. Dans ce cas-là, elle va évoluer. Son trouble va évoluer. Lorsqu’il y a évolution, il y a espoir. L’espoir est présent dans toutes souffrances humaines. Seulement, il faut y croire et ce n’est pas facile tout les jours. Enfin, je suis moi-même un exemple concret que l’espoir existe. Voici quelques articles où j’en parle :   L’autre chemin : Vivre pleinement ;   Quand c’est indicible  ; Envie de Vivre!

 

« Bipolaire, que faut-il faire pour aller mieux? »

 Premièrement, le plus difficile, il faut accepter son trouble. Il faut accepter d’être, selon la société actuelle, un malade psychique. Il faut accepter d’avoir un nouvel handicap. Il faut accepter que dorénavant notre vie ne sera plus pareil. Après ce processus d’acceptation qui peut être long, voir jamais achevé, il faut mettre en place des moyens thérapeutiques. Tous dans le but de mieux connaître son trouble. Pour aller mieux, il faut comprendre ce qu’il se passe en nous. J’ai conscience que je rejoins la première réponse mais voilà l’article en deux parties qui répond à cette question : Comment guérir de sa bipolarité 1.1 et Comment guérir sa bipolarité 1.2.

 

« Le bipolaire peut-il vivre normalement comme les autres »

Cette question revient à une interrogation centrale : Le bipolaire est-il normal? Bon, d’abord, qui est normal? Je sais, c’est nul comme réponse. On vit dans une société qui nous pousse à vivre selon un idéal commun dont la majorité y tend. Travail, famille, loisirs, amis et tout cela bien huilé dans la semaine, c’est peut être ça que tu sous entendais dans « les autres ». Le bipolaire n’est pas à sa place dans ce genre de train de vie à cause grâce à son hyper sensibilité qui va lui causer stress et angoisses puis crises dans ce genre d’environnements. On doit se protéger, découvrir ce qui nous fragilise et faire en sorte d’avoir une vie adaptée à nous. Créer sa vie et non pas vouloir celle des autres. Le bipolaire ne peut vivre comme les autres puisqu’il est bien plus sensible (et autres adjectifs), il va surement avoir une période ou sa vie ne sera pas très épanouissante mais après avoir surpassé sa souffrance il peut vivre beaucoup plus intensément que les autres. C’est ça qu’est bon! Voilà des articles où je te le prouve : La Magie du bipolaire ; La bipolarité n’est pas une maladie

 

« Comment faire changer d’avis un bipolaire? »

Comment te faire changer, toi, d’avis? Peut-être sera t-il plus difficile que de faire changer d’avis un tel bipolaire. Plus sérieusement, ça dépend de la période que vit ton cher bipolaire. Un bipolaire en crise maniaque, il est clairement et pratiquement impossible de lui faire changer d’avis. Il est emporté par une vague intérieure déferlante et évolue dans un épisode tant égocentrique qu’il est très dure de le raisonner. Un bipolaire « down » (en dépression), le problème n’est pas de lui faire changer d’avis mais qu’il est un avis tout simplement. Son esprit étant en quelque sorte « comprimé dans une obscurité » il n’est pas apte au discernement ou très peu. Enfin, chez un bipolaire stable, il n’y a pas grandes différences avec les autres, cela dépendra de la personne. Il n’y a pas deux bipolaires pareils. La plupart d’entre nous avons une grande ouverture d’esprit et sommes très intelligent. Il est vrai que s’il s’agit de changer son avis sur soi-même, il est possible qu’un bipolaire soit plus têtu mais ça encore je n’en suis pas certain. Heuu, je ne vois pas d’articles que j’ai écrit particulièrement sur ce sujet.

 

« Les bipolaires changent-ils? »

Oui, oui, oui! Je vois la bipolarité comme un passage dans notre construction, une réelle transformation à accepter ou non. Les bipolaires sont plus aptes au changement profond que la majorité de la population. Nous avons voyagé dans les recoins les plus déserts et foudroyants de nos esprits, nous avons touché du doigt une autre mystérieuse dimension, nous avons démissionné, nous avons été hospitalisé, nous aimons rencontrer tout un tas de gens différents, si cela n’est pas matière à se remettre en question et évoluer! Voici le début de toute ma première crise, l’origine de ma transformation toujours active : Maniac Story ep01 : Je t’aime à la folie. Et puis surtout cet article: Ma bipolarité évolue

 

« Lorsqu’un frère est bipolaire, est-il possible d’avoir un droit de regard sur ces comptes? »

(Si ça se trouve c’est un de mes frères qui a tapé ça sur Google, c’est flippant.) Pour gérer tout ce qui est administratif ainsi que la banque, il existe la tutelle ou curatelle. La curatelle étant plus soft et permet à une personne (le frère par exemple) de prendre en charge les comptes du bipolaire lorsqu’il perd la raison. Mais cela se fait avec son accord lorsqu’il est stable. C’est un sujet épineux. Les proches sont certes importants, ils peuvent tirer la sonnette d’alarme quand leur cher bipolaire va se mettre en danger. Cependant en tant que bipolaire, il est très désagréable de se sentir observer même parfois juger lorsque l’on va affirmer quelques choses d’inhabituelles  « Est-il up? Il semble exciter.. Il est en train de monter… Dois-je appeler le psychiatre » tant de pensées que l’on peut deviner parfois dans l’esprit de quelques uns de nos proches. Dans mon cas, ces situations-là ont été très douloureuses. Bref, faut faire attention et le meilleur moyen d’éviter ces tensions est la communication. Surtout dans la famille lorsqu’elle est proche. Voici les articles : Vivre avec un Bipolaire 1.1 et Vivre avec un Bipolaire 1.2 et aussi Vivre avec un Bipolaire 1.3.

 

« Est ce qu’une personne bipolaire peut revenir vers moi? »

C’est dans le cas inverse où j’aurai un peu de peine pour toi. Effectivement le bipolaire va faire fuir certaines de ces connaissances de part ces crises et variations d’humeur. La réponse à cette question est donc favorable. Les bipolaires sont des grands affectifs et sentimentaux. La gestion difficile de nos émotions peuvent provoquer pas mal de problèmes relationnels mais grâce à notre hyper sensibilité, nous oublions difficilement une personne qui a marqué notre vie. Je ne peux aller plus loin dans la réponse étant donné que ça dépend de l’histoire qu’il y a eu entre vous deux, de sa position par rapport à la bipolarité et surtout de toi!

 

C’est rigolo comme article, je continue un peu…

 

« Pourquoi les bipolaires nous fascinent ? »

Parce qu’ils sont extraordinaires! C’est marrant, j’ai un article portant le titre de la question et qui y répond précisément : Le bipolaire fascine.

 

« Comment le bipolaire aborde les femmes? »

Tu te doutes qu’il m’est impossible d’apporter une réponse générale et précise à cette question. Il y a autant de bipolarités que de bipolaires et de manières d’aborder les femmes. Mais je vais tricoter un peu autour de la question en partant des grandes caractéristiques d’un bipolaire : la sensibilité, un besoin d’affection surdimensionné, la générosité, la créativité et donc en général : l’originalité. Suffit que le bipolaire soit un peu en forme et tu auras la chance de vivre une aventure tout en couleurs grâce à sa créativité et originalité. Un bipolaire qui flash sur une femme peut très facilement user d’excès pour séduire celle-ci. D’un autre côté, un bipolaire juste stable va peut être angoisser et se poser milles questions sur le comment il va t’aborder. Pour conclure je te répondrais en un mot : originalement. Sur cet article je raconte comment j’ai abordé en période up : Maniac Story-ep12 Amourettes. Sinon, je développe largement le sujet au travers les articles : Vivre avec un bipolaire ( Voir lien une dizaine de lignes au dessus)

 

« Zaz, a-t-elle un trouble bipolaire? »

Ahah! J’adore la question d’autant plus que j’aime beaucoup cette chanteuse. Je suis aller la voir en concert et c’est vrai qu’en écoutant ces paroles, en voyant son énergie et en découvrant son engagement « bisounours » pour une planète meilleure, on pourrait penser qu’elle a les caractéristiques de la bipolarité. Cependant, on peut être joyeux, exalté, sensible, pétillante etc. sans être bipolaire. D’un autre côté il y a beaucoup d’artistes qu’ils le sont. Je ne pense pas que Zaz soit bipolaire car si ce fut le cas j’aurai aimé qu’elle l’affirme pour redorer notre blason. Mon article à la suite de son concert : La révolution des colibris et celui où je parle de Victor Hugo : illustre bipolaire.

 

« Comment un bipolaire peut écrire sa biographie? »

Avec un stylo multicolore.

 

« Ma fille est bipolaire, que faire? »

Venir sur mon blog :). Mais avant, tout ne pas succomber à cette impression de fatalité. Certes, c’est un bouleversement terrible dans une vie qui va compliquer beaucoup de choses au début. Mais avec amour et espoir elle renaîtra dans un nouveau soi. Il faut se dire aussi, qu’être bipolaire était un passage nécessaire dans son épanouissement personnel, elle a une grande énergie en elle qu’elle n’a pas pu exprimer à travers des moyens rationnels, cela a causé la nature de son trouble. J’ai écrit un article qui répondent à cette question : Bipolaire, la sentence est tombée

 

« Qu’est ce que ressent un bipolaire? »

Je ne suis pas dans la tête des autres bipolaires mais beaucoup se reconnaissent dans  les écrits qui montrent ce que je ressens : Les apparences sont trompeuses  et  J’avance dans le noir.

 

et enfin,

« Je suis triste que ma sœur est bipolaire »

Oh, c’est mignon! Ne sois pas si triste… Va lui dire que tu l’aimes, et demande lui ensuite si elle est triste d’être bipolaire :). Quand on me pose la question, je réponds comme le titre d’un article que j’ai écris l’année dernière : Je suis aussi triste pour vous que vous pouvez l’être pour moi .

🙂

Voilà, finis l’interview. Je me suis d’ailleurs permis d’améliorer l’orthographe sur, je le rappelle, les termes de recherches écrit à la hâte par les internautes sur Google, Bing et autres. Ah oui, si tu retrouves ta question où tes mots de recherches que je recopie sur cet article dis le en commentaire, l’improbabilité serait rigolote!

1789e mot! Un signe? haha, en tout cas je crois bien que c’est mon article le plus long que j’ai jamais écrit. Tu peux bien me féliciter, ce n’est pas un tâche facile… Je te rappelle que je suis handicapé!!!  (Je sais pas si beaucoup de gens seront réceptifs à ce genre d’humour…)

😉

A bientôt.

W.


La bipolarité n’est pas une maladie 1.2- X-Men

J’ai toujours cru que derrière la science fiction se cachait une part de vérité actuelle. Même si je n’ai jamais su l’expliquer rationnellement, je n’ai jamais pu m’empêcher de ressentir que le monde rationnel n’était juste qu’une dimension de la réalité. Comment expliquer quelque chose d’irrationnel? On apprend dés le collège à raisonner à partir d’observations pour ensuite constater et interpréter. Une démarche scientifique qui régit notre manière de penser et voir le monde. Il ne s’agit donc pas de convaincre l’autre de ses étranges convictions mais d’y croire simplement. Il n’y a pas de fumée sans feu… si monsieur Marvel raconte des histoires où des personnages ont des supers pouvoirs c’est qu’il a bien été inspiré par une certaine réalité. On invente rien à partir de rien, en tout cas c’est ce que j’ai toujours cru.

Comme je l’ai fait à partir du film Hysteria (lire l’article à ce sujet dont je suis très fier La bipolarité n’est pas une maladie 1.1) je vais m’inspirer des films X-men pour te dévoiler encore une de mes théories abracadabrantes.

Les X-men sont des mutants. Leur pouvoir, différent selon la personne, n’est pas simplement un don du ciel pour faire le bien. J’aime la réplique de Wolverine qui va dans ce sens :  « It’s not a gift because I can’t give it back » C’est pas un don parce que je ne peux pas le rendre. C’est une spécificité de leur personnalité qui se développe pendant l’enfance et évolue jusqu’à devenir un réel pouvoir s’il est bien contrôlé. Hé oui, avant de pouvoir jouer avec le feu ou rentrer dans l’esprit de n’importe qui, l’histoire nous raconte que cela reste un fardeau jusqu’au jour où le mutant est accueilli dans l’école du professeur pour se faire aider à comprendre sa bizarrerie et l’utiliser pour le bien. « Fardeau » car les mutants sont une minorité qui souffrent de leur différence et ont bien du mal à s’intégrer dans la société américaine présentée dans le film. La fille qui ne peut pas toucher la peau d’un autre sans le tuer en est un parfait exemple. Quand vient le moment d’embrasser son amoureux, elle ne peut résister à prendre le traitement anti-mutant pour guérir de sa maladie.

Tu l’as senti venir, en regardant les X-men, je n’ai pas pu m’empêcher de faire le parallèle avec la bipolarité. Les bipolaires étant les mutants. On retrouve chez les personnages aux gènes mutés des lieux communs : la solitude, la marginalisation,la différence, l’exclusion et  l’hyper sensibilité qui engendre la haine envers les autres pour certains. Avec l’entre-aide, illustré dans l’école pour surdoués, l’apprentissage de sa spécificité, la connaissance de soi et l’appartenance à un groupe soudé, l’étrangeté initiale évolue en une force  contrôlable. Les mutants sont divisés en deux clans : il y a ceux qui rejettent totalement la société et qui veulent éliminer tous les normaux avec le prétexte que ces derniers les persécutent et ont pour projet de les guérir, et il y a ceux « les gentils » qui œuvrent pour un monde d’amour où les mutants et normaux pourraient vivre en harmonie. Les mutants qui sont parvenus à s’épanouir malgré leur handicap-pouvoir entrent dans le cercle vertueux des X-men. Chez nous, il y a les bipolaires qui subissent leur trouble et ceux qui parviennent à s’épanouir malgré leur trouble-originalité.

On retrouve dans ces films la notion de doute et de perdition. Cette anomalie qui se développe depuis leur ADN les trouble profondément. C’est le professeur et son équipe de mutants expérimentés qui vont réconfortés ces petits mutants égarés. Ils vont les aider à accepter cette partie de eux mêmes qui leur fait peur et tout ça sans lithium! Cet aspect là me passionne. Je me suis mis naturellement à leur place. Moi aussi j’ai quelque chose en moi qui me trouble et qui a explosé plusieurs fois. J’ai peur de cette partie de moi même qui m’a fait commettre des actes terribles. Même si je suis plutôt avancé dans la connaissance de ma bipolarité, j’ai toujours peur de ce petit diable enfermé et contenu à coup de lithium, lamictal et xeroquel. Les psychiatres aujourd’hui sont pas au même stade que le Professeur chez les X-men, ils n’ont pas encore compris notre trouble puisqu’ils n’ont pas d’autres choix que la camisole chimique. Finalement, il n’y a pas que moi qui ai peur mais toute la société puisqu’elle n’a pas encore trouvé de moyens humains pour nous protéger.

Néanmoins, j’ai espoir. Je suis convaincu qu’un jour on saura apprivoiser notre bizarrerie et qu’on pourra en tirer la force qu’elle contient. Pas le pouvoir de lire dans les esprits, pas le pouvoir de se téléporter ou de maîtriser l’orage mais une force d’Amour simplement. Une force dont l’Humanité manque cruellement.

A bientôt,

W.

 


Tout le monde est bipolaire 1.1

Tu n’es pas d’accord avec le titre? Je comprends, mais je vais te prouver que ce n’est pas si faux que ça. Je t’avouerai que j’ai choisi ce titre car c’est une phrase à la mode et je voulais la prendre comme sujet à plusieurs articles  pour tenter de faire la part des choses. Tout le monde est bipolaire : Oui, non, pourquoi? Jusqu’ici, dans ce blog, je t’ai expliqué que tout le monde n’est pas bipolaire parce que la bipolarité est une maladie qui fait souffrir, etc. Mais en fait, c’est plus subtil que ça…

La bipolarité ne se guérit pas, c’est une maladie mentale qui nous accompagne jusqu’à la mort. On peut faire des parallèles dans ce sens avec le cancer, le sida ou autres affections de longues durées comme le racisme, l’individualisme, l’intolérance, bref, je m’égare! La différence de la bipolarité avec les autres handicaps, c’est que La bipolarité fascine! (lien vers l’article sur ce propos). Hé oui, la complexité et le mystère qui règnent sur ce trouble le rendent attrayant et intéressant. Le fait d’avoir des phases stables permettant de dissimuler facilement notre maladie est très déstabilisant pour les autres et éveillent leur curiosité. Aussi, tout le monde sait que Napoléon, Churchill, Hugo et toute une tripotée de célébrités sont bipolaires. Quand on se renseigne un minimum et qu’on dépasse les clichés véhiculés dans les médias, on est alors attiré par cette maladie peu commune.

A ce propos, il y a beaucoup de personnes qui ne sont pas apparentées à la bipolarité qui viennent sur ce blog pour assouvir leur curiosité. Et, ce qui ne m’étonne pas, se sentent concernées par quelques textes. Ce n’est pas de l’empathie au contraire, certains se demandent s’ils ne sont pas bipolaires eux mêmes! D’ailleurs, si les personnes ont moins de trente ans, il reste encore des chances qu’elles puissent l’être (après trente ans c’est rare, la majorité des diagnostics se font avant 25 ans), alors il est difficile de les rassurer complètement. Des gens normaux s’identifient à certains aspects de la bipolarité parque que notre maladie découle principalement d’un grand mal être, « une maladie humaniste » pourrais-je dire légèrement. Et chacun sur cette Terre (ou presque) a déjà souffert d’un mal être. Aussi « péter les plombs » arrive à tout le monde. Dans mon blog, je parle de souffrances et de délires, pas étonnant que ça parle à tout le monde. « Ça parle à tout le monde » mais personne en parle.  Nous vivons dans une société où il n’est pas de rigueur de livrer ces faiblesses-manques de confiance-doutes-craintes même parfois à ses proches. Sinon on aurait plus besoin de psychologues… Alors on garde ça pour soi la plupart du temps et le jour où l’on déprime plus sérieusement ou qu’on pète les plombs , on va consulter et alors, on intègre ou pas la race bipolaire. Tout ça pour dire que l’on a tous des symptômes de bipolarités à des degrés différents.

La limite est très subtile entre un bipolaire et quelqu’un qui se poserait des questions.

« Une maladie humaniste ». Je veux dire par là qu’un bipolaire éprouve des émotions humaines trop fortes pour pouvoir vivre avec dans une telle société. Ce sont les mêmes émotions que tout à chacun ressent dans sa vie mais le bipolaire a le privilège de les vivre à des points extrêmes où il devient très difficile de les canaliser et de les exprimer (voir Les canaux de l’Amour). Les grandes célébrités bipolaires seraient les personnes qui y ont parvenues… Nous sommes plus sensibles que les autres, certes. Mais toute personne dans sa vie, par des événements, va avoir des jours riches en sensation. Une fois expérimentés la largesse de son esprit via de nouvelles sensations, des questions vont se poser. Des remises en questions plus précisément. Et, à la lecture de témoignages de bipolaires, il est alors facile de se reconnaître dans ce trouble.

J »aimerai que tout le monde soit bipolaire. Il serait alors simple de s’exprimer personnellement entre nous, on se comprendrait, on s’écouterait, on échangerait, on n’aurait plus cette affreuse peur d’être jugé. Je sais que c’est faux mais c’est pas grave en fait. On pourrait quand même s’ouvrir aux autres et même si on ne comprendrait pas ce que vivent les malades, on pourrait les accepter telles qu’ils sont sans les stigmatiser pour autant et les marginaliser après les avoir réduit à leur maladie.

Finalement, tout le monde est un peu bipolaire parce que l’humain est sensible aux choses et rien ne le protège de sombrer un moment dans la mélancolie ou d’avoir un accès de colère, de manie. En partie, c’est ça la bipolarité.

Pendant l’écriture de cet article, j’ai pensé à toi Cousin! et tes mésaventures de bipolaires alors que tu n’es pas…bipolaire. 😉

Les canaux de l’Amour

La bipolarité fascine

Je rappelle que ce soir à 20h39 sur France 5 est diffusé un film de 51 minutes sur la bipolarité : Dans la peau d’un bipolaire. Ce sera avec joie que je critiquerai cette émission et publierai un article à cet effet vendredi 21. Vendredi 21 mars, jour du lancement des inscriptions pour la journée du 21 juin 2014. 😉

A bientôt,

W.