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Je veux l’équilibre

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Un article par jour jusqu’à la fin de mon exile, ça continue :

Je cherche mon équilibre. J’ai toujours été dans cet optique mais depuis que j’en ai conscience, le chemin est moins chaotique. Voilà le travail de ma vie : être en équilibre.

Pourquoi est-ce un travail pour moi alors que la majorité des gens n’ont pas besoin de se soucier de leur équilibre ou même conscientiser la chose? Je pense que le système en place permet à cette majorité d’être stable et de vivre sans trop se poser de questions. Eux, sont la norme. Et moi? un être hypersensible anormal puisque le système en place ne suffit pas à mon équilibre. Pourquoi suis-je anormal et ai-je besoin de travailler personnellement à mon équilibre?

Parce que j’ai accès à une énergie illimitée. J’ai accès à une intensité beaucoup trop ingérable par rapport aux outils proposés par le système (traitements, thérapies, etc. ne sont pas suffisants). C’est cette intensité qui a explosé lors des périodes dites « crises maniaques » et qui a engendré des dépressions. Cette énergie phénoménale, cette intensité m’ont amené à souffrir terriblement, mais cela est parfaitement logique. D’où l’immense travail d’équilibre à effectuer pour canaliser, ancrer, gérer, ralentir, cette énergie.

Globalement, l’Homme cherche l’énergie, pour l’exploiter et en tirer des richesses matérielles, à l’extérieur. Il creuse, creuse plus profond, invente, maîtrise la nature, la science et ensuite fait circuler, étire des câbles sous les océans pour commercialiser ces richesses.

Bref, autour de moi je les vois, tous ces Hommes, dans cette quête effrénée de toujours plus d’énergie, de vitesses à l’extérieur de lui-même, pendant que moi, petit être en quête d’équilibre, j’explore avec ma lampe de poche Espoir et ma carte Patience un minerai sans fond intérieur.

J’ai abandonné pour le moment la 4G sur mon portable pour me concentrer sur le travail de ma 22G morcelée dans les parties obscures de mon esprit. Pourquoi 22? Oh, tu sais pourquoi ! (22h22 voyons!).

Certes c’est une énergie illimitée qui me fait vivre parfois des sensations aériennes au parfum de pouvoir divin. Vu de l’extérieur, ce serait considéré comme de la magie ou de la folie religieuse. L’accès est illimité, c’est ce qui fait que dans le passé quand je n’étais pas préparé à autant d’intensité, de pouvoir de création, cela m’a rendu fou. Mais moi je suis limité. La condition humaine a ses limites. C’est ce que j’essaie de clarifier ces derniers temps, mes limites. Pour continuer à vibrer selon mes capacités à vibrer, en restant connecté au sol. Cette énergie, cette force, il faut que je contrôle son flux, parce que lorsque je me crois trop fort, je décolle et ensuite je chute. La maîtrise de la force…

Voilà, voilà et sinon tu sais quoi!? Mon premier bouquin est en vente ici : BoD la vie d’un bipolaire le livre.

Ah oui, j’allai oublié : ce soir c’est Radio HS à partir de 21h, la rencontre en ligne entre hypersensibles, c’est trop coool!

Et puis parce qu’il faut du lien : 1   2   3   4   5    6   7

W

 


Calme-toi cousin!

« Calme-toi cousin! ». C’est ce que m’a dit au tel tout à l’heure l’autre quand il a entendu l’état dans lequel je suis.

L’énergie remonte en moi. J’étais plutôt « middle » ces derniers temps avant d’avoir été down en fin 2016. Là je suis up. Mais c’est un up plutôt tranquille pour le moment. Mon état d’humeur n’est pas un hasard chimique, où je ne sais quelle autre explication médicale. Je le rappelle car pour moi il n’y a rien de pathologique, il n’y a que la vie et la résistance qu’on lui oppose. A méditer..

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Bref! ce sursaut d’énergie survient aujourd’hui après des heures de travail sur le site de l’association qui va bientôt « s’upgrader ». Et se libérer de la forme actuelle qui existe depuis des mois. Ça fait depuis des mois qu’avec un autre j’ai pensé et travaillé sur ce fameux réseau de rencontres entre hypersensibles, dont une première version va apparaître la semaine prochaine. Grande satisfaction pour moi.

Dorénavant, lorsqu’il s’agit de parler d’un ami, de la famille ou de toutes autre personnes j’emploierai toujours le même mot : l’autre, ainsi leur anonymat sera préservé. Enfin, j’aurai fait ma part!

Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas accompli quelque chose d’aussi important à mes yeux et d’aussi concret. Et ce n’est qu’un début, les jours à venir vont être un véritable décollage pour moi et pour l’asso. Car dans les jours à venir, je vais apparaître dans un mini reportage dans un journal télé de France 2 ou 3. Un sujet sur les conditions d’hospitalisations dans lequel je témoigne. Sur la vidéo sera affiché l’adresse du site web de l’asso. Sacré coup de com’! C’est pourquoi je tiens à ce qu’une première version du site soit prête pour accueillir les nouveaux curieux.

Tu verras donc peut-être ma gueule, ce sera certainement pas l’image de W que tu t’es fait. Désolé pour la désillusion. T’es pas obligé d’aller voir. M’enfin, d’autres vidéos vont sortir, et le monde la verra de plus en plus, ma gueule!

Déjà tout ça c’est source de fortes émotions, mais c’est pas tout! Car comme rien ne vient seul, ce weekend je vais avoir 30 ans, précisément le vendredi 13, haha! Le soir même j’ai invité pour un petit restau raclette des vieux amis que je ne vois plus mélangés avec les nouveaux amis issus de ce blog pour la grande majorité. Le choix de la raclette est stratégique. A une bonne dose, elle permet l’ancrage.

Voilà, puis je vais le fêter avec ma famille le samedi, super aussi. Et pour couronner le tout, dimanche, je suis invité au mariage d’un vieux pote. Premier mariage d’un ami. Je pense que c’est le weekend le plus intense de ma vie.

C’est marrant parce que pas plus tard qu’hier j’étais en train de commencer un article angoissant, plein de doute, de fragilité, de peur comme j’en ai le secret, sur mon handicap relationnel qui me faisait mal ces derniers temps, accentué surtout par le fait qu’un autre ne répondait pas à mes messages et coup de tel. J’ai ruminé que je l’étouffait, qu’il en avait marre que je le contact. Je l’ai vu finalement lundi soir et il m’a rassuré.

Aujourd’hui je suis à dix mille lieues de cette blessure intérieure, cette insécurité affective. Je vole, comme dans ces rêves récurrents. D’ailleurs le dernier c’était il y a deux nuits. J’étais avec deux autres, et je leur montrait fièrement mon don : voler. Haha! même mes rêves sont up!

Je me baladais tout à l’heure, comme je le fais quotidiennement, et oui hygiène de vie : prendre l’air, exercice physique, dormir, bien manger, bien respirer, bien fumer. Très important le tabac. Toutefois je soutiens de tout cœur deux autres qui essaient d’arrêter, spécial dédicace à vous le noyau dur. Coïncidence, à l’instant je reçois un message d’une autre du noyau qui est down et que j’aime fort.

Synchronicité! je suis connecté!! Mais connecté à quoi en fait? Connecté à la vague, ou plus précisément à l’énergie qui engendre la vague. Je suis dans le courant, à moi de bien surfer. Alors serai-je connecté à la Lune, vu que c’est la planète qui régule les marées. La Lune, les étoiles. D’ailleurs dans mes méditations avant de me coucher je vois des étoiles dans ma chambre. Elles sont la projection de ce que je ressens au fond de moi. Projection qui peut se faire lorsque le calme mental est absolu. Les étoiles sont en moi, alors la boucle est bouclée, je suis connecté avec moi, ou plutôt le Soi qui est dépouillé d’égo.

L’écriture paraît frénétique, excitée, exaltée. Mais en réalité je surjoue pour me moquer de mes états de débuts de délire dans lesquels je me suis tant perdu dans ma vingtaine. Hé oui! Je vais avoir 30 ans, hyper symbolique, c’est la fin de 10 ans de psychiatrie (7 hospi, plusieurs dépressions, et 7 crises maniaques, hmm le chiffre 7..). Le chiffre 7, chiffre divin. Hmm 30 ans un vendredi 13. Je suis le centre du monde.

L’écriture redevient frénétique, excitée, exaltée. Non, sérieusement je suis calme, j’ai aujourd’hui beaucoup de distance avec toutes ces croyances qui nous rendent fou.

D’ailleurs si tu es up et que mon article te upitise encore plus, sache que tous ce que j’ai écris n’a rien de véritable. Ce n’est que le produit de mon imaginaire. Oui, l’imaginaire est vrai même s’il est irrationnel et subjectif, mais la réalité à laquelle je mets le plus de mon énergie est celle de l’instant présent : je suis assis, les doigts un peu froid sur le clavier, les jambes croisés, la bouche sucrée, la tête calme un peu fatigué, j’écoute du gainsbourg. Après avoir publié cet article, j’étendrai mon linge, répondrai à quelques mails et regarderai la télé. Voilà la réalité à laquelle je donne le plus d’importance actuellement. Ce soir je méditerai, et là je mettrai mon attention sur quelque chose de plus imaginaire, de plus irrationnel. Mais pas plus magique. La magie s’offre à nous lorsqu’on est dans l’instant présent, et ça c’est le travaille de tout une vie! Pile poil milles mots! Enfin.. Mille six maintenant… mille neuf…

Patience et espoir,

W

bipohypermaniac@gmail.com


Inquiet en amitié et en amour

Tout vacille…

Au niveau de l’association: c’est bon, plus de précipitation, pas de séjour jusqu’à nouvel ordre. Le nouvel ordre arrivera quand des personnes impulseront « avec » moi l’organisation. La pression est retombée, je n’ai plus qu’à gérer les adhésions à l’asso (à bon entendeur salut! contact@association-hypersensibles.fr). La prochaine rencontre, le 26 octobre a été lancé par un autre hs, les choses vont bien. Je peux revenir à la base, c’est à dire mes correspondances, qui sont l’essence de l’association, je me le rappelle.

Par contre au niveau relationnel, amical et amoureux, c’est plus compliqué. Amicalement, je suis inquiet pour un ami, c’est plus fort que moi, il a beau me rassurer, je ressens de l’inquiétude. Et les pensées engendrées par cette sensation proviennent de mon expérience que je projette, j’en suis bien conscient. Enfin bref, je crains que cet ami soit en crise maniaque. Je crains que le processus maniaque dont j’ai été victime bien des fois soit en train diriger inconsciemment mon ami. Encore une fois, cette peur m’appartient, et est née de mon expérience. Elle n’a donc pas valeur de vérité objective sur ce que vit mon ami. Je suis donc piégé entre un ressenti d’inquiétude que je ne peux renier car c’est un ressenti, et l’altérité, que mon ami est autre et que ce qui vaut pour lui ne vaut pour moi. Mais alors que faire de mon expérience sur ce vicieux processus? Bref, je dois taire ma vérité pour laisser place à la vérité qui fera surface avec son expérience des jours et semaines à venir.

Ce qui est désolant, c’est que du coup notre relation est brouillée, car je ne peux être en contact avec lui en dissimulant mon inquiétude. Et je ne peux exprimer mon inquiétude car celle là l’affecte. Ma peur engendre de la peur chez lui. Et la peur même fait parti du développement de ce putain de processus.

Ce processus fait que lorsque notre esprit a été sujet a beaucoup d’activités, beaucoup de stimulations, beaucoup de stress, beaucoup de pression, beaucoup d’amour, en un temps réduit, l’équilibre activité/repos est rompu. Et lorsque ce déséquilibre s’est accru durant des mois et s’accélère de plus en plus, le retour à l’équilibre est très difficile. Pour la grande majorité des cas, pour ne pas dire tout les cas, le rééquilibre est atteint par la chute, l’hospitalisation, et tout le tralala.

Toute la perversité du processus maniaque, c’est qu’il est sous-jascent et inconscient, et même si on a conscience que l’on doit se reposer, on a pas conscience de l’intensité du repos auquel on doit être soumis. Et plus on est monté haut dans notre activité, plus on doit descendre bas, et cette descente est douloureuse, et naturellement nous sommes pas attirés par la douleur, alors on continue. « toujours debout, toujours la banane, toujours au rendez vous » chante l’autre.

M’enfin ceci n’est que théorie fumeuse venue de mon expérience. Je l’exprime comme tous ressentis que j’exprime ici, pour me libérer. Ce n’est pas à prendre personnellement.

Voilà je suis inquiet, malgré le fait qu’il controle la situation et me rassure, il reste un fond d’inquiétude. Cette peur appartient-elle qu’à moi, et alors dois-je faire attention à ne pas engendrer la peur? Ou cette peur est-elle là pour dire attention? Hé bien, je n’en sais rien, je suis inquiet « point ».

Et comme rien ne vient seul, les peurs ont refrappé dans ma relation amoureuse. La nuit dernière, M m’a exprimé une nouvelle fois une peur liée à notre relation. Je ne saurais comment détailler cela maintenant. Mais en tout cas, mon cœur a été touché une nouvelle fois. J’ai l’impression que mon amour l’étouffe. Que ma lumière lui fait peur. Que mon cœur n’arrive pas à être compris. Dramatique n’est-ce pas? Oui nous aimons bien être dramatique, nous hypersensible, je crois.

Le problème c’est que nos croyances fondamentales, celles qui nous structurent sont différentes. Alors que nous utilisons tous les deux l’outil « spiritualité », car pour moi la spiritualité est un outil que l’homme à créer pour permettre l’amour de se propager sur Terre, nous avons des croyances différentes. Des mots différents : là où elle parle de vibration énergétique, d’énergie positive négative, d’entités négatives, moi je parle d’amour et de peur de l’amour simplement. Au final c’est plutôt sain d’être différent, d’avoir son intimité unique. Mais vu que l’on ne peut s’empêcher d’échanger nos peurs et ressentis les plus profonds on rentre souvent dans l’intimité de l’autre, et on vit alors l’étranger qui est chez l’autre. L’étranger dans le sens qui nous est inconnu. Et : quel est le sentiment que provoque trop souvent l’étranger, l’inconnu? la peur.

Voilà, l’épreuve du jour : une amitié et relation amoureuse qui vacille.

Solution ; un peu de distance,  d’ancrage. Et pour cela rien de mieux que la famille, un petit séjour à Bruxelles chez mon frère semble être une bonne chose.

Patience et espoir

Ps : Une prière dont ça faisait bien longtemps que je n’avais pas lu, qui a enflammé mon cœur hier soir :

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.

Là où il y a de la haine, que je mette l’amour.

Là où il y a l’offense, que je mette le pardon.

Là où il y a la discorde, que je mette l’union.

Là où il y a l’erreur, que je mette la vérité.

Là où il y a le doute, que je mette la foi.

Là où il y a le désespoir, que je mette l’espérance.

Là où il y a les ténèbres, que je mette votre lumière.

Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.

Ô Maître, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler,

à être compris qu’à comprendre,

à être aimé qu’à aimer,

car c’est en donnant qu’on reçoit

,c’est en s’oubliant qu’on trouve,

c’est en pardonnant qu’on est pardonné,

c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.

Saint François.


Consultation chez mon psychiatre

Cher Doc’,

Merci d’accepter cette originale consultation.

Dans trois heures je serai dans votre grand bureau avec ces hauts murs blancs décorés par des grands posters d’affiches de vieux films de cinéma. Avant la consultation, j’aurai certainement attendu un peu dans l’une de vos grandes salles d’attentes à feuilleter un des nombreux grands livres d’arts à disposition, ou un album sur l’Inde, pays que vous appréciez beaucoup pour la spiritualité présente là bas, je crois, bref!

Me voilà devant vous, vous devant moi, m’observant un peu, essayant de déceler en moi par mon comportement l’état de mon humeur. « Hmm, il doit certainement être up avec cette originalité qui me propose » ou peut être suis-je un peu parano.

Docteur, depuis notre dernière entrevue, il y a deux mois, il s’est passé beaucoup de choses. Des rencontres entre hypersensibles, une relation amoureuse, une tournée de théâtre qui a viré court, et dernièrement un séjour entre hypersensible merveilleux. C’est cette dernière expérience qui me donne cet élan de vous écrire.

Depuis que je suis rentré de ce long weekend partagé avec 16 hypersensibles! je suis logiquement un peu déstabilisé. M’enfin, je dors et garde une bonne hygiène de vie, beaucoup de repos, ce qui me permet de vivre le contre coup de cette grande vague sans dommages, pour le moment! Les fortes émotions ont laissé place aujourd’hui à une tête pleine de perspectives, de projets et de réflexions en arborescence du à ce mouvement qui prend toujours un peu plus d’ampleur. Je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais à partir seulement de la création de ce blog en novembre 2013, je suis aujourd’hui au centre d’une centaine d’hypersensibles concernés par mon projet d’association.

J’ai rassemblé 17 hypersensibles dans un gîte à la campagne. Un espace ou chacun a pu recevoir une dose de bienveillance, d’écoute, d’espoir. Après notre entretien je vais rejoindre d’ailleurs dans un café une dizaine d’hypersensibles présent ou non de ce séjour.

Plus que jamais, je réalise un monde rêvé, un monde ou des personnes souffrantes psychiquement, comme moi (surtout dans le passé) puissent se libérer petit à petit de leur trouble grâce à la rencontre, l’échange, le ressourcement, la création artistique.

Mon désir d’une pépinière HS (Un centre fixe dans la campagne de ressourcement pour HS et de création artistique) a déjà commencé à être assouvi par ce dernier weekend où il y a déjà eu des belles productions.

Voilà, cher psychiatre, aujourd’hui je me sens:

Fort : je créé un nouveau monde à mon image, des fondements ont déjà été posés, j’ai une équipe d’hs devenus amis à qui je peux déjà déléguer une partie de l’organisation des rencontres parisiennes. Ma (r)évolution intérieur (ce travail acharné que j’ai fait et fais encore sur moi) se reflète plus que jamais à l’extérieur sous forme dans une révolution sociale. Car au final c’est ça ce qui se passe, je créé du lien social entre personnes qui en avaient profondément besoin (comme moi). Je suis créateur.

Fragile : jamais à l’abri d’une exaltation mais tant que je reste en garde et que je suis ouvert à l’observation de mes proches et la votre (même si la dernière fois vous n’avez pas préféré m’hospitaliser alors qu’avec le recul ça aurait été mieux, haha!) tout ira bien. Et comme vous le dites, j’ai beaucoup de ressources, oh oui! Aussi ce monde que j’ai crée et que je co-crée maintenant suscitera des critiques de gens qui ne comprennent pas ce que je vis à l’intérieur. Cet amour que je veux partager. Qui comprennent pas que ce n’est pas tant le pouvoir et l’argent que je cherche mais une vie simple et heureuse faite d’amour inconditionnel. Si les gens ressentaient ce que je ressens ces derniers temps, cette paix, cette joie, cette amour, bon certes, il ferait certainement une crise maniaque pour ceux qui sont hypersensibles, et oui certes à l’inverse, peu de personnes solides pourraient le ressentir car il faut connaître le non-amour pour connaître l’amour, la souffrance pour connaître la Joie, l’agitation pour connaître la paix. Mais je suis certain qu’il y a des millions de gens qui ressentent, qui connaissent, ce que je vis, et qui n’attendent que, que je continue mon chemin toujours dans le travail sur l’égo et l’éclairage de la voie qui va du coeur à la parole sans passer par le cerveau.

Tout ça pour dire, que j’attire parfois des critiques dures, des gens qui me croient mal intentionnés, dangereux. Comme dit Alexandre Jollien : « RAF » : rien à foutre!  Désolé amis dé-traqueurs, c’est trop tard, je suis plus fort que vous, vous me ferez certainement douter une seconde, une minute, une journée mais pas beaucoup plus car j’ai un arsenal d’outils pour me recentrer: un traitement, un bon sommeil, l’écriture, et surtout toute une légion humaine, d’amis, de soutiens anonymes. Mon amour, ce je qu’exprime,  fait résonner tes peurs les plus inconscientes, tu résistes à lumière que regorge certain mots, mais c’est normal étant donnée ce que tu as vécu, ce que tu es devenu, toi et tes blessures, je ne t’en veux pas. Cependant je ne laisserai pas visible ton poison (tes commentaires) dans ce petit monde que je construis.

Fou : En voyant ce que je suis devenu, ce que j’ai fait, ce que j’ai, je me projette dans un futur proche en imaginant l’évolution de ce qui est là déjà, et naturellement mon égo se voit grand, holà très grand! Prenons Gandhi, l’abbé Pierre, Luther King… Mon égo se voit un destin à la hauteur du leur, et encore cet égo là est modeste! Le fond de ma folie se prend pour Dieu, le Dieu créateur, mais cela est-ce même de la folie? Je vois déjà des foules rassemblés par ce que j’ai impulsé. Par contre, mon besoin de notoriété ayant été largement soigné, je n’ai pas tellement envie d’être au centre d’une attention populaire. J’ai plutôt envie de vivre très simplement dans la nature avec une femme et des enfants, et déléguer la gestion de mon monde. Je n’ai pas besoin d’Harley Davidson (désolé doc’, pas pu m’empêcher!), de ferrari, d’habits chers ou de toute cette technologie. Il n’y a qu’à voir mon portable et le trou dans mes chaussettes et mes chaussures.

Sage : Je n’ai plus besoin d’être exalté pour être bien. Je suis sur un chemin ou la Joie et la Paix illimité se trouve et se vit d’abord à l’intérieur. Je peux méditer une heure avec un mental au repos, avec ma conscience seulement focaliser sur la respiration et les battements de mon cœur.

Je m’arrêterai là. J’espère que vous êtes allez jusqu’au bout et que vous ayez fait un dépassement de fonction (pas seulement prescrit un traitement comme la majorité des psychiatres). M’enfin, ça vous le savez, vous êtes un excellent psychiatre. Presque un vieil ami!

Voilà! maintenant on peut parler de comment on va collaborer tous les deux pour révolutionner la psychiatrie française. Envoyer valser les diagnostiques, faire évoluer le langage, et que sais-je encore!

Je vous invite doc’, à mettre votre prescription ou un petit mot en commentaire.

Merci, si j’en suis là, c’est en partie grâce à vous et à la confiance que vous avez eu en mes ressources personnelles et à la décision de ne pas trop m’avoir assommer chimiquement au contraire même!

Voilà ma carte vitale  et surtout…

W

 


En vrac!

…Sur l’air des beatles Love me do. Les beatles que j’écoute presque en boucle depuis l’été dernier, de très bonnes vibes, sacrés types…

J’ai des choses à exprimer, je ne sais comment commencer, je ne sais quels mots vont sortir, je ne sais quelles phrases vont s’articuler, mais je ne me fais pas de soucis, ce qui veut sortir, venir sous tes yeux, sortira. D’ailleurs cette dernière phrase n’était pas prévu, ce paragraphe là non plus. Cet article est parti sur une observation de l’instant présent. Dans un grand mix youtube des beatles, c’est la chanson Love me do qui se jouait lorsque j’ouvris cette page blanche, alors je l’écris, le pas est fait!

L’expression artistique est simple. Il suffit (le plus compliqué peut être) de trouver un art qui nous plaît, pas forcément celui on l’on est doué. Moi, par exemple, je n’ai aucun don à l’origine pour l’écriture. Mes professeurs de français et les notes pourraient en témoigner, ainsi que mes premiers textes il y a quelques années. C’est en écrivant que l’on devient écrivain. C’est tellement juste. Et donc je suppose qu’au delà de l’écriture, cela marche pour tous les arts. C’est l’envie, la nécessité même de s’exprimer qui l’emporte progressivement et naturellement sur la technique. Il suffit d’avoir les outils, les instruments, du papier et des crayons pour écrire, dessiner, peindre ou une guitare, des paroles etc. Une fois que l’on a les instruments, il n’y a qu’une chose à faire…

S’exprimer. Mais que dire, que chanter, que peindre, que… ? Je crois que la recette, c’est exprimer ce que l’on ressent là, au moment où l’on a notre instrument entre les mains. Exprimer ce que l’on ressent, ce qui se passe dans notre tête là maintenant, exprimer ce qui se passe en nous que l’on ne pourrait exprimer autrement (socialement ou professionnellement). Voilà à quoi sert l’art à mon avis, exprimer ce que la vie nous fait expérimenter à l’intérieur.

Écris un mot, trace un trait, joue une note, fais un pas de danse, chante, et vois ce qui se passe. Ce qui  bloque est l’obsession du résultat, de ce que va penser l’autre, la peur de voir sa production pauvre. Le jour où j’ai créé ce blog, je n’avais aucune certitude quant à la qualité de mon premier article. Aujourd’hui non plus, 300 articles plus tard, je ne sais pas, car je ne me pose pas la question, de la qualité de cet article. Seulement, je ressens le besoin d’exprimer pleinement ce que je vis dernièrement (et seul l’écriture me le permet) alors j’ouvre la page « nouvel article » avec seulement quelques idées vagues en tête, et je me lance, j’écris une phrase puis un processus s’active et ça coule à flot. Bon, avec le temps c’est plus facile, mais le processus reste le même. Je n’avais pas pensé à écrire tout ça dans cet article mais je me suis ouvert à ce que je ressentais sur l’instant, et ce besoin d’écrire, cela m’est venu, et voilà c’est fait, et ça fait du bien!

Expression, EX-PRESSION : supprime la pression. C’est tellement évident pour moi et tellement essentiel, pour rester le plus léger possible, de ne pas rester longtemps avec des émotions, des pensées, des énergies non canalisées qui s’entremêlent, se tordent, se troublent, etc.

Les rencontres entre hypersensible sont un espace d’expression. La transition est faite!

Mercredi dernier, 3 août 2016, a eu la 26e rencontre entre HyperSensible, et oui! que de chemin parcouru depuis la première rencontre que j’avais proposé ici-même il y a deux ans. Petit lien vers l’article qui a suivi cette première en juin 2014, pour les nostalgiques C’est indicible. Celle de mercredi soir dernier mérite un petit mot… Nous étions 16!!!

16 personnes concernées par l’hypersensibilité rassemblées au parc Monceau. Un record! Petit à petit un mouvement se manifeste de plus en plus, je ne sais pas comment ça va évolué mais en tout cas je suis cette vague hypersensible, humaine je dirai même simplement, car ce qui se passe dans nos rencontres, c’est juste un peu d’humanité, de partage, de bienveillance, de non-jugement, d’amour, bref ce qui manque un peu dans ce monde!

Cette rencontre a été marquée aussi par la participation d’une nana, plutôt illuminée. Bon, je l’avais cherché en osant pour la première fois d’affirmer un thème pour ce soir là : HyperSensibilité et Spiritualité. Hé bien la spiritualité a été présente surtout par le biais de cette jeune femme de 52 ans, mais bon de manière très intense et un peu violente (pas physiquement hein!). Son discours partait du fait qu’elle considérait les hypersensibles, des hauts potentiels, des « enfants de lumière », que nous étions 0,01 % de la population et que nous étions là pour sauver le monde en gros. Sur quoi, je suis plutôt d’accord. Après elle allait plus loin, elle était persuadée qu’elle avait stoppé la pluie qui tombait juste avant, que Mickael Jakson n’était pas mort… Tu y penses peut être, elle est « up », en pleine aventure mystique. Je pense aussi, même si on ne peut pas prouvé qu’elle a tort sur les points précédents, haha!

Pourquoi je te parle d’elle? Parce qu’elle a monopolisé la parole pendant toute la première moitié de la rencontre, et qu’elle a déclenché chez tous des réactions, dont pour la plupart des peurs que cette nana soit une gourou, qu’elle soit venue recrutée, ce que je comprends très bien, vu qu’elle parlait de clients qu’elle guidait, qu’elle se disait en connexion direct avec Jésus, qu’elle était là pour nous réveiller, nous mettre face à notre destin d’enfants de lumière, qu’elle nous disait qu’il fallait arrêter les médicaments, arrêter de s’adapter à cette société qui nous poussait au suicide, arrêter de parler même à ceux qui nous comprenne pas, etc. Tu vois un peu mieux le tableau. Et elle était avec une amie à elle qui ne parlait pas et buvait ses paroles. Pour parachever le tout elle était passée quelque jours avant sur notre fabuleux-forum-où-tu eslebienvenu- http://hypersensible.forumactif.org. Sur celui-ci elle avait envoyé à la volée en message privé à certain membres, un message où elle se présentait comme une personne à haut rang spirituel avec les pouvoirs qui vont avec. Elle a été banni évidemment de suite.

Tout cela ressemble à quelque chose de perché et plutôt dangereux, mais si je te raconte tout ça, c’est pour te partager mon sentiment sur ce phénomène. Le soir même quand elle parlait, son discours résonnait en moi, elle avait un message spirituel qui me touchait et dans lequel j’étais d’accord, ses propos m’intéressaient malgré la violence, le ton extrême, et surtout le manque cruel d’écoute et de bienveillance qu’elle avait. Je voyais en elle une urgence de nous dire tout un tas de choses en très peu de temps. Après coup en discutant avec ma copine (qui étais la à la rencontre, une autre première!) nous étions d’accord que sur le moment elle « canalisait » une énergie spirituelle. Ce qui est dommage c’est qu’elle ne maîtrisait pas ce phénomène, que son égo s’appropriait le pouvoir dont elle disposait, qu’elle subissait cette connexion à une énergie absolue qui fait souvent perdre la tête. Je suis bien placé pour le comprendre avec mes expériences d’aventure mystique qui ont mal tourné. Tu peux les lire là ManiacStory, il y a toute une littérature! Et encore je n’ai pas fini de toutes les retranscrire.

Je suis allé voir le site qu’elle communiquait dans son message illuminé sur le forum. Et là, tout s’éclaira, je sentis une force m’habiter, une paix, un amour…. non je rigole! Je suis allé sur le site… et je fus surpris, c’était simplement un petit blog où elle offrait ces services de guide…. touristique! Guide touristique à Paris personnalisé, blablablabla. Aucun lien spirituel ou douteux sur le site! C’était bien cela, elle n’était pas une gourou ou qu’est-ce, seulement une hyper-sensible vivant une période très instable, une aventure mystique si forte qu’elle mélange un peu tout, malgré les vérités sous-jacentes qu’elle exprime. En ce moment elle est plus un danger pour elle-même. J’espère, ce que je doute sincèrement, qu’elle redescendra sans passer par la case hp. Car lorsqu’on est emporté par cette énergie et qu’on perd ancrage et communication avec les autres, par expérience, il n’y a que le mur qui nous fait redescendre. Ce mur c’est l’hospitalisation, le risperdal, le loxapac, le tercian, la chambre d’isolement, les seringues, la camisole, selon les endroits, hélas!

J’avais envie de te raconter ça, car si on est mal averti on peut très mal interprété le comportement de ces personnes, on peut se laisser emporter innocemment par cette énergie, on peut décoller avec elle surtout nous personnes fragiles, ou inversement on peut se braquer, prendre la personne comme un gourou dangereux, et en fait ne pas apprendre de cette rencontre.

Je n’écris que sur moi habituellement, ça te change un peu!

J’ai tellement d’autres choses à écrire, mais 1600 mots c’est déjà trop pour l’internaute, notamment sur la relation amoureuse que je vis et qui est riche en futur partage. Où ma sincérité sera mise à l’épreuve car Elle a découvert mon blog juste avant la rencontre avec tous ce qui a à découvrir : médicament, incendie à Montpellier. En tout cas, c’est plus simple, ça passe ou ça casse! J’aurai préféré qu’elle me connaisse un peu mieux pour relativiser ces informations avec qui je suis, la somme d’un long travail, aujourd’hui! M’enfin elle n’a pas pris trop peur, d’ailleurs une semaine de vacances est prévue, et ça c’est coooooool.

Je pars une semaine, avant celle avec Elle, en Bretagne avec ma famille, petites vacances pour le blog. Mais comme j’aime bien le dire, ça te laisse du temps pour rattraper ton retard!!!

Hyper Sensiblement,

Patience et espoir,

W

 


Respire!

Il est encore trop tôt pour savoir ce que je vais devenir tôt ou tard. Il reste toujours plein de rouages dans mon esprit qui sont encrassés et qui m’empêchent de voir clairement qui je suis. Même si je n’ai jamais été aussi proche de mon centre. Pendant de long mois, rien ne bouge, et d’un coup, un déclic, une nouvelle couleur insoupçonnée me dévoile une nouvelle manière de voir la vie, si bonne que je vais m’y accrocher, m’y aventurer pendant les mois à venir.

Je vais bien et pourtant mon emploi du temps n’a pas évolué, je n’ai accompli aucune action particulière. Je glande même depuis cette semaine plus que d’habitude. Bizarre, hein? Etre bien d’un coup sans qu’il n’y ai de signes extérieurs. En tant qu’expérimenté de l’hypomanie, c’est vrai que j’ai l’habitude d’aller bien en réaction d’événements extérieurs. Hmmm…. écrire ce paragraphe fait naître un sentiment étrange en moi, un mélange de doute, de peur… il y a quelque chose qui remonte et voudrait sortir, j’ai l’impression. Respire….. mes oreilles bourdonnent. Il y a des sensation intérieurs vraiment difficile à décrire. Je crois que c’est le fait de croiser mentalement mon bien-être actuel avec le souvenir de mes hypomanies qui a réveillé quelque chose en moi.C’est certain que toutes mes hypomanies (exaltions, excitations, euphories qui emballent le bipolaire) et les hospitalisations qui les ont suivi ont laissé en moi de profondes peurs. Là est ma différence principale avec les autres : je ne peut pas être heureux sans avoir peur d’être trop heureux et faire une crise maniaque, c’est embêtant hein! Je dois rester sur mes gardes.

Ce qui m’aide le plus dans la vie, c’est la respiration. En même temps, c’est ce qui permet L’Homme de vivre. J’ai commencé à vraiment prendre en compte ma respiration il y a deux ans, autant te dire que j’ai découvert que je n’avais jamais eu conscience de respirer avant. Le premier moyen d’agir contre ses souffrances, j’en suis certain, c’est respirer. Ça m’a demandé beaucoup de pratique mais j’explore maintenant les pouvoirs de cette activité à l’essence même de la vie. Lorsque l’on est centré sur la respiration, plus rien existe, tout ce qu’on pensait être rigide en nous se détend et disparaît. Bref, ceci est à la fois un discours perché et basique mais c’est une de mes arme secrètes, je te la partage.

Quand j’écrivais plus haut qu’il n’y avait rien de matériellement positif en ce moment qui pourrait expliquer mon bien-être, c’est pas tout à fait vrai. J’étais en Bretagne la semaine dernière avec mon frère. Ah oui, déjà, ce séjour à la mer a fait bouger quelque chose en moi. Puis la lecture de Deepak Chopra a créer un déclic dans ma façon de voir la vie. Il y a une richesse dans les livres. Et puis, ce qui est super, c’est qu’à chaque nouvelle lecture, c’est des nouveaux morceaux pour notre puzzle intérieur. Et parfois, un morceau seulement, peut révéler toute une image. C’est ce qui s’est passé je pense.

Depuis mon retour, lundi, je me suis remis à un ancien vice : le poker. Comme la drogue, l’alcool, le jeu m’a fait tourner la tête bien des fois auparavant. Surtout le poker. Je jouais beaucoup il y a quelques années, et étant plutôt bon, ça à compliqué encore plus les choses. Bref, je ne maîtrisais pas les effets de l’adrénaline alors j’ai préféré arrêté complètement. D’ailleurs mon psychiatre parfois me demande si je joue au poker, comme si c’était le témoin d’un état d’esprit particulier. Vu comme ça, on pourrait dire que je joue avec le feu. En réalité c’est là que je tire sûrement une satisfaction. Je maîtrise ma consommation de poker, pour résumé. Dominer quelque chose en moi qui me dominait avant est plutôt gratifiant. Bien sûr jouer avec son côté obscur demande de rester en garde. M’enfin voilà!

A bientôt,

W


How to live?

Je suis en train de lire « How to live » de Sarah Bakewell. Comment vivre en 20 points, selon les Essais de Montaigne. Je ne savais pas que Montaigne, 500 ans avant moi, a écrit un journal de réflexions sur lui-même. Il s’exprimait régulièrement sur ces ressentis et pensées qui venaient à lui une fois qu’il avait la plume en contact avec la feuille blanche. Voilà, c’est tout! Ça me fait plaisir de savoir que mon blog est un exercice d’expression à la manière de Montaigne. Même si, je l’avoue, la plupart du temps j’ai une petite idée de ce que je vais écrire ; plutôt une pensée que je vais développer dans un sens inconnu avant l’écriture de celle-ci. Montaigne, précurseur du free-style.

Plus je grandis, plus je me rends compte, que l’on m’a très mal vendu les grands auteurs de l’Histoire, souvent même dégoûté. J’en redécouvre chaque année et je suis à chaque fois surpris de la richesse mais surtout de l’accessibilité de celle-ci donnée par l’auteur. Je ne suis pas le seul à avoir été marqué par les profs de français au collège qui essayent de nous enseigner des grands maîtres de la littérature alors que l’on a 13 ans ; on est pas prêt ; il faut avoir vécu un minimum pour comprendre certaines choses. Ce premier rendez-vous avec le livre raté du collège et du lycée laisse certainement un obstacle que l’on doit franchir 10, 20 ans plus tard pour pouvoir profiter d’une sagesse gratuite, qu’on a faillit louper.

Les deux premiers conseils de Montaigne sont : Ne pas s’occuper de la mort ( elle s’occupera très bien de nous sans notre aide). Prêter attention. (je suis pas assez loin dans le chapitre pour vulgariser comme le premier point).

La mort m’obsède ces derniers-mois. Mes crises d’angoisses, sensations de mort imminente -crises cardiaques, sont revenus depuis 2016. Je ne pense pas à ma mort mais à celle de mes proches. Depuis quelques temps, dés que ma mère ou un frère prend route, j’imagine automatiquement un accident. C’est plus fort que moi. C’est pas très agréable! Mes angoisses viennent soit sans raisons dont j’ai conscience ou lorsque, par exemple, je regarde un film où il est question de morts, de crises d’angoisses, etc.

Je vis cette période morbide avec philosophie car elle n’est que la caractéristique visible d’une transformation intérieure qui s’est intensifiée depuis novembre 2015. Sortant d’une dépression de 3 mois (dé-pression non douloureuse je précise), plus les terroristes, ce n’est pas étonnant que depuis, la mort est présente dans mon esprit. J’en conclue que j’ai un « moi » que je dois laisser mourir, laisser partir, pour faire de la place à un nouveau « moi ». Cela fait partie de l’Eveil. La spiritualité, au passage, est absolument nécessaire pour tendre vers une libération totale de ses troubles. Cependant ce n’est un long fleuve tranquille. Plutôt un véritable combat que l’on accepte ou pas. Un combat qui permet d’évoluer, faire évoluer son trouble. Je le vois dans ma dernière dépression et crise maniaque ; je n’ai pas vécu ces périodes comme des phases maladives comme toutes celles qui ont précédées mais plutôt comme une fluctuation d’énergie qui est possible de maîtriser pour ne pas sombrer dans une névrose extrême qui nous mène à la psychose. Je n’ai pas maîtriser totalement, non, loin de là! Mais assez pour être convaincu que c’est possible. Qu’il y a une autre vie derrière celle du bipolaire qui souffre de ces phases. Pour cela il faut croire en son destin, allez au-delà du monde apparent, se libérer des croyances que l’on a pas choisi, se libérer de beaucoup de choses en fait, ça demande du courage. Courage qui vient naturellement lorsque l’on sait intuitivement que c’est le bon chemin.

Voilà. Amen! Non, mais il faut bien que parfois je partage ce qui me permet de mieux vivre une dépression, mieux vivre tout simplement. Hé ben, cette introspection couplée à l’expression m’amène lentement à être plus proche de moi-même. Et être soi, c’est ça le bonheur, je crois.

Patience et espoir

W

bipohypermaniac@gmail.com