Archives de Tag: crise

POWER!

Waaaaaa!

Quelle énergie, quel élan vital, je suis au somment de ma montagne en plein déséquilibre, sur un fil qui me relie à cette douce colline ; la femme de ma vie.

Je l’ai trouvé, c’est fini, je suis soulagé. Mon yang peut se déployer, ma puissance de vie s’expulser dans le monde. Haha! il faut canaliser cette force surhumaine. Je suis bien entouré, j’écris, je parle, j’aime, et les gens qui m’aiment et me comprennent m’apaisent. Surtout elle, la femme de ma vie : flamme, mère de mes filles.

Dans son amour je trouve la paix, nulle exaltation, non je ne l’aime pas à la folie, je ne l’aime pas passionnément, je ne l’aime pas beaucoup, je l’aime sereinement, paisiblement et durablement.

C’est grâce à ce blog que je l’ai rencontré, c’est donc ici que je lui formule : « Veux-tu m’épouser? »

Mes chères lectrices, désolé la place est prise! Mes chers lecteurs en générale, il est possible que le vif qui forme ces phrases va faire écho à certaines de vos souffrances. Car c’est la même énergie que celle en manie. Seulement mon esprit est assez solide pour la faire circuler. Aujourd’hui je la maîtrise mieux, j’use de toutes mes armes et évidemment celles chimiques. Ces jours ci, le Tercian est mon ami!

C’est le plus bel été de ma vie, c’est le plus beau jour de ma vie. Et demain ce sera meilleur encore. Le cercle vertueux est en place. Je n’ai plus besoin de chercher la bonne fréquence d’onde du « bonheur », j’ai juste à faire attention à rester sur la vague, à être attentif à cet instant présent, cet instant merveilleux, celui où j’écris qui je suis.

Je dois aller à la pharmacie.

Toi qui me lis : je t’aime

Patience et Espoir,

W


Révolté contre le système

bipolaire-argent-colere-capitalisme-revolte-banque-injustice-subprime

Cher petit blog, merci d’être là pour canaliser ma colère.

Je viens de m’enflammer dans une discussion à table avec mes parents. Le déclencheur : la politique.

Depuis que j’ai dit que j’allai voter Mélenchon il y a quelques jours, une tension est forte entre nous dés qu’il s’agit de politique, étant donnée qu’ils sont de droite.

Le fond de mon expression enflammée, c’est la révolte qui s’est ranimée en moi depuis que je me ré-intéresse au monde extérieur, plus particulièrement l’économie, domaine dans lequel j’ai fait mes études jusqu’en 2008. Année de ma première crise maniaque ainsi que celle des Subprime, drôle de coïncidence.

Malgré des années, ensuite, de désintéressement, un fond de savoir sur le fonctionnement du monde de la finance restait caché en moi. Aujourd’hui donc je me ré-ouvre à ce monde là, et la révolte m’a gagné rapidement.

Sujet qui m’a énervé avec mes parents : la dette. Eux croient que c’est l’Etat qui est responsable de la dette, d’où la nécessité d’austérité, travailler plus, produire plus, etc. donc voter Fillon et Macron. Moi je suis en profond désaccord. Les responsables de la dette sont les crises financières, comme celle des Subprime, sur fond de spéculations.

Ce qui s’est passé en 2008, c’est que l’Etat a du renflouer d’urgence les banques au bord de la faillite qui s’étaient aventurées inconsciemment dans des placements à hauts risques mais très rentables. Rentables pour une poignée de banquiers (de la famille de Macron au passage) et capitalistes qui eux sont sortis impunément de cette crise, plus riche même! Bref l’Etat a donc du s’endetter de centaines de milliards pour sauver l’économie du pays.

Les intérêts à payer à cause de la dette est en grande partie responsable du déficit du budget.

En gros, c’est l’argent qui fout la merde. C’est l’argent qui corrompt l’Homme, qui le bouffe et le pousse à prendre des décisions injustes pour la majorité de l’Humanité. Je m’enflamme? Oui, et alors.

« tu as baissé ton Xeroquel, blablabla » c’est plutôt la réaction de ma mère qui m’enflamme. Je n’ai plus l’habitude de m’exprimer avec le cœur, alors forcément quand ça sort c’est maladroit, je dois travailler à m’exprimer calmement. Pour cela m’exprimer un maximum, car l’expression c’est l’ex-pression.

Mais comment être calme face à ce monde?

Le fond du problème est simple. La France ne peut pas emprunter directement à la banque centrale Européenne. Elle doit emprunter à des banques privées qui fixent leurs taux librement, et qui eux empruntent gratuitement à la BCE.

En gros, ce n’est pas l’Etat, censé œuvrer pour l’intérêt général, qui maîtrise l’économie mais au contraire des banques privées qui, elles, ont comme seul but : faire de l’argent. C’est aussi simple que ça, mais très peu le savent car tout ça paraît très compliqué à comprendre. Alors on cherche pas, et on se laisse guider… par l’argent au final, TOUS!

J’arrive pas à rester calme face à cette profonde injustice.

Bon… Je vais voir s’il y a des manifestations contre la dette. Parce que oui, cette dette devrait être annulée, elle n’est pas légitime. J’entends souvent : « un enfant né avec 30 000 euros de dette » si on divise… Mais il n’est pas responsable!! Ce n’est pas lui qui jouait comme Kerviel à créer de l’argent qui ne valait rien. D’ailleurs au passage, Kerviel qui est en fait un gros bouc émissaire de le société générale, car l’entreprise était tout à fait au courant de ce qu’il faisait pour son profit (la justice commence seulement après 8 ans, donner raison à Kerviel, m’enfin c’est trop tard : tout le monde s’en fout!). Bref, là aussi c’est intéressant de creuser un peu, et tout à fait révoltant…

Connaissances, résistance et Valium pour rester calme, haha!

Patience et espoir!

W

 


Séjour HS en direct 2e partie et fin

Voilà la fin du journal de ce séjour HS, un séjour très riche. Je ne peux publier cet article que maintenant, n’ayant pas eu de connexion internet avant. Aujourd’hui je suis rentré chez moi, je me sens bien moi qu’avant le séjour. Beaucoup de choses se sont éclaircis grâce à cette expérience. Les deux derniers jours ont été très paisible et léger. Un article viendra rapidement, pour actualiser mes ressentis et pensées qui ont bien évolué depuis l’écriture de cet article ci dessous. Je tiens à remercier les personnes présentes ce séjours qui ont permis cette expérience importante pour la suite de l’association. Je tiens à m’excuser pour les personnes qui ont absorbé les effets collatéraux de la HS en question. Je tiens à ce que celle-ci, si elle lit cet article, ne culpabilise en rien, que j’ai toujours beaucoup d’affection, et qu’au contraire moi et beaucoup d’autres pensent fortement à elle dans cette période difficile et empreinte de souffrance. Je n’ai pas de reproche aujourd’hui à qui que ce soit, je me sens responsable de ce qui s’est passé. Cependant l’association a pris un virage, et beaucoup de choses vont changer dorénavant. Merci à toi lecteur qui a réagi et m’a soutenu encore à travers les commentaires. Le meilleur est à venir…

Samedi

Après l’article d’hier, j’ai du m’endormir vers 2h… Et là des rêves…

Rêve de colonie de vacances, moi en animateur (mon métier passé) avec des enfants. Et je ne sais plus comment, mais les choses tournent mal… Et puis un autre rêve : Je pars de quelque part, rejoindre ma mère et une soeur et j’ai les pieds en sang. J’ai des agrafes partout sous les pieds et avec cela une sensation cauchemardesque… Et là une HS (vers 4h) du matin rentre dans le dortoir des mecs. Ces rêves étaient prémonitoires. Je ne sais plus ce que je t’ai raconté hier mais une des HS est venu en étant up. La connaissant, j’ai accepté qu’elle vienne au séjour malgré son hypomanie. N’étant pas au top de ma forme, et pas d’une grande lucidité, ce n’était peut-être pas la meilleure idée. En fait son hypomanie est liée à un fort sentiment amoureux qu’elle a pour un HS présent à ce séjour. Qui ce dernier a laissé croire, sans s’en rendre compte, qu’une relation entre eux étaient possible. Bref, les deux réunis dans le gîte cette nuit là a eu un sacré impact.

Elle a débarqué à 4h du mat’ voulant faire je ne sais pas trop quoi, en tout cas elle était dans un état up, proche de la manie. Je me suis levé et je suis descendu avec elle dans le salon pour discuter… Je n’irai pas dans les détails, mais cette HS que j’aime beaucoup était dans un état maniaque. Elle était choquée par la prise de conscience que le HS ne partageait pas ses sentiments. Et cela engendrait des parôles délirantes. J’ai passé la nuit avec une autre hs à l’accompagner dans ses crises de parano, alternées d’instant de lucidité culpabilisant, de coup de colère, de silence bruyant, etc. Accompagner une personne en hypomanie est le mot, car conseiller et raisonner n’est pas possible. Le pic de la crise est arrivé lorsque la question était de savoir s’il fallait qu’elle rentre chez elle aujourd’hui. J’ai eu la mère, mais comme souvent lorsqu’un bipo est en crise il est en conflit avec ses parents, et l’appel n’a fait qu’alimenter la colère, donc elle restera ici jusqu’à nouvel ordre.

Tout ça pour dire que cette nuit a été un petit enfer pour moi, car j’ai l’impression de m’être laissé porté par des peurs et que ce que je redoutais est arrivé. Je suis pas bien, car pour une fois que je lâche prise, les choses tournent au vinaigre.

Aujourd’hui, il est 19h, 5 autres HS sont arrivés et ça va mieux. L’HS en hypo est un peu plus calme. Mais bon, je suis un peu chamboulé.

Tout une partie du dortoir est utilisé comme infirmerie pour les 3 HS protagonistes, l’entente est calme. Je serai rassuré lorsque celle en crise la veille aura pris au moins 500mg pour bien dormir cette nuit.

Vu de l’extérieur, tout va plutôt bien maintenant en fait, on a fait une belle balade, des belles discussions. Mais là, dans mon for intérieur, je ne suis pas très bien. Un mélange d’énervement, de solitude.

Le groupe se connaît plutôt bien, donc une stabilité s’en dégage.

Le plus déstabilisant en fait, c’est ma prise de conscience que je ne peux plus garder le control de l’association, son développement, et l’organisation seul. Que je dois faire confiance à l’autre. Que je lâche prise sur ce que j’ai créé.

Voilà, maintenant je vais retourner avec eux, me divertir et peut être un peu m’exprimer, on verra.

 

Dimanche 16h:

Hé bien après la soirée de samedi qui était plutôt bonne, la HS en mode hypermanie, car en fait ce n’est pas de l’hypomanie vu que le délire est présent, était dans état plutôt gérable et pas trop déstablisante pour le groupe…

Mais à 4h du mat’… rebelote. Malgré une augmentation de son traitement. Elle souffre trop de son état, par contre elle accepte de prendre des médoc’s, alors sous l’accord du Samu on lui fait prendre du tercian, fort anxiolytique. Grâce à un autre HS arrivé le jour même qui en avait dans sa pharmacie personnelle. Du coup il n’y a pas eu de trop gros pétage de plomb. Par contre, nous étions impuissants, moi et les 2 HS qui accompagnaient son délire, nous pouvions plus rien faire, et même au contraire nous étions épuisés. Finalement à 11h, le Samu l’embarque, les parents sont au courant.  Tous peinés, les 11 HS, connaissant pour la plupart l’hospitalisation, mais en même temps soulagé, car on ne pouvait pas faire mieux et l’hospitalisation était nécessaire…

Quelle aventure…

Quelle expérience, très bonne finalement, car pas de conséquence grave, on a plutôt bien géré. Les effets collatéreaux sont qu’à cette heure-ci les 2 autres HS avec qui on a géré la situation sont KO et dorment maintenant, et vont avoir besoin de temps pour récupérer.

Moi ça va, j’ai pu dormir un peu. Et je suis soulagé par cette fin. Ma copine est arrivée aujourd’hui, sa présence me fait du bien. Le séjour, en tant que ressourcement, va pouvoir commencer!

Enseignement : avoir une vigilance maximale sur l’état des HS participants au séjour.

Les autres hs participants, passent un bon séjour malgré ça, et c’est cela qui m’importe. Pfffiou

Lundi 18:18

Le côté léger et détente du séjour a commencé hier soir. Autour d’un petit jeu de carte, le fameux « trouduc ». Aujourd’hui nous sommes plus que 4. 2 HS sont repartis ce matin. Dont le garçon HS qui a reçu les foudres de celles en crise les deux derniers jours. Ce dernier était donc dans un état de fatigue et de fragilité élevée.

Au delà de cette aventure maniaque, quelque chose me pèse dans ce séjour, c’est la vie en collectivité et le non partage des tâches. Si je ne pousse pas les gens à participer à la vie quotidienne alors un petit nombre se charge du tout. Moi qui suis hypersensible à l’injustice, c’est pas facile à vivre.

Pour le prochain séjour, déjà il n’y en aura pas tant que d’autres prennent en charge l’organisation avec moi. L’association a besoin de cadrage en général. Bref, au prochain séjour, chaque participant s’engagera en amont dans une tâche de vie quotidienne. Toute la vie quotidienne en collectivité sera prévue, et tout le monde sera acteur du séjour et pas seulement consommateur. Le but étant que chacun fasse quelque chose qui soit dans ses cordes.

Je me suis trompé en croyant que les gens prendraient conscience naturellement des choses à faire et les feraient.

Ce qu’il faut que tu saches, c’est que j’ai travaillé pratiquement 10 ans en collectivités avec les enfants, j’ai certainement plus de  réflexes dans ce domaine.

Du coup lorsque les choses ne sont pas cadrées c’est très dur pour moi de dire : « il faut faire la cuisine, la vaisselle, le feu, ranger, etc » à des adultes.

Bref, je t’écris cette prise de tête, alors que là je suis tranquille près du feu et que tout va bien.

Finalement ce séjour HS  a été riche en enseignement et l’association des hypersensibles en sort grandi. D’ailleurs ça y est tu peux être membre et participer un jour pourquoi pas un séjour et voir en direct des crises maniaques! Dis comme ça… Belle promo : contact@association-hypersensibles.fr

Allez, je vais profiter de la dernière soirée sans trop penser à la suite, car je ne sais pas où je vais en ce moment! Plus de joie et de légèreté!!

A bientôt,

Patience et espoir

W


L’hôpital psy ou le début d’un art

hp art

Ô vie que tu es triste,                  Lorsque le cœur est fissuré

Comme beaucoup de bipolaires et autres HyperSensibles qui traversent une crise et sont hospitalisés en psychiatrie, l’art sublime notre douleur lors de cet enfermement.

Pendant ma dernière hospitalisation, j’ai dépassé l’ennui quelque fois grâce au dessin. Jamais je ne dessine habituellement mais le contexte de l’internement fait jaillir l’expression sous différentes formes. L’enfant artiste refoulé et sommeillant chez chaque hypersensible, peut enfin pleurer sa trop longue absence. Ses larmes se caractérisent en mots, peintures et autres formes possibles d’exploitées à l’hôpital.

Cet appel du fond de notre âme est à écouter et l’oeuvre d’art qui naît de l’enfer psychiatrique est à continuer en dehors de ces murs. J’ai, nous HS, avons un potentiel d’expression artistique sans limites. Après mes premières hospitalisations, il s’est avéré pour moi que c’était l’écriture qui allait être salvateur.

L’association des Hyper Sensibles que je crée avec d’autres en ce moment donnera de la place sur son site internet : www.association-hypersensibles.fr aux productions artistiques de tous HS qui comme moi trouvent dans l’art une nécessité pour canaliser une expression débordante. J’aimerais que cette asso mette en valeur toutes les étincelles insoupçonnées chez les hypersensibles : musique, dessin, mode, peinture, danse, et l’infinité de formes d’expressions existentes. Le talent venant avec la pratique. Croyons en notre étincelle et allumons un magnifique feu d’artifice.

Je disais donc, que durant ma dernière hospitalisation en décembre dernier, je me suis essayé naturellement au dessin. N’étant pas mon art de prédilection, ce n’était pas le résultat qui comptait à l’époque mais les heures que je passaient à tenter de reproduire l’objet devant moi. C’était l’arme que j’utilisais pour réduire l’ennui qui régnait durant ces longues journées.

Dans cet article et un autre prochainement sur ce même thème, je te partage quatre des dessins qui m’ont permis de m’extraire de l’enfermement le temps de leur conception.

Durant ce séjour en HP, j’ai aussi écrit quelques textes hurlant la souffrance, sublimant la peine qui suit une période d’exaltation, d’euphorie. Cette fois dans ce summum d’énergie qui a précédé l’hospitalisation j’ai eu une relation passionnelle si forte que sa rupture brutale m’a déchiré le cœur. Voilà un texte qui pour moi aujourd’hui n’est pas tant destiné pour la femme en question que pour la vie en générale. C’est une image d’une douleur aiguë qui survient les premiers jours d’internement.

« Je relis encore une fois ta lettre. Et je pleurs. Je suis assis dans le couloir vide à côté de la porte d’entrée du service Monet. Cette porte qui me sépare de la liberté, de toi. Et je pleurs, la gorge poignardée, je pleurs parce que j’aimerai tellement être avec toi, là. A faire couler mes larmes devant tes yeux. Ces larmes qui gâtent actuellement ce papier. Tu me manques. Je ne suis pas à ma place ici. J’ai déconné : j’ai rajouté des zéros sur un chèque sur un coup de délire, d’escroquerie. Que suis-je? Mais je ne mérite pas ça, je mérite ton amour. Si grand, si profond qui, je sais, peut accueillir tout mon être. Je pleurs aussi et surtout de te perdre. Que cette hospitalisation nous déconnecte. A ce moment même, à ces minutes larmoyantes, je suis au bout de mes forces. Je suis entre des murs et des personnes qui ne me comprennent pas. Et l’attente est trop dure. Je voudrais avoir le pouvoir d’écrire cette lettre directement dans ton cœur.

Nous construisons quelque chose de très fort qui entraîne de belles tempêtes comme celle-ci, mais je suis persuadé que l’avenir ne sera qu’un monde merveilleux.

Je ne suis pas fou, pas totalement en tout cas. Ma raison dicte à mon cœur de t’aimer. Et mon cœur saigne ma raison lorsque le tien est touché.

Dis moi juste que tu es encore ma fiancée. » 

Le sentiment torturé derrière ce texte va au-delà d’une séparation amoureuse. C’est la souffrance qu’engendre le trouble psychique, le voyage dans les plus profondes solitudes.

Cependant comme je le dit dans l’article précédent, on ne souffre pas pour rien, cette douloureuse expérience fait partie de ce que je suis aujourd’hui, elle fait partie de mon chemin, elle est riche d’enseignements, je ne regrette rien.

Je dédie ce texte à mon camarade, Hakim, avec qui j’ai partagé de longues heures d’ennui là bas. C’est lui sur ces deux dessins.

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Patience et espoir,

W

 


Interview par Google, en attendant Paris Match

Beaucoup de mes lecteurs entrent dans mon blog via les moteurs de recherches (google et compagnies). Ils tapent des mots clés qui font apparaître un de mes articles dans la sélection des réponses proposées par Google. Ce qui est amusant, c’est que je peux voir les termes de recherche inscrits dans le moteur de recherche par ce futur hypothétique lecteur.

Je vais copier sur cet article certaines questions que se posent les internautes qui sont venus ici et je vais leurs apporter mes réponses. Une fois de plus, je n’ai aucune autorité médicale mais seulement mon expérience, mes réflexions et mes lectures qui collaborent toutes à mon discernement actuel :

 

« Peut-on avoir de l’espoir dans les états bipolaires? »

Le trouble bipolaire survient chez une personne majoritairement après 20 ans. Cette personne va endurer des situations de crises difficiles. Aujourd’hui, mis à part les médicaments, il existe beaucoup de moyens pour se soigner. La personne peut très bien aussi chercher à connaître son trouble. Dans ce cas-là, elle va évoluer. Son trouble va évoluer. Lorsqu’il y a évolution, il y a espoir. L’espoir est présent dans toutes souffrances humaines. Seulement, il faut y croire et ce n’est pas facile tout les jours. Enfin, je suis moi-même un exemple concret que l’espoir existe. Voici quelques articles où j’en parle :   L’autre chemin : Vivre pleinement ;   Quand c’est indicible  ; Envie de Vivre!

 

« Bipolaire, que faut-il faire pour aller mieux? »

 Premièrement, le plus difficile, il faut accepter son trouble. Il faut accepter d’être, selon la société actuelle, un malade psychique. Il faut accepter d’avoir un nouvel handicap. Il faut accepter que dorénavant notre vie ne sera plus pareil. Après ce processus d’acceptation qui peut être long, voir jamais achevé, il faut mettre en place des moyens thérapeutiques. Tous dans le but de mieux connaître son trouble. Pour aller mieux, il faut comprendre ce qu’il se passe en nous. J’ai conscience que je rejoins la première réponse mais voilà l’article en deux parties qui répond à cette question : Comment guérir de sa bipolarité 1.1 et Comment guérir sa bipolarité 1.2.

 

« Le bipolaire peut-il vivre normalement comme les autres »

Cette question revient à une interrogation centrale : Le bipolaire est-il normal? Bon, d’abord, qui est normal? Je sais, c’est nul comme réponse. On vit dans une société qui nous pousse à vivre selon un idéal commun dont la majorité y tend. Travail, famille, loisirs, amis et tout cela bien huilé dans la semaine, c’est peut être ça que tu sous entendais dans « les autres ». Le bipolaire n’est pas à sa place dans ce genre de train de vie à cause grâce à son hyper sensibilité qui va lui causer stress et angoisses puis crises dans ce genre d’environnements. On doit se protéger, découvrir ce qui nous fragilise et faire en sorte d’avoir une vie adaptée à nous. Créer sa vie et non pas vouloir celle des autres. Le bipolaire ne peut vivre comme les autres puisqu’il est bien plus sensible (et autres adjectifs), il va surement avoir une période ou sa vie ne sera pas très épanouissante mais après avoir surpassé sa souffrance il peut vivre beaucoup plus intensément que les autres. C’est ça qu’est bon! Voilà des articles où je te le prouve : La Magie du bipolaire ; La bipolarité n’est pas une maladie

 

« Comment faire changer d’avis un bipolaire? »

Comment te faire changer, toi, d’avis? Peut-être sera t-il plus difficile que de faire changer d’avis un tel bipolaire. Plus sérieusement, ça dépend de la période que vit ton cher bipolaire. Un bipolaire en crise maniaque, il est clairement et pratiquement impossible de lui faire changer d’avis. Il est emporté par une vague intérieure déferlante et évolue dans un épisode tant égocentrique qu’il est très dure de le raisonner. Un bipolaire « down » (en dépression), le problème n’est pas de lui faire changer d’avis mais qu’il est un avis tout simplement. Son esprit étant en quelque sorte « comprimé dans une obscurité » il n’est pas apte au discernement ou très peu. Enfin, chez un bipolaire stable, il n’y a pas grandes différences avec les autres, cela dépendra de la personne. Il n’y a pas deux bipolaires pareils. La plupart d’entre nous avons une grande ouverture d’esprit et sommes très intelligent. Il est vrai que s’il s’agit de changer son avis sur soi-même, il est possible qu’un bipolaire soit plus têtu mais ça encore je n’en suis pas certain. Heuu, je ne vois pas d’articles que j’ai écrit particulièrement sur ce sujet.

 

« Les bipolaires changent-ils? »

Oui, oui, oui! Je vois la bipolarité comme un passage dans notre construction, une réelle transformation à accepter ou non. Les bipolaires sont plus aptes au changement profond que la majorité de la population. Nous avons voyagé dans les recoins les plus déserts et foudroyants de nos esprits, nous avons touché du doigt une autre mystérieuse dimension, nous avons démissionné, nous avons été hospitalisé, nous aimons rencontrer tout un tas de gens différents, si cela n’est pas matière à se remettre en question et évoluer! Voici le début de toute ma première crise, l’origine de ma transformation toujours active : Maniac Story ep01 : Je t’aime à la folie. Et puis surtout cet article: Ma bipolarité évolue

 

« Lorsqu’un frère est bipolaire, est-il possible d’avoir un droit de regard sur ces comptes? »

(Si ça se trouve c’est un de mes frères qui a tapé ça sur Google, c’est flippant.) Pour gérer tout ce qui est administratif ainsi que la banque, il existe la tutelle ou curatelle. La curatelle étant plus soft et permet à une personne (le frère par exemple) de prendre en charge les comptes du bipolaire lorsqu’il perd la raison. Mais cela se fait avec son accord lorsqu’il est stable. C’est un sujet épineux. Les proches sont certes importants, ils peuvent tirer la sonnette d’alarme quand leur cher bipolaire va se mettre en danger. Cependant en tant que bipolaire, il est très désagréable de se sentir observer même parfois juger lorsque l’on va affirmer quelques choses d’inhabituelles  « Est-il up? Il semble exciter.. Il est en train de monter… Dois-je appeler le psychiatre » tant de pensées que l’on peut deviner parfois dans l’esprit de quelques uns de nos proches. Dans mon cas, ces situations-là ont été très douloureuses. Bref, faut faire attention et le meilleur moyen d’éviter ces tensions est la communication. Surtout dans la famille lorsqu’elle est proche. Voici les articles : Vivre avec un Bipolaire 1.1 et Vivre avec un Bipolaire 1.2 et aussi Vivre avec un Bipolaire 1.3.

 

« Est ce qu’une personne bipolaire peut revenir vers moi? »

C’est dans le cas inverse où j’aurai un peu de peine pour toi. Effectivement le bipolaire va faire fuir certaines de ces connaissances de part ces crises et variations d’humeur. La réponse à cette question est donc favorable. Les bipolaires sont des grands affectifs et sentimentaux. La gestion difficile de nos émotions peuvent provoquer pas mal de problèmes relationnels mais grâce à notre hyper sensibilité, nous oublions difficilement une personne qui a marqué notre vie. Je ne peux aller plus loin dans la réponse étant donné que ça dépend de l’histoire qu’il y a eu entre vous deux, de sa position par rapport à la bipolarité et surtout de toi!

 

C’est rigolo comme article, je continue un peu…

 

« Pourquoi les bipolaires nous fascinent ? »

Parce qu’ils sont extraordinaires! C’est marrant, j’ai un article portant le titre de la question et qui y répond précisément : Le bipolaire fascine.

 

« Comment le bipolaire aborde les femmes? »

Tu te doutes qu’il m’est impossible d’apporter une réponse générale et précise à cette question. Il y a autant de bipolarités que de bipolaires et de manières d’aborder les femmes. Mais je vais tricoter un peu autour de la question en partant des grandes caractéristiques d’un bipolaire : la sensibilité, un besoin d’affection surdimensionné, la générosité, la créativité et donc en général : l’originalité. Suffit que le bipolaire soit un peu en forme et tu auras la chance de vivre une aventure tout en couleurs grâce à sa créativité et originalité. Un bipolaire qui flash sur une femme peut très facilement user d’excès pour séduire celle-ci. D’un autre côté, un bipolaire juste stable va peut être angoisser et se poser milles questions sur le comment il va t’aborder. Pour conclure je te répondrais en un mot : originalement. Sur cet article je raconte comment j’ai abordé en période up : Maniac Story-ep12 Amourettes. Sinon, je développe largement le sujet au travers les articles : Vivre avec un bipolaire ( Voir lien une dizaine de lignes au dessus)

 

« Zaz, a-t-elle un trouble bipolaire? »

Ahah! J’adore la question d’autant plus que j’aime beaucoup cette chanteuse. Je suis aller la voir en concert et c’est vrai qu’en écoutant ces paroles, en voyant son énergie et en découvrant son engagement « bisounours » pour une planète meilleure, on pourrait penser qu’elle a les caractéristiques de la bipolarité. Cependant, on peut être joyeux, exalté, sensible, pétillante etc. sans être bipolaire. D’un autre côté il y a beaucoup d’artistes qu’ils le sont. Je ne pense pas que Zaz soit bipolaire car si ce fut le cas j’aurai aimé qu’elle l’affirme pour redorer notre blason. Mon article à la suite de son concert : La révolution des colibris et celui où je parle de Victor Hugo : illustre bipolaire.

 

« Comment un bipolaire peut écrire sa biographie? »

Avec un stylo multicolore.

 

« Ma fille est bipolaire, que faire? »

Venir sur mon blog :). Mais avant, tout ne pas succomber à cette impression de fatalité. Certes, c’est un bouleversement terrible dans une vie qui va compliquer beaucoup de choses au début. Mais avec amour et espoir elle renaîtra dans un nouveau soi. Il faut se dire aussi, qu’être bipolaire était un passage nécessaire dans son épanouissement personnel, elle a une grande énergie en elle qu’elle n’a pas pu exprimer à travers des moyens rationnels, cela a causé la nature de son trouble. J’ai écrit un article qui répondent à cette question : Bipolaire, la sentence est tombée

 

« Qu’est ce que ressent un bipolaire? »

Je ne suis pas dans la tête des autres bipolaires mais beaucoup se reconnaissent dans  les écrits qui montrent ce que je ressens : Les apparences sont trompeuses  et  J’avance dans le noir.

 

et enfin,

« Je suis triste que ma sœur est bipolaire »

Oh, c’est mignon! Ne sois pas si triste… Va lui dire que tu l’aimes, et demande lui ensuite si elle est triste d’être bipolaire :). Quand on me pose la question, je réponds comme le titre d’un article que j’ai écris l’année dernière : Je suis aussi triste pour vous que vous pouvez l’être pour moi .

🙂

Voilà, finis l’interview. Je me suis d’ailleurs permis d’améliorer l’orthographe sur, je le rappelle, les termes de recherches écrit à la hâte par les internautes sur Google, Bing et autres. Ah oui, si tu retrouves ta question où tes mots de recherches que je recopie sur cet article dis le en commentaire, l’improbabilité serait rigolote!

1789e mot! Un signe? haha, en tout cas je crois bien que c’est mon article le plus long que j’ai jamais écrit. Tu peux bien me féliciter, ce n’est pas un tâche facile… Je te rappelle que je suis handicapé!!!  (Je sais pas si beaucoup de gens seront réceptifs à ce genre d’humour…)

😉

A bientôt.

W.


Maniac Story-ep02: L’exorciste

Le lendemain, je me réveillai pour le déjeuner. Les émotions de la veille m’ont apparemment assommé de sommeil.

L’après-midi, mes parents m’emmenèrent voir un docteur.Il fallait éclaircir mon comportement de la veille, tu penses bien. Plus on s’approchait du rendez-vous plus une angoisse montait. La même angoisse qu’hier. La même énergie ressentie la veille se remettait à couler dans mes veines. (A parte: rien que le fait de l’écrire, je ressens, cinq ans plus tard, encore cette mystérieuse sensation surnaturelle; merci au lithium de me protéger).

La psychiatre écouta les mots, plein d’inquiétude et de bienveillance, de mes parents, puis ce fut mon tour. Je ne me souviens plus de ce que j’ai dit. Par contre je me souviens très bien lorsque la psychiatre énonça la nécessité de prendre des médicaments… Terreur, fureur et malheur! j’éprouvais un mélange de ces émotions. Ils voulaient que je prenne des médicaments. Mais, pour moi, cela voulait dire me tuer. Tuer l’énergie débordante qui remplissait mon corps, mon esprit et mon âme. Ils voulaient tuer mon âme. Je sortis furieux avec cette force en moi. Celle qui avait la couleur du désespoir et de l’amour, hier, chez ma princesse. Aujourd’hui elle avait la couleur de la colère. j’étais tellement sur les nerfs que je me sentais invincible. Quelqu’un m’aurait tiré dessus à ce moment là, j’aurais arrêté la balle à la force de ma rage.

Oui, voila, j’étais enragé. J’étais devant l’hôpital à dix mètres de l’entrée. Je respirais à une cadence animale. En deux secondes j’allumai une cigarette. Je ne n’appartenais plus au même repère temporel, émotif, de force qui s’applique à tous les humains. J’étais dans un autre dimension. Je tenais plus en place. J’allumai une deuxième cigarette pour que la nicotine me calme et ralentisse mon rythme cardiaque. Mon cœur était déchaîné. Ainsi, en moins de trente secondes (en secondes humaines) j’avais pas moi de cinq cigarettes allumées dans ma bouche. Je pompais la nicotine tout en surveillant l’entrée du hôpital, à l’a-guet de tout tortionnaires en blouse blanche qui pourraient s’approcher de moi et m’arracher à la vie. A la vie que je ressentais si fort et vivais si intensément.

Mon père sortit le premier, mais il se garda bien de faire le moindre mouvement vers moi. C’est comme s’il savait, qu’il comprenait qu’il ne fallait pas s’approcher. Il était connecté à moi par les liens du sang. Par contre les anges du mal n’étaient pas de mon camp, de ma famille. Un de ces tortionnaires de l’âme fit l’erreur de s’avancer. Je foudroyai son esprit à distance. Il s’arrêta à mi distance entre l’entrée et moi. Je lui criai des insanités. Je lui hurlai dessus quelque chose du genre : »approche pas sinon je t’arrache les tripes par le cul et te les fais bouffer!! ». J’étais possédé. Il était paralysé par mes pouvoirs devenus démoniaques. Un démon m’habitait, mais ce n’était que pour me défendre du diable. Sur ce je m’échappai et quittai le centre ville. Totalement en transe je me dirigeai vers la Seine. Pas besoin de gps, mon esprit en ébullition m’y dirigea aisément.

A suivre,

Ce n’était que le deuxième épisode de ma première crise. Cette aventure n’est pas terminée. Accroches toi !!

Prochain épisode: Maniac Story-ep03: Parano

Episode précédent : Maniac Story-ep01 : Je t’aime à la folie

A bientôt,

W.


Maniac Story-ep01: Je t’aime à la folie

Bande annonce publicitaire 🙂 : Mon nouveau blog! à cette adresse : http://etrelapaix.wordpress.com/ 🙂

 

Juin 2008,

RER A jusqu’à la Défense. Je descends à pieds l’esplanade. C’est le matin et je me rends à mon école de commerce. Il fait beau et, comme tous les matins depuis peu, j’allume un joint d’herbe que je fume paisiblement sur le chemin au milieu de ces jeunes cadres dynamiques qui s’affairent en bas des grandes tours de la Défense.

Je me sens bien. Même très bien. L’herbe ne me défonce pas, au contraire elle me rend serein et très confiant.

Ce matin c’est un examen oral qui m’attend. Une présentation de groupe au sujet d’une création d’entreprise. Bref, tout le monde est stressé. Sauf moi. Bien sûr l’entretien se passe très bien, le jury me congratule sur mon élocution « pertinente et claire » à propos des fonds de roulement. Et puis après midi entre copains. Terrasse de café, bières: tout est parfait. Seulement, mes pensées sont tournées vers cette fille que j’ai rencontrée le mois dernier. Un vrai coup de foudre. On s’est vus et revus durant trois semaines. Une osmose s’est produite entre nous. Ce qui me soucie c’est que cela fait trois jours que je n’ai pas de nouvelles…

La soirée est annoncée chez un copain de l’école. Sur le chemin je trouve sur le trottoir une petite perruche jaune mourante, là, sur le sol. Très sensible à cette scène tragique, je décide de la prendre afin de l’amener avec nous et la soigner une fois arrivée. A partir de ce moment là, il est sacrément primordial de sauver cette petite créature divine. L’oiseau meurt. Une partie de moi est en transe. Je sors, seul, pour enterrer l’oiseau. Il fait nuit, à genoux au pied d’un arbre, l’oiseau dans la main, je m’effondre. Un peu plus tard, seul devant son tombeau symbolique, j’implore le ciel et « mon Dieu » et pleure toute ma souffrance « Qu’ai-je fait pour mériter une telle tragédie?!… ».

Je rentre finalement dans l’appartement. Un copain participant à la soirée me prend à part. Sachant que quelque chose n’allait pas en moi, il me demande des explications sur mon comportement mystérieux, et rongé d’inquiétude il se met même à pleurer. Moi, remis de mes émotions, le rassure et fait mine d’être insensible face à son inquiétude. Plus tard, sur un coup de tête, j’appelle un taxi dans l’idée de rentrer chez moi (et ma famille).

La faute au taxi-man.

J’étais amoureux de C. Je ne comprenais pas son silence… Je partageais alors mes sentiments et les détails de ma relation avec le chauffeur de taxi. Ah oui, j’ai oublié de te dire que depuis quelques semaines j’étais très, très sociable. C’est alors que, lui, me raconta une vieille histoire d’amour. Sur la route, d’un ton moralisateur il me conseilla de lui déclarer ma flamme, si c’était vraiment l’amour de ma vie. Très sensible à ces paroles qui résonnaient en moi, je lui demanda de me déposer en face de chez elle.

Il était une heure du matin. Debout dans le jardin de sa résidence, au pied de son immeuble, je l’appelai. Réveillée et surprise par cet appel, elle me dit de partir. Perdu face à ce rejet, je la supplia « de me donner un peu d’eau pour soigner un petit oiseau blessé ». Je délirai et ma folie la rendit hystérique. Elle se mit à crier si fort que sa mère prit à son tour le téléphone et menaça d’appeler la police si je ne rentrais pas chez moi. Paralysé par la souffrance de ce coup de poignard au cœur, je perdis complètement la raison: J’appelai moi-même la police, « Mon amoureuse est retenue en otage et enfermée par sa mère! ». Ce ne fut pas tout. J’appelai aussi les pompiers, « il y a le feu chez mon amoureuse, venez vite! ». Et, enfin, ce fut le tour du Samu. Une voiture de police arriva rapidement. Un des policiers contrôla mon identité et écouta mon désarroi. L’autre rentra dans l’immeuble et constata que la mère n’était pas réellement une criminelle. Les pompiers arrivèrent ensuite, tout un régiment près à aller vaincre les flammes censées brûler l’appartement de ma princesse. Et puis se fut le Samu. Je fus alors entouré de tous ces hommes en fonction, dérangés en pleine nuit par le délire d’un déséquilibré.

Moi, je pleurais, ils ne me croyaient pas… Je pleurais d’amour. Mon esprit s’était transformé en un opéra de passion intense. Il y avait un pompier qui était plus particulièrement mécontent que les autres. Il me poussa. Heureusement, il y avait plusieurs corps de métiers différents. C’est les policiers qui raisonnèrent le pompier en question.

Finalement j’ai eu le droit aux menottes et au voyage jusqu’au commissariat.

Au poste, les policiers étaient, en réalité, touchés par l’amour extravagant que j’avais envers ma princesse. Ils furent pris d’affection à mon égard jusqu’à ce que mes parents, surpris, vinrent me chercher.

Il n’y eu aucune suite judiciaire à cet épisode.

Par contre, ceci n’est que l’introduction de ma première crise maniaque.

Prochain épisode : Maniac Story-ep02: L’exorciste

W.