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J’attends le prochain train

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J’attends le prochain train…

Je ne sais pas d’où il vient, je ne sais pas où il m’emmènera, mais de là où je patiente je crois deviner ce qu’il va se passer.

Ce train vient du futur et m’emportera vers un passé perdu. Un pays que j’ai imaginé enfant, et oublié lorsqu’un autre réalité m’a rattrapé.

J’attends dans cette gare où la vie m’a débarqué la dernière fois. Le dernier voyage a été interrompu, le conducteur m’a dit que je n’étais pas prêt pour la suite. Avant de me laisser seul sur le quai, il m’a soufflé un conseil et il m’a mis entre les mains un fil, puis il a relancé sa machine qui a continué son voyage dans le temps. Le train a disparu avec les rails à l’horizon tout en déroulant le fil. Ce fil, seul souvenir de mon destin.

J’attends le prochain train, je m’occupe comme je le peux, sans trop prévoir pour ne pas déranger la suite de l’aventure qui doit rester imprévue. J’essaie de ne pas trop penser, et me concentrer sur ce fil, le fil de mon histoire, hors de contrôle mais plein d’espoir.

Je me prépare dans le silence, je me fais ombre dans l’ombre. Je veux être prêt pour le prochain voyage, ne pas commettre les mêmes erreurs afin de rester le plus longtemps transporté. Avant une prochaine gare, une prochaine attente…

Patience et espoir.

W

Autres articles sur la destinée : Signes et Destin


En vrac!

…Sur l’air des beatles Love me do. Les beatles que j’écoute presque en boucle depuis l’été dernier, de très bonnes vibes, sacrés types…

J’ai des choses à exprimer, je ne sais comment commencer, je ne sais quels mots vont sortir, je ne sais quelles phrases vont s’articuler, mais je ne me fais pas de soucis, ce qui veut sortir, venir sous tes yeux, sortira. D’ailleurs cette dernière phrase n’était pas prévu, ce paragraphe là non plus. Cet article est parti sur une observation de l’instant présent. Dans un grand mix youtube des beatles, c’est la chanson Love me do qui se jouait lorsque j’ouvris cette page blanche, alors je l’écris, le pas est fait!

L’expression artistique est simple. Il suffit (le plus compliqué peut être) de trouver un art qui nous plaît, pas forcément celui on l’on est doué. Moi, par exemple, je n’ai aucun don à l’origine pour l’écriture. Mes professeurs de français et les notes pourraient en témoigner, ainsi que mes premiers textes il y a quelques années. C’est en écrivant que l’on devient écrivain. C’est tellement juste. Et donc je suppose qu’au delà de l’écriture, cela marche pour tous les arts. C’est l’envie, la nécessité même de s’exprimer qui l’emporte progressivement et naturellement sur la technique. Il suffit d’avoir les outils, les instruments, du papier et des crayons pour écrire, dessiner, peindre ou une guitare, des paroles etc. Une fois que l’on a les instruments, il n’y a qu’une chose à faire…

S’exprimer. Mais que dire, que chanter, que peindre, que… ? Je crois que la recette, c’est exprimer ce que l’on ressent là, au moment où l’on a notre instrument entre les mains. Exprimer ce que l’on ressent, ce qui se passe dans notre tête là maintenant, exprimer ce qui se passe en nous que l’on ne pourrait exprimer autrement (socialement ou professionnellement). Voilà à quoi sert l’art à mon avis, exprimer ce que la vie nous fait expérimenter à l’intérieur.

Écris un mot, trace un trait, joue une note, fais un pas de danse, chante, et vois ce qui se passe. Ce qui  bloque est l’obsession du résultat, de ce que va penser l’autre, la peur de voir sa production pauvre. Le jour où j’ai créé ce blog, je n’avais aucune certitude quant à la qualité de mon premier article. Aujourd’hui non plus, 300 articles plus tard, je ne sais pas, car je ne me pose pas la question, de la qualité de cet article. Seulement, je ressens le besoin d’exprimer pleinement ce que je vis dernièrement (et seul l’écriture me le permet) alors j’ouvre la page « nouvel article » avec seulement quelques idées vagues en tête, et je me lance, j’écris une phrase puis un processus s’active et ça coule à flot. Bon, avec le temps c’est plus facile, mais le processus reste le même. Je n’avais pas pensé à écrire tout ça dans cet article mais je me suis ouvert à ce que je ressentais sur l’instant, et ce besoin d’écrire, cela m’est venu, et voilà c’est fait, et ça fait du bien!

Expression, EX-PRESSION : supprime la pression. C’est tellement évident pour moi et tellement essentiel, pour rester le plus léger possible, de ne pas rester longtemps avec des émotions, des pensées, des énergies non canalisées qui s’entremêlent, se tordent, se troublent, etc.

Les rencontres entre hypersensible sont un espace d’expression. La transition est faite!

Mercredi dernier, 3 août 2016, a eu la 26e rencontre entre HyperSensible, et oui! que de chemin parcouru depuis la première rencontre que j’avais proposé ici-même il y a deux ans. Petit lien vers l’article qui a suivi cette première en juin 2014, pour les nostalgiques C’est indicible. Celle de mercredi soir dernier mérite un petit mot… Nous étions 16!!!

16 personnes concernées par l’hypersensibilité rassemblées au parc Monceau. Un record! Petit à petit un mouvement se manifeste de plus en plus, je ne sais pas comment ça va évolué mais en tout cas je suis cette vague hypersensible, humaine je dirai même simplement, car ce qui se passe dans nos rencontres, c’est juste un peu d’humanité, de partage, de bienveillance, de non-jugement, d’amour, bref ce qui manque un peu dans ce monde!

Cette rencontre a été marquée aussi par la participation d’une nana, plutôt illuminée. Bon, je l’avais cherché en osant pour la première fois d’affirmer un thème pour ce soir là : HyperSensibilité et Spiritualité. Hé bien la spiritualité a été présente surtout par le biais de cette jeune femme de 52 ans, mais bon de manière très intense et un peu violente (pas physiquement hein!). Son discours partait du fait qu’elle considérait les hypersensibles, des hauts potentiels, des « enfants de lumière », que nous étions 0,01 % de la population et que nous étions là pour sauver le monde en gros. Sur quoi, je suis plutôt d’accord. Après elle allait plus loin, elle était persuadée qu’elle avait stoppé la pluie qui tombait juste avant, que Mickael Jakson n’était pas mort… Tu y penses peut être, elle est « up », en pleine aventure mystique. Je pense aussi, même si on ne peut pas prouvé qu’elle a tort sur les points précédents, haha!

Pourquoi je te parle d’elle? Parce qu’elle a monopolisé la parole pendant toute la première moitié de la rencontre, et qu’elle a déclenché chez tous des réactions, dont pour la plupart des peurs que cette nana soit une gourou, qu’elle soit venue recrutée, ce que je comprends très bien, vu qu’elle parlait de clients qu’elle guidait, qu’elle se disait en connexion direct avec Jésus, qu’elle était là pour nous réveiller, nous mettre face à notre destin d’enfants de lumière, qu’elle nous disait qu’il fallait arrêter les médicaments, arrêter de s’adapter à cette société qui nous poussait au suicide, arrêter de parler même à ceux qui nous comprenne pas, etc. Tu vois un peu mieux le tableau. Et elle était avec une amie à elle qui ne parlait pas et buvait ses paroles. Pour parachever le tout elle était passée quelque jours avant sur notre fabuleux-forum-où-tu eslebienvenu- http://hypersensible.forumactif.org. Sur celui-ci elle avait envoyé à la volée en message privé à certain membres, un message où elle se présentait comme une personne à haut rang spirituel avec les pouvoirs qui vont avec. Elle a été banni évidemment de suite.

Tout cela ressemble à quelque chose de perché et plutôt dangereux, mais si je te raconte tout ça, c’est pour te partager mon sentiment sur ce phénomène. Le soir même quand elle parlait, son discours résonnait en moi, elle avait un message spirituel qui me touchait et dans lequel j’étais d’accord, ses propos m’intéressaient malgré la violence, le ton extrême, et surtout le manque cruel d’écoute et de bienveillance qu’elle avait. Je voyais en elle une urgence de nous dire tout un tas de choses en très peu de temps. Après coup en discutant avec ma copine (qui étais la à la rencontre, une autre première!) nous étions d’accord que sur le moment elle « canalisait » une énergie spirituelle. Ce qui est dommage c’est qu’elle ne maîtrisait pas ce phénomène, que son égo s’appropriait le pouvoir dont elle disposait, qu’elle subissait cette connexion à une énergie absolue qui fait souvent perdre la tête. Je suis bien placé pour le comprendre avec mes expériences d’aventure mystique qui ont mal tourné. Tu peux les lire là ManiacStory, il y a toute une littérature! Et encore je n’ai pas fini de toutes les retranscrire.

Je suis allé voir le site qu’elle communiquait dans son message illuminé sur le forum. Et là, tout s’éclaira, je sentis une force m’habiter, une paix, un amour…. non je rigole! Je suis allé sur le site… et je fus surpris, c’était simplement un petit blog où elle offrait ces services de guide…. touristique! Guide touristique à Paris personnalisé, blablablabla. Aucun lien spirituel ou douteux sur le site! C’était bien cela, elle n’était pas une gourou ou qu’est-ce, seulement une hyper-sensible vivant une période très instable, une aventure mystique si forte qu’elle mélange un peu tout, malgré les vérités sous-jacentes qu’elle exprime. En ce moment elle est plus un danger pour elle-même. J’espère, ce que je doute sincèrement, qu’elle redescendra sans passer par la case hp. Car lorsqu’on est emporté par cette énergie et qu’on perd ancrage et communication avec les autres, par expérience, il n’y a que le mur qui nous fait redescendre. Ce mur c’est l’hospitalisation, le risperdal, le loxapac, le tercian, la chambre d’isolement, les seringues, la camisole, selon les endroits, hélas!

J’avais envie de te raconter ça, car si on est mal averti on peut très mal interprété le comportement de ces personnes, on peut se laisser emporter innocemment par cette énergie, on peut décoller avec elle surtout nous personnes fragiles, ou inversement on peut se braquer, prendre la personne comme un gourou dangereux, et en fait ne pas apprendre de cette rencontre.

Je n’écris que sur moi habituellement, ça te change un peu!

J’ai tellement d’autres choses à écrire, mais 1600 mots c’est déjà trop pour l’internaute, notamment sur la relation amoureuse que je vis et qui est riche en futur partage. Où ma sincérité sera mise à l’épreuve car Elle a découvert mon blog juste avant la rencontre avec tous ce qui a à découvrir : médicament, incendie à Montpellier. En tout cas, c’est plus simple, ça passe ou ça casse! J’aurai préféré qu’elle me connaisse un peu mieux pour relativiser ces informations avec qui je suis, la somme d’un long travail, aujourd’hui! M’enfin elle n’a pas pris trop peur, d’ailleurs une semaine de vacances est prévue, et ça c’est coooooool.

Je pars une semaine, avant celle avec Elle, en Bretagne avec ma famille, petites vacances pour le blog. Mais comme j’aime bien le dire, ça te laisse du temps pour rattraper ton retard!!!

Hyper Sensiblement,

Patience et espoir,

W

 


How to live?

Je suis en train de lire « How to live » de Sarah Bakewell. Comment vivre en 20 points, selon les Essais de Montaigne. Je ne savais pas que Montaigne, 500 ans avant moi, a écrit un journal de réflexions sur lui-même. Il s’exprimait régulièrement sur ces ressentis et pensées qui venaient à lui une fois qu’il avait la plume en contact avec la feuille blanche. Voilà, c’est tout! Ça me fait plaisir de savoir que mon blog est un exercice d’expression à la manière de Montaigne. Même si, je l’avoue, la plupart du temps j’ai une petite idée de ce que je vais écrire ; plutôt une pensée que je vais développer dans un sens inconnu avant l’écriture de celle-ci. Montaigne, précurseur du free-style.

Plus je grandis, plus je me rends compte, que l’on m’a très mal vendu les grands auteurs de l’Histoire, souvent même dégoûté. J’en redécouvre chaque année et je suis à chaque fois surpris de la richesse mais surtout de l’accessibilité de celle-ci donnée par l’auteur. Je ne suis pas le seul à avoir été marqué par les profs de français au collège qui essayent de nous enseigner des grands maîtres de la littérature alors que l’on a 13 ans ; on est pas prêt ; il faut avoir vécu un minimum pour comprendre certaines choses. Ce premier rendez-vous avec le livre raté du collège et du lycée laisse certainement un obstacle que l’on doit franchir 10, 20 ans plus tard pour pouvoir profiter d’une sagesse gratuite, qu’on a faillit louper.

Les deux premiers conseils de Montaigne sont : Ne pas s’occuper de la mort ( elle s’occupera très bien de nous sans notre aide). Prêter attention. (je suis pas assez loin dans le chapitre pour vulgariser comme le premier point).

La mort m’obsède ces derniers-mois. Mes crises d’angoisses, sensations de mort imminente -crises cardiaques, sont revenus depuis 2016. Je ne pense pas à ma mort mais à celle de mes proches. Depuis quelques temps, dés que ma mère ou un frère prend route, j’imagine automatiquement un accident. C’est plus fort que moi. C’est pas très agréable! Mes angoisses viennent soit sans raisons dont j’ai conscience ou lorsque, par exemple, je regarde un film où il est question de morts, de crises d’angoisses, etc.

Je vis cette période morbide avec philosophie car elle n’est que la caractéristique visible d’une transformation intérieure qui s’est intensifiée depuis novembre 2015. Sortant d’une dépression de 3 mois (dé-pression non douloureuse je précise), plus les terroristes, ce n’est pas étonnant que depuis, la mort est présente dans mon esprit. J’en conclue que j’ai un « moi » que je dois laisser mourir, laisser partir, pour faire de la place à un nouveau « moi ». Cela fait partie de l’Eveil. La spiritualité, au passage, est absolument nécessaire pour tendre vers une libération totale de ses troubles. Cependant ce n’est un long fleuve tranquille. Plutôt un véritable combat que l’on accepte ou pas. Un combat qui permet d’évoluer, faire évoluer son trouble. Je le vois dans ma dernière dépression et crise maniaque ; je n’ai pas vécu ces périodes comme des phases maladives comme toutes celles qui ont précédées mais plutôt comme une fluctuation d’énergie qui est possible de maîtriser pour ne pas sombrer dans une névrose extrême qui nous mène à la psychose. Je n’ai pas maîtriser totalement, non, loin de là! Mais assez pour être convaincu que c’est possible. Qu’il y a une autre vie derrière celle du bipolaire qui souffre de ces phases. Pour cela il faut croire en son destin, allez au-delà du monde apparent, se libérer des croyances que l’on a pas choisi, se libérer de beaucoup de choses en fait, ça demande du courage. Courage qui vient naturellement lorsque l’on sait intuitivement que c’est le bon chemin.

Voilà. Amen! Non, mais il faut bien que parfois je partage ce qui me permet de mieux vivre une dépression, mieux vivre tout simplement. Hé ben, cette introspection couplée à l’expression m’amène lentement à être plus proche de moi-même. Et être soi, c’est ça le bonheur, je crois.

Patience et espoir

W

bipohypermaniac@gmail.com

 

 


Signes et Destin

Que c’est beau de croire au Destin, à mon Destin déjà. Penser qu’il y a un chemin qui me réalisera plus que tous les autres, est à l’origine de nombreux tiraillements et de doutes qui s’étirent douloureusement sur plusieurs mois. Mais lorsque, comme la semaine passée, des signes évidents apparaissent : quel soulagement! C’est mon expérience la plus concrète de la joie : se sentir être au bon endroit, au bon moment, sur le bon chemin. Peut-être est-ce comparable à une situation où je serais perdu dans une forêt obscure ou dans un désert infini et par miracle je retrouve le sentier qui mène à chez moi après des saisons d’errances. C’est comme-ci la vie me faisait un simple clin d’œil qui effacerait d’un coup les doutes que j’avais sur la voie empruntée…

Il s’agit là de mon rêve d’être acteur. J’ai commencé le théâtre à la rentrée 2013, tout comme ce blog, n’ayant pas de talents particuliers, j’utilisais ces moyens d’expressions d’abord pour leurs bienfaits thérapeutiques. Coup du Destin, je suis tombé sur une prof, metteur en scène, qui convenait parfaitement à ce que je cherchais : avant tout un travail sur moi-même. Pendant deux ans, je l’ai suivi dans tout ce qu’elle proposait : ateliers, stages, lectures. Jusqu’à l’été dernier, où pour couronner le tout, j’ai intégré sa troupe pro pour une pièce avec laquelle je suis parti en tournée. Bref, petit à petit, le plaisir de la scène à pris place sur l’effort à fournir pour dévoiler ses émotions. Enfin, je me suis inscrit l’année 2015 dans une troupe de théâtre de clown dans laquelle j’ai pu me concentrer sur le travail du corps et le lâcher prise du mental. J’ai pris la décision en septembre dernier de ne pas intégrer une école de théâtre pour « revenir à la réalité », trouver un boulot. Coup du Destin, avec les attentats, une crise maniaque suivi d’une hospitalisation à Noël a coupé court dans la voie parisienne sans théâtre que je prenais. Du coup, retour chez mes parents, et après trois mois de dé-pression, de retraite, de transformation intérieure, de recentrage, de métamorphose, bref un mélange de tout ça! hé bien après c’est 3 mois d’hiver, je m’inscris à un stage d’admission pour une école de cinéma parisienne. Et cela nous mène à mardi dernier, premier jour du stage…

Ce n’était pas seulement mon retour sur scène, mais avant tout mon retour à la vie sociale, mon retour dans un groupe. Etant resté en ermite trois mois chez mes parents, participant seulement aux rencontres HS. Autant te dire que mardi, avant le stage, j’étais dévoré par un stress qui me dépassait largement. Zéro confiance en moi pour intégrer ce nouveau groupe. Doutes en boucle quant à ma décision de reprendre le théâtre. Avant de prendre le RER pour Paris, je suis resté un peu dans mon parc à me laisser paralyser par le venin de mes anxiétés. Au-delà de ce mal, je me sentais obligé d’y aller, je n’ai pas pensé une seconde à annuler. Je savais que ce que me faisait subir mon mental n’était pas adapté à la situation, je le savais mais cela n’effacer pas la douleur. Comme à chaque fois que j’appréhende une rencontre, j’arrive sur place très en avance. Je me suis posé sur une terrasse d’un café, non loin de l’école. Je suis resté assis à regarder les passants et les voitures passés. Je n’étais pas dans une sérénité totale mais assez bien pour sortir de mes tourments intérieurs et de regarder le monde extérieur. C’est là, qu’une fois de plus, la chanson de Goldman « Il suffira d’un signe » pris tout son sens. Un petit signe du Destin qui eu un effet colossale sur moi. D’abord surpris d’un tel clin d’œil mystique, je fus ensuite galvanisé. J’étais rassuré. J’étais sur le bon chemin.

Pour te raconter cet instant magique, je dois remonter d’abord à l’automne 2014. Grâce à ce blog, j’ai fait la rencontre d’Elise qui devint très vite une amie. C’est elle qui me proposa de l’accompagner à un stage d’un week end sur la « Communication avec les ancêtres » d’après la tradition amérindienne. Pendant trois jours, un sage amérindien, Don Marcelino, nous initia, par des expériences basées sur le silence et la méditation en groupe, à  entrer en contact avec un ancêtre choisi. Fort déjà de mes croyances mystiques, je n’eu pas de mal à accepter l’existence de cette dimension. L’ancêtre, étant pour moi, l’équivalent de mon étoile, de mes âmes protectrices et autres symboles permettant une ascension spirituelle. Pour résumer, mon grand père, appuyé par la clairvoyance du sage, m’indiqua de faire du clown, étonnant! Et Don Marcelino me donna un contact précis. Quelques semaines après je me trouvais près de Grenoble pour le stage de clown en question. La découverte de cette pratique fut une révélation pour moi. J’en profite pour faire la pub du clown de théâtre qui a mon avis est la forme d’expression la plus adaptée pour l’hypersensibilité.Bref, en attendant le train pour le retour à paris, je pris un café et là, coup du Destin : je rencontre une ex-copine que j’avais déjà revu par hasard sur une aire d’autoroute! Et comme si ça suffisait pas pour que je comprenne que l’âme de mon grand père était bel et bien présente dans tout ça, dans ce café, assise, elle lisait un bouquin qui avait pour titre : Le livre des coïncidences!! Là où il y a quelques temps je serai parti en crise maniaque, j’ai interprété ce signe avec une profonde simplicité que j’ai gardé depuis : c’est un signe que je suis sur le bon chemin et, donc, que tout va bien se passer. Le clown m’a beaucoup apporté,et l’expérience n’est pas finie, dans la connaissance de moi-même. Ce sont des très belles rencontres, Elise et Don Marcelino, et des signes qui m’ont mis sur cette voie qui passe de manière plus qu’évidente par le nez rouge.

J’ai arrêté, provisoirement, les cours de clown depuis ma dernière crise. Bon, je reviens à ma terrasse de café à laquelle je suis assis, mes yeux sautant d’un passant à l’autre, d’un conducteur  à un passager. Avec toujours l’appréhension de ce premier jour de stage et particulièrement la peur de me présenter : qu’est ce que je vais dire? etc. Et là, dans ce nuage de fumée, je vois, à l’intérieur d’une voiture, un petit garçon avec… un nez de clown! Grosse surprise, je ne m’attendais pas à ce virage de ressenti. Ce nez de clown, d’abord, c’était un signe de mon grand père, un signe d’encouragement, « tu n’es pas seul ». Comme un phare dans la nuit, une main tendue. C’est rien et pourtant quelle force, subitement, m’habite!

Bon je vois que je suis déjà à mille mots. Je te raconterai au prochain article, comment ce stage m’a ouvert la voie, avec, comme à chaque fois, une rencontre qui fait le pont vers un autre environnement, un peu plus proche de nos rêves.

Avant tout rêver, rêver le plus large possible, après la vie fait le reste.

Patience et Espoir,

W

 


Sincérité quand tu me tiens

Et là voila de retour…

…Cette sensation, cette force qui vient à mon secours lorsque mon égo est en déséquilibre sur ce qui croît être le fil de son destin. Tu sais cet égo qui est ce moi que je crois être, ce moi qui a envie de cela, ce moi qui veut être cela. Ce moi qui voulait encore, il y a quelques instants, ne pas revenir ici crier son émoi. Travailler mon égo la rendue plus fragile. Je le comprends là, en apercevant encore étonné cette sensation, cette force venant du cœur et transperçant la coquille « pseudo-identité ». Cette force, c’est la sincérité. Elle me pousse à exprimer ce que je ressens même si cela doit remettre en cause toutes mes décisions, actions, pensées, passés.

La sincérité vient du cœur, c’est certain. Ecoute ton cœur, disent-ils. Oui écoute le mais attention, je te préviens ça va te secouer. La sincérité est une force de la nature, elle est ce qui doit être, un retour vers l’équilibre.

Bref, c’est magique, c’est poétique, magnifique, peut-être vu de l’extérieur mais lorsqu’on la vit, cette sincérité, elle nous oblige à témoigner le fait que, là laisser s’exprimer, cette sincérité, c’est éprouvant.

La sincérité, c’est abandonner le contrôle, c’est faire face à l’inconnu le mental dépouillé, sans armes tirées d’expériences car sans ego, c’est faire face à un vide. C’est l’expérience la plus forte de foi, de confiance aux autres, de confiance en la vie. Car la sincérité demande d’exprimer ce que l’on a peur d’exprimer de peur de ne pas être écouté, compris. Par peur de paraître faible, par peur d’éloigner les personnes que l’on aime. Peurs infondées, fausses, mais peurs quand même.

Je le vois autour de moi, ma famille, mes proches, les personnes que je rencontre le temps de les écouter un peu, je ressens chez eux souvent un manque de sincérité. Malgré eux, évidemment. Processus inconscients. Ils n’ont pas besoin d’être sincère pour vivre équilibré. Et puis il faut du temps, il faut le choisir, il faut s’engager dans un long combat pour être sincère. Inutile de lui dire : « Sois sincère! ». Non la sincérité se travaille, il faut des outils et des personnes bienveillantes autour de soi.

Moi j’ai la chance d’avoir cet espace et ces personnes. Je me suis lancé ici dans l’expression sincère de mes sentiments car à l’époque c’était nécessaire, c’était une question de survie, fallait que je laisse exprimer mon cœur, une pulsion qui maintenant fait partie de moi et qui me rattrape à chaque fois qu’un semblant d’égo se forme et m’alourdisse.

Encore une fois, est-ce que je vais être compris? Voilà la question. Je n’en ai aucune idée, la peur me ferait plus me pencher vers non, mais d’un autre côté mes lecteurs me surprennent à chaque fois. Se confronter à l’incertitude de comment va être reçu mon message est un contact avec la sincérité.

Bien sûr, je peux tout bonnement mal m’exprimer alors là il ne sera pas question de sincérité si je suis mal compris.

 

Aujourd’hui, cette sincérité me rattrape, me transperce, me vide de mes certitudes, me perd et m’ouvre à toi. C’est un ballet dans lequel je me sens prisonnier. Est-ce finalement ça mon rôle, ou est-ce encore une partie de ma construction? Je pense que c’est une arme. Une arme qui me maîtrise encore. Mais peut-on maîtriser ce qui vient du cœur?

 

En fait, mon ego ne voulait pas revenir ici, car il ne voulait plus s’exprimer sous la bannière laviedunbipolaire, parce qu’il a un contentieux avec le mot « bipolaire » et préfère depuis quelque temps le terme « hypersensible ». J’étais donc coincé entre ce prétexte, et la nécessité de m’exprimer. Et puis il y a toi et toi et toi qui m’ont écrit et déploraient l’arrêt du blog.

Mais je ne suis pas bon qu’à ça, c’est pas possible! Il faut que je trouve une forme d’expression artistique qui me fasse vivre, il faut que je m’exprime via un projet qui se réalise ou par un travail qui me fasse vivre! Tu comprends? Je ne peux pas me concentrer que sur ce blog est tout ce qui l’entoure, même si j’en aurais très envie. Je me cherche là dessus en ce moment. Je travaille sur une association des hypersensibles qui aura le nom de l’association des Hypers Sensibles tout simplement. Outre tous les objets sociaux et solidaires, ce projet d’association permettrait de rendre plus réel et formel mon expression et pourquoi pas en faire un travail à terme .

Tout ça pour dire que je suis revenu auprès de toi chanter ma complainte. J’aurais peut-être dû plutôt te raconter  mon mois de décembre qui s’est terminé par une légère hospitalisation, m’enfin voilà pour ce soir…

Le combat continue, et c’est lorsque je crois qu’il est terminé, qu’il a en réalité besoin d’un second souffle.

Patience et espoir

W.


Je m’ennuie

J’ai failli titrer : Les autres m’ennuient, mais alors j’aurais exclu les rares êtres qui m’intéressent. D’une manière générale, ces jours-ci, le monde qui m’entoure m’ennuie. Ce monde des apparences que j’endure. Depuis plusieurs mois, c’est le théâtre qui m’occupe et, mise à part le temps où je suis en scène, même ce milieu artistique déconnecté des intérêts communs m’ennuie. En fait, c’est les gens et leurs intérêts qui m’ennuient. Je ne supporte plus les pots et les soirées en groupe qui se déroulent banalement. Les discussions où les personnes échangent leur culture, la légèreté souvent propulsée grâce à l’alcool, les témoignages de quelques expériences de vie… tout ça m’ennuie. Tiens, tout à l’heure, un stage sur des œuvres de Shakespeare s’est terminé avec un pot. Encore une fois je ne suis pas resté longtemps.

Ce n’est pas une sorte de dépression qui me tombe dessus. C’est la suite logique de mon évolution. Les intérêts, les émotions, la pensée commune m’ont toujours ennuyé. Mais aujourd’hui, je ne fais plus semblant d’avoir un quelconque intérêt en écoutant les gens parler de politique, d’objets, de travail, de leurs vies. Je ne tente plus de m’intégrer dans ces « ambiances » de groupe qui ne m’apporte rien fondamentalement. Je ne me laisse plus aller à des recours artificiels comme l’alcool ou autres excitants pour vivre une exaltation qui je sais est éphémère et me décentre. Je suis seul. Spirituellement seul.

Là est mon seul intérêt en ce moment : mon chemin spirituel, mon évolution non-apparente, la compréhension de mon destin, mon rôle ici sur Terre. Je veux être avec des humains et non pas avec ceux qui font semblants. Je veux parler d’amour, de paix, de doutes, de Dieux, d’anges, d’artisans de lumières. Mais surtout je cherche des personnes qui auraient du répondant, qui eux aussi évolue dans cette dimension.

Je vis un renouveau. J’ai beaucoup travaillé sur moi. Je ne suis plus malade. Mais je suis un homme nouveau dans un monde ancien. Les êtres de ce monde que je fuis ne peuvent plus me comprendre parce que je ne veux plus m’adapter à eux. Alors je suis entre deux mondes. Sur le palier de ma prochaine étape, prochaine épreuve, de mes prochaines rencontres. Je suis dans une salle d’attente. J’attends. J’attends ces rares personnes aux intérêts similaires. Des personnes qui vivent pour l’évolution humaine, qui n’ont que comme préoccupation le progrès humain. Des personnes qui m’ont longtemps attendu, aussi, peut-être. Ironie du sort. Je suis prêt à quitter cette dimension matérielle, individuelle. Je me fous d’avoir quoi que soit, d’être dans quelle situation professionnelle que ce soit, tant que j’oeuvre,  tant que je sois avec les personnes qui m’aideront à agir humainement. Qui comprendront et m’aideront à mieux comprendre ma mission.

Alors, pour le moment je préfère être seul que mal accompagner. Expression facile, mais si difficile à vivre. Je n’ai rien à vivre aujourd’hui, alors je ne vivrai rien. Je ne ferai pas semblant de vivre. Je ne resterai pas avec des personnes qui m’obligeront à remettre ce vieux masque. Comme cela, hier j’ai erré dans paris. J’ai marché sans but, en suivant des signes. Signes et coïncidences qui me rendaient fou jadis. Ceux-là m’ont emmené jusqu’à Montparnasse voir une pièce de théâtre. Je suis rentré chez moi fatigué. C’était le seul but en fait : me fatiguer pour dormir, pour vivre un autre jour qui m’emmènerait à en vivre un autre jusqu’au prochain dénouement. S’il y a un goût d’amertume dans ce récit, c’est que cette solitude est nouvelle pour moi et je dois la vivre comme une marche dans mon escalier. Ma solitude sera bientôt brisée par une prochaine rencontre. La prochaine intersection de deux âmes en manque de communication. La rencontre de deux étrangers voulant agrandir leur frontière. La rencontre de deux artisans qui travaillent pour la lumière.

Si tu te reconnais dans ces mots, je te souhaite ce qu’il me sauve : de la patience, de la confiance et de l’espoir.

A bientôt,

W.


Je rêve, je réalise et je déprime

Mon nouveau blog à cette adresse http://etrelapaix.wordpress.com/

 

« Je rêve, je réalise puis je déprime » est un schéma très classique qui régit ma vie depuis que je suis sur Terre.

Je rêve… Comme je l’évoque dans l’article : C’est plus fort que moi, je rêve, depuis que j’ai l’âge de raison, je rêve ma vie. Je rêve d’une vie où je serai heureux tout simplement. Cette aspiration vers l’idéal absolu est ancrée au plus profond de moi-même, il m’est impossible de me résigner à la réalité est de profiter de ce que j’ai, c’est bien plus fort que moi. Soit je réaliserai mes rêves, soit je mourrai avec l’impression d’être passé à côté de ma vie. Je vis déjà, par moment, cette angoisse d’échec alors que je n’ai que vingt-sept ans.

Né pour briller… J’en suis intimement persuadé depuis mon enfance, va savoir pourquoi! Je ne partage pas cette croyance fondamentale de mon être facilement parce que je n’ai nulle envie de passer pour un prétentieux. Je suis certes profondément prétentieux car j’aspire à une vie rêvée et je suis convaincu d’être une personne extra ordinaire et brillante. Je me mets encore un peu plus à poils dans cet article… Ce sont des convictions si ancrées dans mon esprit que je ne peux m’en débarrasser, m’en libérer pour pouvoir vivre légèrement et simplement. Je crois au destin. Je crois au pouvoir des rêves.

Populaire… Mon rêve d’être heureux se caractérise par la célébrité. Je dois être célèbre pour être heureux, je dois être populaire, je dois être reconnu par le monde entier pour aspirer au bonheur. C’est mon équation pour le bonheur. Vu de l’extérieur, être connu n’amène pas le bonheur, en théorie je suis bien d’accord. Mais dans mon cas, encore une fois, c’est comme si je n’avais pas le choix, c’est une conviction si intime et ancienne qu’elle est intouchable. Depuis l’âge de sept ans, dans mes rêves, les moyens d’être populaire ont évolué selon la réalité que je vivais. Petit je faisais du foot, je voulais être une star du foot. Plus grand, j’avais des facilités à l’école, je voulais être PDG de carrefour. Etudiant, je me suis vu comme un entrepreneur à succès, j’ai essayé de lancer ma boîte Stars in Arts. J’ai commencé le théâtre, j’ai toujours voulu être un acteur. Dernièrement je me suis mis à l’écriture, je rêve d’être un grand écrivain. J’ai plus de chance d’être un écrivain populaire qu’une star du foot, m’enfin j’en suis quand même très loin. Ça ne m’empêche pas de rêver. Rien ne m’empêche de rêver. Je ne suis jamais totalement dans la réalité, toujours quelque part entre le pays de mes rêves et celui de l’hexagone.

Je ne jouis pas de mes rêves… Attention, je te parle depuis le début de rêves éveillés pas des rêves nocturnes incontrôlés. La nuit, il m’arrive de goûter au bonheur lors de quelques rêves. Le réveil est dure. Non, mes rêves de grandeur et de gloire n’ont rien d’échappatoires ou de retraites ressourçantes,  ils ne reflètent qu’un vide existentiel, la montagne séparant mon bonheur de ma réalité, un désespoir, un triste réalisme. Dans mon cas, ce n’est pas « beau de rêver », ça me rappelle seulement que je ne vis pas ma vie souhaitée. Ces moments-là, je déprime. Peut-être que la dépression est propre aux idéalistes qui se rendent compte de la triste réalité de leur situation.

Malgré ces moments réalistes et défaitistes, je crois qu’être un fanatique de ses rêves créent une force sous-jacente qui travaille, loin des soupçons, à la réalisation de nos aspirations. Paulo Coelho écrit dans l’Alchimiste : « si tu veux vraiment quelque chose, tout l’univers s’obstine à ce que tu l’obtiennes ». Je crois que lorsqu’on rêve d’une vie meilleure, on se connecte à des ondes qui nous dépassent. Ces convictions aussi puissantes et mystiques soient-elles me laissent seul face à la réalité du quotidien. Le doute s’installe comme aujourd’hui. J’ai alors aucune certitude sur mon avenir, je déprime. Cette déprime me paralyse même. Je n’ai plus d’énergie, plus d’envies, mise à part celle de te partager cela.

Prétentieux, oui, mais un gentil prétentieux hein!

A bientôt,

W.