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La thérapie PSR

C’est l’été, la température augmente, les hypersensibles sont en chaleur, attention! Je vois beaucoup d’envies autour de moi, de belles énergies, des libérations, des découvertes de soi, de la magie, du merveilleux, c’est génial mais j’ai quand même envie de dire « Calmez vous! ».

De la joie paisible, durable voilà comment je vois le bonheur et où je vais. Je me méfie de l’excitation, l’exaltation, cela m’a mené hors de moi (hmm plutôt hors du Soi, pour être juste) alors que je cherche à être au profond de moi, là où est le Soi, l’Unité, qui permet la communion avec Tout, avec l’Autre.

Le mental nous joue des tours… Je reviendrai là dessus une autre fois, je n’ai pas d’inspiration. En même temps j’écris allongé dans mon lit, depuis ma sieste. Demain, le tour de France commence, on va à Lyon j’ai hâte de vivre cette aventure. « C’est pas intéressant, ça » Oui c’est vrai, je l’ai senti. Sieste, car en ce moment je me lève tôt, je suis dans une belle période, j’ai presque tous les indicateurs de ma vie en vert. « On s’en fout, c’est du factuel, c’est plat » Oui c’est vrai je l’ai senti, mais c’est comme ça quand je mets à écrire, sans avoir véritablement l’envie et l’énergie.

Hier, nous (la lectrice du blog qui m’héberge dans les Alpes et moi) avons vu  un ange géant crépusculaire, d’ailes de nuages, poser au dessus d’une petite montagne au bout de son jardin. Il y a quelques années, j’aurai pris ça pour un signe divin, mon mental aurait été déstabilisé par cette connexion mystique, et j’aurai facilement dérapé dans la spirale maniaque. Mais aujourd’hui, fort d’un long travail sur moi, j’ai apprécié la beauté de cet instant avec mon amie sans interprétation et jugement, juste pour ce que c’était : merveilleux. Cette perception, cette sensation, cette énergie n’est pas venue s’accrochée quelque part dans mon esprit à je ne sais quel filtre, conditionnement, ou peur. C’est cela la transparence. Ça permet d’être disponible à l’instant qui suit, à rester dans le présent, à ne pas partir dans des pensées, interprétations, hors du Soi. Grand moment pour moi, qui me montre le chemin parcouru. C’est cool.

En même temps, on finit toujours par obtenir ce que l’on cherche. Quelque soit le temps, et la souffrance endurée. Si l’on y croit et que l’on veut, on finit par être qui on veut être, et avoir ce que l’on veut avoir. M’enfin, déjà faut savoir ce que l’on veut et avoir, et au delà de ça, savoir ce qui est juste et bon pour nous. « Seigneur, apporte moi ce qui est juste et bon » voilà, tout à fait. Mais attention, c’est risqué et osé comme demande, car la vie nous en fait baver pour nous libérer de nos peurs, de nos vieux schémas, pour faire émerger nos blessures inconscientes. Aie!

J’en ai chié dernièrement à ce sujet. La vie m’a confronté à une situation où une vielle blessure s’est ré-ouverte. Celle de la jalousie, de la possessivité dans une relation, la dépendance, l’exclusivité, centre de l’attention, bref un mélange de tout ça. Alors, pendant une semaine j’ai senti une douleur aiguë dans le cœur. J’ai médité dessus des heures, j’ai accueilli ce mal en moi qui veut s’exprimer désespérément, et j’ai échangé avec les personnes concernées pas la situation qui a re-déclenché cette blessure.

Ah lala, qui y a t-il de mieux que la permission de pouvoir se livrer à l’autre, de ne pas rester seul avec sa peine. Voilà le soin ultime : Partage-Sincère-de-Ressentis. Le PSR. C’est la nouvelle thérapie qui fait tabac (ça me fait penser qui faut que j’aille en acheter). Tu connais le PSR? Voilà, je vient d’inventer mon métier de thérapeute. Haha, merci à toi de l’avoir permis. Je ne m’y attendais pas.

Aujourd’hui, souvent dans les rencontres ou échanges entre HS, on parle de la Thérapie Cognitivo Comportementale « Moi, je fais une TCC, c’est pas mal… En fait, TCC ça veut dire thérapie etc… Ça aide à mieux comprendre ses émotions… Oui, je te la conseille, je pense ça t’aidera à etc… ». Hé ben demain et dans le futur on entendra « Rho pitain! j’ai découvert la thérapie PSR, ça me libère un truc de ouf… PSR, ça veut dire Partage-Sincère-de-Ressentis… C’est W, un mec qui faisait ça tout seul sur un blog en anonyme, ça l’a éveillé de ouf, et c’est devenu maintenant une thérapie mondiale…. Oui, par contre, le mec, W, il est perché c’est devenu un pitain de Gourou, avec son harem, ses villas, il a même acheté une île dans laquelle il fait vivre ses 22 femmes et 77 enfants… Non, bah en ce moment il est en taule pour pédophilie » haha , bref!   Dérapage contrôlé. On s’en fout c’est du rap! Enfin de l’art, quoi! Liberté d’expression attention j’arrive!

Dans tout ça je retiendrai comme envie, celle d’achetée une île. Après pour les femmes. Déjà que j’en trouve une qui fera l’affaire, ce serait pas mal.

Voilà, voilà.

Tout ça avec patience et espoir, naturellement!

J’allai oublié, j’ai un livre à vendre à moi : la vie d’un bipolaire, le livre, c’est 22 euros c’est cher je sais, il m’est cher aussi, et j’ai une île à acheter.

W

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Pense à ta gueule!

Il suffit d’une étincelle pour rallumer la lanterne « espoir ».

J’étais par terre dans une nuit noire sans étoile depuis plusieurs semaines. Cela faisait longtemps que je n’avais pas été soumis au régime du désespoir.

Mais comme tu le sais, lecteur bien-aimé, même les périodes les plus ténébreuses ont une fin. Il n’y a que le temps, bien qu’il soit étouffant en ces moments là, qui peut me sauver de la même manière qu’il m’a condamné. M’enfin le temps, en réalité, n’a rien avoir là dedans, je ne fais que le traverser d’expériences en expériences. Ce sont les situations que j’enchaîne une par une qui matérialise mon aventure temporelle. Et ce sont ces expériences qui impliquent les autres qui engendrent soient le bonheur, soit l’attente, soit l’amour, soit la peur, soit le paradis, soit l’enfer. J’ai choisi de vivre à travers un projet qui m’amène à expérimenter toutes sortes de sensations. Tu l’as lu, dernièrement l’expérience était douloureuse mais pleine d’enseignements.

Le plus grand poète, après moi, Rilke écrivait : « la tristesse est la résistance à quelque chose de nouveau ». Je crois bien, oui, que si j’en ai chié c’est que quelque part un renouveau s’opère en moi, si nouveau, si gros, que la résistance de l’ancien moi c’est fait intense. Une nouvelle transformation, encore. Je goûte déjà les prémices de ce pouvoir en moi qui émerge peu à peu. J’ai eu des méditations dernièrement assez dérangeante, bref! Parce que oui, au fond, il s’agit de ça : de lâcher prise à ce que je crois être, lâcher le contrôle, laisser mon pouvoir contrôler mon esprit. Le pouvoir du cœur qui s’affirme sans être au service de l’égo, voilà toute la complexité. Bon je défriche là, hein…

J’écrirai plus tard (ou pas) sur les enseignements de cette période, lorsque je les aurai mieux décodé. Cependant j’ai pris conscience d’une chose. C’est une révolution pour moi. J’ai senti, je pèse le verbe choisi « sentir », j’ai senti pour la première fois que dans le passé, et cela vaut pour toute ma vie, je vivais par rapport à l’autre, pour l’autre, à cause de l’autre. Pourquoi? à cause de cette qualité qui m’a fait trop défaut : l’altruisme ou quelque chose du genre. Plus spécifiquement, le fait d’être hypersensible à ce que ressent l’autre, et du coup mettre plus d’importance à ce que ressent l’autre que sur soi. Ma nature fait que je ressens trop les émotions des autres, et par cette sensibilité, j’ai bien du mal à agir en respectant ce que je ressens moi. Car être connecté à ce que je ressens et agir justement par rapport à cela dérangerait les sentiments de l’autre, voir le blesser. Déranger ou blesser l’autre, c’est quelque chose de très difficile pour moi. Mais dernièrement, j’ai compris que je devais d’abord vivre pour moi, par rapport à ce que je ressens… si ça dérange l’autre et ben tant pis, c’est pas mon problème. Voilà le plomb que je dois mettre dans ma tête. C’est conciliable avec le lâcher prise, c’est même nécessaire.

Dernièrement, j’ai vécu très sensiblement mon insécurité affective. L’expérience l’a permis. La perte de repères affectifs coup sur coup m’a obligé de vaincre cette épreuve.

Cette sécurité affective je dois la trouver d’abord en moi car les autres sont éphémères. Ils arrivent un jour dans ma vie et la seule certitude, c’est qu’un jour ou l’autre, ils s’en vont. L’union-séparation doit être vécue à chaque heure de la journée. » Tu comprendras quand le malheur viendra chez toi » me chuchote Nekfeu. Je ne veux pas dire qu’il ne faut pas cultiver des relations sur le long terme. Non, au contraire. Mais je suis heureux de trouver meilleure attache en moi-même avant de continuer l’aventure.

Faire d’abord des choses pour moi, avant de faire des choses pour les autres (même si celles-ci me font du bien en même temps). Faire d’abord des choses juste pour moi. Comme ce foutu bouquin!

Il a suffi d’une étincelle pour rallumer… Cette étincelle, c’était la visite d’un vieil ami. Il est venu me voir dans ma grotte obscure, et sans le vouloir, il m’a remis en selle. Il ne lira certainement jamais ce texte, mais je le lui dédie. J’étais bloqué sur mon livre et il m’a débloqué, en deux jours, désormais il est presque prêt à être imprimé. Finalement, les trois petites offres de maison d’édition ne m’ont pas convaincu alors je vais l’auto-éditer, le faire de A à Z et le vendre ici. Ce sera un bon moyen de voir plus précisément l’étendu de mon public, parce qu’au final les statistiques du blog ne sont que des clics.

Je me suis remis à rêver de ma future invitation à « On n’est pas couché », haha aussi étrange que cela puisse paraître, refaire ces rêves, c’est bon signe!

Non mais sérieux… Attends. Tu es bipolaire, hypersensible ? Hmm j’ai quelque chose de pas mal à te prescrire pour aller mieux : Penses à ta gueule!

Hypersensibles, beaucoup d’entre nous sommes trop du côté « altruisme/bienveillance » de la balance, alors pour un rééquilibrage mettons un bon gros poids sur le côté « narcissique ».

Aussi, je me projette déjà sur mon deuxième bouquin : le thème « crises maniaques et hp », c’est avec cet opus que je serai disque d’or. Oui, je sais c’est un livre, mais moi au début… je voulais faire du rap!

Patience et Espoir et… Penses à ta gueule et agis pour ta gueule, deux fois par jour, ou plus si besoin. 😉

Merci pour tous vos messages de soutien précieux et touchant.

W


Amour et Livres

« Pardon, merci, lumière, amour… Je me joints aux artisans de lumière connectés à l’énergie universelle afin de me remplir de lumière et de la répandre sur Terre… Je suis amour, tout est amour… Je suis prêt, je n’ai plus peur… »

Tel est mon mantra depuis un an qui voulait t’être partagé.

J’avais prévu de prendre vacances de mon blog, le temps de mon séjour en Bretagne… Je n’ai pas pu résister au bout d’une semaine, me voilà dans un bar à wifi près de la plage à m’écrire, t’écrire, écrire. Ce blog est devenu une vrai addiction! Le besoin d’expression. Ça va, c’est une jolie drogue douce…

Aussitôt commencée, aussitôt finie. Je te parle ici de la relation dont je t’avais conté le début très prometteur il y a si peu de temps. Un mois à suffit pour que je reçoive le bien connu texto. Tu sais celui qui commence d’un ton sérieux, et par ton prénom… La réception a été douloureuse, car très surprenante, les larmes ont aussitôt coulé, le sentiment d’injustice a crié en moi, l’incompréhension du sens de cette furtive et intense histoire… Et puis, avec un peu de discussion avec elle, j’ai pu comprendre les enseignements de cette expérience. Cette rencontre m’a permis de travailler sur mes peurs d’engagements, de m’en libérer même… Je suis près à m’engager, attention à la prochaine, je demanderai le mariage juste après avoir révéler les faits troublants de mon passé ainsi que le traitement que je prends au quotidien. Je ne ressens plus le besoin de vouloir mieux, de multiplier encore les relations… Une trentaine aura suffi pour mon goût passé pour les aventures diverses. Je suis plutôt patient, mais ça y est je suis prêt à construire pour le meilleur et le pire. Bon, j’écris ça, mais on verra bien hein.

Je pense aussi, grâce à elle,  d’avoir bien bossé sur la voie du coeur, l’amour inconditionnel. Aussi surprenant que cela puisse être, la douleur de la séparation a très vite (2 jours seulement) laissé place à une certaine légèreté, une certaine liberté. Car Elle, je l’aime, comme je lui ai dit, et je l’aime toujours même si notre relation amoureuse est finie. Je l’aime même si je n’ai pas besoin d’être avec elle, et pas besoin qu’elle m’aime ou qu’elle soit amoureuse en retour. Je l’aime sans conditions, inconditionnellement. J’ai mis 2 jours, mais au final je comprends et respecte sa décision, son besoin d’être seul pour se réparer de blessures affectives encore tenace. J’espère seulement que notre relation spirituelle, l’intérêt et la vision de vie qu’on a en commun, puisse continuer, tant on a à travailler ensemble.

C’est possible que je fasse mon malin, l’homme fort face à cette séparation, parce que je suis dans mon paradis de Bretagne, très bien entouré, et que le retour à Paris soit plus difficile, m’enfin! Ce qui est certain, c’est que d’expériences dites difficiles en expériences dites difficiles, mon rapport à la douleur a bien évolué. D’ailleurs je suis en train de lire Conversations avec Dieu de Walsh, que je trouve génial, et il est très bien écrit dans ce livre que les événements à l’origine ne sont ni mauvais, ni bon, que c’est nous, humain, qui apportons un jugement de valeur sur ce qui nous arrive. Je le vois dans ma vie, là où avant j’aurais terriblement souffert, aujourd’hui s’en dégage quelque chose de plutôt léger. D’où une certitude de plus en plus ancrée que l’on peut vivre sans souffrir. Que la souffrance n’est pas obligatoire. Plus de peurs, plus de souffrance. Bon, il faut se libérer de ses peurs avant…

Ce qui rend les événements, communément vécus douloureusement, de plus en plus supportable c’est le fait que j’ai un désir de vie qui ne dépend pas des aléas du monde. Tout bêtement déjà, tant que je peux écrire, ça va. Aussi et surtout, le mouvement qui se développe autour des rencontres entre hypersensibles est une grande satisfaction. De savoir que ça existe, que tu existes, est un grand soulagement quand  des nouvelles plus « tristes » comme la dernière arrive.

Il y a aussi le Secret de Shambala de James Redfield que j’ai lu récemment qui m’a bien éclairé. C’est la suite de La prophétie des Andes et de La dixième prophétie. Une très belle saga que je te conseille vivement si tu as une petite ouverture spirituelle. Je lis également en ce moment Nouvelle Terre d’Eckartt Tole, auteur que j’aime particulièrement aussi. Voilà pour le point lecture.

Enfin, la semaine dernière, un vendredi nuit, j’ai eu une idée! Ah d’ailleurs, j’en ai eu une autre aussi d’idée quelque jours avant, au sujet des rencontres. Etablir un café parisien comme QG où des rencontres pourrait se faire de plus en plus informellement dans la semaine. Une sorte de Central Perk si jamais tu connais Friends. Voilà ça c’est la petite idée.  J’ai lancé le sujet sur le forum : http://hypersensible.forumactif.org/

L’autre, c’est plus une illumination, le genre d’idée qui devient obsessionnelle et qui m’empêche de dormir. D’ailleurs comme dit Walsh dans sa « conversation avec Dieu », à l’origine de la création vient la pensée, ensuite la parole puis l’action. J’ai la pensée, maintenant j’écris, ce qui réalise un peu plus cette idée. Ce projet. Ça fait bientôt presque deux ans que j’ai l’envie d’écrire un bouquin à partir de  ce blog. Seulement toutes mes tentatives ont fini par échoué. J’avais même pensé à abandonner ce projet, n’arrivant pas à me motiver suffisamment pour accomplir cette tâche. Mais là, j’ai une idée!

Si ce blog est un succès sur la durée, c’est parce que tu es là, simple passager d’un soir ou fidèle lecteur, à me soutenir. Même si j’écris d’abord pour moi et sur moi, la personne qui me motive, c’est bien toi. Sans parler de tout ce qui s’est créé à partir de ce blog en termes de rencontres, de relations amicales et de projets. Et ce n’est que le début! Donc, dans ma nouvelle idée, tu fais partie intégrante de la production du futur bouquin. En gros je vais lancer le projet sur un site de financement genre kisskissbangbang. Chaque personne qui me fera le plaisir d’acheter le livre finit, financera en fait la production de ce livre en amont. Le but étant de l’imprimer en édition limitée. Bref, faire un beau livre quoi! Prochainement, j’investirai ce genre de plateforme, mettrai un total d’argent à atteindre pour pouvoir financer l’impression de 777 (surement moins après une réelle estimation), total à atteindre (si pas atteint chacun récupère ses sous) avant le 21 novembre 2016, date du 3e anniversaire du blog. Premier choix de titre : W, 3 ans d’expériences. Voilà, concrètement, le fait de voir les participations augmentées au fur et à mesure que je travaille sur le livre sera une belle motivation. Autre bonne nouvelle, je sais comment articuler ce livre par rapport à toute la matière présente sur ce blog. Oui, c’est la première fois que je mêle l’argent à ce blog… même pas peur!!

J’écrirai ce projet plus en détail dans un article spécial. Parce qu’en vrac en fin d’article là, comme ça, c’est pas très vendeur!

A bientôt, j’espère que le soleil te brille!

ET,

Au plaisir de te rencontrer un jour dans les rencontres qui se développent peu à peu en France.

Patience, espoir

 


C’est invisible

En 2013, une solitude terrible m’a obligé de créer cet espace pour m’exprimer, verser tout les mots qui traduisent mon isolement. Alors je t’ai trouvé, toi lecteur anonyme, j’étais compris, je n’étais pas seul. J’ai eu le besoin alors de réaliser un peu plus ce fait que je n’étais pas seul. De là est né une première rencontre le 21 juin 2014. A la suite de celle-ci j’ai écrit cet article : C’est indicible. Un texte né par des larmes libératrices.

Deux ans plus tard, 20 rencontres plus tard, ce weekend c’était le premier week end entre hypersensibles. Un weekend à la campagne qui regroupait 5 personnes habituées des rencontres parisiennes et 5 autres de toute la France avec qui je développais depuis les débuts de mon blog des relations à distance. Je n’aurai pas cru que ce weekend aurai eu le même impact que la première rencontre. Hier matin les mêmes larmes ont coulé.

Ce weekend, certainement le plus beau de ma vie, celui qui m’ apporté le plus.

J’ai une appréhension à écrire, et partager ce qui se passe en moi depuis dimanche soir. J’ai peur de trahir mon monde intérieur en m’exprimant mal.

Dernièrement, il y a eu la Bretagne, Deepak Chopra qui m’illumine et m’accompagne à travers son ouvrage : Le livre des secrets. Voir les articles précédents. Tout cela a permis de profondes transformations en moi. Et là ce weekend, avec l’intensité des échanges, la richesse humaine qui s’est partagée, c’est une libération encore plus violente. Mon monde est nouveau. Je vis un renouveau. Deux personnes rencontrées grâce à ce blog, habituées des rencontres parisiennes, amis hypersensibles, ayant participé à ce weekend me renvoient également leur transformation personnelle. A la différence d’avant, je ne suis pas seul à explorer…. Bref, j’ai des amis, futur coloc même, trio magique. Des véritables amis avec qui je peux être ce nouveau moi.

Aujourd’hui est un jour nouveau, si nouveau.

J’essaie de l’écrire, mais tout cela est si invisible. Ce qui m’importe est invisible, ce qui me constitue est invisible.

Chaque instant, chaque moment prochain est si vierge. J’ai compris que mon bien être résultait de ma faculté à ne rien attendre, rien vouloir, ne pas m’attacher à des croyances, ne m’attacher à rien pour pouvoir accueillir le présent sans le poids d’une identité déjà passée. Je sais que je trouverai la paix en travaillant à être personne. Effacer les barrières qui me séparent de l’autre, de toi, de vous, de toutes choses. Me laisser entraîner par le flot de la vie. Ça paraît spirituel, perché. Çà semble être une prémisse d’une crise maniaque. Tu percevras ce texte par rapport à qui tu es, ton identité, ta mémoire, tes croyances, tes peurs. Pas deux personnes l’interpréteront pareil.

J’ai compris aussi qu’il n’y avait pas de séparation entre la dimension spirituelle et physique. Tout est physique et spirituelle en même temps. Ecrire est une action physique avec un sens spirituel, c’est créer.

On ne peut pas faire du nouveau avec de l’ancien, écrit Choppra. C’est vrai, et je sens des parties de mon identité qui me pesaient tant, enfin se libérer et disparaître. Mais cela est invisible. Chaque moment que je partage avec d’autres, je vois leur visage, écoute leur parole, c’est le visible. Ce qu’ils me montrent n’est autre qu’une partie de moi, invisible, qui se manifeste, devient visible. C’est la création aussi simple soit-elle. Chaque expérience nouvelle qui passe, c’est l’invisible en moi qui se manifeste à travers une personne, une action. Et inversement pour la personne. Je suis à chaque instant ce que montre l’autre. L’autre existe pourtant dans sa partie invisible. Chaque instant qui passe est un espace-temps où deux phénomènes invisibles deviennent visible. Le big bang.

Je suis un explorateur, je n’ai pas eu le choix, c’est mon trouble à l’époque qui m’a obligé à explorer à l’intérieur pour régler mes conflits internes. Aujourd’hui, je récolte le fruit de mon travail, j’ai navigué si longtemps, découvert quelques îles qui m’ont permis de garder espoir et le cap. Aujourd’hui, comme Christophe Colomb, j’ai découvert un continent. J’ai jamais étais aussi proche du centre de la Terre, de ma Terre, de ma planète.  J’ai tant de choses à écrire. Je dois écrire pour rester avec toi, je dois avoir des amis pour être avec eux qu’ils m’écoutent, qu’ils m’aident et inversement. Cette aventure ne peut être solitaire. Je dois garder contact avec ma famille, même si cela est compromis car je dois garder une part ancienne de mon identité pour être en contact avec eux. Je ne peux pas être que dans le nouveau, je risque la folie, mais surtout de faire souffrir ceux qui m’aiment, ceux qui ont besoin de moi.

Cette terre étrangère, invisible pour les autres car c’est mon unicité, que je foule n’est pleine que de surprises. C’est l’inconnu. C’est merveilleux et déstabilisant en même temps. Comme le bébé qui commence à marcher (image tiré du livre des secrets de Choppra). Heureusement le Destin a répondu à mon désir oublié de reparticiper à la tournée comme l’année précédente, coup du Destin qui s’est opéré ce weekend aussi avec le coup de fil de ma metteur en scène. Travailler ce spectacle au sein d’une troupe que j’aime chaque jour jusqu’à Juillet va me permettre de rester ancrer. La vie est bien faite.

La méditation, le recentrage sur ma respiration, l’observation de mes émotions et pensées, est l’activité numéro une  de mes journées. Entre chaque moment je me recentre, je digère les perceptions passées pour mieux accueillir celle à venir. Que le nouveau ne s’entrechoque pas trop avec l’ancien. J’ai découvert récemment plus profondément les nœuds en moi sources de souffrance. Principalement le sentiment d’injustice profondément ancré en moi, il existe fortement car c’est durant l’enfance que j’ai été exposé à d’hyper sensibles injustices. Lorsque cette partie obscure se manifeste, je tente de l’accueillir, je l’observe, je ne fais pas tellement attention aux pensées qui s’en échappe mais plutôt à l’émotion douloureuse sous jascente. Eckart Tolle écrit que poser la lumière de sa conscience sur un trouble, le soigne déjà en partie. Je me centre sur ce sentiment, je sens la douleur alors, je l’accueille et plus je met la lumière dessus plus elle peut se dissiper en moi et disparaître. Le corps évacue la douleur naturellement. Mais le fait de refouler ce qui fait mal, cela crée la souffrance. Et la souffrance est une autre affaire.

Es-tu là encore ami lecteur? Oui, sinon cette phrase qui s’écrit n’existerait pas pour toi. Je me demande quelle part invisible de toi va se manifester quand tu vas rencontrer ce texte visible. Sûrement le savant fou qui est en toi, haha! Je suppose, impossible pour moi de le savoir car cela est en fonction de ton univers invisible qui est fondamentalement unique. Moi, j’ai besoin d’écrire tout cela. Il le faut, je ne peux pas laisser ces pensées dans les eaux stagnantes oubliées au fond du puits de mon être.

Ce qui est nouveau dans mon écriture c’est que je me recentre (respiration abdominale et état court de non-pensée) parfois entre deux paragraphes. Aussi la journée, lorsque le désir d’écrire un article survient, je m’efforce à ne pas anticiper ce que je vais exprimer. Pour ce soir, je n’avais que le titre.

Je sens mon cœur battre. Je suis comblé. Il me manque juste une femme, une femme avec qui je pourrais faire une partie du chemin, la main dans la main, les jambes entre-mêlées. Mais ce n’est pas urgent, cela viendra lorsque je serai prêt certainement. En attendant je travaille la pratique du tantra seul, c’est à dire la circulation de l’énergie sexuelle dans tout le corps. Il est vrai que j’éprouve parfois la forte envie de partager ces moments avec une autre. M’enfin patience!

La priorité aujourd’hui est de partager, je dois parler avec mes amis, partager, ne pas rester seul avec tous ces nouveaux ressentis. Prendre soin de moi, garder une bonne hygiène de vie pour bien digérer toutes ces nouvelles composantes de mon être. Ne pas vouloir tout comprendre tout de suite. J’ai compris qu’il ne faut pas rajouter trop d’aliments en période de digestion. J’ai toute la vie pour continuer cette exploration. « Cours pas trop vite, sinon tu vas tomber ». Trop de courant, trop d’énergie qui ne circule pas entraîne un pétage de plomb. Là j’ai emmagasiné une énorme énergie, ce n’est pas le moment d’augmenter la tension mais plutôt de la répandre dans mes différentes canalisations. Les arts, les amis, le sport.

Et bien sûr : Patience et Espoir.

W

 


Signes et Destin

Que c’est beau de croire au Destin, à mon Destin déjà. Penser qu’il y a un chemin qui me réalisera plus que tous les autres, est à l’origine de nombreux tiraillements et de doutes qui s’étirent douloureusement sur plusieurs mois. Mais lorsque, comme la semaine passée, des signes évidents apparaissent : quel soulagement! C’est mon expérience la plus concrète de la joie : se sentir être au bon endroit, au bon moment, sur le bon chemin. Peut-être est-ce comparable à une situation où je serais perdu dans une forêt obscure ou dans un désert infini et par miracle je retrouve le sentier qui mène à chez moi après des saisons d’errances. C’est comme-ci la vie me faisait un simple clin d’œil qui effacerait d’un coup les doutes que j’avais sur la voie empruntée…

Il s’agit là de mon rêve d’être acteur. J’ai commencé le théâtre à la rentrée 2013, tout comme ce blog, n’ayant pas de talents particuliers, j’utilisais ces moyens d’expressions d’abord pour leurs bienfaits thérapeutiques. Coup du Destin, je suis tombé sur une prof, metteur en scène, qui convenait parfaitement à ce que je cherchais : avant tout un travail sur moi-même. Pendant deux ans, je l’ai suivi dans tout ce qu’elle proposait : ateliers, stages, lectures. Jusqu’à l’été dernier, où pour couronner le tout, j’ai intégré sa troupe pro pour une pièce avec laquelle je suis parti en tournée. Bref, petit à petit, le plaisir de la scène à pris place sur l’effort à fournir pour dévoiler ses émotions. Enfin, je me suis inscrit l’année 2015 dans une troupe de théâtre de clown dans laquelle j’ai pu me concentrer sur le travail du corps et le lâcher prise du mental. J’ai pris la décision en septembre dernier de ne pas intégrer une école de théâtre pour « revenir à la réalité », trouver un boulot. Coup du Destin, avec les attentats, une crise maniaque suivi d’une hospitalisation à Noël a coupé court dans la voie parisienne sans théâtre que je prenais. Du coup, retour chez mes parents, et après trois mois de dé-pression, de retraite, de transformation intérieure, de recentrage, de métamorphose, bref un mélange de tout ça! hé bien après c’est 3 mois d’hiver, je m’inscris à un stage d’admission pour une école de cinéma parisienne. Et cela nous mène à mardi dernier, premier jour du stage…

Ce n’était pas seulement mon retour sur scène, mais avant tout mon retour à la vie sociale, mon retour dans un groupe. Etant resté en ermite trois mois chez mes parents, participant seulement aux rencontres HS. Autant te dire que mardi, avant le stage, j’étais dévoré par un stress qui me dépassait largement. Zéro confiance en moi pour intégrer ce nouveau groupe. Doutes en boucle quant à ma décision de reprendre le théâtre. Avant de prendre le RER pour Paris, je suis resté un peu dans mon parc à me laisser paralyser par le venin de mes anxiétés. Au-delà de ce mal, je me sentais obligé d’y aller, je n’ai pas pensé une seconde à annuler. Je savais que ce que me faisait subir mon mental n’était pas adapté à la situation, je le savais mais cela n’effacer pas la douleur. Comme à chaque fois que j’appréhende une rencontre, j’arrive sur place très en avance. Je me suis posé sur une terrasse d’un café, non loin de l’école. Je suis resté assis à regarder les passants et les voitures passés. Je n’étais pas dans une sérénité totale mais assez bien pour sortir de mes tourments intérieurs et de regarder le monde extérieur. C’est là, qu’une fois de plus, la chanson de Goldman « Il suffira d’un signe » pris tout son sens. Un petit signe du Destin qui eu un effet colossale sur moi. D’abord surpris d’un tel clin d’œil mystique, je fus ensuite galvanisé. J’étais rassuré. J’étais sur le bon chemin.

Pour te raconter cet instant magique, je dois remonter d’abord à l’automne 2014. Grâce à ce blog, j’ai fait la rencontre d’Elise qui devint très vite une amie. C’est elle qui me proposa de l’accompagner à un stage d’un week end sur la « Communication avec les ancêtres » d’après la tradition amérindienne. Pendant trois jours, un sage amérindien, Don Marcelino, nous initia, par des expériences basées sur le silence et la méditation en groupe, à  entrer en contact avec un ancêtre choisi. Fort déjà de mes croyances mystiques, je n’eu pas de mal à accepter l’existence de cette dimension. L’ancêtre, étant pour moi, l’équivalent de mon étoile, de mes âmes protectrices et autres symboles permettant une ascension spirituelle. Pour résumer, mon grand père, appuyé par la clairvoyance du sage, m’indiqua de faire du clown, étonnant! Et Don Marcelino me donna un contact précis. Quelques semaines après je me trouvais près de Grenoble pour le stage de clown en question. La découverte de cette pratique fut une révélation pour moi. J’en profite pour faire la pub du clown de théâtre qui a mon avis est la forme d’expression la plus adaptée pour l’hypersensibilité.Bref, en attendant le train pour le retour à paris, je pris un café et là, coup du Destin : je rencontre une ex-copine que j’avais déjà revu par hasard sur une aire d’autoroute! Et comme si ça suffisait pas pour que je comprenne que l’âme de mon grand père était bel et bien présente dans tout ça, dans ce café, assise, elle lisait un bouquin qui avait pour titre : Le livre des coïncidences!! Là où il y a quelques temps je serai parti en crise maniaque, j’ai interprété ce signe avec une profonde simplicité que j’ai gardé depuis : c’est un signe que je suis sur le bon chemin et, donc, que tout va bien se passer. Le clown m’a beaucoup apporté,et l’expérience n’est pas finie, dans la connaissance de moi-même. Ce sont des très belles rencontres, Elise et Don Marcelino, et des signes qui m’ont mis sur cette voie qui passe de manière plus qu’évidente par le nez rouge.

J’ai arrêté, provisoirement, les cours de clown depuis ma dernière crise. Bon, je reviens à ma terrasse de café à laquelle je suis assis, mes yeux sautant d’un passant à l’autre, d’un conducteur  à un passager. Avec toujours l’appréhension de ce premier jour de stage et particulièrement la peur de me présenter : qu’est ce que je vais dire? etc. Et là, dans ce nuage de fumée, je vois, à l’intérieur d’une voiture, un petit garçon avec… un nez de clown! Grosse surprise, je ne m’attendais pas à ce virage de ressenti. Ce nez de clown, d’abord, c’était un signe de mon grand père, un signe d’encouragement, « tu n’es pas seul ». Comme un phare dans la nuit, une main tendue. C’est rien et pourtant quelle force, subitement, m’habite!

Bon je vois que je suis déjà à mille mots. Je te raconterai au prochain article, comment ce stage m’a ouvert la voie, avec, comme à chaque fois, une rencontre qui fait le pont vers un autre environnement, un peu plus proche de nos rêves.

Avant tout rêver, rêver le plus large possible, après la vie fait le reste.

Patience et Espoir,

W

 


En pleine transformation

Nous sommes le 11 novembre et il est bientôt 11h11 soit 11/11 11:11 et il fait beau… Tout un symbole. Sans pour autant commettre de sur-interprétations ésotériques, j’aime penser qu’il y a des jours et heures propices à une certaine magie. Comment l’expliquer? Je pense tout simplement que le fait que de nombreuses personnes y voit un moment spécial pour méditer, se connecter, prier cela créé une rencontre multiple de bonnes intentions, bonnes ondes, bonnes énergies et décuple les effets de libérations, lorsqu’on y croit! Hé oui, tout repose sur le fait d’y croire en fait. En tout cas, voilà ma logique qui me paraît irrationnellement rationnelle. D’ailleurs, souviens toi de l’heure 22h22 où je t’invitais, lorsque tu surprenais ton horloge à cette heure là, d’envoyer une pensée positive, de te connecter à un réseau spirituel d’amour en même temps que d’autres. Voir l’article 22h22 L’heure révolutionnaire et le partager à tous ceux qui ont envie de croire à un réseau social invisible qui, lorsque l’on s’y connecte, apporte un peu de courage, d’espoir, d’amour.

Amour, amour, amour. Je n’est jamais autant employé ce mot, d’autant plus que je suis célibataire et que je ne suis pas en recherche d’une énième relation amoureuse. Enfin si, je travaille une relation amoureuse avec moi-même étant persuadé que c’est la clé la plus puissante pour toutes guérisons. Une simplicité, oui, et pourtant j’en ai pris vraiment conscience que depuis très récemment, et les effets se ressentent déjà même si c’est un soin qui se pratique quotidiennement au cours de toute la vie et qui nécessite une patience confiante.

Je pense que le texte que je t’ai recopié de Rilke ainsi que l’allégorie de la caverne de Platon ont été un déclic. Voir l’article Platon et Rilke, rois des HS. Ça y est 11h11 est passé, pas de tremblements de Terre, d’illuminations… peut-être est-ce seulement un symbole qui rappelle qu’à chaque minute le monde se transforme, se recrée, que tout est possible. Je me souviens d’une belle phrase d’un grand artiste dont j’ai oublié le nom : « Ferme les yeux, et rouvre les avec un regard nouveau sur le monde », encore une manière de vivre l’instant présent. Revenons à Rilke…

La lecture de Lettres à un jeune poète m’a été d’une véritable aide. Elle m’a permis d’amorcer un nouveau regard sur mes mélancolies, mes moments de solitudes. Grâce à l’écriture de Rilke j’ai compris que la tristesse n’était pas fondamentalement négative, elle était témoin d’une transformation. Une transition, une émancipation qui nécessite une certaine convalescence, une patience. Je dois être patient et accueillir, aimer cette tristesse qui accompagne une libération.

Je vis une mutation de mon être (déclenchée significativement depuis ma dernière forte crise de janvier 2013). Le fait d’en avoir pleinement conscience m’aide à ne pas culpabiliser car privilégié « l’être » demande de suspendre le « faire » et « l’avoir ». C’est donc normal  que j’ai du mal à me projeter dans l’avenir, à faire des choses, à douter, puisque ma personnalité est en profonde transformation. Il ne reste, ce qui est loin d’être facile, qu’à simplement être confiant durant ce voyage vers un nouveau moi. Un nouveau moi, qui dans quelques années, sera si différent du moi d’il y a 3 ans que j’aurai beaucoup de mal à croire à ce conte de fées. D’ailleurs cette métamorphose est douloureuse par nature : quitter une vieille peau troublée n’est pas une Thalasso-thérapie. Parce ce que ce voyage est une traversée vers un nouveau continent, une exploration vers une Terre inconnue. Il n’y a pas de balises, pas de repères qui nous montrent le chemin. Tout simplement parce que l’on chemine vers notre Destin, notre chemin de vie qui est unique. J’aime beaucoup l’image de la personne qui fait une nouvelle trace dans la neige à côté de celle qui a été marqué par le passage d’un grand nombre de voyageurs. J’ai quitté ce sentier commun, pour ma propre trace dans une neige vierge.

J’ai pris conscience aussi récemment que je dois faire attention à ne pas m’attacher à un monde révolu, à mon ancienne peau, que je dois être ouvert au nouveau. Ouvert, rester ouvert, toujours s’ouvrir et Accueillir, accueillir, toujours accueillir. Cela résume peut-être ma philosophie. Aussi, oui je peux douter mais pas douter de mes doutes. Croire fermement à cela.

Pour revenir au sujet fâcheux de ce blog : bipolarité, maladie… Je voudrais dire ici un risque dommageable de vivre ses périodes troublées comme une vulgaire maladie que l’on pourrait comparer au diabète (c’est une comparaison que j’entends beaucoup malheureusement), ce risque serait de croire que nos perceptions durant nos périodes troubles seraient fausses. Non mes perceptions ne sont pas fausses. C’est terrible de croire cela. Croire que notre perception de la vie est fausse seulement parce qu’elle est différente! Nos perceptions sont troublées parce qu’à un moment donnée deux réalités sont en conflits : notre imaginaire et une certaine objectivité. Le but est de concilier les deux. Bon ce paragraphe est hors sujet, m’enfin…

Pour terminer sur la transformation dont les témoins sont la tristesse, la crise maniaque, la dépression, la solitude et bien d’autres. Cette métamorphose de l’être que nous, HS (hypersensibles), sommes plus exposées est aussi le lieu de l’émergence de nos pouvoirs humains enfouis si profond en nous. Ce qui explique l’intensité qui peut avoir dans certains chaos que nous vivons. Il y a quelque chose de très chaud, très intense, presque incontrôlable qui veut se manifester si puissamment que l’on peine à le canaliser. Je pense que cette chose est notre essence, l’essence de la vie, cette poussière d’étoile, l’Amour…

W.