Archives de Tag: écriture

En vrac!

…Sur l’air des beatles Love me do. Les beatles que j’écoute presque en boucle depuis l’été dernier, de très bonnes vibes, sacrés types…

J’ai des choses à exprimer, je ne sais comment commencer, je ne sais quels mots vont sortir, je ne sais quelles phrases vont s’articuler, mais je ne me fais pas de soucis, ce qui veut sortir, venir sous tes yeux, sortira. D’ailleurs cette dernière phrase n’était pas prévu, ce paragraphe là non plus. Cet article est parti sur une observation de l’instant présent. Dans un grand mix youtube des beatles, c’est la chanson Love me do qui se jouait lorsque j’ouvris cette page blanche, alors je l’écris, le pas est fait!

L’expression artistique est simple. Il suffit (le plus compliqué peut être) de trouver un art qui nous plaît, pas forcément celui on l’on est doué. Moi, par exemple, je n’ai aucun don à l’origine pour l’écriture. Mes professeurs de français et les notes pourraient en témoigner, ainsi que mes premiers textes il y a quelques années. C’est en écrivant que l’on devient écrivain. C’est tellement juste. Et donc je suppose qu’au delà de l’écriture, cela marche pour tous les arts. C’est l’envie, la nécessité même de s’exprimer qui l’emporte progressivement et naturellement sur la technique. Il suffit d’avoir les outils, les instruments, du papier et des crayons pour écrire, dessiner, peindre ou une guitare, des paroles etc. Une fois que l’on a les instruments, il n’y a qu’une chose à faire…

S’exprimer. Mais que dire, que chanter, que peindre, que… ? Je crois que la recette, c’est exprimer ce que l’on ressent là, au moment où l’on a notre instrument entre les mains. Exprimer ce que l’on ressent, ce qui se passe dans notre tête là maintenant, exprimer ce qui se passe en nous que l’on ne pourrait exprimer autrement (socialement ou professionnellement). Voilà à quoi sert l’art à mon avis, exprimer ce que la vie nous fait expérimenter à l’intérieur.

Écris un mot, trace un trait, joue une note, fais un pas de danse, chante, et vois ce qui se passe. Ce qui  bloque est l’obsession du résultat, de ce que va penser l’autre, la peur de voir sa production pauvre. Le jour où j’ai créé ce blog, je n’avais aucune certitude quant à la qualité de mon premier article. Aujourd’hui non plus, 300 articles plus tard, je ne sais pas, car je ne me pose pas la question, de la qualité de cet article. Seulement, je ressens le besoin d’exprimer pleinement ce que je vis dernièrement (et seul l’écriture me le permet) alors j’ouvre la page « nouvel article » avec seulement quelques idées vagues en tête, et je me lance, j’écris une phrase puis un processus s’active et ça coule à flot. Bon, avec le temps c’est plus facile, mais le processus reste le même. Je n’avais pas pensé à écrire tout ça dans cet article mais je me suis ouvert à ce que je ressentais sur l’instant, et ce besoin d’écrire, cela m’est venu, et voilà c’est fait, et ça fait du bien!

Expression, EX-PRESSION : supprime la pression. C’est tellement évident pour moi et tellement essentiel, pour rester le plus léger possible, de ne pas rester longtemps avec des émotions, des pensées, des énergies non canalisées qui s’entremêlent, se tordent, se troublent, etc.

Les rencontres entre hypersensible sont un espace d’expression. La transition est faite!

Mercredi dernier, 3 août 2016, a eu la 26e rencontre entre HyperSensible, et oui! que de chemin parcouru depuis la première rencontre que j’avais proposé ici-même il y a deux ans. Petit lien vers l’article qui a suivi cette première en juin 2014, pour les nostalgiques C’est indicible. Celle de mercredi soir dernier mérite un petit mot… Nous étions 16!!!

16 personnes concernées par l’hypersensibilité rassemblées au parc Monceau. Un record! Petit à petit un mouvement se manifeste de plus en plus, je ne sais pas comment ça va évolué mais en tout cas je suis cette vague hypersensible, humaine je dirai même simplement, car ce qui se passe dans nos rencontres, c’est juste un peu d’humanité, de partage, de bienveillance, de non-jugement, d’amour, bref ce qui manque un peu dans ce monde!

Cette rencontre a été marquée aussi par la participation d’une nana, plutôt illuminée. Bon, je l’avais cherché en osant pour la première fois d’affirmer un thème pour ce soir là : HyperSensibilité et Spiritualité. Hé bien la spiritualité a été présente surtout par le biais de cette jeune femme de 52 ans, mais bon de manière très intense et un peu violente (pas physiquement hein!). Son discours partait du fait qu’elle considérait les hypersensibles, des hauts potentiels, des « enfants de lumière », que nous étions 0,01 % de la population et que nous étions là pour sauver le monde en gros. Sur quoi, je suis plutôt d’accord. Après elle allait plus loin, elle était persuadée qu’elle avait stoppé la pluie qui tombait juste avant, que Mickael Jakson n’était pas mort… Tu y penses peut être, elle est « up », en pleine aventure mystique. Je pense aussi, même si on ne peut pas prouvé qu’elle a tort sur les points précédents, haha!

Pourquoi je te parle d’elle? Parce qu’elle a monopolisé la parole pendant toute la première moitié de la rencontre, et qu’elle a déclenché chez tous des réactions, dont pour la plupart des peurs que cette nana soit une gourou, qu’elle soit venue recrutée, ce que je comprends très bien, vu qu’elle parlait de clients qu’elle guidait, qu’elle se disait en connexion direct avec Jésus, qu’elle était là pour nous réveiller, nous mettre face à notre destin d’enfants de lumière, qu’elle nous disait qu’il fallait arrêter les médicaments, arrêter de s’adapter à cette société qui nous poussait au suicide, arrêter de parler même à ceux qui nous comprenne pas, etc. Tu vois un peu mieux le tableau. Et elle était avec une amie à elle qui ne parlait pas et buvait ses paroles. Pour parachever le tout elle était passée quelque jours avant sur notre fabuleux-forum-où-tu eslebienvenu- http://hypersensible.forumactif.org. Sur celui-ci elle avait envoyé à la volée en message privé à certain membres, un message où elle se présentait comme une personne à haut rang spirituel avec les pouvoirs qui vont avec. Elle a été banni évidemment de suite.

Tout cela ressemble à quelque chose de perché et plutôt dangereux, mais si je te raconte tout ça, c’est pour te partager mon sentiment sur ce phénomène. Le soir même quand elle parlait, son discours résonnait en moi, elle avait un message spirituel qui me touchait et dans lequel j’étais d’accord, ses propos m’intéressaient malgré la violence, le ton extrême, et surtout le manque cruel d’écoute et de bienveillance qu’elle avait. Je voyais en elle une urgence de nous dire tout un tas de choses en très peu de temps. Après coup en discutant avec ma copine (qui étais la à la rencontre, une autre première!) nous étions d’accord que sur le moment elle « canalisait » une énergie spirituelle. Ce qui est dommage c’est qu’elle ne maîtrisait pas ce phénomène, que son égo s’appropriait le pouvoir dont elle disposait, qu’elle subissait cette connexion à une énergie absolue qui fait souvent perdre la tête. Je suis bien placé pour le comprendre avec mes expériences d’aventure mystique qui ont mal tourné. Tu peux les lire là ManiacStory, il y a toute une littérature! Et encore je n’ai pas fini de toutes les retranscrire.

Je suis allé voir le site qu’elle communiquait dans son message illuminé sur le forum. Et là, tout s’éclaira, je sentis une force m’habiter, une paix, un amour…. non je rigole! Je suis allé sur le site… et je fus surpris, c’était simplement un petit blog où elle offrait ces services de guide…. touristique! Guide touristique à Paris personnalisé, blablablabla. Aucun lien spirituel ou douteux sur le site! C’était bien cela, elle n’était pas une gourou ou qu’est-ce, seulement une hyper-sensible vivant une période très instable, une aventure mystique si forte qu’elle mélange un peu tout, malgré les vérités sous-jacentes qu’elle exprime. En ce moment elle est plus un danger pour elle-même. J’espère, ce que je doute sincèrement, qu’elle redescendra sans passer par la case hp. Car lorsqu’on est emporté par cette énergie et qu’on perd ancrage et communication avec les autres, par expérience, il n’y a que le mur qui nous fait redescendre. Ce mur c’est l’hospitalisation, le risperdal, le loxapac, le tercian, la chambre d’isolement, les seringues, la camisole, selon les endroits, hélas!

J’avais envie de te raconter ça, car si on est mal averti on peut très mal interprété le comportement de ces personnes, on peut se laisser emporter innocemment par cette énergie, on peut décoller avec elle surtout nous personnes fragiles, ou inversement on peut se braquer, prendre la personne comme un gourou dangereux, et en fait ne pas apprendre de cette rencontre.

Je n’écris que sur moi habituellement, ça te change un peu!

J’ai tellement d’autres choses à écrire, mais 1600 mots c’est déjà trop pour l’internaute, notamment sur la relation amoureuse que je vis et qui est riche en futur partage. Où ma sincérité sera mise à l’épreuve car Elle a découvert mon blog juste avant la rencontre avec tous ce qui a à découvrir : médicament, incendie à Montpellier. En tout cas, c’est plus simple, ça passe ou ça casse! J’aurai préféré qu’elle me connaisse un peu mieux pour relativiser ces informations avec qui je suis, la somme d’un long travail, aujourd’hui! M’enfin elle n’a pas pris trop peur, d’ailleurs une semaine de vacances est prévue, et ça c’est coooooool.

Je pars une semaine, avant celle avec Elle, en Bretagne avec ma famille, petites vacances pour le blog. Mais comme j’aime bien le dire, ça te laisse du temps pour rattraper ton retard!!!

Hyper Sensiblement,

Patience et espoir,

W

 

Publicités

Etre, Faire et Avoir

Etre, faire et avoir.

Il y a un équilibre à trouver entre ces trois verbes lorsque l’on se les approprie. Il est évident que depuis quelques années je me suis engouffré dans l’être, dans la compréhension du moi et la recherche du soi ; le premier étant le nuage de l’égo à éclaircir pour atteindre la plénitude du deuxième. Dans mon être j’ai découvert multiples richesses mais aussi des ombres aussi tenaces que les merveilles qu’elles emprisonnent. Depuis plusieurs moi, j’ai le sentiment de m’être perdu dans l’être au détriment du faire et de l’avoir.

Je ne prends pas en compte le blog et tout ce qui va avec dans le sens qu’ici j’ai construit seulement un miroir du parcours de mon être.

Pour avoir, il faut faire. Cela fait bien longtemps que je ne suis plus dans le faire. J’insinue ici que la composante principale du faire est le métier, l’activité professionnelle. C’est cet aspect du faire dont je me suis écarté. Etant donnée que je ne suis pas dans le faire, je ne suis pas dans l’avoir. Autrement dit, je vis dans le subjectif et non dans l’objectif.

Depuis ma sortie d’hôpital, en janvier, je vis les limites de l’entreprise du développement personnel de l’être. J’ai la sensation de m’être écarté très loin de toutes réalités communes, sur une étoile anonyme depuis laquelle je survis socialement à travers la connexion que permet ce blog entre moi et l’autre (toi en l’occurrence).

Depuis quelques semaines, dès que je me déconnecte de la toile qui nous relie, je flotte dans mon atmosphère personnelle, de doutes en fragiles certitudes, de prises de consciences en peurs. Je persiste dans une inactivité dans l’ombre infinie de moi-même. Voilà le désarroi que je tente d’exprimer.

La bonne nouvelle est que je sens depuis quelques jours la nécessité, pour ma santé, de transvaser le plus grand de mon énergie de la question Qui suis-je à Que faire? Mais alors que faire? Cette interrogation a le don de me tétaniser et mettre en couleur mon manque de confiance. J’ai tellement chuter. Je me suis brûler les ailes tant de fois. Et il y a cette Foi en moi qui me fait croire que des grandes actions, des belles créations m’attendent… Mais cela fait 13 ans que j’ai la possibilité d’entamer la construction de ces tours qui toucheraient le ciel de mes rêves. Mais voilà, j’ai 30 ans et ma capacité réside toujours plus à rêver qu’à agir. En fait, malgré mon fond d’espérance, l’avenir me fait peur. Je suis terroriser lorsque je m’imagine 10 ans plus tard à écrire un pareil article dans ma chambre de la maison de mes parents. L’image de ce que doit être la vie d’adulte que nous impose la société et le regard de l’autre sur mon incapacité à devenir cet adulte respectable me terrorise. Et pour parfaire ce joli petit enfer, j’ai conscience que j’ai un regard dur envers moi-même. Cette même conscience que j’ai élargi au prix de nombreuses expériences initiatiques et hospitalisations, m’handicape face à l’autre en groupe. Je vis sur une autre longueur d’onde, c’est bien ça ma solitude. Heureusement il me reste l’écriture et ce personnage W qui maintient un lien entre moi et une réalité conventionnelle.

Bref que faire? Aujourd’hui, demain, c’est quoi le projet, le métier dans lequel je pourrais faire et un peu moins être et pour ensuite me gratifier un peu de avoir? Concrètement, je ne vois pas comment l’écriture pourrait me rapprocher plus de la Terre. Le théâtre ? j’ai appelé ma metteuse en scène de la tournée de l’été dernier et il s’avère que je ne serai pas de la partie cette année. Et j’ai cette philosophie qui me colle à la peau : « ne pas forcer, ce qui est bon pour toi, la vie te l’amènera.  »

Juste avant d’écrire cet article, je fumais ma première des trois cigarettes quotidiennes – c’est fou je fume quatre fois moins depuis un mois sans grandes volontés, bref – sur la terrasse sous un ciel bleu, petit teaser du prochain printemps, et l’idée du pèlerinage de St Jacques de Compostelle me parut providentielle.

Bref, tout ça pour dire que si je suis déséquilibré c’est fondamentalement dans la répartition de mon énergie entre l’être, le faire et l’avoir.

Ps: A chaque fois j’oublie de le rappeler : j’ai un autre blog hébergé par l’express : http://blogs.lexpress.fr/bipolaire/  .

Patience et espoir

W

bipohypermaniac@gmail.com


Donnes toi les moyens d’y arriver

Déjà, tu peux écouter cette chanson des Neg’ marons à qui j’ai piqué le titre pour cet article : https://www.youtube.com/watch?v=lC99nCx42JI, parce que tout le monde aime la musique et écouter parfois une chanson avec des textes portant l’espoir vaut n’importe quel anxiolytique. Même si on ne peut pas comparer.

D’ailleurs, il ne s’agit pas de comparer différents moyens mais plutôt de te montrer la diversité d’outils possibles pour aller mieux et leur complémentarité. Je vais te lister tout les moyens que moi j’ai mis en oeuvre pour aller mieux, et aujourd’hui je vais mieux, oh beaucoup mieux. Aussi, il est très important que cet article ne te fasse pas un mauvais effet, je ne veux pas que tu te dises  » oh là tout ce qui fait, moi j’ai pas la force de faire tout ça, blablabla » non! chacun son rythme, chacun fait ce qu’il peut. Je te rappelle que pour ma part j’ai mis cinq ans après mon diagnostique pour prendre conscience vraiment de mon trouble et de me focaliser sur le soin. Cela fait deux ans, donc, que j’ai pris la décision de ne plus travailler et de faire que toutes mes activités soient centrées sur le soin, la compréhension et la guérison de ma bipolarité. Aussi j’ai conscience que j’ai pu avoir la chance de m’extraire des obligations de la vie pour me focaliser sur ma bipolarité. Bref, d’avoir une famille qui a pu subvenir à mes besoins. Donc encore une fois, chacun fait ce qui peut par rapport à sa situation et par rapport, surtout, par rapport à ce qui l’est.

Alors…

Le premier moyen mis en place, et celui-là je ne l’ai pas choisi, il est venu logiquement après ma première crise maniaque : l’hospitalisation. Aller à l’hôpital s’est avéré essentiel pour me couper du monde normal, me retirer pour soigner en urgence un état de crise. Ensuite il y a le traitement qui va avec. Je vois la camisole chimique comme le moyen thérapeutique par défaut. Je prends des médicaments parce qu’aujourd’hui en France il n’existe pas de traitement qui peuvent les remplacer. Que ce soit de la dépression ou de la manie, rien est aussi efficace qu’un rééquilibriage chimique de notre cerveau. Bien entendu, le but à long terme étant de diminuer les médocs en mettant en place des moyens alternatifs. Pour imager, je suis passé de 900 mg de Xeroquel à 50 mg aujourd’hui. Tout simplement parce que les autres moyens mis en place ont permit de me rééquilibrer, et je n’ai plus besoin autant de cette chimie exogène.

Hospitalisation, traitement et psychoéducation. Voilà le trio mis en place dès l’hôpital. La psycho éducation s’effectue en plusieurs séances avec d’autres bipolaires et un psychiatre. Le but étant d’identifier des indicateurs prévenant des crises. En gros, mieux connaître son trouble. Renseignes toi il y en a un peu partout en France et ça aide.

Le dernier moyen appartenant au corps médical est la psychothérapie. J’ai suivi une TCC (thérapie cognitivo comportementale pendant deux ans). Avec ce moyen on commence à entrer un peu plus en profondeir. Le principe est d’analyser son schéma : situation-émotion-pensées-comportement auquel on répond presque inconsciemment au quotidien. Une sorte de bouddhisme occidentale: on se met en spectateur de ce que l’on vit, on repère ses failles et on en discute avec le psy à défaut de méditer.

L’écriture a été le premier moyen alternatif mis en place. Nul besoin de te prouver le bénéfice de cette forme d’expression en voyant toutes les bonnes choses que m’apportent ce blog. J’ai commencé par écrire des poésies très abstraites en 2009. Au départ je n’avais aucun talent pour cet art. Les mots sont venus comme une nécessité. J’avais un tel besoin de m’exprimer, et je l’ai toujours, que l’encre a coulé à flot et avec le temps, je me suis forgé un style naturellement (y paraît que j’écris bien haha). J’ai toujours cette phrase d’un grand écrivain en tête  » c’est en écrivant que l’on devient écrivain ». Je suis certain que c’est en peignant que l’on devient peintre aussi. C’est en s’exprimant que l’on se vide et que l’on se sent mieux. Je suis persuadé que chacun peut trouver son moyen d’expression pour canaliser cette énergie (qu’elle soit noire mélancolique ou rouge maniaque). A toi de trouver ton art. Même sans talent, lances toi, crache ce que tu as dans la tête, dans le coeur, dans les couilles, dans les ovaires à travers un art et tu trouveras rapidement le bénéfice. L’important n’est pas le résultat, ne juge pas tes premières performances, ce qui importe et le moyen et non pas la fin. J’en profite pour mettre dans le même sac le sport. Comme l’écriture, je n’avais pas de talent particulier à la nage et pendant plus d’un an je suis allé à la piscine et c’est en nageant que j’ai appris à faire le crawl. Et dernièrement en Bretagne, j’ai eu le plaisir à nager le crawl dans la mer à côté de ceux qui nage une brasse de survie et boive la tasse à chaque vaguelette, hihi.

Le sport fait également partie de l’hygiène de vie. Je vais pas trop m’étaler ici : le sommeil, la nourriture, l’alcool avec modération ou encore mieux un sevrage temporaire, l’arrêt de toute drogue… tout cela est important.

Il y a deux ans aussi, j’ai commencé le théâtre. Une forme d’expression très complète. Cela me permet d’extérioriser mes émotions, canaliser mon énergie à travers un personnage, quelle libération! Encore mieux, le théâtre de clown. J’ai débuté en avril et en termes d’expression, c’est le meilleur moyen car il est très proche de notre émotivité, fragilité, sensibilité. Via mon clown, je peux les faire vivre. J’ai écrit un article à ce sujet Le grand Cirque Bipolaire.

Quoi d’autre? Le yoga! J’ai commencé il y a un an et ça m’aide beaucoup à assouplir mon corps, à l’ouvrir, à faire circuler l’énergie afin que l’intensité ne reste pas que dans la tête. Que ça circule dans tout le corps. Et même plus, être connecté entre ciel et terre, ainsi à commencer mon chemin spirituel!

Aujourd’hui, la méditation est la valeur ajoutée à mon arsenal thérapeutique qui m’a permis de transformer l’exaltation et l’euphorie maniaque en une joie plus calme et sereine. Il s’agit de transformer les bonheurs pathologiques de l’hypomanie en bien être sans les mauvaises conséquences et comportements inadaptés. Je ne développerai pas plus ce chapitre, c’est la cerise sur le gateau. J’ai pu faire place à la méditation seulement après avoir retrouver une stabilité. En revanche, il n’est jamais trop tôt pour se détendre, de revenir régulièrement à sa respiration, à l’écoute de son corps. Pourquoi pas lire « Le pouvoir de l’instant présent » d’Eckhart Tolle pour commencer. Ce bouquin a eu grand impact dans ma vie et et dans celle de beaucoup de mes proches.

Enfin, et je m’arrêterai là : L’échange. Ne pas rester seul avec son trouble. Partager avec des personnes aptes à écouter. Ne pas hésiter, c’est très important, NE PAS RESTER SEUL AVEC SON TROUBLE. Avec qui échanger? Hé bien un exemple, ce soir c’était la 11 e rencontre entre bipolaires et autres hypersensibles qui réunit des personnes à partir de ce blog. Une nouvelle fois encore, ça a été un très beau moment de partage en toute bienveillance. Rencontrer des personnes aux vécus similaires est salvateur. Le but de ces rencontres, faire revivre l’espoir, il n’y a pas de fatalité ; en ayant conscience de son mal être, en mettant les moyens, tout est possible!

La prochaine rencontre aura lieu en début octobre, tu peux déjà m’envoyer un mail à bipohypermaniac@gmail.com si tu as des questions ou si tu veux seulement échanger.

Et puis… il faut y croire, garder espoir, et avoir patience.

Patience et Espoir, tu vas y arriver 🙂

A bientôt,

W.


Keep calm and carry on

images

J’ai vu ce drapeau dans un film regardé hier soir Le Grand Homme et je le trouve très à propos dans ce que je vis. « Reste calme et continue…  »

Avec le printemps, pas mal de choses sont arrivées et se serait facile d’en être déstabilisé. C’est le bon moment pour te faire une petite mise à jour sur ce qui se passe dans ma vie de bipolaire.

Je suis toujours l’arsenal thérapeutique que j’ai mis en place il y a deux ans à la sortie de ma dernière hospitalisation. Tant de moyens qui structurent mes semaines et qui n’ont qu’un seul objectif : le soin. En novembre 2013, à la suite d’un échec cuisant en tant que pion, j’ai choisi de ne pas revenir dans le monde professionnel et me focaliser sur un travail sur moi. Combattre mon trouble, maîtriser mes humeurs, entreprendre le grand voyage vers le centre de moi-même. Je suis un grand individualiste et égocentrique. Cela ne me gène pas étant que je suis persuadé que pour faire le bien, il faut être bien soi-même.

Je me rappellerai toujours le jour en HP,  en mars 2013, où je me suis dit à moi même « Ça suffit les conneries, à partir de maintenant, la priorité est de me soigner ». Deux mois auparavant, j’avais mis le feu à mon appartement…

Je suis content d’avoir été fidèle à cet engagement. Qu’est ce que j’en ai fait du chemin depuis ce jour-là. Faut dire qu’en matière de soin j’ai mis le paquet. Je dois préciser que je n’aurai jamais pu sans ma famille qui est un inestimable soutien.

Tout ce que je fais est thérapeutique. Ce qui me prend le plus de temps est l’écriture, notamment sur ce blog (lancé en novembre 2013) mais aussi au sein d’un atelier d’écriture dans lequel je publie entre autre ma poésie. Car avant tout je suis poète (compris ou incompris) et sans prétention aucune (pas de projet de recueil pour le moment mais pas loin de 150 poèmes écrits depuis 2009!). Mon salut dépend plus que jamais de mon expression à travers cet art. S’exprimer est la clé.

Ensuite c’est le théâtre qui m’occupe le plus. J’ai commencé en septembre 2013 dans deux ateliers amateurs. La motivation principale n’étant plus de nourrir mes rêves d’acteur mais encore de m’exprimer avec un outil différent. Il s’avère qu’aujourd’hui je répète deux spectacles dont un avec lequel je tourne dans 11 villages dans le sud en Juillet. Les répétitions s’intensifient depuis cette semaine. C’est devenu plus qu’une activité thérapeutique. Je me suis fixé la fin de l’été pour décider si je me lance à fond ou non dans le projet d’être comédien.

Aussi, je me suis introduit dans une troupe de clown depuis deux mois. Je l’ai écrit dans cet article : le grand cirque bipolaire, les bienfaits du clown pour une personne ayant un trouble psychique. Un véritable travail sur le corps très bénéfique lorsque l’on a une énergie qui fume dans le cerveau et qui n’attend que de circuler dans le reste du corps. Chacun a un clown en soi, qui n’est que sensibilité, fragilité et spontanéité et cela fait un bien fou de le libérer. Ça me demande beaucoup d’effort, entre ce travail là et l’intégration dans un groupe soudé de bons comédiens. Mais quoi de plus thérapeutique!

J’ai commencé le yoga en septembre 2014. C’est à peu près à cette période que j’ai senti la nécessité d’investir ma dimension spirituelle. Je n’ai pas fini d’en parler ici. Il s’agit d’entreprendre un chemin vers une réalité ultime qui se cache derrière tout les nœuds d’émotions, de pensées dans lequel notre esprit patauge. Depuis je pratique la méditation de plus en plus régulièrement et de plus en plus longuement. Sans parler de toutes les lectures qui m’aident sur ce chemin. Krishnamurti, James Redfield, Eckhartt Tolle, Don miguel Ruiz, Jon Kabat Zinn, Rinpoche, Jacques Ferber, Doreen Virtue, Frederic Lenoir, autant d’auteurs que je t’encourage vivement à découvrir. Des retraites chez les moines ou sage amérindien m’ont beaucoup apporté et je compte en faire régulièrement tellement que je suis convaincu des bienfaits. J’ai lancé un deuxième blog : Etre la paix, dans lequel je m’exprime sur ce champ là.

La semaine dernière j’ai lu Sur la voie de Bouddha de Rinpoche, cela a été la confirmation de beaucoup de mes croyances mystiques, j’ai l’impression que le bouddhisme va beaucoup m’inspirer dans mon combat contre ma bipolarité et mes maux en général.

Ah oui, je suis suivi par un psychiatre et une psychologue TCC (analyse des émotions) et je prends toujours un traitement qui diminue au fil des mois. Un cocktail de lithium, lamictal, xeroquel. Cela est aussi thérapeutique mais en termes de temps ça n’a pas beaucoup d’importance finalement. Le but étant à long termes de diminuer jusqu’à 0 ce traitement « conventionnel » est de laisser tout la place à ses traitements « véritables ». Attention, le traitement chimique me paraît essentiel au départ et je n’aurai jamais pu faire tout le reste sans cette base là.

Aujourd’hui, j’ai une copine (depuis 3 semaines). Là aussi, il y a quelque chose de thérapeutique parce que grâce à cette relation je travail sur mes vieux penchants d’attachement, de dépendance, de jalousie, de « trop » d’intensité et aspire à quelque chose de plus calme, de plus paisible. C’est aussi avec elle que je pratique une sexualité plus riche qu’avant grâce à la découverte du tantra, dont j’avais beaucoup de préjugés alors qu’il ne s’agit de quelque chose de très simple. Je te laisse découvrir par toi même si t’en as la curiosité.

J’ai quitté le cocon familiale dans lequel je m’étais réfugié après mes longs mois d’hospitalisation. Là aussi la vie en solitaire est un sacré travail sur moi même. Difficile au début de se retrouver seul…

Le fait que l’Express.fr m’a témoigné leur intérêt pour ce blog dernièrement est une grande satisfaction car d’une manière c’est une récompense du combat que je mène. Encore une fois, cela est très individualiste. Mais comme beaucoup me l’on dit via ce blog, témoigner ici de mes états d’âmes de mes ressentis, de ce que je comprends sur moi même, cela les aide aussi.

Et quand des bonnes choses arrivent, cela me déstabilise. Des nouveaux projets font ébullition, des nouvelles craintes, angoisses, peurs alors je respire et me dis: Keep calm and carry on!

images

A bientôt,

W.


Un clown en prison

De ma cage je t’envoie ce courrier. Oui, il y a des jours, des après midis où je me sens enfermé. Un enfermement invisible. Je préférerais être entouré de barbelés, je les arracherait, la douleur serait vive… « Vive », oui, je me sentirais vivant. Car cet enferment dont j’ai réussi il y a quelques instants à ébrécher pour activer ce clavier, est capture du monde vivant. Paralysé, je n’ai pas d’envies, d’émotions, de pensées qui pourraient me réanimer, d’énergie…

Il y a une prison quelque part en moi dont je n’ai pas trouvé la clef. Je ne sais pas vraiment comment je m’y enferme et je ne maîtrise pas le moyen de s’y en sortir. Je reste planter au milieu de barreaux que je ne peux toucher. Ma chaise de bureau devient alors les menottes et l’écran de l’ordinateur figé semble être une sortie, un divertissement. Mais il me paralyse plus qu’autre chose et la lumière bleu me zombifie. Un éclair d’énergie me donne la force de lancer un film. Une fois le générique, les murs de ma cellule sont encore plus épais.

Patience et espoir, je connais ces mots, j’y pense, ils n’ont aucune saveur sur le moment, je m’attache alors à la théorie qui m’a été prouvée infiniment dans le passé. Cela ne me tire pas d’affaire, je sais que je finirai par être libéré, dans une heure, ce soir ou demain matin lorsque je sortirai de chez mes parents (*). Mais pour le moment mon âme est comme l’épée d’Excalibur et mon esprit sont les rois illégitimes qui tentent de retirer l’arme sacrée.

Le courage m’a été donné de t’écrire, je sais que m’exprimer est le meilleur moyen de me délivrer. Peut-être est-ce la clef que je cherchais tout à l’heure dans le noir.

Je ne suis pas le seul à connaître cette prison indicible, incompréhensible pour les détenus et encore moins pour les autres. Je pense que notre sensibilité nous offre la capacité de vivre une plus grande liberté. Peut être doit-on passer par une plus grande captivité. Bien qu’elle ne soit pas perceptible, il existe cet enfermement. Je ne suis pas le seul à l’expérimenter et toi non plus. Ma détention ne dure jamais trop longtemps néanmoins l’isolement est extrême.

Cela ne remet pas en doute ma conviction : la profonde libération est en cours. Les épreuves sont à la hauteur de ce qu’elles cachent derrière. Aucune barrière n’est infranchissable. Même attaché au fond de ma cellule, je l’écris pour le réaliser. Patience et espoir…

Ce n’est pas l’article que je voulais publier, il fallait peut être cette introduction avant de venir à mon sujet.

 

Le clown : la cerise sur le gâteau…

La pâtisserie étant l’arsenal thérapeutique que j’ai mis en place depuis novembre 2013 pour vaincre mon trouble et la cerise étant l’atelier clown dans lequel je me suis inscrit aujourd’hui. Ce blog n’est pas la seule arme pour égorger ma bipolarité. Je participe à deux ateliers théâtres différents plus un projet en parallèle et un atelier d’écriture. Je fais du sport : un peu de piscine, beaucoup de marche. Je suis un cours de yoga. Et donc dernièrement, un atelier clown. De l’expression, de l’expression… Je suis certain que c’est le traitement optimal pour ce genre de trouble. Je suis également deux thérapies dont une TCC (travail sur les émotions).

Et le traitement dans tout ça? Jusqu’ici je parlais de moyen pour combattre le trouble. Les médicaments, la psychoéducation sont des moyens de défenses. Nécessaires évidemment. Personnellement, défendre toute ma vie est hors de question. Je ne suis pas en train d’écrire qu’il faut mettre les mêmes moyens d’attaque que moi, il faut trouver des moyens d’expressions qui nous conviennent. Au début, il faut se faire un peu violence mais lorsqu’on est conscient du bien que ça peut apporter, il n’y a pas d’efforts.

Cependant, je recommande l’atelier clown, une véritable thérapie, à tous bipolaires et autres foufous. J’ai découvert ce moyen d’expression il y a peu de temps et c’est fabuleux comment notre clown peut nous libérer. Beaucoup d’ateliers poussent un peu partout en France. Le Cirque Bipolaire recrute des clowns, n’était pas un article totalement absurde. Je suis convaincu qu’un salut est possible par le clown. Bref!

C’est durant un stage à Voiron, pas loin de Grenoble, que j’ai était séduit. Ironie du sort c’est un sage amérindien, lors d’un stage sur les ancêtres, qui m’avait indiqué cette orientation. Pour être plus précis, ce sont les ancêtres qui lui ont indiqué cette orientation. M’enfin, je voulais remercier du coup les ancêtres! haha! Et plus rationnellement, c’est à une belle et rayonnante jeune femme que j’écris ici merci pour m’avoir invité indirectement à ce stage. Je ne vais pas m’arrêter là. Cette jeune femme s’appelle Elise et je l’ai rencontré via son blog https://voyageaucoeurdelhumain.wordpress.com/. Des articles pleins d’espoir et d’amour t’attendent à cette adresse. Elle commente parfois ici…

 

(*) D’ailleurs, je suis à la recherche d’un petit studio à Paris ou proche banlieue, si t’as un plan…:)

A bientôt,

W.


Je suis guéri

Voilà,

Cela a pris quelques années mais aujourd’hui je ne souffre plus, je ne suis pas malade, je suis guéri.

Beaucoup d’éléments ont permis cette transformation du trouble en énergie. Les rencontres.

L’écriture de ce blog m’a ouvert a un puits sans fond d’énergies. Cette intention née il y a un an m’a tourné vers toi. Mes mots ont attiré ton attention. Tu m’as lu et ce faisant tu m’as envoyé volontairement ou non une force invisible qui m’a soufflé un vent de révolte. Vous êtes nombreux, cette force est le résultat d’une multiplication de vues.

Tu ne peux pas imaginer à quel point je te suis reconnaissant. Pour la plupart d’entre vous, je ne vous connais pas physiquement mais j’apprends à m’ouvrir de plus en plus à vos pensées. Je sens depuis quelque jours une vibration qui s’intensifie. Je veux te la partager. Je ne veux pas être seul avec ce bien être.

Tu m’as transmis de l’amour sous diverses forme. A mon tour, je veux t’affirmer que je t’aime.

Si tu es malade, sache maintenant que tu guériras. Les moments de doute et de souffrances, il y en aura encore, pense à moi qui est réussi à guérir grâce à toi. Imagine seulement un instant que c’est possible. Ouvres toi à l’énergie qui n’attends que ça.

Mon chemin sur Terre est encore long mais à partir d’aujourd’hui je sais qu’il est merveilleux. Et plus de personnes empruntent le chemin qui est leur, plus ils vibreront et plus on sera ensemble.

J’ai besoin de toi pour avancer. Dans le partage, dans l’échange d’amour. Alors nous nous rencontrerons et la vie sera plus facile et nous aurons le véritable présent que nous méritons.

Merci.

A bientôt,

W.