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Lâche prise et la magie émerge

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Lâcher prise sur la vie, elle n’a pas besoin de moi pour me diriger là où je dois aller.

Lâcher le contrôle, abandonner toutes mes pensées, tout ce que je pense être, tout ce que je crois bon de faire, en vérité je n’ai pas besoin de tout ça, je vois bien que les meilleures choses qui me sont arrivées n’ont pas été commandé par mon mental.

Se laisser porter aux rythmes des envies, trouver le flow et se laisser aller dans le courant.

Agir spontanément, à ce qui vient naturellement, à ce qui n’est pas prémédité.

Ne pas penser ce que je dois faire, faire ce que je sens sur le moment, dormir lorsque je suis fatigué, travailler lorsque je suis motivé, ne pas me laisser dicter la vie par le fonctionnement des autres, par un système qui ne me convient pas.

Dire ce que je sens bon d’exprimer, rester connecté au cœur. C’est une connexion sûre, tant que j’y suis lié, rien ne peut m’arriver.

 

Si je suis écœuré, mécontent, que j’exprime ma colère. Je laisse le pouvoir aux humeurs du cœur. C’est en nourrissant cette confiance, un abandon de l’égo pour le cœur que mon pouvoir pourra émerger. Préférer le silence en attendant.

La magie opérera lorsque j’aurai cette sécurité intérieure qui me permettra de me laisser glisser dans le vide sans peur. Tomber pour atterrir sur mon destin. Ce n’est pas ma tête qui pourra trouver la chemin. « Pour trouver la voie, il faut vous couper la tête » haha, disait l’autre.

Redonner le pouvoir d’action à mon cœur et non aux pensées. Cultiver le silence et l’état de non-pensée. Ne plus penser à hier ou à demain. Revenir à la fonction essentielle de mon cerveau : rêver. Cela suffit.

Ma tête rêve, mon cœur se réjouit des rêves et use de la magie pour les réaliser.

Je ne suis pas à ma place, je suis sur le chemin qui m’y emmène mais pour avancer je dois oublier ma vieille façon de fonctionner. Je dois revenir à l’enfant, à l’essence, aux mondes des rêves, à la magie, et me laisser guider.

Il n’y a rien à comprendre, il n’y a plus de problèmes, il n’y a pas d’effort à faire, il n’y a qu’à croire à la magie et faire confiance à la vie.

Ce n’est pas mon égo qui a contrôlé les événements qui m’ont fait avancer, c’est quand j’ai lâché prise, suivi mes pulsions que j’étais au cœur de mon existence.

Méditer, méditer, étendre l’état de non-pensée dans le temps. Moins je pense, plus je suis dans l’instant.

Ne plus penser, ne plus penser, revenir aux ressentis, au corps, aux émotions, à la contemplation, ainsi mes rêves se confondent avec la réalité.

Laisser les autres sur leur chemin, ne pas les convaincre de vivre la magie que je vis, partager, ça suffit. Respecter les esprits différents, respecter le mien surtout.

Les pensées font obstacle à la magie, les pensées troublent l’esprit. Vois la différence entre une mer agitée et une mer calme sur la côte. Lorsqu’elle est calme, alors on peut apprécier les merveilles qui se cachent sous l’eau.

« J’ai lu, ça me fait fait pensée que… je dois faire ça… quand je le verrai faut que je dise ça… » Arf non! Non-pensée, non-pensée!! Petit mantra pour m’aider à revenir sur l’instant : « Pardon, merci, lumière, amour », ça y est, je reviens sur le ressenti qui se cachait sous ces pensées. Je médite sur cette émotion, ah cool! je ne suis plus dans la tête. Et à quel endroit du corps se manifeste ses émotions, ce qui est là, présent? Ah oui, je sens une sensation au niveau de la poitrine. Je respire, je ne suis plus dans les pensées. Je suis l’air qui rentre et sors. Je suis mon corps, je suis cette émotion qui me traverse.

J’accueille ce qui se passe et me laisse porter vers l’action engendré par ce qui est là, par cet imprévu. Je suis libre, je ne contrôle plus. Je m’abandonne à la vie. C’est ça le paradis. Il n’y a rien à s’inquiéter, car l’inquiétude, l’angoisse, la souffrance, tout se passe dans la tête. Et moi, je m’en libère. La vie me transporte d’expériences en expériences et m’apporte tout ce que j’ai besoin.

Difficile d’imaginer ce dont j’ai vraiment besoin. Je me suis imaginé tellement de choses, j’ai voulu tellement de choses, mais en réalité, c’était aussi simple que ça.

Je suis de plus en plus prêt, de plus en plus pure. Mon cœur est au pouvoir, une puissance énorme.

Je ne suis pas le maître de ma vie mais le héros de mon aventure.

Patience et espoir

W

PS : Ça fait pile poil trois ans que j’ai ouvert ce blog, champagne!

PS2 : petit lien vers mon autre blog sur l’express: laviedunbipolaire


Ha l’enfoiré!

La vie c’est comme une partie de jeu vidéo. Avant de commencer, tu choisis la difficulté et après tu joues selon ton niveau.

Regarde autour de toi tu verras très bien ceux qui ont choisis l’option facile et les rares qui se sont risqués à plus compliqués.

Je ne peux pas me rappeler du moment où j’ai configuré ma partie, où j’ai réglé mon handicap. Mais à voir mon parcours, à l’heure du choix, je me suis pris pour un sacré golfeur…

Ironie du sort, je joue rarement aux jeux vidéos, mais les fois où je joue à Fifa, instinctivement je ne vais pas pour le mode « facile », comme si je préférais perdre en « difficile » que gagner en « facile ».

Je crois bien qu’on configure notre environnement, nos qualités, nos faiblesses, nos handicaps à dépasser, pour atteindre un objectif caché. Parce qu’à la naissance, on oublie tout ça, pas même un petit mode d’emploi. C’est le grand saut dans cette réalité, avec un petit goût de démerdes-toi.

Plus je me perds dans les profondeurs du labyrinthe de mon esprit, plus je sens cet être d’une autre dimension, un bout de moi allié d’un bout d’autre chose d’étrange qui était présent avant ma naissance, qui connait les tenants et les aboutissements de ma vie. Je le sens ce petit enfoiré (pas de soucis, il n’est pas susceptible, il a beaucoup d’humour même) qui se fait plaisir à sourire pendant que je me galère dans cette réalité. « C’est toi qui a choisi cette vie l’ami ». Qu’est-ce que je peux répondre à ça? Lorsque je le supplie de me faire parvenir au moins une page du mode d’emploi, il me dit : « Tout est en toi, dans les autres que tu rencontres, dans les expériences que tu traverses ». Haha l’enfoiré! Je sais pas s’il se rend compte comment est fait mon esprit, cet univers infini, où des millions de pensées circulent, où toutes sortes de croyances naissent, meurent, se contredisent, où les émotions allument un arbre cérébrale avec beaucoup trop de couleurs pour en faire une palette, où rien n’est solide, stable, structuré, car dès qu’une certitude s’installe, la vie avec un simple coup de vent remet tout en question. « C’est toi qui a choisi une aventure intense ». J’étais dur avec moi même avant même d’être né, quelque part ça me rassure.

« En réalité tu n’as rien à faire, laisse la vie te porter ». Rha pitain l’enfoiré, c’est quand il me lâche ces pensées qui me donne le plus de travail. Car c’est là où je dois déconstruire mon égo avec toutes les croyances qu’il comporte. Et travailler à ce que mon égo n’est plus le contrôle, que mon mental n’est plus le pouvoir.

« La fin justifie les moyens, t’en chie pas pour rien, t’as voulu vivre quelque chose de grand, tu finiras par le vivre »…

Ha l’enfoiré!

Patience et espoir

W


Respire!

Il est encore trop tôt pour savoir ce que je vais devenir tôt ou tard. Il reste toujours plein de rouages dans mon esprit qui sont encrassés et qui m’empêchent de voir clairement qui je suis. Même si je n’ai jamais été aussi proche de mon centre. Pendant de long mois, rien ne bouge, et d’un coup, un déclic, une nouvelle couleur insoupçonnée me dévoile une nouvelle manière de voir la vie, si bonne que je vais m’y accrocher, m’y aventurer pendant les mois à venir.

Je vais bien et pourtant mon emploi du temps n’a pas évolué, je n’ai accompli aucune action particulière. Je glande même depuis cette semaine plus que d’habitude. Bizarre, hein? Etre bien d’un coup sans qu’il n’y ai de signes extérieurs. En tant qu’expérimenté de l’hypomanie, c’est vrai que j’ai l’habitude d’aller bien en réaction d’événements extérieurs. Hmmm…. écrire ce paragraphe fait naître un sentiment étrange en moi, un mélange de doute, de peur… il y a quelque chose qui remonte et voudrait sortir, j’ai l’impression. Respire….. mes oreilles bourdonnent. Il y a des sensation intérieurs vraiment difficile à décrire. Je crois que c’est le fait de croiser mentalement mon bien-être actuel avec le souvenir de mes hypomanies qui a réveillé quelque chose en moi.C’est certain que toutes mes hypomanies (exaltions, excitations, euphories qui emballent le bipolaire) et les hospitalisations qui les ont suivi ont laissé en moi de profondes peurs. Là est ma différence principale avec les autres : je ne peut pas être heureux sans avoir peur d’être trop heureux et faire une crise maniaque, c’est embêtant hein! Je dois rester sur mes gardes.

Ce qui m’aide le plus dans la vie, c’est la respiration. En même temps, c’est ce qui permet L’Homme de vivre. J’ai commencé à vraiment prendre en compte ma respiration il y a deux ans, autant te dire que j’ai découvert que je n’avais jamais eu conscience de respirer avant. Le premier moyen d’agir contre ses souffrances, j’en suis certain, c’est respirer. Ça m’a demandé beaucoup de pratique mais j’explore maintenant les pouvoirs de cette activité à l’essence même de la vie. Lorsque l’on est centré sur la respiration, plus rien existe, tout ce qu’on pensait être rigide en nous se détend et disparaît. Bref, ceci est à la fois un discours perché et basique mais c’est une de mes arme secrètes, je te la partage.

Quand j’écrivais plus haut qu’il n’y avait rien de matériellement positif en ce moment qui pourrait expliquer mon bien-être, c’est pas tout à fait vrai. J’étais en Bretagne la semaine dernière avec mon frère. Ah oui, déjà, ce séjour à la mer a fait bouger quelque chose en moi. Puis la lecture de Deepak Chopra a créer un déclic dans ma façon de voir la vie. Il y a une richesse dans les livres. Et puis, ce qui est super, c’est qu’à chaque nouvelle lecture, c’est des nouveaux morceaux pour notre puzzle intérieur. Et parfois, un morceau seulement, peut révéler toute une image. C’est ce qui s’est passé je pense.

Depuis mon retour, lundi, je me suis remis à un ancien vice : le poker. Comme la drogue, l’alcool, le jeu m’a fait tourner la tête bien des fois auparavant. Surtout le poker. Je jouais beaucoup il y a quelques années, et étant plutôt bon, ça à compliqué encore plus les choses. Bref, je ne maîtrisais pas les effets de l’adrénaline alors j’ai préféré arrêté complètement. D’ailleurs mon psychiatre parfois me demande si je joue au poker, comme si c’était le témoin d’un état d’esprit particulier. Vu comme ça, on pourrait dire que je joue avec le feu. En réalité c’est là que je tire sûrement une satisfaction. Je maîtrise ma consommation de poker, pour résumé. Dominer quelque chose en moi qui me dominait avant est plutôt gratifiant. Bien sûr jouer avec son côté obscur demande de rester en garde. M’enfin voilà!

A bientôt,

W


Une vie meilleure

C’est difficile de détendre tous les nœuds qui encombrent mon esprit. Il m’arrive, comme hier, de voir clair, parfois. De goûter pendant un petit moment l’état ultime de mon évolution. Cette sensation de légèreté, d’unité. Ce sentiment de ne plus être un poids qui combat contre soi-même mais une plume qui se fond dans le monde.  Plus d’ego plus de séparation entre moi et l’autre. Je fais partie d’un tout. Les soucis et souffrances personnelles s’évaporent car dans ces instants, ma vie n’est pas une affaire personnelle.

J’aime cet état là, tout est simple, tout est facile. Je suis dans une dimension où tout n’est qu’un où les choses se font par amour naturellement. C’est enivrant, c’est ce qui m’a déjà exalté et propulsé dans des énergies qui m’ont fait perdre le contrôle. Je travail maintenant à pouvoir vivre cet état de conscience tout en restant ancré dans ce que je fais et où je suis.

J’ai mis toutes ces années pour découvrir en moi cette petite fenêtre qui donne vue sur une vie meilleure. Pas meilleure dans le sens que mes projets se réalisent, que j’accomplisse des choses, non. Meilleure dans le sens où je traverse l’espace temps d’une manière totalement différente que mes habitudes profondes. Jamais je n’aurai pu imaginer cet état d’esprit, il est insoupçonnable. J’ai appris, pour savourer cette légèreté de vie, qu’il fallait abandonner toutes images, comparaisons, désirs, stratégies, connaissances du monde matériel, dans le but de cultiver un espace vierge en soi dans lequel peut s’installer doucement cette autre chose. Une connexion avec la source, peut-être.

Cette récente éclaircie qui fait suite à un séjour bonifiant en Bretagne, met une lumière sur tous ce qui encombre la traversée de celle-ci. Les désirs, les pulsions, le mauvais rapport à l’autre, tout ce qui pèse en moi et dont je n’ai pas encore la maîtrise. En moi car tout ce que j’écris, tout ce que je vis n’est qu’une impression de ma cuisine intérieure. D’ailleurs la lecture du livre « le livre des secrets » de Deepak Chopra, m’éclaire beaucoup à ce sujet là.

Plus que jamais, j’expérimente et me prouve à moi que le bonheur auquel j’aspire est en moi. Tout est en moi, mes expériences, mes écrits en attestent, il n’y a qu’à continuer le voyage.

Ce qui est le plus difficile, c’est de cesser de comparer ma vie avec celle des autres, à désirer la vie qu’ont certain autres, de m’identifier par rapport à quelque chose de connu. Même si je le sais en théorie, j’ai bien dû mal à étendre dans tous mon système de pensée et comprendre, le fait que je suis unique. Nous sommes tous uniques. Je suis unique mais je ne cesse de vouloir être meilleur que les autres, c’est totalement contradictoire. J’ai bien du mal aussi à m’extraire du jugement et du regard de l’autre. Alors que je sais bien que c’est une peur personnelle, un égo trop important, un manque de confiance.

Voilà, voilà.

Patience et espoir

W


Dépression en musique!

Je clique sur lecture sur la page internet de chantefrance.com et c’est la voix de Christine and the Queens qui accompagne l’écriture de cet article. Les mots sont inspirés par mes doutes et peurs. Cinq minutes avant cela, c’était la puissance de Kery James qui me prêtait main forte pour la gymnastique matinale que je maintiens quotidiennement tant bien que mal depuis mon hospitalisation. Les quelques pompes et tractions ont le bien fait de soulager le poids de mon esprit.

Tiens c’est la pub… et maintenant Balavoine avec son SOS d’un terrien. Tiens, tiens, comme par hasard…

Il m’est de plus en plus difficile d’exprimer l’obscurité, dans laquelle je m’engouffre depuis plusieurs semaines, ici sur ce blog où j’écris inlassablement l’espoir comme si l’écriture de ma tristesse entachait les bons sentiments répétés souvent sur ce site. Comme si, j’avais une responsabilité dans mes publications désormais, ce qui est faux et n’a jamais été une volonté de ma part.

Gerard Blanc, une autre histoire, maintenant…

Quand l’âme est en peine chaque action pèse son poids de doutes et de peurs, qui chez moi cause une certaine paralysie, voilà pourquoi j’ai une vieille tendance à m’isoler dans mon mal plutôt qu’à le partager. Voilà pourquoi il est possible que je colorie ici plus souvent les mots en rouge et jaune qu’en noir et gris.

Pascal Obispo, Personne…

Je précise, car ici il est caché, l’espoir existe toujours en moi, malgré les paragraphes mélancoliques, même s’il est dissimulé profondément, j’ai appris avec le temps a garder toujours un subtil contact, quoiqu’il arrive. Là je sais qu’il est présent, malgré l’absence de légitimité, malgré le fait que je ne trouve aucune raison d’y croire.

Joe Dassin, Siffler sur la coline…

Quatre lignes par chanson, je vois par ma vitesse d’écriture l’effort inhabituel qu’il me faut pour enfoncer chaque touches de mon clavier. Mais alors, W, c’est quoi ton problème?

Tina Arena, aller plus haut…

Bah voilà, merci Tina, je ne sais pas quelle est la prochaine étape pour aller plus haut. Bon, c’est pas tout à fait bien exprimé. En fait, j’ai quelques doutes, pas nombreux en quantité, qui se croisent dans mon esprit et m’empêche d’y voir clair, tant ils sont lourds. Depuis que je me suis remis physiquement de mon hospitalisation, depuis un mois, et notamment depuis quelques jours, une question a fait le siège et étouffe mon esprit : Qu’est ce que je vais faire? Il s’agit ici du métier, de la voix professionnelle dans laquelle m’investir. Dès que j’ai la tête inoccupée, entre deux films, avant et après un article, à chaque pose cigarette, à chaque ballade quotidienne, cette question revient à l’assaut et fait son nid entre mes oreilles. Une vingtaine de fois par jour…

Les 3 mousquetaires, Un jour…

Depuis une discussion avec ma mère, le théâtre est revenu à l’ordre du jour. (J’en ai fait deux ans entre 2013 et 2015). J’ai toujours eu le rêve caché de devenir acteur. Ironiquement, depuis quelques jours et le soutien nouveau de ma mère dans cette voie là, me voilà en train douter, est-ce cela mon destin? Faut dire que jusqu’ici tous mes choix de chemins ont abouti en crise et HP, ce qui fait qu’aujourd’hui je mets toute mon énergie à douter sur chaque décision. Tu me diras qu’en cela, il est bon de douter. Oui c’est vrai d’un côté, mais de l’autre ces mêmes doutes me paralysent au quotidien  (chaque chose, même le plus insignifiant coup de fil administratif relève d’un effort surhumain)…

… Natasha St Pier, Tu trouveras (j’adore)…

En même temps au regard du CV de mon nouveau moi, en supposant que la crise de 2013 a engendré une renaissance, on y trouve du théâtre, de l’écriture, et l’organisation de rencontres. Allez ça suffit pour aujourd’hui, j’ai réussi à m’exprimer, il est midi, je m’en vais manger ma côte d’agneau heureux.

Charles Aznavour, Emmenez moi

Patience et Espoir

W

 


Reculer pour ne pas sauter?

Depuis peu, le soir, une énergie étrange m’habite. Des pensées parasites s’agrippent dessus et le résultat est une sorte d’envie suicidaire. Je n’ai pas la moindre du monde volonté de me tuer mais la pensée de me jeter de mon septième étage m’habite. Qu’est ce que c’est que ce bordel? C’est un peu désagréable. Je ne comprends pas d’où vient cette angoisse. Peut-être que les grands changements dernièrement (ah oui! en plus de l’Express, c’est maintenant M6 qui s’intéresse à mon cas…) provoque une sorte de funérailles d’une partie de moi. Un passé à enterrer pour un futur tout propre. Je ne sais pas en tout cas c’est pas cool. En d’autres termes c’est mon esprit troublé qui accueille d’une mauvaise manière ce que la vie m’adresse.

Bref, je suis en ce moment même en plein combat avec ce démon passager (soyons optimiste). Comme moyen de défense j’ai fermé ma fenêtre, je respire (j’ai tendance à l’oublier sur ces moments) et comme armes de combats : la symphonie 6 de Beethoven et l’expression! grâce à ce blog. Sans oublier le petit valium si ça se calme pas. J’ai aussi demandé une amie maîtrisant le reiki de m’envoyer quelques bonnes ondes. L’important est ne pas rester seul avec ça. Bon, ne t’inquiète pas, je t’écris cela surtout pour partager en direct cette expérience intéressante.

Je pense aussi à rentrer dormir chez mes parents en banlieue demain, c’est peut être préférable. Mais ça m’ennuie car ce serait perdre le combat quelque part. M’enfin, reculer pour ne pas sauter, c’est pas mal aussi. Le soucis aussi c’est de dire ça à mes parents sans les inquiéter. Voilà, cela faisait longtemps que je ne t’avais pas ouvert mon esprit. C’est un peu le bazar, hein?

Sinon, voilà l’adresse de mon blog qui vient d’être mis en ligne sur l’Express : http://blogs.lexpress.fr/bipolaire/. Je sais c’est pas très pratique pour toi fidèle lecteur de me suivre sur deux blogs différents, c’est même une sorte d’affront mais comprend moi : je ne voulais pas rater cette opportunité en or et d’un autre côté surtout pas fermé ce blog là auquel je me suis attaché. Cette situation reste provisoire. L’idée pour l’instant est d’écrire un article par semaine sur l’Express et les autres ici. Petite nouveauté, les articles sur l’Express seront traduits en anglais grâce à une lectrice de ce blog qui a la gentillesse et générosité de prêter ces compétences en traduction au service de mes écrits. Mille merci à toi. Le monde est à nous!! haha!!

Deuxième sinon, une journaliste missionnée par l’émission Zone Interdite va me suivre dans mes activités pour proposer à M6 un petit reportage sur la bipolarité. Le but étant de montrer que l’on peut s’en sortir. Une bonne étape vers la destigmatisation!

Voilà, voilà!

Je te souhaite une meilleure semaine.

Patience et espoir 🙂

A bientôt,

W.


Une vie expérimentale

Je n’ai pas de croyance que j’aurais appris d’un tel maître ou telle maîtresse. Je n’ai pas de référent religieux, de repère spirituel intangible . Cette liberté est l’une des raisons de mes perditions mystiques, de mes dérapages incontrôlés et de mes chutes profondes. C’est tellement plus simple de grandir le long d’un tuteur, bien droit, bien fort. Tous les chemins se valent et le mien depuis le début ressort de l’aventure. La quête de la vérité par la recherche de moi-même. Individualiste, égocentrique, prétentieux, pourquoi pas! Est-ce que j’ai choisi cette route? Je ne sais pas, la graine de cette aspiration floue et profonde me semble avoir été plantée depuis mes premiers souvenirs.

Je rejette les théories et me nourrie de mes expériences. Dans mes délires passés, j’avais l’impression qu’on m’utilisait pour faire des expérimentations et que j’évoluais dans un laboratoire géant où des scientifiques se réjouissaient d’analyser mon esprit sans limites qui traversaient des états surprenant. Bref, j’ai dû foncer dans le mur pour constater qu’il existe, j’ai dû me noyer pour savoir nager, j’ai du mettre le feu pour accepter de me soigner. Une démarche expérimentale.

Depuis quelques années, j’ai fini quand même par m’ouvrir à la culture. Las de m’en tenir qu’à mon parchemin personnel dont le papier reste vierge, chaque verbe s’effaçant une fois que l’action était passée, j’ai ouvert des livres, dont les écrits resteront à jamais, pour y puiser quelques indications. Cependant, je laisse les livres venir à moi par les rencontres, les hasards comme des signes, des clins d’œil, des conseils livrés par les superviseurs de mon destin. Mes âmes protectrices qui m’aident à rester sur mon chemin de vie. Qui m’envoient des anges qui s’incarnent dans des personnes ou des choses que je croie l’instant de la rencontre. Pour me laisser pénétrer par l’énergie de toute cette identité, je pense, je médite, je prie, je me connecte aux autres artisans de Lumière.

Haha! Voilà un fourre-tout de ma propre croyance qui, comme tu le vois, est encore très floue, mais assez dessinée pour pouvoir avancer sur un chemin mieux balisé que durant mes épopées maniaques.

Bon, je voulais écrire sur l’énergie que je tente de canaliser mais vraisemblablement j’en suis pas encore assez conscient pour m’exprimer dessus. Ce sera pour plus tard!

A bientôt,

W.