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La spiritualité est un outil, pas plus…

La spiritualité est une invention.

Tous comme un couteau, la spiritualité est un outil que l’Homme invente pour mieux vivre.

La spiritualité n’existe pas, du moins, n’existe pas encore, car il n’y a pas de preuve physique objective qui permet d’en faire une réalité commune. Quelque chose de matériel. Si un jour elle se matérialise, ce ne sera plus un croyance, plus de doute, c’est ainsi.

A ce jour, la spiritualité est encore au stade de croyance. Et beaucoup de monde y croit. Pourquoi? Parce que, comme tous outils, elle permet de vivre mieux. La spiritualité est une croyance qui permet de faire émerger plus de paix, et faire progresser l’Amour sur Terre.

La spiritualité est une invention de l’Homme pour croire en l’Amour, mieux penser l’Amour, pour mieux réaliser l’Amour.

Mais comme tout outil, on peut s’y perdre lorsqu’il prend plus d’importance que nos ressources personnelles. Le risque est de s’identifier à l’outil. De se perdre dans cet imaginaire. Et paradoxalement, en intellectualisant l’amour via tout un univers ésotérique imaginaire, on s’éloigne de notre propre cœur, qui lui n’a pas de langage, pas d’image. Pas de mots. Le cœur s’exprime lorsque le mental fait silence. Et dés lors on tente d’exprimer ce que notre cœur semble dire, le mental et l’égo s’approprie la voix du cœur et quelque part le trahi.

L’humain aura beau être éveillé, se sentir en paix, croire être un canal, croire parler avec son cœur, il y aura toujours de l’égo et une projection de soi, de son expérience, de sa personnalité, quelque chose qui empêche son expression d’être universelle. Tout simplement parce que notre condition humaine nous limite.

Si j’exprime cela, c’est que je ressens en voyant la profusion d’informations, de ressources spirituelles sur internet et dans les livres, quelque chose qui me dérange. La spiritualité si c’est un outil pour faire élever l’Amour sur Terre, est alors quelque chose qui doit se faire plus dans le silence de la prière que dans l’expression d’articles, de conférences ou de livres.

Il n’y a pas de vérités spirituelles tant qu’elles ne soient prouvées physiquement. Il n’y a que des ressentis, des expériences personnelles qui se recoupent certes, des croyances communes. Ce que j’écris là est d’ailleurs un ressenti personnel dans lequel je ne prétends aucune valeur réelle objective. On ne peut déclarer l’existence objective par rapport à un ressenti (même s’il est partagé). J’ai beau faire l’expérience de la plus belle synchronicité, du plus évident signe de Dieu, d’un état de paix et de grâce intense, cela ne prouve pas que cela existe pour l’autre. C’est ma croyance qui a permis cette expérience, c’est mon pouvoir créateur qui en était à l’origine. Je peux partager cette croyance mais je ne peux prétendre qu’elle soit vraie, réelle. L’attitude à prendre mon expérience comme une vérité naturelle m’éloignera de l’Autre, celui qui a la liberté de ne croire que en ce qu’il voit, ou en un imaginaire spirituelle différent.

S’accrocher aux textes spirituels, croire à l’Amour, est un phénomène très humain, je pense. C’est une question de survie. C’est une aide que l’on s’est créée. Toujours dans le but de vivre mieux. Mais dés lors que l’on croit, que l’on pense, que l’on s’exprime, on s’éloigne de notre propre cœur.

Je crois (ma vérité subjective!) que la spiritualité est une étape dans l’évolution humaine. C’est croire en l’Amour qui nous permettra un jour de vivre l’Amour.

Mais en réalité, tout est déjà là, l’Amour n’est pas une force invisible, il n’y a rien de véritablement invisible,  la recherche de l’invisible est vain car l’Amour est potentiellement tout autour de nous, dans les humains qui nous entourent, dans la nature, dans les objets (les créations humaines). Il suffit (facile à dire) d’être en relation avec tout cela avec Amour. Ce n’est qu’un état d’esprit à avoir. Soit la peur, soit l’amour.

Lorsqu’on utilise l’outil spirituel (le livre, le service d’un autre, un soin, les professionnels dans le domaine) c’est parce qu’on a peur (ou manque de confiance) d’utiliser l’outil véritable : notre propre cœur.

Alors oui, je lis des livres spirituels, j’ai tout un tas de croyances, je fais attention aux synchronicités, mais je sais que pour revenir au cœur des choses, pour vivre mon véritable Amour, ma liberté, je devrais me libérer de toutes ces croyances.

Le chemin continue

Patience, espoir

W

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La famille du bipolaire

Je pense que si l’on déclare de forts troubles de l’humeur, une instabilité mentale, c’est que notre famille n’est pas tout à fait zen… Le sage amérendien Don Marcelino entre autres m’a justement enseigné que notre premier travail sur Terre était de purifier notre arbre généalogique. Prendre conscience de tous les troubles, les nœuds, les souffrances transmises inconsciemment de générations en générations et de les soigner afin de ne pas reproduire les mêmes schémas que nos parents. Ainsi, nos enfants n’hériteront plus de tous ces maux. Dans l’idéal. Bref, je vais écrire sur ma famille ici.

D’abord, ma mère est une hyper sensible. Nulle doute là dessus. Eternelle inquiete pour ces six merveilleux enfants à qui elle est liée affectivement très intensément. Par ce lien elle me partage à moi et à ma fratrie tout son amour mais aussi toute son inquiétude et toute sa souffrance cachée qu’elle a elle même héritée.

Pour le moment je suis l’enfant qui en a souffert le plus visiblement avec ce joli diagnostique et toutes mes crises. Elle est en partie responsable de mes grands troubles passés. Mais attention, elle n’est pas fautive. Je lui pardonne, oh oui je lui pardonne. Persuadé que c’est la première chose à faire. Ce n’est pas facile, car je suis le seul dans ma famille sur ce chemin spirituel que je dissimule en grande partie encore pour ne pas nourrir leur inquiétude. En effet la spiritualité est un terrain non sans risque pour quelqu’un de fragile psychiquement. Je suis donc le seul dans la famille qui a réellement conscience de ces schémas de souffrances qui circulent dans la famille depuis tout temps. Cela m’affecte profondément et explique toute la difficulté que j’ai eu pour trouver ma place dans ma famille.

Aujourd’hui, je parviens à exprimer clairement cela. Le plus difficile appartient au passé. Aujourd’hui je sens, je vois même une transformation plus ou moins consciente qui se vit dans ma famille. C’est magnifique, mais cela ne se fait pas sans résistance. Tant les peurs sont ancrées si profondément. Tout va mieux depuis que j’ai compris que le meilleur moyen d’action étant dans la prière, la méditation et non dans une communication directe. Ces fortes connexions troubles affectives font que la communication est plutôt brouillée. Alors je préfère ne rien dire ou dire peu que dire mal. Je lis d’ailleurs en ce moment un livre sur la communication non violente pour soigner les mots que j’utilise avec eux. C’est un vrai champ de bataille intérieur. Peut être ma dernière grosse épreuve sur mon chemin : me réconcilier profondément avec ma famille. Qui se concrétisera dans le gain de la confiance de ma mère. Car la pauvre, elle subit tellement ce passif de souffrance, que jusqu’ici elle ne parvient pas à avoir confiance en ces enfants. Nous sommes toujours ces petits oisillons et c’est si dur pour elle de nous laisser voler de nos propres ailes. Le fait qu’elle soit infirmière et du coup notre première soignante rend encore plus difficile cette autonomie.

La première semaine en Bretagne se termine ce week end. Cette semaine, nous étions quatre sur six enfants présents. Deux de mes frères sont repartis aujourd’hui. Une sœur arrive demain pour la deuxième semaine avec ma petite nièce. Le dernier ne sera pas de la partie cet été étant donnée qu’il est en Irak. Beaucoup d’émotions pour ma mère… Surtout que ce dernier leur a annoncé hier au téléphone qu’il entendait les bombardements américains! Tout ça pour dire que ce matin, il n’a fallu à ma mère pas grand chose pour pleurer discrètement. Avec mon père ils sont partis tout à l’heure pour la plage et devant le refus de ma dernière petite soeur et moi de les accompagner, les larmes ont coulé. Elle s’est gardée de nous les montrer. Je l’ai senti, et directement, dans ma douche, je me suis mis à pleurer aussi. Voilà, c’est pour t’illustrer, la sensibilité présente.

Je suis heureux aujourd’hui de pouvoir partager à ce sujet. Cela montre bien une évolution, et un mieux être à venir prochainement.

Je part méditer avec ces mots que je répète beaucoup en ce moment : Pardon, merci, lumière, amour.

Et je t’exprime ceux là particulièrement pour toi : Patience et Espoir.

Bon week end

A bientôt

W.

 


Je m’ennuie

J’ai failli titrer : Les autres m’ennuient, mais alors j’aurais exclu les rares êtres qui m’intéressent. D’une manière générale, ces jours-ci, le monde qui m’entoure m’ennuie. Ce monde des apparences que j’endure. Depuis plusieurs mois, c’est le théâtre qui m’occupe et, mise à part le temps où je suis en scène, même ce milieu artistique déconnecté des intérêts communs m’ennuie. En fait, c’est les gens et leurs intérêts qui m’ennuient. Je ne supporte plus les pots et les soirées en groupe qui se déroulent banalement. Les discussions où les personnes échangent leur culture, la légèreté souvent propulsée grâce à l’alcool, les témoignages de quelques expériences de vie… tout ça m’ennuie. Tiens, tout à l’heure, un stage sur des œuvres de Shakespeare s’est terminé avec un pot. Encore une fois je ne suis pas resté longtemps.

Ce n’est pas une sorte de dépression qui me tombe dessus. C’est la suite logique de mon évolution. Les intérêts, les émotions, la pensée commune m’ont toujours ennuyé. Mais aujourd’hui, je ne fais plus semblant d’avoir un quelconque intérêt en écoutant les gens parler de politique, d’objets, de travail, de leurs vies. Je ne tente plus de m’intégrer dans ces « ambiances » de groupe qui ne m’apporte rien fondamentalement. Je ne me laisse plus aller à des recours artificiels comme l’alcool ou autres excitants pour vivre une exaltation qui je sais est éphémère et me décentre. Je suis seul. Spirituellement seul.

Là est mon seul intérêt en ce moment : mon chemin spirituel, mon évolution non-apparente, la compréhension de mon destin, mon rôle ici sur Terre. Je veux être avec des humains et non pas avec ceux qui font semblants. Je veux parler d’amour, de paix, de doutes, de Dieux, d’anges, d’artisans de lumières. Mais surtout je cherche des personnes qui auraient du répondant, qui eux aussi évolue dans cette dimension.

Je vis un renouveau. J’ai beaucoup travaillé sur moi. Je ne suis plus malade. Mais je suis un homme nouveau dans un monde ancien. Les êtres de ce monde que je fuis ne peuvent plus me comprendre parce que je ne veux plus m’adapter à eux. Alors je suis entre deux mondes. Sur le palier de ma prochaine étape, prochaine épreuve, de mes prochaines rencontres. Je suis dans une salle d’attente. J’attends. J’attends ces rares personnes aux intérêts similaires. Des personnes qui vivent pour l’évolution humaine, qui n’ont que comme préoccupation le progrès humain. Des personnes qui m’ont longtemps attendu, aussi, peut-être. Ironie du sort. Je suis prêt à quitter cette dimension matérielle, individuelle. Je me fous d’avoir quoi que soit, d’être dans quelle situation professionnelle que ce soit, tant que j’oeuvre,  tant que je sois avec les personnes qui m’aideront à agir humainement. Qui comprendront et m’aideront à mieux comprendre ma mission.

Alors, pour le moment je préfère être seul que mal accompagner. Expression facile, mais si difficile à vivre. Je n’ai rien à vivre aujourd’hui, alors je ne vivrai rien. Je ne ferai pas semblant de vivre. Je ne resterai pas avec des personnes qui m’obligeront à remettre ce vieux masque. Comme cela, hier j’ai erré dans paris. J’ai marché sans but, en suivant des signes. Signes et coïncidences qui me rendaient fou jadis. Ceux-là m’ont emmené jusqu’à Montparnasse voir une pièce de théâtre. Je suis rentré chez moi fatigué. C’était le seul but en fait : me fatiguer pour dormir, pour vivre un autre jour qui m’emmènerait à en vivre un autre jusqu’au prochain dénouement. S’il y a un goût d’amertume dans ce récit, c’est que cette solitude est nouvelle pour moi et je dois la vivre comme une marche dans mon escalier. Ma solitude sera bientôt brisée par une prochaine rencontre. La prochaine intersection de deux âmes en manque de communication. La rencontre de deux étrangers voulant agrandir leur frontière. La rencontre de deux artisans qui travaillent pour la lumière.

Si tu te reconnais dans ces mots, je te souhaite ce qu’il me sauve : de la patience, de la confiance et de l’espoir.

A bientôt,

W.


Bipolaire : entre l’humain et le divin

Qu’est-ce qu’être bipolaire? Il y a bien des débats ou des approches scientifiques qui se heurtent à des témoignages humains. J’ai eu ce diagnostique en 2009. Aujourd’hui en 2015, mon trouble a évolué à un point où je ne me sens plus troublé. Mes périodes d’exaltations maniaques dans le temps se sont transformés en des périodes tout autant intense mais une intensité non plus excitante et effrayante mais paisible. Je n’ai plus peur. Ou plus justement, lorsque je rencontre une situation qui engendre de la peur, cette énergie me traverse sans accrocs. J’ai dénoué assez de nœuds pour que la vie circule tranquillement à travers moi. Alors, Alors? Hé bien, je ne suis plus bipolaire. Ma difficulté à gérer mes émotions justifiait ce diagnostique. J’ai résolu ce problème. Je ne suis plus malade. Bien au contraire. J’ai longtemps argumenté ici que la bipolarité n’était pas une maladie. Finalement, toi, qui me contredis, tu as peut être raison, c’est une maladie. Mais alors, je ne suis plus bipolaire.

Aujourd’hui je me pose des questions sur ce qu’est « être humain ». La peur est humaine? les émotions sont humaines? la pensée est humaine? La bipolarité est humaine? Si oui, alors je vais plus loin : je tends à ne plus être humain.

La condition humaine est un stade d’évolution. L’humain est l’évolution de l’animal. L’humain est tiraillé entre son côté animal (la possession, la domination, la peur, le désir, l’envie, la reproduction et que sais-je encore) et un côté divin – je ne trouve pas d’autres mots pour l’instant- ( l’amour, la paix, le vivre ensemble, la liberté, etc…). Mon combat est de me détacher, de maîtriser, de ne plus être esclave de mon côté animal. J’évolue, je transforme la condition dans laquelle je suis né.

L’Homme est le résultat d’une longue évolution qui s’est déroulée sur Terre. Mais l’état humain n’est pas une finalité. Il va évoluer en un autre état ici sur Terre. Existe t-il des humains qui ont déjà évolué et qui vivent sur Terre cachés derrière une apparence physique semblable à l’Homme. Tout n’est qu’apparence dans ce bas monde. Ou suis-je la dernière licorne?, comme dans ce dessin animé qui m’inspire beaucoup. « Il n’y a que ceux qui cherchent les licornes qui peuvent les voir, les autres passent à côté en ne voyant que de vulgaires juments ».

Cela fait des années que je suis à la porte de cette autre dimension, cette autre manière de voir les choses. Jusqu’ici des peurs m’empêchaient d’y entrer. Aujourd’hui je suis prêt pour la prochaine étape. Les pieds ancrés sur Terre, les yeux au ciel. J’ai toujours espérer cela. Et je continue à être patient et garder cet espoir. Car il n’y a pas de fin, pas de banquets finals assis à la table des anges. Mais qu’un éternel mouvement.

Si tu es sur un chemin spirituel similaire, je t’écris tout mon soutien et te souhaite de la patience, du courage et de l’espoir.

Il suffit de si peu de choses : respirer, rêver, espérer, croire et se faire confiance.

A bientôt,

W.


Les articles publiés appartiennent au passé

Il me semble important de te faire part de quelque chose.

Chaque article publié n’est plus d’actualité.

La majorité des textes que j’écris ici sont l’expression d’un ressenti sur le moment où je les rédige. Ce blog est un moyen privilégié pour inscrire mon évolution. Comme je le dis souvent, la bipolarité est une transition. C’est une phase de notre vie qui, s’il y a un affrontement interne, une introspection, ne dure pas mais au contraire débouche sur un état de conscience de soi plus clair qui alors influe directement sur notre manière de vivre.

Je précise cela parce que je ne voudrais pas que tu prennes pour vérité absolu ce que j’écris. Je ne fais que refléter des pensées, des émotions ponctuelles, superficielles ou profondes.

Evidemment, je tiens un discours de fond qui ne change pas et qui est une véritable ligne directrice pour moi. J’entends par là l’espoir et la patience par exemple.

Lorsque j’écris l’article Je suis guéri, celui-ci ne peut être pleinement compris que s’il est replacé dans l’évolution des articles précédents. Il ne faut pas le prendre comme une déclaration officielle. Ce qui n’aurait pas de sens.

Il se peut que tu es compris tout cela avant même de lire cet article, mais j’avais à cœur de l’écrire.

Aussi, cette quête de la connaissance de moi-même, m’a fait voyager dans tous les sens de mon être. Je me suis volontairement perdu pour mieux me retrouver. Aujourd’hui, j’ai acquis une meilleure sérénité mais tu pourras lire dans la centaine d’articles précédents et dans mon livre (en cours) si tu l’achètes, que mon évolution est truffée de paradoxes. Pour moi, c’est complètement normal, cela fait partie du chemin.

Enfin, je te livre ceci pour toi qui peut-être me connais personnellement et qui tombes sur ce blog. Certes, je m’ouvre intimement ici, mais attention à ne pas me définir par les mots que j’écris. Aujourd’hui ces mots ne m’appartiennent plus, ils appartiennent à toi lecteur qui les fait revivre sous tes yeux.

A bientôt,

W.


Bipolarité / Bipolaire – Ma définition

Mon nouveau blog à cette adresse http://etrelapaix.wordpress.com/

J’ai ma définition de la bipolarité.

Diagnostiqué bipolaire et vivant la bipolarité de l’intérieur, qui peux mieux que moi prétendre de savoir ce qu’est la bipolarité. Etre bipolaire n’est pas seulement avoir un un trouble de l’humeur. C’est vivre dans une dimension plus sensible, c’est avoir une approche plus large de l’humain, c’est voir le monde et ses habitants différemment.

Il y a le bipolaire qui s’ignore, le bipolaire qui refuse, le bipolaire qui accepte et subit, le bipolaire qui accepte et se bat, le bipolaire libre. Le bipolaire libre a évolué en passant par tous les états précédents. La bipolarité doit faire évoluer sa bipolarité s’il veut être libre.

La bipolarité est un appel au combat, une expérimentation de la souffrance pour pouvoir ensuite se libérer totalement de la peur.

La bipolarité est une phase de notre vie, elle ne devrait être que transitoire.

Les bipolaires sont des personnes qui ont un potentiel extra ordinaire.

Il y a une part de merveilleux, de magie cachée dans un être bipolaire. Il doit la préserver, la développer, la maîtriser pour ensuite partager ce bonheur à son entourage.

Hypersensible, généreux, tolérant, amoureux, les bipolaires sont les gardiens des valeurs humaines.

Le bipolaire est incapable de blesser, d’écraser son prochain ou vivre pour son confort individuel et l’argent. C’est pour cela qu’il se sent mal dans cette société. Le bipolaire est passionné par l’humain, il est indifférent aux choses superficielles qui séparent les gens.

Le bipolaire est capable de tout. Même si son état de santé du moment le rend inapte, il peut progresser et des années plus tard, soulever des montagnes.

Dans une société idéale tout le monde serait bipolaire, il n’y aurait plus de stress, d’injustices, de compétitions alors, logiquement, les bipolaires ne feraient plus de crises, ils seraient la nouvelle normalité plus proche de l’humain.

Ce sont les conditions de travail, les codes sociaux et les mœurs de notre société qui ont créé la bipolarité. Ce sont tous les facteurs qu’ils dégagent qui déstabilisent le psychisme des êtes sensibles.

Le bipolaire devrait être fier d’être bipolaire car il a un combat noble à mener.

La souffrance ne dure pas éternellement tant qu’elle est acceptée, exprimée, écoutée, comprise.

La bipolarité est divisée en deux facettes, la partie visible avec ses symptômes décrits par les professionnels, et la partie invisible avec ses ressentis, ses émotions, ses croyances, ses merveilles enfouies, qui restent encore intimes et cachés du grand public.

Si la bipolarité est une maladie comme les autres, alors je ne suis pas bipolaire.

Si la bipolarité est un handicap que l’on porte toute sa vie, alors je ne suis pas bipolaire.

Si la bipolarité est une pathologie qui n’évolue pas, alors je ne suis pas bipolaire.

Si la bipolarité est telle qu’elle est décrite dans le DSM (bible des psychiatres) alors je ne suis pas bipolaire.

Si la bipolarité est uniquement tristesse et souffrance alors je ne suis pas bipolaire.

Si la bipolarité est seulement un trouble de l’humeur alternant dépression et exaltation, alors je ne suis pas bipolaire.

Si la bipolarité est ce que tu crois, alors je ne suis pas bipolaire car c’est quelque chose de personnel qui demande beaucoup de temps avant d’être comprise.

Si je ne vois pas d’espoir dans ta définition de la bipolarité, alors je ne suis pas bipolaire.

W.

Aussi : Je suis entré dans la phase relecture dans le travail de mon livre « La vie d’un bipolaire ». Si tu as un peu de temps à m’offrir pour corriger mes fautes d’orthographe sur quelques pages, n’hésites pas, ça m’aiderait!


Les rencontres

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« C’est dans le hasard des rencontres que le Destin s’exprime »

Ce sont les nouvelles rencontres qui me font avancer.

J’ai un gros blanc là… je ne sais pas comment expliquer la magie qui s’opère dans les rencontres… Ah si! pardon pour cette panne cher lecteur, cela ne se reproduira plus.

 La rencontre, c’est la découverte d’un nouvel autre et dans celui-ci reflète le nouveau moi. Je m’explique : la personne que je rencontre ne connaît ni mon passé ni mes projections dans le futur, il a un regard véritablement nouveau sur moi. L’autre étant, d’une manière, le miroir de  moi-même, alors, en le rencontrant je prends connaissance de ce que je suis à cet instant là. Une nouvelle rencontre est comme une mise à jour de mon identité, de ma personnalité. Le jour où je ne rencontrerai plus de nouvelles personnes sera le jour où je serai enfin mûre, le jour de maturité, le jour où mon épanouissement sera achevé. Attention, ici je parle de rencontre dans le sens d’un échange approfondi entre deux personnes inconnues l’une de l’autre.

La rencontre a un rôle essentiel dans mon évolution. Etant en quête de connaissance, me confronter à l’autre est incontournable. Voir l’image, l’identité, la personnalité qu’une personne nouvelle me reflète est d’autant plus important pour mon avancé. Je suis conscients que cette démarche est égocentrique mais c’est ce qu’il faut. Néanmoins, je ne fais pas de rencontre seul (par définition) et je suis persuadé que l’autre, celui que je rencontre, tire tout autant de bénéfices en me rencontrant moi et le miroir que je vais être pour lui.

L’isolement est tout aussi destructeur que la rencontre peut être constructive. Allez à la rencontre de l’autre, c’est d’abord rompre une solitude. Il y a une bonne solitude mais il y a aussi la solitude pathologique où l’on s’enferme dans des pensées irrationnelles et dans un faux-confort loin des autres. Cette dernière est souffrance mais n’est pas fatalité. Je l’ai connu, j’en suis sorti. Se rencontrer est vital car c’est rester connecté avec le monde extérieur qui est l’outil nécessaire pour se connecter « intérieurement » si je puis dire…

Et puis il y a les rencontres qui rassemblent les personnes ayant des caractéristiques communes : rencontres sportives, culturelles, artistiques, etc. Et si ce n’était pas simplement le lieu pour se sentir vivant. Etant donnée que l’autre partage une sensibilité commune avec nous et qui la voit vivre hors de lui, cela pourrait simplement lui prouver qu’une part de lui existe et donc qu’il est en vie. C’est pourquoi je crois aux rencontres que je propose ici. Se réunir autour de troubles qui nous touchent chacun. Ne plus se sentir seul à cause de ressentis qui nous font croire que nous sommes trop différents et donc écartés de la communauté.

Voilà, c’est un petit texte qui vient introduire la deuxième rencontre, celle de demain : le mercredi 27 août.

D’ailleurs si tu veux y participer, n’hésites pas à m’écrire : bipohypermaniac@gmail.com

A bientôt,

W.