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Sous Pression, envie d’émancipation

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Je ressens une pression dans la tête à la limite du supportable depuis que je suis retourné chez mes parents. Le fait d’être à la maison, surtout pendant les repas, exposé à leur présence… argh j’ai du mal à écrire.

J’en peux plus d’être avec eux. Ils ne font rien de mal, ils sont patients, je ne peux pas leur en vouloir, mais c’est très difficile de leur expliquer ce que je ressens. Quand j’essaie, c’est pénible, leur réaction ne font qu’accentuer cette sensation d’avoir un étau dans la tête, ou dans l’enclume, ou dans le marteau, je ne sais plus l’expression. Surtout quand ma mère suppose que la cause réside dans le fait d’avoir diminué de 50 mg le Xeroquel, baissé à 100 mg ce n’est pas un gros changement.

Et j’ai toujours cette oreille bouchée, pitain!!

Pourtant la véritable cause est simple. Mon expérience de vie d’un mois sur l’Ile de Groix pratiquement seul dans cet environnement naturel loin de l’agitation des grandes villes a été si bénéfique que le retour dans cette routine est d’autant plus douloureux.

Je veux partir, m’émanciper, me libérer de cette prison dorée qu’est la belle maison de mes parents. Pour le bien de tous. Car lorsque je suis éloigné de mes parents, notre relation est bien meilleure. Actuellement, la proximité avec eux est insoutenable. C’est simple, mon hypersensibilité en générale à la particularité de me rendre très poreux à ce que ressentent les gens autour de moi. Je ressens fortement leurs énergies subtiles, leurs états d’âmes. Le lien qui m’unit avec mes parents, surtout avec ma mère, est tellement intense que la perception est décuplée.

Concrètement dés que j’entre dans une pièce où elle est présente, je suis automatiquement envahi par les ondes qu’elle dégage, j’en suis asphyxié. Tellement plombé que toutes communications de ma part deviennent un effort terrible que je n’arrive plus à affronter. Je suis décentré et très loin de pouvoir être moi. Ce qui était beaucoup plus simple le mois dernier sur mon île. Rien que d’être en sa présence est très compliquée mais alors quand elle me parle… je suis submergé dans un nuage gris condensé.

C’est terrible parce que je les aime profondément mes parents et que je suis dans l’incapacité de le montrer, et de leur faire comprendre ce que je ressens.

Alors quoi faire?

Déménager à la campagne, oui ce projet de longue date commence à être d’une nécessité absolue. Mes parents ne m’encouragent pas dans ce sens et me transmettent leur peur : mes 800 euros par mois ne me permettront pas d’être indépendant. Pourtant je sais que c’est possible. A la campagne et en colocation. Voilà ce que je cherche. Si tu as des idées ou un plan pour moi, même si ce n’est que pour quelques mois, dis moi, sauve moi! bipohypermaniac@gmail.com

Il y a toujours eu cette espèce de toxicité avec mes parents. Je n’ai jamais voulu l’admettre, aveuglé par l’amour qui nous attache. Des personnes qu’on aime peuvent nous être toxiques alors… Mais comment leur faire comprendre sans les blesser?Comment faire comprendre à une personne quelque chose d’inconnu qui réside au delà de leur sphère de compréhension. Très dure pour moi d’accepter cela. Enfin bref, je ne cherche pas à être compris, je cherche à être tranquille, serein et chez moi cela n’est pas possible. Je dois partir! Help!

J’aurais pu écrire aussi des articles sur d’autres thèmes ces derniers jours : le manque affectif, source en partie du trouble. Le système qui se casse la gueule gentiement… « Fuyez pauvre fou! » criait Gandalf. Le printemps, le manque de sexe. La frustration des sites de rencontres. L’énergie qui bout en moi, qui a bien du mal à se canaliser dans quelque chose. Bref ça part dans tous les sens en ce moment. Et bizarrement dés que je sors de chez moi, pour une rencontre entre hypersensibles par exemple, tout ce petit bazar se calme. Je crois que l’environnement est en très grande partie la cause de mes soucis. Un environnement favorable me fait même basculer très facilement de l’autre côté de la balance, ce côté où je jouis simplement de choses simples…

Patience et espoir

Ah oui mon bouquin est dispo ici!

W

 

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20e rencontre HS pour l’ex-pression

Demain c’est la 20e rencontre entre hyper sensibles à Paris à 16h

Le moyen le plus efficace pour s’extirper de son mal être est sans aucun doute : l’expression. « Ex-pression »: supprime la pression.

Je le vois bien dans ma vie. Si depuis 3 ans je me sens mieux, je suis plus proche de moi, plus serein c’est parce que j’ai lancer une vaste entreprise d’expression. Après une crise maniaque terrible, j’ai pris la décision de combattre de face les parts obscures de mon être qui me troublent et me malmènent. Avec pour arme l’expression. C’est donc par nécessité, par survie que j’ai créer ce blog et par volonté de vivre et de m’épanouir que j’ai commencer le théâtre. Depuis je ne cesse d’exprimer mes émotions, mes pensées grâce à ces canaux là. Ce qui était loin d’être le cas avant. Je n’avais pas d’espace pour m’exprimer au quotidien. J’étais trop chargé émotionnellement, trop de pression, pour parvenir à verbaliser. Mais surtout parce que je n’avais personne à qui verbaliser. Ni ma famille, ni mes amis pouvaient me comprendre, je n’avais pas à l’époque un cercle d’hyper sensibles. Enfin, je n’avais pas la confiance nécessaire pour m’engager dans un art et je ne savais pas le réel pouvoir de l’expression artistique. En 2013, c’est donc l’art qui m’a sauvé. L’expression brut des émotions étant la matière première de l’artiste.

Avant je refoulais, ignorais mes émotions car leurs gestions étaient trop compliquées de part leurs intensité. Je m’étais bâti une forte carapace, une forteresse pour être le moins touché que possible. Plus le temps passait, plus les ressentis non exprimés ont augmenté la pression sous ma carapace jusqu’à  faire tout exploser : c’est ça une crise maniaque, tout simplement.

Etant convaincu par mon expérience que l’expression était la clé à tout mal-être, j’ai lancé l’idée d’une rencontre entre bipolaires  qui a évolué en rencontre entre hyper sensibles. J’ai compris que pour pouvoir s’exprimer, il fallait un environnement favorable comprenant des interlocuteurs bienveillants. Qui autres des personnes étant aussi hyper sensibles peuvent bien comprendre un hyper sensible. Il faut au moins ça pour pouvoir parler de soi sans craindre le jugement et l’incompréhension de l’autre. Une fois qu’on est compris, on est soulagé, on n’est plus seul!

Pour la rencontre de demain, écris moi sur associationhs2016@gmail.com. Je me suis associé avec d’autres hypersensibles pour développer les rencontres : www.association-hypersensibles.fr

Sinon mon mail pour échanger reste : bipohypermaniac@gmail.com

Hyper sensiblement,

W

 


La famille du bipolaire

Je pense que si l’on déclare de forts troubles de l’humeur, une instabilité mentale, c’est que notre famille n’est pas tout à fait zen… Le sage amérendien Don Marcelino entre autres m’a justement enseigné que notre premier travail sur Terre était de purifier notre arbre généalogique. Prendre conscience de tous les troubles, les nœuds, les souffrances transmises inconsciemment de générations en générations et de les soigner afin de ne pas reproduire les mêmes schémas que nos parents. Ainsi, nos enfants n’hériteront plus de tous ces maux. Dans l’idéal. Bref, je vais écrire sur ma famille ici.

D’abord, ma mère est une hyper sensible. Nulle doute là dessus. Eternelle inquiete pour ces six merveilleux enfants à qui elle est liée affectivement très intensément. Par ce lien elle me partage à moi et à ma fratrie tout son amour mais aussi toute son inquiétude et toute sa souffrance cachée qu’elle a elle même héritée.

Pour le moment je suis l’enfant qui en a souffert le plus visiblement avec ce joli diagnostique et toutes mes crises. Elle est en partie responsable de mes grands troubles passés. Mais attention, elle n’est pas fautive. Je lui pardonne, oh oui je lui pardonne. Persuadé que c’est la première chose à faire. Ce n’est pas facile, car je suis le seul dans ma famille sur ce chemin spirituel que je dissimule en grande partie encore pour ne pas nourrir leur inquiétude. En effet la spiritualité est un terrain non sans risque pour quelqu’un de fragile psychiquement. Je suis donc le seul dans la famille qui a réellement conscience de ces schémas de souffrances qui circulent dans la famille depuis tout temps. Cela m’affecte profondément et explique toute la difficulté que j’ai eu pour trouver ma place dans ma famille.

Aujourd’hui, je parviens à exprimer clairement cela. Le plus difficile appartient au passé. Aujourd’hui je sens, je vois même une transformation plus ou moins consciente qui se vit dans ma famille. C’est magnifique, mais cela ne se fait pas sans résistance. Tant les peurs sont ancrées si profondément. Tout va mieux depuis que j’ai compris que le meilleur moyen d’action étant dans la prière, la méditation et non dans une communication directe. Ces fortes connexions troubles affectives font que la communication est plutôt brouillée. Alors je préfère ne rien dire ou dire peu que dire mal. Je lis d’ailleurs en ce moment un livre sur la communication non violente pour soigner les mots que j’utilise avec eux. C’est un vrai champ de bataille intérieur. Peut être ma dernière grosse épreuve sur mon chemin : me réconcilier profondément avec ma famille. Qui se concrétisera dans le gain de la confiance de ma mère. Car la pauvre, elle subit tellement ce passif de souffrance, que jusqu’ici elle ne parvient pas à avoir confiance en ces enfants. Nous sommes toujours ces petits oisillons et c’est si dur pour elle de nous laisser voler de nos propres ailes. Le fait qu’elle soit infirmière et du coup notre première soignante rend encore plus difficile cette autonomie.

La première semaine en Bretagne se termine ce week end. Cette semaine, nous étions quatre sur six enfants présents. Deux de mes frères sont repartis aujourd’hui. Une sœur arrive demain pour la deuxième semaine avec ma petite nièce. Le dernier ne sera pas de la partie cet été étant donnée qu’il est en Irak. Beaucoup d’émotions pour ma mère… Surtout que ce dernier leur a annoncé hier au téléphone qu’il entendait les bombardements américains! Tout ça pour dire que ce matin, il n’a fallu à ma mère pas grand chose pour pleurer discrètement. Avec mon père ils sont partis tout à l’heure pour la plage et devant le refus de ma dernière petite soeur et moi de les accompagner, les larmes ont coulé. Elle s’est gardée de nous les montrer. Je l’ai senti, et directement, dans ma douche, je me suis mis à pleurer aussi. Voilà, c’est pour t’illustrer, la sensibilité présente.

Je suis heureux aujourd’hui de pouvoir partager à ce sujet. Cela montre bien une évolution, et un mieux être à venir prochainement.

Je part méditer avec ces mots que je répète beaucoup en ce moment : Pardon, merci, lumière, amour.

Et je t’exprime ceux là particulièrement pour toi : Patience et Espoir.

Bon week end

A bientôt

W.

 


Suis-je un pervers narcissique?

Suis-je un pervers narcissique? C’est une question que nous devrions tous nous poser.

Voilà une définition prise sur le site santé-médecine.net :

« Les pervers narcissiques sont des individus souffrant d’une psychopathologie complexe, souvent difficile à identifier. Il correspond à un mécanisme de manipulation mentale souvent dramatique pour les victimes. Le pervers narcissique a inlassablement besoin d’être admiré. La quête excessive de reconnaissance et d’empathie sont deux autres marqueurs de ces troubles. La tendance à vouloir satisfaire ses désirs et de ses besoins aux dépens des autres, et donc à utiliser autrui à ses propres fins. Le pervers  essaie de créer un lien avec autrui, et s’attaque à « l’intégrité narcissique » de ce dernier. Il attaque la confiance de soi et l’auto-estime d’autrui pour créer un lien de dépendance de l’autre envers lui. La manipulation consiste à faire croire que le lien de dépendance procède de la victime, non de lui. La victime d’un pervers narcissique est traitée comme un objet. »

C’est un sujet qui est bon d’explorer, nous êtres sensibles et fragiles. En dépression ou dans tout autres états de doutes, de sous estimation et de mauvaise confiance en soi, nous sommes des proies faciles pour ses dangereux prédateurs. Dangereux prédateurs que nous pouvons nous aussi être lors de nos périodes maniaques, psychotiques. M’enfin, je pense qu’un pervers narcissique peut devenir bipolaire et non l’inverse.

J’ai été plusieurs fois victime de pervers narcissique. Je mets sur le compte de ma naïveté, et ma personnalité qui voit d’abord le bien chez une personne avant le mal. Au contact de ces prédateurs et sous l’emprise de leur spectre, je sens mon énergie être aspiré par mon agresseur et cela me laissant faible dans état de sous estimation, etc.

Les pervers narcissiques agissent inconsciemment. Un pervers narcissique ne se remet pas en question étant donné qu’il a le pouvoir sur les autres. Il rend malade ses victimes sans reconnaître sa perversion et ses rapports malsains avec les autres. Les pervers narcissiques sont des personnes faibles qui se protègent en s’attaquant à plus faible que soit pour leur prendre leur énergie et ainsi survivre grâce à leur vampirasition (comme des vampires quoi!).

Depuis peu je me rends compte des mécanismes inconscients qui me dominent. C’est une libération. La prise de conscience étant le plus difficile. Je commence à reconnaître les pervers narcissiques qui s’ignorent autour de moi. Pourquoi s’attaque t-il à moi? Premièrement, ils sont jaloux de la réussite de ce blog, ils sont jaloux que je sois si écoutée et comprise ; car c’est ce qu’ils veulent désespéramment eux mêmes. Deuxièmement, il repère facilement que je suis fragile et sensible. Enfin, n’ayant pas de réel entourage social qui répond à leurs besoins et me trouvant moi à leur écoute et engageant un échange très rapidement avec eux, ils versent toute l’énergie dans ce seul lien social et dans ce même temps tout leur venin.

Les pervers narcissiques sont reconnus comme des personnes très intelligentes mais qui ont peu d’affect. C’est pourquoi ils ne se rendent pas compte qu’ils blessent leurs victimes.

J’ai été blessé mais aujourd’hui je comprends mieux. Je le dis haut et fort :  » Vous, les personnes qui ne vivent que pour avoir du pouvoir sur les autres et mieux les dominer en aspirant leur énergie, vous êtes malades alors allez vous faire SOIGNER et laisser tranquille vos collègues, famille, conjointe, enfant, parce qu’en gardant cette emprise sur eux, vous ne leurs donner pas ce que vous devriez : de la bienveillance, de l’amour! »

L’heureux succès de mon blog m’a poussé à publier mon premier livre disponible et commandable ici : la vie d’un bipolaire, le livre, dont 50% des droits d’auteur seront reversés à l’association que j’ai créé à partir des liens qui se sont créés à partir de ce blog : www.association-hypersensibles.fr.

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L’échange entre personnes concernées par ce sujet est possible lors des rencontres proposées par l’association et sur le forum : http://hypersensible.forumactif.org/

Cet article m’a été largement inspiré par la rencontre d’hier soir. Je remercie S. et A. de nous avoir témoigner leurs expériences malheureuses sur ce sujet et de nous avoir partagé leurs réflexions et les leçons qu’elles en ont tirées. C’était très enrichissant. Merci!

A bientôt,

W.


Interview par Google, en attendant Paris Match

Beaucoup de mes lecteurs entrent dans mon blog via les moteurs de recherches (google et compagnies). Ils tapent des mots clés qui font apparaître un de mes articles dans la sélection des réponses proposées par Google. Ce qui est amusant, c’est que je peux voir les termes de recherche inscrits dans le moteur de recherche par ce futur hypothétique lecteur.

Je vais copier sur cet article certaines questions que se posent les internautes qui sont venus ici et je vais leurs apporter mes réponses. Une fois de plus, je n’ai aucune autorité médicale mais seulement mon expérience, mes réflexions et mes lectures qui collaborent toutes à mon discernement actuel :

 

« Peut-on avoir de l’espoir dans les états bipolaires? »

Le trouble bipolaire survient chez une personne majoritairement après 20 ans. Cette personne va endurer des situations de crises difficiles. Aujourd’hui, mis à part les médicaments, il existe beaucoup de moyens pour se soigner. La personne peut très bien aussi chercher à connaître son trouble. Dans ce cas-là, elle va évoluer. Son trouble va évoluer. Lorsqu’il y a évolution, il y a espoir. L’espoir est présent dans toutes souffrances humaines. Seulement, il faut y croire et ce n’est pas facile tout les jours. Enfin, je suis moi-même un exemple concret que l’espoir existe. Voici quelques articles où j’en parle :   L’autre chemin : Vivre pleinement ;   Quand c’est indicible  ; Envie de Vivre!

 

« Bipolaire, que faut-il faire pour aller mieux? »

 Premièrement, le plus difficile, il faut accepter son trouble. Il faut accepter d’être, selon la société actuelle, un malade psychique. Il faut accepter d’avoir un nouvel handicap. Il faut accepter que dorénavant notre vie ne sera plus pareil. Après ce processus d’acceptation qui peut être long, voir jamais achevé, il faut mettre en place des moyens thérapeutiques. Tous dans le but de mieux connaître son trouble. Pour aller mieux, il faut comprendre ce qu’il se passe en nous. J’ai conscience que je rejoins la première réponse mais voilà l’article en deux parties qui répond à cette question : Comment guérir de sa bipolarité 1.1 et Comment guérir sa bipolarité 1.2.

 

« Le bipolaire peut-il vivre normalement comme les autres »

Cette question revient à une interrogation centrale : Le bipolaire est-il normal? Bon, d’abord, qui est normal? Je sais, c’est nul comme réponse. On vit dans une société qui nous pousse à vivre selon un idéal commun dont la majorité y tend. Travail, famille, loisirs, amis et tout cela bien huilé dans la semaine, c’est peut être ça que tu sous entendais dans « les autres ». Le bipolaire n’est pas à sa place dans ce genre de train de vie à cause grâce à son hyper sensibilité qui va lui causer stress et angoisses puis crises dans ce genre d’environnements. On doit se protéger, découvrir ce qui nous fragilise et faire en sorte d’avoir une vie adaptée à nous. Créer sa vie et non pas vouloir celle des autres. Le bipolaire ne peut vivre comme les autres puisqu’il est bien plus sensible (et autres adjectifs), il va surement avoir une période ou sa vie ne sera pas très épanouissante mais après avoir surpassé sa souffrance il peut vivre beaucoup plus intensément que les autres. C’est ça qu’est bon! Voilà des articles où je te le prouve : La Magie du bipolaire ; La bipolarité n’est pas une maladie

 

« Comment faire changer d’avis un bipolaire? »

Comment te faire changer, toi, d’avis? Peut-être sera t-il plus difficile que de faire changer d’avis un tel bipolaire. Plus sérieusement, ça dépend de la période que vit ton cher bipolaire. Un bipolaire en crise maniaque, il est clairement et pratiquement impossible de lui faire changer d’avis. Il est emporté par une vague intérieure déferlante et évolue dans un épisode tant égocentrique qu’il est très dure de le raisonner. Un bipolaire « down » (en dépression), le problème n’est pas de lui faire changer d’avis mais qu’il est un avis tout simplement. Son esprit étant en quelque sorte « comprimé dans une obscurité » il n’est pas apte au discernement ou très peu. Enfin, chez un bipolaire stable, il n’y a pas grandes différences avec les autres, cela dépendra de la personne. Il n’y a pas deux bipolaires pareils. La plupart d’entre nous avons une grande ouverture d’esprit et sommes très intelligent. Il est vrai que s’il s’agit de changer son avis sur soi-même, il est possible qu’un bipolaire soit plus têtu mais ça encore je n’en suis pas certain. Heuu, je ne vois pas d’articles que j’ai écrit particulièrement sur ce sujet.

 

« Les bipolaires changent-ils? »

Oui, oui, oui! Je vois la bipolarité comme un passage dans notre construction, une réelle transformation à accepter ou non. Les bipolaires sont plus aptes au changement profond que la majorité de la population. Nous avons voyagé dans les recoins les plus déserts et foudroyants de nos esprits, nous avons touché du doigt une autre mystérieuse dimension, nous avons démissionné, nous avons été hospitalisé, nous aimons rencontrer tout un tas de gens différents, si cela n’est pas matière à se remettre en question et évoluer! Voici le début de toute ma première crise, l’origine de ma transformation toujours active : Maniac Story ep01 : Je t’aime à la folie. Et puis surtout cet article: Ma bipolarité évolue

 

« Lorsqu’un frère est bipolaire, est-il possible d’avoir un droit de regard sur ces comptes? »

(Si ça se trouve c’est un de mes frères qui a tapé ça sur Google, c’est flippant.) Pour gérer tout ce qui est administratif ainsi que la banque, il existe la tutelle ou curatelle. La curatelle étant plus soft et permet à une personne (le frère par exemple) de prendre en charge les comptes du bipolaire lorsqu’il perd la raison. Mais cela se fait avec son accord lorsqu’il est stable. C’est un sujet épineux. Les proches sont certes importants, ils peuvent tirer la sonnette d’alarme quand leur cher bipolaire va se mettre en danger. Cependant en tant que bipolaire, il est très désagréable de se sentir observer même parfois juger lorsque l’on va affirmer quelques choses d’inhabituelles  « Est-il up? Il semble exciter.. Il est en train de monter… Dois-je appeler le psychiatre » tant de pensées que l’on peut deviner parfois dans l’esprit de quelques uns de nos proches. Dans mon cas, ces situations-là ont été très douloureuses. Bref, faut faire attention et le meilleur moyen d’éviter ces tensions est la communication. Surtout dans la famille lorsqu’elle est proche. Voici les articles : Vivre avec un Bipolaire 1.1 et Vivre avec un Bipolaire 1.2 et aussi Vivre avec un Bipolaire 1.3.

 

« Est ce qu’une personne bipolaire peut revenir vers moi? »

C’est dans le cas inverse où j’aurai un peu de peine pour toi. Effectivement le bipolaire va faire fuir certaines de ces connaissances de part ces crises et variations d’humeur. La réponse à cette question est donc favorable. Les bipolaires sont des grands affectifs et sentimentaux. La gestion difficile de nos émotions peuvent provoquer pas mal de problèmes relationnels mais grâce à notre hyper sensibilité, nous oublions difficilement une personne qui a marqué notre vie. Je ne peux aller plus loin dans la réponse étant donné que ça dépend de l’histoire qu’il y a eu entre vous deux, de sa position par rapport à la bipolarité et surtout de toi!

 

C’est rigolo comme article, je continue un peu…

 

« Pourquoi les bipolaires nous fascinent ? »

Parce qu’ils sont extraordinaires! C’est marrant, j’ai un article portant le titre de la question et qui y répond précisément : Le bipolaire fascine.

 

« Comment le bipolaire aborde les femmes? »

Tu te doutes qu’il m’est impossible d’apporter une réponse générale et précise à cette question. Il y a autant de bipolarités que de bipolaires et de manières d’aborder les femmes. Mais je vais tricoter un peu autour de la question en partant des grandes caractéristiques d’un bipolaire : la sensibilité, un besoin d’affection surdimensionné, la générosité, la créativité et donc en général : l’originalité. Suffit que le bipolaire soit un peu en forme et tu auras la chance de vivre une aventure tout en couleurs grâce à sa créativité et originalité. Un bipolaire qui flash sur une femme peut très facilement user d’excès pour séduire celle-ci. D’un autre côté, un bipolaire juste stable va peut être angoisser et se poser milles questions sur le comment il va t’aborder. Pour conclure je te répondrais en un mot : originalement. Sur cet article je raconte comment j’ai abordé en période up : Maniac Story-ep12 Amourettes. Sinon, je développe largement le sujet au travers les articles : Vivre avec un bipolaire ( Voir lien une dizaine de lignes au dessus)

 

« Zaz, a-t-elle un trouble bipolaire? »

Ahah! J’adore la question d’autant plus que j’aime beaucoup cette chanteuse. Je suis aller la voir en concert et c’est vrai qu’en écoutant ces paroles, en voyant son énergie et en découvrant son engagement « bisounours » pour une planète meilleure, on pourrait penser qu’elle a les caractéristiques de la bipolarité. Cependant, on peut être joyeux, exalté, sensible, pétillante etc. sans être bipolaire. D’un autre côté il y a beaucoup d’artistes qu’ils le sont. Je ne pense pas que Zaz soit bipolaire car si ce fut le cas j’aurai aimé qu’elle l’affirme pour redorer notre blason. Mon article à la suite de son concert : La révolution des colibris et celui où je parle de Victor Hugo : illustre bipolaire.

 

« Comment un bipolaire peut écrire sa biographie? »

Avec un stylo multicolore.

 

« Ma fille est bipolaire, que faire? »

Venir sur mon blog :). Mais avant, tout ne pas succomber à cette impression de fatalité. Certes, c’est un bouleversement terrible dans une vie qui va compliquer beaucoup de choses au début. Mais avec amour et espoir elle renaîtra dans un nouveau soi. Il faut se dire aussi, qu’être bipolaire était un passage nécessaire dans son épanouissement personnel, elle a une grande énergie en elle qu’elle n’a pas pu exprimer à travers des moyens rationnels, cela a causé la nature de son trouble. J’ai écrit un article qui répondent à cette question : Bipolaire, la sentence est tombée

 

« Qu’est ce que ressent un bipolaire? »

Je ne suis pas dans la tête des autres bipolaires mais beaucoup se reconnaissent dans  les écrits qui montrent ce que je ressens : Les apparences sont trompeuses  et  J’avance dans le noir.

 

et enfin,

« Je suis triste que ma sœur est bipolaire »

Oh, c’est mignon! Ne sois pas si triste… Va lui dire que tu l’aimes, et demande lui ensuite si elle est triste d’être bipolaire :). Quand on me pose la question, je réponds comme le titre d’un article que j’ai écris l’année dernière : Je suis aussi triste pour vous que vous pouvez l’être pour moi .

🙂

Voilà, finis l’interview. Je me suis d’ailleurs permis d’améliorer l’orthographe sur, je le rappelle, les termes de recherches écrit à la hâte par les internautes sur Google, Bing et autres. Ah oui, si tu retrouves ta question où tes mots de recherches que je recopie sur cet article dis le en commentaire, l’improbabilité serait rigolote!

1789e mot! Un signe? haha, en tout cas je crois bien que c’est mon article le plus long que j’ai jamais écrit. Tu peux bien me féliciter, ce n’est pas un tâche facile… Je te rappelle que je suis handicapé!!!  (Je sais pas si beaucoup de gens seront réceptifs à ce genre d’humour…)

😉

A bientôt.

W.


Les jolies colonies de vacances 1.3

Les 2 premières parties : Les jolies colonies de vacances 1.1     et   1.2

 

Je continue sur le récit de mon séjour de vacances  dans L’USI (unité de soins intensifs) d’un service de psychiatrie dans un hôpital de Montpellier.

Dire que je suis resté 1 mois là dedans. 1 mois emprisonné car je ne pensais qu’à être libéré. 1 mois terriblement seul car je ne voulais qu’une seule chose : revenir simplement dans ma famille. Après le drame causé dans mon appartement, mes parents ont été rapidement mis au courant et à peine une semaine (peut être plus, je ne sais plus) après mon hospitalisation mon père est descendu à Montpellier pour me rendre visite. Il y a toujours un laps de temps en début d’hospitalisation sévère où l’on ne peut voir personne de l’extérieur. Atroce. Malgré la relation toujours très distante que j’ai eu avec mon père, à sa vue, je me suis jeté dans ses bras. Je ne détaillerai pas l’étendue des sentiments que je ressentais à l’instant. Il y avait quelque chose de tragique. Imaginer ce qu’a du ressentir mon père sur le moment est impossible.

Aussitôt arrivé, aussitôt parti, les visites n’étaient pas longues. Le départ de mon père où ma mère (c’est ensuite elle qui faisait l’aller retour Paris-Montpellier une fois par semaine) ressemblait à la déchirure qui se produit lorsque la maman abandonne le premier jour son enfant de trois ans à la maternelle. Après chaque séparation, je ne pouvais que me réfugier dans ma chambre (ou attendre que le créneau chambre arrive…) me mettre à genoux devant mon lit et pleurer toute ma misère. Ensuite après les sanglots venait le moment (plusieurs fois par jour) de prière qui ressemblait à une autre scène de tragédie. Mon Dieu que dois-je faire? Pourquoi dois-je souffrir à ce point? Que me veux-tu? J’en peux plus, sauve moi! je m’arrête là. Moi qui ne vais pas à la messe et ne fais jamais de prières… Je suis sûr que le plus grand des athées, dans cette même situation, ne pourrait que s’agenouiller et s’en rendre à quelque chose de plus puissant qui pourrait lui venir en aide. Misérable condition humaine : il faut toucher le fond pour reconnaître qu’il y a quelque chose au dessus (mon point de vue). Une fois un peu soulagé, je rejoignais mes compagnons.

Il y avait plusieurs musulmans qui parlaient beaucoup de leur religion et qui citaient souvent leur prophète. Il y en a un qui m’apprenait comment se laver selon les préceptes du Coran. Tu vois où je veux en venir, la religion dans la condition que nous vivions a une place très importante et je comprends très bien comment des jeunes hommes se font convertir dans les prisons. J’avais de la chance ces « psychos-criminels » (pour rester très large) m’aimaient bien. On formait une petite bande, et j’avais droit à ma chaise auprès d’eux dans la cour. Il y avait des sourires de bienveillances entre nous, on vivait le même enfermement la même sensation d’être indésirables et d’être profondément différents. Les visages trop souvent froids de nos matons  pardon, infirmiers n’aidaient pas à éloigner ces sentiments. Bref, tout cela faisait exister une réelle solidarité entre nous. Il y avait même de l’espoir.

J’étais toujours un peu perché pendant cette hospitalisation (comment être normal dans cet endroit en même temps…). J’avais inventé un mouvement dans lequel je m’incluais et mes camarades jouaient le jeu. C’était le MEF : Marchons ensemble frère. A chaque fois qu’on se serrait la main (dès qu’on se croisait dans le service en fait, voir les articles précédents ) on échangeait alors d’un ton sérieux « Marchons ensemble frère…Oué, Marchons Ensemble…T’as oublié frère, c’est important le frère, c’est Marchons Ensemble Frère… »

Voilà, difficile à construire un article sur ce thème à partir de sentiments et ressentis si confus.

Les jolies colonies de vacances 1.1

Les jolies colonies de vacances 1.2

Dans ce même but de reconstituer des périodes particulières de ma vie de bipolaire, je te propose aussi dans ce blog le récit de ma première crise maniaque (Maniac Story)

Voici le premier épisode des publiés pour le moment : Maniac Story-ep01

A bientôt,

W.