Archives de Tag: folie

POWER!

Waaaaaa!

Quelle énergie, quel élan vital, je suis au somment de ma montagne en plein déséquilibre, sur un fil qui me relie à cette douce colline ; la femme de ma vie.

Je l’ai trouvé, c’est fini, je suis soulagé. Mon yang peut se déployer, ma puissance de vie s’expulser dans le monde. Haha! il faut canaliser cette force surhumaine. Je suis bien entouré, j’écris, je parle, j’aime, et les gens qui m’aiment et me comprennent m’apaisent. Surtout elle, la femme de ma vie : flamme, mère de mes filles.

Dans son amour je trouve la paix, nulle exaltation, non je ne l’aime pas à la folie, je ne l’aime pas passionnément, je ne l’aime pas beaucoup, je l’aime sereinement, paisiblement et durablement.

C’est grâce à ce blog que je l’ai rencontré, c’est donc ici que je lui formule : « Veux-tu m’épouser? »

Mes chères lectrices, désolé la place est prise! Mes chers lecteurs en générale, il est possible que le vif qui forme ces phrases va faire écho à certaines de vos souffrances. Car c’est la même énergie que celle en manie. Seulement mon esprit est assez solide pour la faire circuler. Aujourd’hui je la maîtrise mieux, j’use de toutes mes armes et évidemment celles chimiques. Ces jours ci, le Tercian est mon ami!

C’est le plus bel été de ma vie, c’est le plus beau jour de ma vie. Et demain ce sera meilleur encore. Le cercle vertueux est en place. Je n’ai plus besoin de chercher la bonne fréquence d’onde du « bonheur », j’ai juste à faire attention à rester sur la vague, à être attentif à cet instant présent, cet instant merveilleux, celui où j’écris qui je suis.

Je dois aller à la pharmacie.

Toi qui me lis : je t’aime

Patience et Espoir,

W

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La thérapie PSR

C’est l’été, la température augmente, les hypersensibles sont en chaleur, attention! Je vois beaucoup d’envies autour de moi, de belles énergies, des libérations, des découvertes de soi, de la magie, du merveilleux, c’est génial mais j’ai quand même envie de dire « Calmez vous! ».

De la joie paisible, durable voilà comment je vois le bonheur et où je vais. Je me méfie de l’excitation, l’exaltation, cela m’a mené hors de moi (hmm plutôt hors du Soi, pour être juste) alors que je cherche à être au profond de moi, là où est le Soi, l’Unité, qui permet la communion avec Tout, avec l’Autre.

Le mental nous joue des tours… Je reviendrai là dessus une autre fois, je n’ai pas d’inspiration. En même temps j’écris allongé dans mon lit, depuis ma sieste. Demain, le tour de France commence, on va à Lyon j’ai hâte de vivre cette aventure. « C’est pas intéressant, ça » Oui c’est vrai, je l’ai senti. Sieste, car en ce moment je me lève tôt, je suis dans une belle période, j’ai presque tous les indicateurs de ma vie en vert. « On s’en fout, c’est du factuel, c’est plat » Oui c’est vrai je l’ai senti, mais c’est comme ça quand je mets à écrire, sans avoir véritablement l’envie et l’énergie.

Hier, nous (la lectrice du blog qui m’héberge dans les Alpes et moi) avons vu  un ange géant crépusculaire, d’ailes de nuages, poser au dessus d’une petite montagne au bout de son jardin. Il y a quelques années, j’aurai pris ça pour un signe divin, mon mental aurait été déstabilisé par cette connexion mystique, et j’aurai facilement dérapé dans la spirale maniaque. Mais aujourd’hui, fort d’un long travail sur moi, j’ai apprécié la beauté de cet instant avec mon amie sans interprétation et jugement, juste pour ce que c’était : merveilleux. Cette perception, cette sensation, cette énergie n’est pas venue s’accrochée quelque part dans mon esprit à je ne sais quel filtre, conditionnement, ou peur. C’est cela la transparence. Ça permet d’être disponible à l’instant qui suit, à rester dans le présent, à ne pas partir dans des pensées, interprétations, hors du Soi. Grand moment pour moi, qui me montre le chemin parcouru. C’est cool.

En même temps, on finit toujours par obtenir ce que l’on cherche. Quelque soit le temps, et la souffrance endurée. Si l’on y croit et que l’on veut, on finit par être qui on veut être, et avoir ce que l’on veut avoir. M’enfin, déjà faut savoir ce que l’on veut et avoir, et au delà de ça, savoir ce qui est juste et bon pour nous. « Seigneur, apporte moi ce qui est juste et bon » voilà, tout à fait. Mais attention, c’est risqué et osé comme demande, car la vie nous en fait baver pour nous libérer de nos peurs, de nos vieux schémas, pour faire émerger nos blessures inconscientes. Aie!

J’en ai chié dernièrement à ce sujet. La vie m’a confronté à une situation où une vielle blessure s’est ré-ouverte. Celle de la jalousie, de la possessivité dans une relation, la dépendance, l’exclusivité, centre de l’attention, bref un mélange de tout ça. Alors, pendant une semaine j’ai senti une douleur aiguë dans le cœur. J’ai médité dessus des heures, j’ai accueilli ce mal en moi qui veut s’exprimer désespérément, et j’ai échangé avec les personnes concernées pas la situation qui a re-déclenché cette blessure.

Ah lala, qui y a t-il de mieux que la permission de pouvoir se livrer à l’autre, de ne pas rester seul avec sa peine. Voilà le soin ultime : Partage-Sincère-de-Ressentis. Le PSR. C’est la nouvelle thérapie qui fait tabac (ça me fait penser qui faut que j’aille en acheter). Tu connais le PSR? Voilà, je vient d’inventer mon métier de thérapeute. Haha, merci à toi de l’avoir permis. Je ne m’y attendais pas.

Aujourd’hui, souvent dans les rencontres ou échanges entre HS, on parle de la Thérapie Cognitivo Comportementale « Moi, je fais une TCC, c’est pas mal… En fait, TCC ça veut dire thérapie etc… Ça aide à mieux comprendre ses émotions… Oui, je te la conseille, je pense ça t’aidera à etc… ». Hé ben demain et dans le futur on entendra « Rho pitain! j’ai découvert la thérapie PSR, ça me libère un truc de ouf… PSR, ça veut dire Partage-Sincère-de-Ressentis… C’est W, un mec qui faisait ça tout seul sur un blog en anonyme, ça l’a éveillé de ouf, et c’est devenu maintenant une thérapie mondiale…. Oui, par contre, le mec, W, il est perché c’est devenu un pitain de Gourou, avec son harem, ses villas, il a même acheté une île dans laquelle il fait vivre ses 22 femmes et 77 enfants… Non, bah en ce moment il est en taule pour pédophilie » haha , bref!   Dérapage contrôlé. On s’en fout c’est du rap! Enfin de l’art, quoi! Liberté d’expression attention j’arrive!

Dans tout ça je retiendrai comme envie, celle d’achetée une île. Après pour les femmes. Déjà que j’en trouve une qui fera l’affaire, ce serait pas mal.

Voilà, voilà.

Tout ça avec patience et espoir, naturellement!

J’allai oublié, j’ai un livre à vendre à moi : la vie d’un bipolaire, le livre, c’est 22 euros c’est cher je sais, il m’est cher aussi, et j’ai une île à acheter.

W

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Assumer sa folie, c’est tout

Je suis le premier à écrire qu’il faut accepter son trouble, accueillir qui on est avec patience et espoir…

attention-love-bouffon-bipolaire-vivre-avec-symptome-fou-folie-psy-psychiatrie-crise-maniaque-accepter-trouble-depression

Mais je m’interroge sur le sens de cela, où va-t-on par exemple lorsqu’on dit qu’il faut « accepter son trouble » ou même « accepter sa bipolarité »?

Bien que j’ai eu un diagnostique de bipolaire en 2008, je n’accepte pas le terme de malade cependant j’accepte de dire que je traverse des périodes de trouble, ceux là sont plus forts que la norme mais au final, tout le monde un tant soit peu en vie fait face aux turbulences de l’expérience humaine…

Voilà, c’est fou ça! je me perds dans ce genre d’explication, j’avais une énergie, un élan d’écriture qui s’est dissipé dans ces creuses justification. Je voulais tout simplement écrire :

Mais qu’est-ce que j’attends pour vivre?

Je suis en révolte dans ma dépression. J’ai envie de hurler. Je suis un troubadour enchaîné. Le système réussit son coup et perdure dans sa stabilité en culpabilisant les instables et les poussant à se stabiliser.

Comment je peux accepter que je sois instable, accepter ma folie et la faire taire en même temps avec tous les moyens, tout ça pour rester en contact, en communication avec la norme?

Je suis en train de passer à côté de ma vie en essayant de jouer l’équilibriste entre ces 2 camps. J’ai beau méditer, plus je suis lucide, plus je me rends compte de la réalité qui m’entoure. Pas étonnant, que je cultive rapidement des illusions, que je fuis les autres et préfère la folie, je ne suis pas en accord avec cette réalité que la majorité des gens, la norme, accepte et s’épanouisse dedans à coup de consommations, et de plaisirs palliatifs.

Le problème est que j’ai ce désir, ce plan (destin?), ce rôle à jouer pressenti, d’évoluer au sein des autres et non me retirer là où je suis compris, dans ma solitude. Je suis piégé a vivre sans cesse décalé, car je suis différent, bien trop différent pour être sur la même longueur d’onde et pouvoir avoir une communication. Au fond de moi, je sais que ce n’est pas ma place d’être en communication avec l’autre, dés que je vais contre cette nature, je resserre les chaînes qui étouffent le bouffon en moi.

Ma place sociale est celle du clown, celui qui s’exprime et qui émeut par son comportement décalé, spontané, sans prismes. C’est la place que je tenais enfant, dans ma famille, ou en classe, je ne prenais la parole que pour sortir un trait d’humour. J’étais heureux. Cette place, je l’ai perdu. J’ai perdu ma légèreté pour un sérieux lourd. « Accepter sa bipolarité », trop sérieux, « psycho éducation » trop sérieux, « échanges de témoignages entre hypersensibles » trop sérieux, « diriger une association » trop sérieux. Tout ce sérieux me plombe et m’éloigne du clown en moi.

J’ai fait partie d’une troupe de clown, ironie du sort, je n’arrive pas à faire le clown sur scène, mais lorsque je le faisais hors de scène dans le groupe, je perturbais la classe, et je me suis fait gentiment remettre à ma place. Je n’arrive qu’à être en phase avec ma folie, à être moi, lorsque une multitude de facteurs sont là pour mettre en confiance mon clown qui s’exprime brutalement : « Je suis un prophète! » par exemple. Et dans ce monde sérieux, c’est pris au sérieux, du coup je le prends au sérieux, en oubliant que je suis fou que je ne suis pas sérieux, que je n’y crois pas, que seulement ça me met en joie de le proclamer. On appelle ça une crise maniaque… Mais la crise maniaque n’est pas la folie, c’est la résistance mentale à la folie, la peur de la folie, c’est ça la crise maniaque, c’est prendre au sérieux la folie.

Et on prend tout ça au sérieux, et vient l’arsenal thérapeutique pour se soigner. Pitain, on est parti loin…

Et je réfléchis, et j’écris, et je débats sur la bipolarité, le sens dans tout ça, l’hypersensibilité, et ça me rend encore plus sérieux, et plus je mets en oeuvre des moyens qui sont censés me faire accepter qui je suis, me recentrer, plus en réalité je m’éloigne de ma légèreté, et de mon rôle, celui dans lequel je me sens bien : le troubadour, le clown, le bouffon.

O toi qui me connais, qui me vois si sérieux, tu auras du mal à l’admettre.

Diriger l’AHS en attendant un remplaçant, je veux bien, mais L’AHS c’est très sérieux, c’est un mouvement qui fait partie d’un mouvement plus grand de révolution de la société française. Ce mal-être mental de plus en plus grand en France va…

Bref!

Accepter sa bipolarité? Non. Accepter sa folie? oui. Et vivre sa folie. Assumer sa folie. Assumer d’être en décalage. Ne pas résister à sa différence. Ne pas aller contre nature et s’insérer dans un rôle qui n’est pas le sien. Ne pas se taire. Je suis fou et c’est en étant fou que je suis heureux.

Elle est où ma souffrance? Elle est dans ma résistance à ma folie. Tant que je n’accepterai pas et n’assumerai pas à vivre ma folie avec toutes les révolutions qu’elle apportera dans ma vie, pour le meilleur et le pire, je souffrirai et me rassurerai avec ces termes: « bipolaires » hypersensibles »psy »troubles.

Mais qu’est ce que j’attends pour vivre pleinement ma folie?

Et de répondre au sérieux :

« Je m’en fous, je suis fou! »

Patience et Espoir, mon cul!

W


Maniac story S6-E04 : Sommet de la crise

Je raconte ici ma dernière crise maniaque. Une aventure mystique qui a décollé lors des attentats de novembre 2015. Épisodes précédents : 1   2   3

Le samedi 5 décembre j’étais dans ma famille avec J. Impuissant face à la passion qui nous entraînait, nous étions toujours ensemble. Je ne crois pas qu’il y ait une seule nuit où nous étions séparés. Cette soirée avec mes parents et frères et sœurs se passa « bien »… en réalité, je n’ai aucun souvenir de ce moment. Amnésie plutôt rare, je me souviens généralement bien de ces périodes. Néanmoins, je me rappelle très bien de ce qui suivit : une dispute avec J, une rupture…

Les jours précédents, j’avais emmené J avec moi visiter une maison dans Paris. Car il était question que nous emménagions ensemble. Une magnifique maison à plusieurs millions d’euros. J’étais persuadé d’avoir les moyens de l’acheter. Evidemment, J penchait plus pour un logement disons… plus modeste! Voilà l’objet de notre dispute. Avec le recul, je me rends compte que c’était la première fois qu’elle ne me suivait pas, amoureusement dans ma folie. Il se produit une rupture et mon comportement changea brutalement. Il était 1 ou 2h du matin, je pris quelques affaires et je partis de chez mes parents à pied dans la nuit.

En fait, cela faisait depuis quelques temps que je voulais partir prendre le large. Mais j’avais abandonné tout plan parce que mes proches et psy m’avait convaincu que ce n’était pas raisonnable étant donné mon état. Aujourd’hui, je me demande encore ce qui serait passé si je n’avais pas annulé les quelques jours en Bretagne. Conscient que j’étais up, n’aurais-je pas pu enrayer la crise au calme de la Bretagne?

Cette envie réprimée a donc explosé cette nuit-là après ce léger désaccord. En banlieue en pleine nuit, je n’avais que l’auto-stop comme option. Un homme me prit et me déposa à la gare de Lyon. A cet instant, mon idée était de prendre le TGV pour Marseille afin d’aller chez mon amie Elise qui était « la seule qui me comprendrait » pensai-je. Mais le train en question était à 9h alors que le prochain départ était à 5h pour Milan. L’urgence de ma situation supprima aussitôt la première idée, la moins folle,  et valida mon départ pour l’Italie. J’attendis alors une bonne partie de la nuit dans la gare parisienne avec comme camarade quelques banlieusards. De part mon état et mes plans, je fis forte impression.

Je pris les rails. Avec pour bagage : mon ordinateur portable dans sa sacoche, une carte bleue en détresse et une centaine de pièces de cinquante centimes (prises d’urgence dans ma collection de pièces jaunes). Autrement dit, dans une France en état d’urgence, je voyageais sans pièce d’identité et sans téléphone. Et biensûr, sans billet de train.

Voici le journal de bord, les horaires sont approximatifs:

5h : Départ de la gare de Lyon

6h : Une charmante contrôleuse me fait une faveur, enfin ce que je croyais être une faveur, elle m’a belle et bien facturé 120 euros d’amende. Comme quoi, en crise, je ne suis pas toujours magicien séducteur.

9h: La police m’invite à descendre du train à la ville frontière entre la France et l’Italie car je n’ai pas de carte d’identité.

11h : je prends un bus pour la ville d’Italie la plus proche ayant une gare. Je paye avec mes centimes le billet et par chance il n’y a pas de contrôle à la frontière.

13h : Dans je ne sais quelle gare, j’envoie de mon ordinateur un mail à J, lui disant que je rentrerai le soir même. Plutôt raisonnable pour un mec en crise. A cette heure, mon plan était d’aller jusqu’à Rome et de rentrer tard à Paris en avion.

15h : Plusieurs trains plus tard, je suis sur le point d’arriver à Milan et là, prise de conscience : « arrête tes conneries maintenant, prend un train à Milan pour rentrer à Paris » pensai-je à peu près.

16h: Arrivée à Milan et grosse bêtise de ma part : je sors de la zone des quais… grosse bêtise parce que pour revenir sur les quais il faut un billet de train (ma carte bleue ne répond plus depuis Turin) et une pièce d’identité (trois petits points).

16h01 : Bloqué! Sans téléphone…

16h05 : Combien d’argent me reste t-il? environ 3 euros

17h: Je déambule dans Milan, mange deux Hamburgers. Je n’ai plus de délire en tête, je suis conscient de la situation mais néanmoins je ne sais quel ange gardien m’aide à ne pas paniquer au vue de la situation.

17h30 : Je rentre dans un pub pour capter du wifi. Mon ordinateur tombe depuis une table haute, il ne répond plus… Je sors et je l’abandonne sous un pont, comme on abandonnerait un chien, qui nous a été si fidèle, à la première complication. Là je devais un peu délirer…

De 17h30 à 21h : Je circule dans la gare de Milan entre l’accueil, les guichets, la police, les voyageurs espérant une solution, demandant un coup de fil (pas très généreux les italiens sur ce coup là). Au final je réussi à avoir J et mon père au téléphone grâce à la compassion exceptionnelle de deux immigrés (pas de commentaires, enfin si : prêter son téléphone est un beau geste!). J achète un billet en ligne et me donne un code correspondant au billet. L’accueil de la gare fait quelque chose dont je ne me souviens pas. Le guichet m’imprime un billet vierge sur lequel j’écris le code.

21h : Je ne sais pas par quel miracle je parviens à passer les contrôleurs et la police avec seulement un billet blanc avec inscrit dessus un code. Il doit me manquer une bribe de souvenir.

21h15 : Le train de nuit se dirige vers Paris. Je prends un xeroquel (neuroleptique) pour m’aider à dormir. (Je n’ai pas arrêté de prendre mon traitement durant cette crise, au contraire, je l’ai même adapté avec mon psy).

Dans la nuit : Je me fais réveiller brutalement par les douaniers. Le xeroquel avait dû me faire plonger dans un sommeil lourd qui a déplu à ces messieurs. Au final, il me laisse reprendre le train et j’avale un nouveau xeroquel.

Dans la nuit encore : Rebelote avec la police où je ne sais quel corps emmerdeur qui pareille me brutalise, me sorte du train (je crois). Au final, il me laisse reprendre le train et j’avale un nouveau xeroquel.

9h : Je suis sur le pas de la porte de J. Je sonne. Elle me prend dans se bras. On est lundi 7 décembre, le sommet de la crise et derrière moi et pourtant l’aventure n’est pas finie…

A suivre…

W

Episodes précédents :

Ep 1: Attentats       Ep 2 : La potion magique    Ep 3 : Amour et Voyage

 

 

 


A vos agendas!

En créant ce blog en novembre 2013 j’étais loin d’imaginer qu’il serait à l’origine de multiples rencontres et de nouvelles amitiés. Encore une fois et plus que jamais la rencontre de samedi dernier fut une réussite. Nous, hypersensibles, avons tant de choses à nous raconter! Je crois même que nous avons des choses à faire ensemble… Se retrouver est la première.

Derrière ces échanges qui se font si bien, ces liens qui se tissent si bien, j’ai l’impression qu’il y a une même motivation : comprendre. Comprendre nos expériences, comprendre nos troubles, comprendre ce qui nous rassemble et ce qui nous différencie. C’est comme si nous étions des pionniers dans un monde nouveau, un monde qui tente de concilier les folies personnelles et les obligations d’un système commun. Un équilibre si subtile à trouver dans notre société. A travers mon chemin et celui d’autres amis hypersensibles, j’ai une certitude : beaucoup parviennent à tendre vers cette équilibre (ou stabilisation pour reprendre un terme plus vulgaire), c’est possible!

C’est pourquoi je crois tant à ces rencontres, elles sont le témoin réel de l’espoir. Le plus difficile étant de rompre l’isolement qu’engendre si facilement et si insidieusement l’hypersensibilité…

Bref! voilà les dates des prochaines réjouissances :

  • le dimanche 21 février 2016 : Rencontre classique dans un bar à Paris à partir de 16h
  • le samedi 5 mars 2016 : Rencontre d’échange à Paris autour du projet d’association : L’AHS l’association des hypersensibles.
  • le  dimanche 6 mars 2016 : rencontre skype qui prolonge l’échange sur l’association pour toutes personnes en dehors de Paris

Et enfin, et j’y reviendrai parce que ça me semble important :

le 20 mars 2016 : 2e journée mondiale du trouble bipolaire. J’y étais l’année dernière, voir l’article journée mondiale du trouble bipolaire

Si tu es partant ou si tu as des questions écris moi : bipohypermaniac@gmail.com

Voilà! J’espère te voir à une de ces occasions

Hypersensiblement

W

Impression

 


Tu t’es attaqué à W.

« Tu t’es attaqué à W., t’es dans la merde… »

« … » Je pourrais continuer sur ce ton là et publier un texte de rap égotrip à cet effet mais cela ne ferai qu’alimenter un hypothétique ennemi.

« Tu t’es attaqué à W »… Je ne connais pas ce tu, je ne même pas si c’est un humain ou un bug informatique de wordpress, mais cela n’a pas tellement d’importance. J’explique pour les lecteurs de cet article.

Ce matin, tu as pris contrôle de l’outils statistiques de mon blog afin de faire exploser les visites (21 000 vues aujourd’hui pour 300 visiteurs, c’est impossible). Cet outil qui me permets d’avoir pas mal d’information quand aux provenances des visiteurs, voir quelles pages sont les plus lues, etc. je m’y suis habitué depuis deux ans et je l’affectionne. J’assume totalement cette relation avec ce petit robot qui flatte mon égo à chaque fois que je m’y connecte et qui est une source de motivations, parmi d’autres, pour continuer cet belle aventure sur laviedunbipolaire. Tu as donc détracté cela et déséquilibré mon activité sur le blog.

« Tu t’es attaqué à W., t’es dans la merde »  Je reprends ici une réplique d’un rappeur pour te dire que ton attaque ne m’a pas blessé, au contraire elle m’a fortifié et me permets de franchir un cap dans mon aventure web. Que tu sois humain ou bug, ta malfaisance est le reflet de ta souffrance. Dans ton action tu as voulu me fragiliser, me partager ta haine. Il y a quelques années, j’aurais été déstabilisé et tourmenté par une telle chose, aujourd’hui je suis plus fort : tu as échoué. « Tu es dans la merde » car le coup que tu m’as envoyé ne m’a pas atteint et tel un boomerang va se retourner contre toi. Je ne t’en veux pas et cela même va te faire mal, toi qui attendais une réaction agressive de ma part. Je te pardonne.

Je te remercie même. Car tu as déclenché un déclic. Cela fait quelques temps que je songe à migrer sur un site perso. Ce mini événement m’a décidé. Bientôt un réel site va s’ouvrir, et je transfèrerai peu à peu mon activité de ce blog au nouvel endroit. Cela progressivement et en sorte de ne pas perdre le bon référencement de mes articles que j’ai gagné petit à petit depuis deux ans. Car oui j’ai un désir d’être lu par le plus grand nombre. Ce n’est pas nouveau.

Tu as déréglé une partie de mon blog, je suppose que tu peux le bousiller complètement. L’humain ou le bug derrière ce « tu »  peux provoquer la mort de laviedunbipolaire.wordpress.com. Cette énergie négative que tu m’envoies, ce transforme en énergie positive et me donne la force d’avancer, nourrit mon esprit de conquérant, je t’en suis reconnaissant. Je te partage même ces ondes positives pour soulager ta souffrance.

Cet article montre une nouvelle fois ma douce folie. C’est avec une certaine joie que j’utilise ce ton de tragédie. Parce que finalement, j’aime le conflit quand il engendre quelque chose de constructif.

Ma réaction, cette expression, cet article, peut paraître psychotique aux yeux des lecteurs qui tombent dessus. Mais quelque soit la nature de mon comportement face à cette situation, à cet instant je suis calme et confiant. Je n’ai pas peur, je suis prêt à rencontrer d’autres épreuves, d’autres dérives engendrées par la jalousie, l’orgueil des hommes. J’ai aussi un côté orgueilleux, je l’accepte et le maîtrise plutôt bien aujourd’hui. Alors venez venez petits démons que je vous transforme en petits anges! Haha quel prétentieux je fais. La réussite attire bien des choses. J’ai toujours cru profondément en mon succès, à un prochain bonheur et je constate que j’en suis plus proche que jamais.

Je te souhaite une bonne nuit.

Que c’est beau la liberté d’expression 😉

A bientôt

W.


Journal – J’habite dans le XVIe

J’ai emménagé hier dans une chambre de bonne dans le XVIe arrondissement de Paris. Cela faisait depuis quelques mois que je sentais qu’il fallait que je m’envole de chez mes parents. Je n’arrivais plus à rien là-bas. Ma chambre était devenue un lieu de paralysie dans laquelle j’étais incapable de travailler ni même de me divertir sans culpabiliser. Un léger enfer. Une sorte de dépression caractérisée. Bref, j’ai cherché pendant plusieurs semaines un studio à Paris ou proche banlieue. Ma situation atypique a engendré refus sur refus de la part des agences et propriétaires. Jusqu’au week end dernier, où une propriétaire sévissant dans un quartier chic parisien m’a fait confiance. Une occasion inespérée, j’ai signé et me voilà dans une petite piaule au 7e étage (sans ascenseur) d’un immeuble situé près du métro Victor Hugo.

Youhoooouuu  ? En théorie, oui, c’est une superbe nouvelle, toutes mes félicitations… En réalité, je t’avouerai qu’aujourd’hui je ne suis pas serein.

Hier, après avoir escaladé avec mes affaires, je suis resté un moment assis sur le clic clac (dont je n’ai pas encore trouvé l’emplacement idéal) apeuré par le pas que je venais de franchir et l’inconnu inconnu qui m’attendait. Oui il y a « l’inconnu » que j’aime et dans lequel j’ai une grande foi et « l’inconnu inconnu » que j’appréhende plus particulièrement.

Il y a beaucoup de première fois aujourd’hui : J’ai vécu en coloc et en couple mais jamais seul et encore moins dans un logement de moins de 12 mètre carré. Je n’ai pas d’installation multimédia à part mon pc et une connexion minimale grâce à mon téléphone. Pas de bureau pour travailler. J’idéalisais une vie spartiate mais la vivre réellement c’est différent!

Dans ce nouveau chez moi, jusqu’à cet instant où je t’écris, je pataugeai dans la noirceur de mon âme, tu sais, ces périodes durant lesquelles on est perdu et on expérimente une telle solitude que l’on n’a même pas la force de la partager à quelqu’un pour en sortir. Je n’ai pas réussi jusqu’à maintenant, mais ça y est je romps le processus et me retourne vers les bienfaits du partage via ce merveilleux espace. Merci, même avant d’avoir publié ce texte, je sens la flamme qui se ranime. Heuu… tout doux avec le feu! (voir W.)

D’ailleurs, un petit signe rigolo du destin. Regardes ce qui est inscrit sur le disjoncteur installé sur un mur de ma chambre :

disjoncteur bipolaire

« bipolaire   1 pôle protégé ». Cela voudrait dire qu’il y a une sécurité anti-manie ici. Eh ben, ça me rassure!

Mon BTS « Maîtrise de la Bipolarité » me permets aujourd’hui de mieux m’observer. Ainsi, je crois comprendre la difficulté dans ce nouveau départ. Cette difficulté, c’est la réalité. J’ai beaucoup de mal à dealer avec la réalité. Et d’autant plus avec la réalité parisienne! Aujourd’hui, je fais face à la réalité de ma situation. Plutôt la confrontation de ce que je suis (ce que j’ai vécu et à quoi j’aspire) avec le monde réel (à l’opposé de ce que j’ai vécu et pas dans la lignée de ce à quoi j’aspire). Les deux ans passés chez mes parents ont été une chance inestimable. J’ai pu me reconstruire, mettre tous les moyens possibles pour me soigner, en toute sécurité. Un nid douillet que j’ai quitté hier. Dans le passé, à chaque confrontation avec la dureté du monde réel, j’ai préférer fuir dans l’irrationalité, m’échapper par la porte de la folie, assouvir ma soif d’intensité, d’émotions en plongeant dans l’océan délirant, en basculant totalement dans la dimension mystique. En perdant pied…

Eh bien aujourd’hui, j’appréhende l’effort qu’il me faudra pour garder un pied (ce serait déjà pas mal) dans cette nouvelle réalité et toutes ses contraintes. Je n’aime pas les contraintes, c’est ça le problème!

Voilà, c’est une nouvelle page, la continuité du combat à travers de nouvelles épreuves. J’espère pouvoir utiliser ce nouveau logement pour me remettre sur le travail de mon livre. C’était le projet initial : une piaule pour écrire, manger et dormir. J’idéalise encore?

Je vais tâcher de revenir régulièrement vers toi. Venir ici et t’écrire, te lire même parfois, cela me recentre.

Sinon, après quelques mois de laisser aller capillaires, je vais me refaire une beauté cette après midi. Si ça peut me permettre de séduire une vieille bourgeoise de l’immeuble et de récupérer son appartement après coup…

A bientôt,

W.