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La souffrance mentale a encore tué

« Personnellement je me suis détaché de la connerie générale et je me moque éperdument d’adhérer ou non au modèle social ».

tiré d’un des nombreux commentaires que Pierrôt à écrit sur mon blog.

C’est la première personne avec qui j’ai été en contact qui se suicide.
La souffrance mentale a tué une nouvelle fois. Je ne peux m’empêcher de penser à notre société qui a une part de responsabilité dans toutes ces disparitions de personnes ayant eu un diagnostique psy.
Bref, je ravale ma colère, je vous retranscrit ci-dessous une compilation des nombreux commentaires que Pierrôt a publié sur mon blog. Mon modeste geste en sa mémoire. Que son âme repose en paix.

W

Introduction de son ex-femme

Pierrot a mis fin à ses jours le 29/12/2016 avec son fusil de chasse… les dernières vidéos qu’il avait regardée sur youtube et derniers articles consultés sur le web concernaient la procédure qu’il a suivie avec son fusil de chasse chargé d’une cartouche pour sanglier…

La police a osé me dire qu’il n’avait pas souffert…

La souffrance psychique est invisible c’est vrai…

Sa compagne qui était en déplacement n’arrivant pas à le joindre, a appelé la Police qui s’est rendue chez lui et l’a trouvé mort dans son jardin…

Il avait été hospitalisé d’office en Juillet, sorti fin septembre, il y retournait pour
injection d’abilify jusque début décembre.

Nous n’avons trouvé aucun écrit expliquant son geste… Souffrance
intolérablement invisible semble-t-il.

Les obsèques ont eu lieu le 13 janvier, il est enterré dans le caveau
familial avec ses parents et grands parents paternels. Il était le 4e fils de ce mariage d’amour entre une ukrainienne et un français, qui s’étaient rencontrés sur un camp de travail pendant la guerre.

La dernière fois que j’ai essayé de communiquer avec lui c’était la veille de la fête des pères en juin 2016, mais ce fut un échec supplémentaire pour moi de communication avec le père de ma fille, et ex mari, le seul mari et homme avec qui j’ai vécu près
de 11 années.

J’ai encore beaucoup de colère contre le corps médical, de tristesse de n’avoir pas écouté mon intuition et de retenter une communication avec lui depuis octobre…

Je peux lui parler maintenant en regardant les étoiles ou en allant au
cimetière… je n’ai plus peur de sa réaction… mais j’ai tant de peine.

Sirène.

Compil’ de commentaires de Pierrôt sur mon blog entre le 05/11/2014 et le 21/07/2015 :

inspire-blog-bipolaire-vivre-avec-hypersensible-association-souffrance-mentale-psy-suicide

« Je pense que W parle de la solitude d’un bipolaire dont les aspirations sont hors du commun, d’où le désire de croiser des routes animées des mêmes aspirations.

Je voudrais simplement souligner que le terme bipolaire a été mis en place pour permettre une approche globale des troubles de l’humeur, notamment par l’octroi de fonds aux laboratoires de recherche, il ne s’agit donc pas qu’un confort syntaxique ou de « mode ».
Je pense que la terminologie des mots »du psychiatre » relève d’étude spécifiques et se limite au champs d’action concerné. Ainsi, dire que la psychose est présente ou non
dans la bipolarité relève de professionnel. En l’occurrence si la symptomatologie de la psychose est présente, au plan clinique, le bipolaire n’est pas psychotique. Pour l’aspect de l’intégration la référence sociale reste le travail, ainsi on peut vivre correctement sa bipolarité sans pour autant travailler, mais dans
une intégration limitée. Ce qui est curieux c’est que l’on s’aperçoit que l’intégration sociale est un facteur de « réalisation » c’est à dire qu’il permet au bipolaire, à la fois de s’identifier personnellement et de relativiser une approche trop égocentrique de sa maladie, dont il fait sa seule raison d’exister.

Il n’y pas de gène à être handicapé, c’est seulement une posture d’acceptation de la différence . Vois tu la normalité prône l’homogénéité, ce qui est un leurre, le handicap n’est qu’une réalité différente.

Il ne faut pas entrer dans la posture de l’oiseau blessé qui nourrit une forme de mégalomanie, mais rester serein: la bipolarité revêt des formes d’expressions variées parfois extravagante mais reste une maladie, elle n’a rien à voir avec une forme quelconque de génie.
Que certaines intelligences en soient atteintes, c’est vrai. La réciproques pas forcément.
Je connais beaucoup de bipolaires qui s’en sortent et croyez moi l’aspect mystique de leur anciennes crises les laissent totalement indifférents.

Se restreindre à une approche chimique est curatif mais n’engage que difficilement un processus de guérison qui, à mon avis passe par la reconstruction de soi, au travers de notre réalité, c’est à dire de la relation sociale et avec soi-même. L’amour est
effectivement un élément central. On le trouve dans le couple, la paternité, la
maternité. Le désamour dans les violences, les abus, la toxicomanie. La recherche « d’amour enfui » dans la manie, l’exacerbation, la compulsion, le déficit affectif
dans la dépression, la mélancolie la dés-estime de soi. C’est donc une maladie psychosociale. Il est notable que nos choix de société ont une incidence sur son émergence, le consumérisme notamment et l’isolement des individus pris dans une course matérialiste, valorisant la compétition. La sollicitation quasi perpétuelle de
nos sens, de nos affects.

J’ai vécu l’autre coté puisque ma conjointe n’était pas bipolaire.
Cette maladie est traître parce qu’on ne la sent pas arriver, elle s’installe au gré des tensions, boulots etc…Ma conjointe n’était pas stable mais savait récupérer rapidement sa stabilité, la différence qui marque la maladie est que l’instabilité bipolaire peut évoluer vers une instabilité plus grande. Cela pourrit la vie de tout le monde, avec une incompréhension qui va croissante dans le couple. Jusqu’au clash, situation particulièrement critique pour un bipolaire qui va perdre tous ses repères dans l’aventure.

Il y a beaucoup d’envie dans le regard d’un bipolaire pour atteindre une stabilité mais en même temps cette instabilité est riche si elle n’est pas colorée de souffrance.

Si l’on se contente de stabiliser par médicament la situation n’évoluera pas beaucoup. Il y a un coté castrateur et aplanissant qui est peu tolérable et très mal toléré. Abrutissement, prise de poids, autant de facteurs dé-socialisants et qui brisent l’estime de soi donc le rapport à l’autre.

J’avance donc que la solution est ailleurs, médicamenteuse mais pas uniquement,
avec une réelle intention à la fois de comprendre les mécanismes , particulièrement les déclencheurs.

C’est pourquoi je suis si « chatouilleux  » lorsque l’on présente la bipolarité comme une réalité qui est figée. Mais peut être est ce effectivement de l’optimisme injustifié.

Je suis contre la violence parce que je ne suis pas un animal mais un être raisonnant.
Je pense que la bipolarité sous des formes multiple et les maladies psychiques
(versus mentales) sont des indicateurs de la santé morale d’une société.

Je crois en l’esprit créatif (ou esprit saint, à noter, dans l’Eglise, lui-même créateur) en cela il y a rapprochement  de Dieu, lui même Amour. L’Amour, ou condition de l’âme, aussi appelé Spiri d’où la spiritualité est une dimension capable d’agir sur la matière, laquelle est inerte, stable.

La bipolarité est une forme de spiritualité, son inconvénient est qu’elle est
détachée du plan matériel. Le spirituel, si on le dissocie du matériel ressemble à un oiseux, ou à une taupe.
Soit il s’envole, soit il s’enfonce
Je pense que l’avenir montrera que pour certains esprit il est nécessaire que leur environnement soit amical. Or nous vivons une ère de haine et d’individualisme.
En conséquence, apparaît la bipolarité qui exprime une incapacité à admettre des schémas sociaux agressifs et ultra-matérialistes.

Peut être faudrait-il laisser la société où elle est.
Personnellement je me suis détaché de la connerie générale et je me
moque éperdument d’adhérer ou non au modèle social. J’aime les gens,
la communication mais je ne vois pas pourquoi je devrais supporter la connerie locale.
Je ne suis pas un enseignant, je n’entends convaincre personne, ce mal être que l’on nomme bipolarité est parfois une simple réaction à la bêtise des groupes d’individus qui se disent être la normalité; en effet la normalité n’existe pas, c’est un leurre.
Seule la douleur est signe de mal-être.

Chaque être possède ses différences, moins il y en a et plus il est con.
Le summum est l’imbécile heureux tels les gros vautrés devant leur écran, une bière à la main.

That’s all, vive l’anormalité, vive l’individu, entier et différent, voilà la vrai richesse, le reste n’est qu’illusions et modèle social pour mieux faire consommer. »

Pierrôt

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Ça reviendra, oui mais différemment (suite)

Voici la suite de ça reviendra, écrit hier.

Alors, il y aura d’autres aventures, oui ça c’est sûr. J’ai un potentiel énergétique fort, au vu de mes crises maniaques, qui font de ma vie des montagnes russes… Attention, j’ai peur d’être mal compris dans cet article, je ne suis pas en train de plaider pour un fatalisme, une résignation et encore moins en train de dire que je ne peux rien faire face à cette maladie. Je rappelle d’ailleurs, ce que j’ai écrit dans d’autres articles, que je ne me considère pas malade, donc étant bipolaire, la bipolarité pour moi n’est pas une maladie. Je ne défends pas ici les thèses des pessimistes, au contraire…

Oui il y aura encore des envolées mais tout l’enjeu est là : la prochaine hausse d’énergie peut ne pas se caractériser en crise maniaque. Je serai certainement une autre fois up mais ce up peut très bien ne pas avoir les caractéristiques d’une crise maniaque. Il peut être maîtrisé. La folie peut être contrôlée. Déjà dans mon dernier épisode il y a des éléments qui sont contradictoires à la définition de la crise maniaque. Par exemple, c’est la première fois que j’ai accepté d’aller à 2 reprises chez mon psychiatre pour adapter mon traitement mais aussi de passer par Ste Anne pour un avis supplémentaire. Alors que généralement une personne en état maniaque n’est pas consciente qu’elle est dans cet état et refuse de voir un docteur. Avant cette crise, durant tous les épisodes maniaques précédents j’étais loin d’en avoir conscience. En décembre dernier, je savais que j’étais up, c’est le point où j’ai évolué, par contre le délire était tout de même présent.

Le trouble évolue, si on le souhaite. Hier, ma crise maniaque était moins maniaque qu’avant hier, demain elle le sera encore moins et un jour, avec la même énergie qui me traverse, je ne basculerai pas en crise maniaque, ce sera seulement une très grande forme créatrice sans mauvaises conséquences. En tout cas je tends vers ça. Je veux réussir à maîtriser ce feu intérieur lorsqu’il s’enflamme en moi et prends le dessus sur la raison. C’est l’histoire de Dr Jekyll et Mr Hyde. Il me faudra encore quelques pics d’énergie (bouffées délirantes pour certains, pareille je n’aime pas ce mot car il trahit toutes les richesses que l’on peut extraire d’un tel épisode) pour réussir à canaliser cette force qui me dépasse encore largement : en décembre, je me suis encore pris pour le prophète, c’est pour dire que je n’arrive pas à vivre cette énergie tout en restant ancré sur Terre. Mais j’y arriverai.

Je pense que c’est simplement une histoire de canalisation. Comme si ma raison et mes moyens d’expressions étaient les rivières et canaux et que cette énergie, cette force si inspiratrice, était les flots qui coulerait dans les canaux. Et pour ma part donc, une cascade qui déborderait tout et noierai le raisonnable en moi. L’enjeu est là, il faut que j’arrive à canaliser cette énergie lorsqu’elle reviendra, par l’écriture par exemple. Ou n’importe quel autre moyen qui me permettrait de rester ancrer ; les pieds sur Terre.

Pour reprendre l’image des montagnes russes, la crise maniaque serait comme prendre un looping à extrêmes sensations et, à cause de la vitesse très élevée, dérailler à la sortie du looping pour finir dans le décor. Le décor étant ici l’HP. Hé bien, je pense qu’il est possible de prendre le même looping sans chute à l’arrivée. Ce ne serait pas une crise maniaque car la souffrance ne serait pas présente. La souffrance étant un bon indice.

Bon, avec tout ça je ne peux pas m’empêcher de taper le mot interdit : si la bipolarité est une maladie, alors la guérison est possible.

Patience et espoir

W


Mélancolie de la rentrée

Il me semble familier cet air mélancolique qui souffle sur le mois de septembre…

D’ailleurs, je fais un rêve qui est très récurrent depuis de nombreuses années : une rentrée scolaire qui se relève plutôt d’un cauchemar. A chacune de ces rentrées rêvées, j’oublie quelque chose. Je me retrouve toujours dans une situation désagréable. Et je refais ce rêve en boucle, je rate ma rentrée encore et encore… Ce n’est pas anodin à mon avis. La rentrée, qu’elle soit scolaire-étudiante-professionnelle, est le symbole de la réinsertion dans le système. Alors cette mélancolie de septembre me rappellerai que je n’ai toujours pas trouvé une place stable dans ce dit système? Peut-être que ça te parle aussi et que tu ressens ce mou après l’été.

De plus que j’ai passé un très bel été (tournée dans le sud en tant que comédien – séjour à Marseille chez une amie – retraite méditative en Bretagne). Je vis alors le retour sur intensité bien connu. La relation avec Charlotte qui s’est terminée en août doit jouer aussi.

Ce qui est certain, avec un peu de recul, je distingue des raisons à cette mélancolie. Elle ne vient pas toute seule comme si elle faisait partie intégrante de moi. Détail important quand même. Le flou artistique de mon avenir à tout les plans en est la principale cause.

Après deux ans d’introspection et d’expression via plusieurs moyens différents (Donnes toi les moyens d’y arriver), cette année, le projet est de revenir vers une routine plus « normale ». Recherche d’un petit travail (dans le milieu des troubles psychiques tant qu’à faire), recherche d’une petite formation (quelque chose comme la mindfullness ou sophrologie) et enfin recherche d’une colocation. La seule activité que je reconduis étant le clown de théâtre vu le bien fait de sa pratique, et bien sûr l’écriture. Pourquoi pas écrire quelques articles dans un média sur la santé mentale par exemple. Bref, beaucoup de nouvelles perspectives qui ont le don de me paralyser en ce moment…

Je glande tel un petit dépressif digne de ce nom. Je regarde beaucoup de conneries à la télé, tout en combattant le sentiment de culpabilité de ne rien faire. M’enfin j’ai pas passé un DIAG + 6 en bipolarité pour subir ce schéma sans avoir conscience de ce qui se passe et sans avoir quelques armes pour vivre cette mélancolie agréablement. Non, bien sûr que ce n’est pas agréable en réalité cette baisse d’énergie. Mais le fait de savoir que c’est normal par rapports aux événements et ma sensibilité et que cette période va vite filer et laisser place à un nouveau soleil, hé ben ça c’est agréable. Oui, c’est une dépression  new age. C’est loin de ma dépression de 6 mois qui m’a hospitalisé en 2009. J’ai évolué. Encore une fois : ce diagnostique n’est pas figé, les troubles peuvent évoluer.

Je dors beaucoup, je me lève tard, je suis très peu productif mais je fais le minimum : courses, ménages, cuisine… J’ai fait quelques recherches et envoyées quelques mails au sujet de mes projets. C’est intéressant alors : je ressens ce sentiment mélancolique, cette baisse d’énergie, cet espèce de noirceur sur ma vie mais en même temps, avec un peu de recul, je parviens quand même à faire des choses. Donc la mélancolie est une humeur abstraite plus forte que la réalité. Hmmm j’ai conscience que c’est pas l’article où je suis le plus clair… Ce que je veux dire c’est que le principal moteur de la dépression, ce qui entretient les humeurs noirs , c’est principalement notre faculté a être dur avec nous même. En plus, la société est tout ce qu’elle véhicule nous aide pas à être bienveillant envers nous même lorsque l’on est pas efficace, fort, beau. Je le remarque sur moi-même en ce moment mais aussi sur beaucoup de personnes qui traversent des dépressions. NOUS AVONS TERRIBLEMENT DU MAL A ACCEPTER NOS FAIBLESSES. La dépression est une période où notre énergie est largement diminuée, nous sommes faibles. On nous fait croire dans notre société qu’être faible, c’est grave! Alors que devoir se reposer, ce n’est pas grave. Par contre, il y a une erreur grave que nous faisons dans les périodes dépressives : nous nous identifions dans cette faiblesse passagère. Nous croyons que nous sommes faibles… Non ! Nous vivons une période faible, c’est différent. Lorsque que c’est l’hiver, on sait que le beau temps reviendra, c’est exactement pareille!  Nous sommes hyper sensibles, ce qui fait que nous pouvons être potentiellement tout autant hyper faibles qu’hyper forts. Malheureusement, pour la grande majorité nous expérimentons d’abord le hyper faible ( la crise maniaque en faisant partie si on comprend les conséquences comme l’hospitalisation). C’est une triste réalité mais la belle vérité c’est que nous pouvons être hyper fort. Mon vécu en est la preuve. Je me sens beaucoup plus fort et épanoui qu’avant mon diagnostique. Je suis passé par la case hyper faible, certes, mais aujourd’hui je ne regrette aucun moment difficile.

Ce que j’essaye de démontrer c’est que c’est notre réaction à la mélancolie qui nourrit la mélancolie. Soigner, guérir une dépression c’est parvenir à accueillir avec bienveillance cette énergie étrangère et désagréable. Sans se juger. C’est le courant de la vie qui nous traverse. Un courant plus froid certes mais c’est la vie quand même. Nulle besoin de la combattre, de la critiquer de la prendre au sérieux ou pire de s’y identifier, non il faut la laisser passer comme elle est arrivée. Finalement, l’intensité de la souffrance d’une dépression est égale au taux de résistance que nous lui infligeons. C’est notre esprit hyper sensible, hyper noué, hyper complexe, hyper intelligent qui transforme un petit ruisseau tiède nous traversant en un torrent glacial chaotique. Voilà, je n’ai jamais aussi bien défini la dépression. Encore une fois, je le vois dans mes expériences. Plus je me connais, plus j’ai apaisé de souffrances, délié de nœuds, moins la dépression s’installe en temps et en intensité. La première a duré six mois. Aujourd’hui elles ne durent entre quelques minutes et quelques demis journées selon l’intensité des circonstances.

Alors si j’avais un conseil à me dire en ce moment : sois bienveillant, ce n’est pas grave si tu as pas pu faire tout ce que tu voulais, réjouis toi du peu que tu as fait, tu n’as pas beaucoup d’énergie en ce moment alors dors, mange, fais toi plaisir, et surtout ça va passer!!

Voilà et pour vous amis mélancoliques : vous vivez une- période- de mélancolie, -vous- vous êtes sensibles voilà tout et un jour vous serez aussi fort que vous êtes fragiles aujourd’hui.

Je vous aime

Patience et espoir,

W.


Doutes, peurs et châtiments

Doutes… Perte de confiance… C’est comme prendre sa luge et glisser, glisser, glisser… Stop! Qu’est ce qui va pas en fait? Pourquoi ce qui vient, le futur proche,  me paraît comme une montagne à escalader? Pourquoi ai-je perdu confiance en moi? Les petits efforts du quotidien se transforment en lourds fardeaux… La peur, toujours la peur. Et me voilà paralyser un beau dimanche après midi entre mes doutes et ma culpabilisation de rien faire.

Quel est l’idiot qui a dit que c’était une maladie? Si ce que je vis là, maintenant, est une maladie alors la vie est une maladie parce que c’est simplement la confrontation de ce que je suis et ce qu’est le monde extérieur qui engendre cette sensation d’engluement, et cette relation présente qui se renouvelle jusqu’à la mort de mon corps physique n’est elle pas représentative de la vie?

Dire que c’est une maladie est très grave car  cela nous ôte la possibilité, l’espoir ou toutes autres volontés de confronter ce qui vient avec ce que nous sommes. « Confronter » n’est pas le mot juste d’ailleurs, car il n’y a qu’à accepter ce que la vie nous apporte. Facile à dire, d’autant plus que nous ne savons pas de quoi sera fait l’instant prochain.

J’ai peur de ne pas être à la hauteur de ce que je voudrais être (belle phrase anxieuse) au sujet de mon prochain blog sur l’Express. Au passage, je te précise que je garde celui-là. J’ai peur de ne pas arriver à garder la sincérité et le partage, que j’ai miraculeusement produit ici, du fait que ce soit un environnement plus visible, grand public, commercial. De la pression aussi parce qu’avec la visibilité que me propose ce bien connu site d’actu, je sais par intuition qu’il ne me faudra pas longtemps pour atteindre le million de visites. Tout cela trouble une certaine paix intérieure que je commençais enfin à trouver.

Tout pourrait être résumé à la confiance en soi… Ben oui, on s’estime pas assez fort pour affronter un nouvel événement, une émotion, des pensées noires qui s’installent. « Affronter », non! encore une fois c’est le piège dans lequel je tombe encore trop souvent. Il faut « accepter » ces sensations qui nous viennent. Une grande respiration, et hop! Aussi, il faut s’abstenir d’étiqueter des pensées sur des ressentis qui nous viennent. Je sais que ce mal-être qui me trouble aujourd’hui vient du fait que j’ai (mon égo) a interprété une énergie inconnue donc étrange, donc déstabilisante, donc qui fait peur, donc j’ai peur, donc je suis faible, donc je perds confiance, donc je déprime. Alors que je pourrais laisser couler cette sensation étrange et nouvelle (du fait de cet événement nouveau et important) sans l’a penser nocive pour autant. C’est seulement la Vie sous une autre couleur. Je dois accepter. D’autant plus que c’est ce que j’ai voulu!

Autrement, cette opportunité d’être lu par un plus grand nombre est le franchissement d’une étape dans ma vie d’auteur (si elle existe) dans laquelle je mets beaucoup d’importance. Et monter une marche ne se fait pas sans perte d’équilibre. Le bébé de 18 mois est fort déstabilisé dans cet exercice mais plus il pratiquera plus le moment de déséquilibre entre ses deux pas se réduira. C’est une image, je pense qu’en réalité il ne s’agit pas d’une question d’âge mais de connaissance de soi. Ça tombe bien, pour guérir de ces pertes de confiance, il s’agit de se connaître soi-même.

Je te rappelle que c’est mon activité à plein temps depuis 2 ans d’apprendre à me connaître de l’intérieur. Quelque chose est sûre : dés que je prends conscience d’un de mes mécanismes jusqu’alors inconscient, je guéris. Je n’ai pas fini de guérir. Mon but de ma vie est peut-être de guérir. Il n’y a jamais eu un moment dans ma vie, ante ou post-diagnostique, où je me suis senti moins heureux que par le passé. Je pense toujours être plus heureux que jamais. Tout est relatif, hein! Tu me demanderas peut être de ce qu’il en est lors de mes dépressions : je ne sais plus, peut être que dans mes périodes basses je ne me demande pas si j’ai été plus heureux avant, pas la force de faire des comparaisons… Bref ! Si tu ne te perds pas dans cet article, je ne sais pas ce qu’il te faut! Je peux pas publier des articles comme ça dans l’Express.fr… Rha! ça recommence. En plus j’ai reçu beaucoup d’encouragements et je vais encore en recevoir mais que te dire, il y a des racines de peurs très ancrées en moi. J’ai beau comprendre, prendre conscience de certaines d’entre elles, je suis encore loin du tronc qui régit mes pensées noires. « Il suffit de mettre la lumière de sa conscience dessus et nos peurs disparaissent » écrit à peu près Eckhart Tolle. Mais bon tout ça, sans moment de méditation, d’observation de soi, de ses pensées, je ne pense pas que ce soit possible. En tout cas les thymo-régulateurs ne suffisent pas!!

Voilà il y a avait aussi le fait que j’ai du mal à apprendre mes textes de théâtre et que j’ai perdu un peu au poker qui grignotent un peu mon estime personnelle mais je t’ai suffisamment parlé de mes problèmes pour un dimanche.

Je te souhaite une très bonne semaine et une confiance en toi de malade! Enfin pas trop quand même 😉

A bientôt,

W.


Comment guérir de la bipolarité 1.3 Aimer sans retour

Cela peut paraître simpliste ou trop naïf pourtant c’est une clé en or pour se soulager d’une lourde peine : Aimer sans retour.

Comme d’habitude, je t’écris cela par rapport à une expérience actuelle. Lors de mes relations affectueuses passées, je souffrais de l’attente de sentiments des femmes auxquelles j’étais tombé sous leur charme. Aujourd’hui, grâce à une rencontre merveilleuse – je n’ai que ce mot à la bouche depuis quelques jours – je me suis libéré de ce virus. Bien que cette toute neuve relation s’est abrégée d’un simple coup de tonnerre, je suis désormais seul avec ces nobles sentiments.

La pièce de Shakespeare vu hier n’a pas suffit pour que je sombre dans une banale tragédie. Je suis seul avec ces sentiments mais cela ne leur enlève aucune beauté. Je les ressent, ils sont vraies.

J’étais malade lorsque j’aimais des femmes en attendant des choses d’elles en retour. J’étais malade en général lorsque le battement de mon cœur ne suffisait pas et qu’il était dépendant d’un autre cœur.

Il ne s’agit pas tellement de prouver à l’autre la noblesse de ces intentions, mais de vivre en paix les émotions que la vie nous amène. Rien attendre de l’autre, seulement le remercier de ce qu’il nous a partagé. Remercier la vie qui nous a orchestré une belle rencontre, celle que l’on désirait consciemment ou inconsciemment.

Depuis quelques temps, pour ma part, je suis conscient de ce qui m’arrive, ce qui facilite la digestion.

Etre bipolaire c’est être dépendant de ce que pense les autres, de l’amour des autres qui n’est jamais à la hauteur de ce que nous idéalisions. Guérir, c’est se libérer de cette prison dont les barreaux sont les liens affectueux qui nous malmènent et nous enferment.

Il m’a fallu du temps, ce n’est pas chose facile, mais toucher du doigt cet état de grâce est lumineux. Le combat continue, évidemment, pour continuer ce chemin mais encore un peu plus aujourd’hui, j’en goûte les fruits, je repense à ses yeux et je savoure toujours ses paroles amoureuses…

Le bipolaire est un romantique, tout le monde le sait. Mais savais-tu que le romantisme pouvait être vécu sans souffrances?

A bientôt,

W.


Je suis malade

 

« Je suis malade »

« C’est encore tes problèmes d’humeur : dépression, angoisses blablabla? »

« Non, j’ai une rhino-pharyngite ».

 

 

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Cela fait longtemps que j’attendais ce changement. J’y ai toujours cru. J’ai toujours eu l’espoir d’être seulement enrhumé…

Je suis devenu bipolaire lorsque mon corps a sonné l’alerte. Alors, j’ai du le redécouvrir : mon corps, mes émotions, et cette petite voix discrète et restée cachée dans les cabanes de mon enfance.

J’apprends à m’écouter vraiment alors je me soigne justement.

Je suis malade, je suis guéri ou les deux, comme tu veux, en tout cas je ne souffre plus.

Je te le souhaite chaudement

A bientôt,

W.

 

Mon nouveau blog à cette adresse http://etrelapaix.wordpress.com/


Je suis guéri

Voilà,

Cela a pris quelques années mais aujourd’hui je ne souffre plus, je ne suis pas malade, je suis guéri.

Beaucoup d’éléments ont permis cette transformation du trouble en énergie. Les rencontres.

L’écriture de ce blog m’a ouvert a un puits sans fond d’énergies. Cette intention née il y a un an m’a tourné vers toi. Mes mots ont attiré ton attention. Tu m’as lu et ce faisant tu m’as envoyé volontairement ou non une force invisible qui m’a soufflé un vent de révolte. Vous êtes nombreux, cette force est le résultat d’une multiplication de vues.

Tu ne peux pas imaginer à quel point je te suis reconnaissant. Pour la plupart d’entre vous, je ne vous connais pas physiquement mais j’apprends à m’ouvrir de plus en plus à vos pensées. Je sens depuis quelque jours une vibration qui s’intensifie. Je veux te la partager. Je ne veux pas être seul avec ce bien être.

Tu m’as transmis de l’amour sous diverses forme. A mon tour, je veux t’affirmer que je t’aime.

Si tu es malade, sache maintenant que tu guériras. Les moments de doute et de souffrances, il y en aura encore, pense à moi qui est réussi à guérir grâce à toi. Imagine seulement un instant que c’est possible. Ouvres toi à l’énergie qui n’attends que ça.

Mon chemin sur Terre est encore long mais à partir d’aujourd’hui je sais qu’il est merveilleux. Et plus de personnes empruntent le chemin qui est leur, plus ils vibreront et plus on sera ensemble.

J’ai besoin de toi pour avancer. Dans le partage, dans l’échange d’amour. Alors nous nous rencontrerons et la vie sera plus facile et nous aurons le véritable présent que nous méritons.

Merci.

A bientôt,

W.