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Les insectes n’aiment pas l’amour

L’amour permet de dépasser ses peurs.

Bon, déjà l’amour fait émerger les peurs, et là c’est pas simple. Mais s’il y a entente et engagement dans le couple, si il y a équipe, alors une force insoupçonnée permet de dépasser les peurs qui ont émergées.

Voilà ce que j’ai appris. J’apprends beaucoup en ce moment sur l’amour. J’apprends déjà qu’il y a une partie de l’amour qui me dépasse totalement. C’est la partie divine, celle qui appartient à la femme, de part sa condition à être entre l’homme et le divin. Pour la simple et bonne raison que c’est elle qui porte la vie, c’est elle qui fait naître. Et cela je le sens. Je sens qu’il y a un truc. Qu’elle sait. Elle sait sur nous avant moi. Elle sait, sans le savoir peut être, et attend que je découvre. Que je dépasse mes peurs qui m’aveuglent sur son amour.

J’apprends que j’ai un travail d’ouverture à faire à son amour. J’accueille et savoure déjà son amour, mais j’ai compris que j’ai beaucoup plus grand à accueillir. C’est même un processus infini, je pense. L’amour d’une femme envers un homme peut le transcender, à lui de l’accepter, d’ouvrir les yeux, d’ouvrir son cœur.

En fait, j’ai l’impression qu’il est plus simple d’aimer que d’être aimé, car cela demande de se laisser voir, de se livrer. Et ça, ça fait fait peur.

« Hommes qui peuplent la Terre, livrez-vous à vos femmes! » haha, voilà mon enseignement.

Mais il y a un art à cela, on ne peut partager ses peurs n’importe quand et n’importe comment. Il faut d’abord aimer, de manière à ce que la femme puisse être en mesure d’embrasser les peurs de l’homme. Il faut que l’homme embrasse aussi les peurs de la femme. J’ai de la chance, j’aime, je l’aime, de toute évidence, aussi nouveau et étrange que cela puisse paraître.

J’apprends que cela n’est pas simple, surtout quand on est hypersensible. Il y a une espèce de punaise sur mon écran, et maintenant sur mon lit… Quel est cet étrange signe? Non, je n’ai que faire des signes mystiques, je suis bien dans  le concret là. Le jeune padawan explorateur de l’être apprend sur l’amour, en ce moment . Un apprentissage éternel, je suppose.

Un univers peut être créer seulement de l’amour entre un homme et une femme, je veux croire. J’ai tué la punaise, elle n’avait pas qu’à envahir mon territoire. C’est pas de tout repos l’amour. Ça nécessite une énergie, une priorité, afin de ne pas tomber dans la routine, afin de laisser une liberté à cet amour, voir ce qu’il peut engendrer. Pas seulement des enfants, mais tout un univers… Magique, s’il est perçu de l’extérieur. C’est tonton Walt qui me l’a soufflé. Maintenant c’est un papillon de nuit qui me fait sursauter. C’est ça d’écrire une nuit d’été les fenêtres ouvertes. D’ailleurs c’est un problème, comment on fait pour être éclairé dans une chambre où l’on est obligé d’ouvrir la fenêtre à cause de la chaleur sans se faire envahir par les… ah mais je me fais attaquer par un papillon de nuit, ça m’insupporte, j’arrête.

Patience et espoir

W

PS : Maintenant ça suffit, tu l’achètes mon foutu bouquin! Je viens de m’apercevoir qu’il est sur Amazon : la vie d’un bipolaire, le livre


Bipolaire : entre l’humain et le divin

Qu’est-ce qu’être bipolaire? Il y a bien des débats ou des approches scientifiques qui se heurtent à des témoignages humains. J’ai eu ce diagnostique en 2009. Aujourd’hui en 2015, mon trouble a évolué à un point où je ne me sens plus troublé. Mes périodes d’exaltations maniaques dans le temps se sont transformés en des périodes tout autant intense mais une intensité non plus excitante et effrayante mais paisible. Je n’ai plus peur. Ou plus justement, lorsque je rencontre une situation qui engendre de la peur, cette énergie me traverse sans accrocs. J’ai dénoué assez de nœuds pour que la vie circule tranquillement à travers moi. Alors, Alors? Hé bien, je ne suis plus bipolaire. Ma difficulté à gérer mes émotions justifiait ce diagnostique. J’ai résolu ce problème. Je ne suis plus malade. Bien au contraire. J’ai longtemps argumenté ici que la bipolarité n’était pas une maladie. Finalement, toi, qui me contredis, tu as peut être raison, c’est une maladie. Mais alors, je ne suis plus bipolaire.

Aujourd’hui je me pose des questions sur ce qu’est « être humain ». La peur est humaine? les émotions sont humaines? la pensée est humaine? La bipolarité est humaine? Si oui, alors je vais plus loin : je tends à ne plus être humain.

La condition humaine est un stade d’évolution. L’humain est l’évolution de l’animal. L’humain est tiraillé entre son côté animal (la possession, la domination, la peur, le désir, l’envie, la reproduction et que sais-je encore) et un côté divin – je ne trouve pas d’autres mots pour l’instant- ( l’amour, la paix, le vivre ensemble, la liberté, etc…). Mon combat est de me détacher, de maîtriser, de ne plus être esclave de mon côté animal. J’évolue, je transforme la condition dans laquelle je suis né.

L’Homme est le résultat d’une longue évolution qui s’est déroulée sur Terre. Mais l’état humain n’est pas une finalité. Il va évoluer en un autre état ici sur Terre. Existe t-il des humains qui ont déjà évolué et qui vivent sur Terre cachés derrière une apparence physique semblable à l’Homme. Tout n’est qu’apparence dans ce bas monde. Ou suis-je la dernière licorne?, comme dans ce dessin animé qui m’inspire beaucoup. « Il n’y a que ceux qui cherchent les licornes qui peuvent les voir, les autres passent à côté en ne voyant que de vulgaires juments ».

Cela fait des années que je suis à la porte de cette autre dimension, cette autre manière de voir les choses. Jusqu’ici des peurs m’empêchaient d’y entrer. Aujourd’hui je suis prêt pour la prochaine étape. Les pieds ancrés sur Terre, les yeux au ciel. J’ai toujours espérer cela. Et je continue à être patient et garder cet espoir. Car il n’y a pas de fin, pas de banquets finals assis à la table des anges. Mais qu’un éternel mouvement.

Si tu es sur un chemin spirituel similaire, je t’écris tout mon soutien et te souhaite de la patience, du courage et de l’espoir.

Il suffit de si peu de choses : respirer, rêver, espérer, croire et se faire confiance.

A bientôt,

W.