Archives de Tag: lâcher prise

hhhhh…. fffffffff!

Assis à mon bureau, retour d’une rencontre entre hypersensibles, 17 hs participants peut être 18 mais je je préfère le chiffre 7, bref, les pieds plats sur le sol, je me redresse sur ma chaise et je respire…

hhhhhhhhhh….. ffffffffffffffffffff….

Et il y a de quoi respirer. Mon état mental est en surchauffe bien que ça va mieux depuis 3 jours lorsque mon arborescence intérieure était en risque d’incendie. Une pression que je n’avais jamais connu.

Ce soir, je suis fatigué mais je prends le temps d’écrire. Ecrire et respirer, mes armes principales pour continuer à avancer. C’est le travail demandé, après la vague d’hypersensibles qui s’est déferlée sur l’asso depuis le coup médiatique sur France Inter, qui m’a épuisé. Il aurait fallu que je mette des liens à cet article pour te guider cher lecteur, et des images pour rendre ce texte plus agréable, mais je n’ai pas l’énergie ce soir. Juste le jus pour m’exprimer, faire de l’ex-pression.

Voilà.

En plus de la surcharge mentale… Ah oui! et ces derniers jours j’ai fait l’expérience de vertiges sensationnels, nouvelle expérience aussi. Tellement de réflexions que j’en ai le tournis. Mais tout ça, au final je le gère plutôt bien. Je respire, je lâche prise, je profite de tout le travail passé à me recentrer et à accueillir les tensions pour bien vivre cette surcharge mentale. Et donc en plus de celle ci, un événement actuel me reconnecte à une blessure bien ancrée : la peur du rejet.

Aie aie aie, quelle torture. Je suis incapable de dire à quelqu’un quelque chose qui pourrait la blesser, car le ressenti chez elle que ça engendrera me submergera et activera cette peur du rejet. Et donc au lieu d’agir et de déclarer cette guerre nécessaire, je l’anticipe dans ma tête, et des scènes tournent en boucle, aie aie aie.

Là mes outils de lâcher prise et ma pratique de la pleine conscience, j’en vois les limites. Hier soir, il n’y a que le valium est la discussion avec l’autre (je te rappelle que j’utilise le termes autre pour toutes personnes de mon entourage) de bon conseil qui m’a soulagé. Le partage, toujours le partage, le partage est un acte salvateur. Partageons!

Bref, je suis heureux d’avoir écrit un peu ce soir.

Patience et espoir

W

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De la prise de conscience vers la pleine conscience.

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Lorsque l’on fait attention à soi,

que l’on fait taire les pensées,

que l’on calme le mental,

on découvre toute une vie intérieure, plein de sensations émotionnelles et physiques cachées habituellement dans le bavardage constant du mental.

Lorsque l’on parvient à vivre ces sensations sans les interpréter ni les comprendre, on plonge en soi, on fait face à nos peurs, aux origines de nos inquiétudes. C’est en y mettant notre attention, la lumière de notre conscience qu’on peut les guérir. En lâchant prise, en lâchant le contrôle que nous exerçons du haut de notre sphère cérébrale.

En lâchant prise, en cessant de se laisser faire ballotter par nos pensées, on redonne  confiance à notre corps et à sa capacité d’autoguérison. Grâce au calme mental, on se rend compte des tensions, on entend mieux notre corps s’exprimer.

Quand notre conscience est isolée dans notre mental, c’est à dire quand on est trop dans la tête, dans les pensées, dans les regrets du passé, les inquiétudes du futur, on ne se rend pas compte par exemple d’un léger mal de dos. On continue à vivre sans en prendre soin alors qu’il suffirait d’en avoir conscience, de se mettre au repos, respirer un instant là où il y a une tension pour soulager et soigner ce léger mal. Mais étant occupés par nos pensées, notre quotidien, on laisse inconsciemment le mal empirer jusqu’à ce qu’il soit trop fort pour l’ignorer. Alors on va voir le docteur, on prend des médicaments.

Si nous sommes à l’écoute de notre corps, de nos émotions, on se permet de s’ouvrir au potentiel d’autoguérison de notre être. Car lorsqu’on est dans cette attention,  quand le mental est tranquille, on est dans l’instant présent et on bénéficie des pouvoirs qu’il regorge.

C’est vrai, je l’expérimente!

Patience et espoir,

W


Lâche prise et la magie émerge

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Lâcher prise sur la vie, elle n’a pas besoin de moi pour me diriger là où je dois aller.

Lâcher le contrôle, abandonner toutes mes pensées, tout ce que je pense être, tout ce que je crois bon de faire, en vérité je n’ai pas besoin de tout ça, je vois bien que les meilleures choses qui me sont arrivées n’ont pas été commandé par mon mental.

Se laisser porter aux rythmes des envies, trouver le flow et se laisser aller dans le courant.

Agir spontanément, à ce qui vient naturellement, à ce qui n’est pas prémédité.

Ne pas penser ce que je dois faire, faire ce que je sens sur le moment, dormir lorsque je suis fatigué, travailler lorsque je suis motivé, ne pas me laisser dicter la vie par le fonctionnement des autres, par un système qui ne me convient pas.

Dire ce que je sens bon d’exprimer, rester connecté au cœur. C’est une connexion sûre, tant que j’y suis lié, rien ne peut m’arriver.

 

Si je suis écœuré, mécontent, que j’exprime ma colère. Je laisse le pouvoir aux humeurs du cœur. C’est en nourrissant cette confiance, un abandon de l’égo pour le cœur que mon pouvoir pourra émerger. Préférer le silence en attendant.

La magie opérera lorsque j’aurai cette sécurité intérieure qui me permettra de me laisser glisser dans le vide sans peur. Tomber pour atterrir sur mon destin. Ce n’est pas ma tête qui pourra trouver la chemin. « Pour trouver la voie, il faut vous couper la tête » haha, disait l’autre.

Redonner le pouvoir d’action à mon cœur et non aux pensées. Cultiver le silence et l’état de non-pensée. Ne plus penser à hier ou à demain. Revenir à la fonction essentielle de mon cerveau : rêver. Cela suffit.

Ma tête rêve, mon cœur se réjouit des rêves et use de la magie pour les réaliser.

Je ne suis pas à ma place, je suis sur le chemin qui m’y emmène mais pour avancer je dois oublier ma vieille façon de fonctionner. Je dois revenir à l’enfant, à l’essence, aux mondes des rêves, à la magie, et me laisser guider.

Il n’y a rien à comprendre, il n’y a plus de problèmes, il n’y a pas d’effort à faire, il n’y a qu’à croire à la magie et faire confiance à la vie.

Ce n’est pas mon égo qui a contrôlé les événements qui m’ont fait avancer, c’est quand j’ai lâché prise, suivi mes pulsions que j’étais au cœur de mon existence.

Méditer, méditer, étendre l’état de non-pensée dans le temps. Moins je pense, plus je suis dans l’instant.

Ne plus penser, ne plus penser, revenir aux ressentis, au corps, aux émotions, à la contemplation, ainsi mes rêves se confondent avec la réalité.

Laisser les autres sur leur chemin, ne pas les convaincre de vivre la magie que je vis, partager, ça suffit. Respecter les esprits différents, respecter le mien surtout.

Les pensées font obstacle à la magie, les pensées troublent l’esprit. Vois la différence entre une mer agitée et une mer calme sur la côte. Lorsqu’elle est calme, alors on peut apprécier les merveilles qui se cachent sous l’eau.

« J’ai lu, ça me fait fait pensée que… je dois faire ça… quand je le verrai faut que je dise ça… » Arf non! Non-pensée, non-pensée!! Petit mantra pour m’aider à revenir sur l’instant : « Pardon, merci, lumière, amour », ça y est, je reviens sur le ressenti qui se cachait sous ces pensées. Je médite sur cette émotion, ah cool! je ne suis plus dans la tête. Et à quel endroit du corps se manifeste ses émotions, ce qui est là, présent? Ah oui, je sens une sensation au niveau de la poitrine. Je respire, je ne suis plus dans les pensées. Je suis l’air qui rentre et sors. Je suis mon corps, je suis cette émotion qui me traverse.

J’accueille ce qui se passe et me laisse porter vers l’action engendré par ce qui est là, par cet imprévu. Je suis libre, je ne contrôle plus. Je m’abandonne à la vie. C’est ça le paradis. Il n’y a rien à s’inquiéter, car l’inquiétude, l’angoisse, la souffrance, tout se passe dans la tête. Et moi, je m’en libère. La vie me transporte d’expériences en expériences et m’apporte tout ce que j’ai besoin.

Difficile d’imaginer ce dont j’ai vraiment besoin. Je me suis imaginé tellement de choses, j’ai voulu tellement de choses, mais en réalité, c’était aussi simple que ça.

Je suis de plus en plus prêt, de plus en plus pure. Mon cœur est au pouvoir, une puissance énorme.

Je ne suis pas le maître de ma vie mais le héros de mon aventure.

Patience et espoir

W

PS : Ça fait pile poil trois ans que j’ai ouvert ce blog, champagne!

PS2 : petit lien vers mon autre blog sur l’express: laviedunbipolaire


Journal d’un explorateur de l’Etre

Voilà un nouveau titre pour ce blog. Il annonce mieux ce que j’écris ici. Plus qu’un titre, c’est le sens de ma vie. Les souffrances que j’ai enduré pendant ma vingtaine m’ont permis/obligés à tourner mon regard à l’intérieur de mon être pour observer tous ces nœuds, tous ces barrages, toutes ces peurs qui me séparent de mon centre, du Soi, de la source, de la lumière, de l’Amour, de cette énergie si puissante qui n’attend que d’être canalisée et exprimée à bon escient.

Cette exploration, cette conquête de moi-même n’est pas un voyage tranquille. Car lorsqu’on prend ce chemin, la vie nous amène à vivre les expériences que l’on doit traverser pour comprendre un aspect de nous-même encore inconscient, ce qui n’est pas toujours agréable. Ce chemin vers l’éveil n’est pas facile car il passe par l’affrontement de ses peurs, l’affranchissement de tous ses conditionnements, la déconstruction de toutes ces croyances, l’abandon à une dimension inconnue en Soi, un saut vertigineux, un lâcher prise du control de son mental, l’accueil inconditionnel de sa vulnérabilité.

La méditation est mon premier outil pour travailler, l’accueil de l’instant présent est l’ouvrage que je remets sans cesse sur le métier. J’ai beaucoup travailler seul et je vois aujourd’hui le cadeau de l’autre, du partenaire, pour prolonger ce travail par l’union. Sentir la présence profonde de l’autre. Se mettre en relation avec « elle », « lui » et chercher une relation de plus en plus haute, subtile, moins d’ego, plus de cœur, se découvrir de toutes ces peurs, en les partageant humblement déjà. Je commence tout juste à te partager cela, de nombreux articles suivront aux rythmes de ma nouvelle relation.

Je sais que nous sommes loin d’être les seuls à faire se travail, dans l’ombre, à être des artisans de lumière, car en travaillant sur Soi on élève directement l’énergie de la Terre. Bref, nous utilisons peut être des mots différents pour exprimer ce travail, mais nous sommes beaucoup, disséminés, pour beaucoup peut-être trop seul. Mais de plus en plus nous nous retrouvons. Les rencontres en sont la preuve. Nous n’agissons plus seul mais en groupe. Et ce n’est que le début…

… Je rêve que dans des années futures quelques gouvernements, commencent à donner du crédit à notre travail, et une place reconnue pour exprimer et agir au sein des sociétés. Car il y a un gigantesque pouvoir d’Amour qui gronde en beaucoup de nous et qui n’attend que de répandre sa lumière sur la Terre. Artisans de lumière, c’est à dire hommes et femmes faisant de leur développement personnel leur priorité dans la vie, nous avons chacun une expérience d’exploration des peurs et de conquête de Soi, nous sommes chacun des sortes de pionniers, et donc nous avons la possibilité d’aider les autres à se recentrer à dépasser leur propre barrage, à guérir. Il y a un avenir pour moi, toi, nous, Soi.

Sur ces belles paroles je me retire d’internet pendant 20 jours, le temps de faire ma dernière tournée en tant que comédien et marier mon frère. Et le temps pour toi de lire les 300 articles qui amènent à celui-ci, et voir mon petit cheminement!!

Je te souhaite un bon été, merci d’être là, je t’aime.

Patience et espoir

W


Mais dis ta science! Mon arme secrète

Mais dis ta science… Je déguise ici le mot « méditation », souvent un terme qui fait obstacle, pour te laisser entrer facilement dans cet article où je vais te dévoiler mon arme secrète qui évolue avec le temps. Du terme très large de « méditation » j’en ai tiré un outil très puissant pour avancer sur mon chemin.

Depuis quelques temps, la pratique de la méditation est ancrée dans mon quotidien. Ça a commencé le jour où j’ai lu Eckhart Tolle ; c’est dans son livre « Le pouvoir du moment présent » que j’ai découvert et mis en pratique, à outrance au début, l’exercice de respiration abdominale et le réflexe de se recentrer le plus souvent possible sur cette respiration.

Respirer est l’essence de la méditation.

Qu’est-ce que méditer? C’est respirer! Voilà comment déconstruire l’image que nous, occidentaux, avons du moine tibétain pratiquant une méditation, paraissant inaccessible à nous pauvres mortels.

Me recentrer sur la respiration est devenue mon activité numéro en termes de temps, devant celle de boire, manger! Cette activité est le moyen thérapeutique essentiel et nécessaire pour soigner les troubles psychiques. Lorsque je me recentre sur la respiration, c’est à dire que je mets mon attention sur l’air qui entre et gonfle mon ventre, plus rien d’autre n’existe. Plus de mental, plus de pensées en boucle. Je me retire du schéma pensées-émotions-comportements dans lequel j’évolue automatiquement. Je me retire de mon égo. Mon égo étant mon identité, mes croyances, la somme de toutes mes expériences passées, ce que je crois être, tout ce qui siège dans mon mental. Tout cela n’existe plus lorsque ma conscience est portée sur ma respiration. Je fais cet exercice régulièrement au quotidien.

Si mon humeur, le contexte, ma volonté, un grand nombre de facteurs inconscients aussi le permettent, je vais plus loin dans la méditation :

Une fois que je suis libéré de l’emprise de mon mental, de mes pensées obsessionnelles, de mes doutes, je me focalise sur mes sens. C’est ce qu’on appelle « la pleine conscience ». Par exemple, quand je marche, je mets toute mon attention sur mes pieds et la sensation qu’engendre leur interaction avec le sol. Quand je suis encore mieux disposé, je prends aussi conscience du contact du vent avec ma peau (pareil pour la vue, le son, le goût). Mon mental n’est pas totalement hors-jeu. Des pensées viennent mais je les laisse partir aussitôt et je reviens sur la respiration puis sur les sens. Cette petite technique de déplacement de l’attention, de la conscience « pensées-respirations-sens » est l’exercice routinier fondamental de mes méditations.

Une fois détendue et plus serein, je peux commencer véritablement l’exercice de lâcher prise. Plutôt le soir, allongé, sur mon lit. Une fois ayant passé du temps sur les exercices précédents, je travaille à ne faire plus attention à rien, c’est à dire que je ne place plus ma conscience sur la respiration où sur mes sens mais je me positionne en tant qu’observateur. Comme si j’étais hors de moi, un témoin extérieur. Je laisse exister ce qui doit exister, que ce soit au niveau physique, psychique ou mental. Je laisse mon corps s’exprimer et tente d’accueillir les sensations nouvelles quelles qu’elles soient.

Lorsque j’ai la joie d’être à ce stade, une nouvelle dimension s’offre à moi : accueillir « le nouveau » sans jugement. Pas facile. Car à chaque sensation nouvelle, mon mental automatiquement veut y mettre une étiquette, veut nommer et comprendre cette nouvelle expérience et ainsi se remet à fonctionner. Je dois donc revenir à l’exercice précédent de laisser filer les pensées, revenir à la respiration, aux sens, et lâcher prise pour retenter d’explorer une nouvelle sensation qui se crée spontanément quelque part dans mon corps.

A l’origine de ces sensations, c’est souvent une tension, une angoisse ou peur profonde qui profite du calme pour faire surface. Voilà tout le bienfait de la méditation : c’est génial! car un trouble qui se révèle sous la lumière de ma conscience est en partie soignée (pour reprendre les mots d’ Eckhart Tolle). Prendre conscience d’une blessure qui résidait depuis longtemps dans une partie obscure de moi même et là laisser exister, s’exprimer, être, c’est la soigner!

En laissant exprimer ce qui doit s’exprimer. En lâchant prise, je laisse la vie, l’énergie d’amour, la conscience universelle, la source lumineuse, Dieu ou quelque soit le terme, agir pour moi. Et ce qui doit arriver, arrive. Une libération…

Récemment, j’ai médité jusqu’à ce dernier stade. J’ai pu laisser s’exprimer une angoisse en moi depuis longtemps dont je ne m’étais jamais occupé, libéré. Car lorsqu’elle se manifestait, elle me faisait trop peur pour que je puisse l’accueillir, trop étrange. C’était comme une impression d’évanouissement ou crise cardiaque. Je la repoussait en pensant à autre chose ou, en cas de besoin, avec l’aide d’un valium (anxiolitique) . Mais là, ce soir, j’étais dans les bonnes dispositions, dans un terreau bien labouré et propre,pour affronter cette angoisse. Ou plutôt : l’accueillir comme une entité en moi qui a besoin d’attention et qui a quelque chose à m’enseigner une fois soignée. Ce fut une expérience inédite pour moi et phénoménale! Je laissais exprimer une sensation qui m’étais physiquement inconnue, dérangeante, douloureuse. Mais je savais intimement que c’était pour le bien malgré tout. Physiquement tout mon corps vibrait, c’est comme si un corps de souffrance tenter de s’extraire de moi par tous les pores de ma peau. J’entrais dans une autre dimension, quelque chose de nouveau, d’inconnu où aucune de mes croyances pouvaient m’aider, je ne pouvais que lâcher prise dans ce vide sans repères. Une libération…

Mes méditations du soir ont évolué depuis cette expérience. Il y a tant à découvrir en nous, tant de richesses et de pouvoirs. Breff!! Et encore je ne te parle pas du Tantra qui se sert de ces exercices pour sublimer la sexualité par la méditation et spiritualité et donne accès aux plaisirs divins, multi-orgasmiques. Promis un jour, je serai prêt pour ce partage là.

Je précise que cet article vient de mon expérience personnel de la méditation et que cette dernière peut se pratiquer d’une infinité de manières différentes.

Ce travail sur soi est une véritable passion, c’est avec plaisir que je correspondrais avec toi : bipohypermaniac@gmail.com

Patience et espoir.

W


SEXE

Haha! je t’ai attrapé avec ce titre hypnotique.

Je pense parfois écrire sur le désir. Par manque de confiance de justesse dans les mots employés, je me réserve. Désir d’ailleurs qui me surprend toujours avec ses flots d’émotions me dépassant souvent encore et à l’origine de quelques souffrances. Je me connais plus qu’hier mais j’ai encore tant à maîtriser de ma personnalité car oui, je veux être maître de moi-même. Parce qu’il faut se découvrir, se  connaître et se maîtriser avant de pouvoir approcher le « lâcher-prise », qui n’est pas simple du tout malgré ce que l’on pourrait penser, à lire les multitudes de petits ouvrages de développement personnel qui surf sur un besoin grandissant de la population à revenir vers « l’être ».

C’est l’énergie sexuelle qui me demande le plus de travail de maîtrise. J’exprime très peu cette partie de moi par pudeur, certainement, mais surtout parce que j’ai peur de mal m’exprimer et du coup mal me faire comprendre, ce qui est ma plus grande hantise. Même si le maître mot de ce blog est la sincérité, je m’auto-censure sur certains aspects de ma vie, j’en ferai certainement un article, ça m’intéresse.

L’énergie sexuelle provient de notre origine animale. Mais là où les animaux s’en servent naturellement pour se reproduire avant tout, l’humain à le potentiel de la sublimer pour tendre vers le divin. Croyances personnelles que tu peux retrouver en grande partie dans le Tantra; très très intéressant!

Comme le reste chez moi, en bon hypersensible, cette énergie est intense. Mais aussi très variable. Deux paramètres qui rendent la maîtrise difficile. Cette énergie varie certainement avec les saisons comme les animaux, mais chez moi c’est pas non plus tellement relié. Bon, c’est vrai, que le soleil et tout ce qui l’engendre dans notre culture provoque un certain pétillement.

Tu vois comme je tourne autour du pot. Ce n’est pas un sujet facile pour moi car je manque de distance, de certitudes, de maturité. Dans un sens, ma jeunesse est loin d’être terminée. D’ailleurs, la quête intense de soi prolonge la jeunesse.

Comme toute énergie, il faut la canaliser et l’exprimer d’une manière socialement convenable pour bien la vivre et adopter des comportements les plus en phase avec soi-même. J’en ai regretté des actes  commis sous l’influence de « pulsions sexuelles »! Bon, pas de viol non plus. Cela va au delà d’un mauvais choix de partenaires et d’un emmêlement avec des sentiments amoureux (ça peut vite créer des situations infernales). Cette forte énergie, ce désir de vie jaillissant, je l’ai beaucoup noyé dans la drogue, l’alcool, la consommation de sites de rencontres à l’excès, le jeu aussi, comme une parade. Par défaut de pouvoir être un tant soit peu maître et canaliser cette énergie vers la création ( c’est là où l’homme se détache de l’animal et tend vers le divin) ou dans le développement de relations harmonieuses.

Aujourd’hui, j’en ai fini avec les vices dont je parle au-dessus et me bats plus loyalement avec cette énergie qui peut être mon ennemie lorsqu’elle est trop intense et m’embarque dans des crises maniaques. Je suis à des années lumières de qui j’étais à 20 ans, mais j’ai encore le reste de ma vie à apprendre, d’expériences en expériences. Loin d’être un geek, je trouve plutôt juste l’image des personnages dans les jeux vidéos qui « s’upgrade » et développe leurs pouvoirs infiniment. Oui, en fait, c’est même pas une image!

Voilà pourquoi c’est difficile pour moi de parler de sexe. Car c’est le plus grand point faible de notre culture, de notre éducation et finalement on en sait pas grand chose à part que cette énergie provoque l’excitation sexuelle, un mécanisme encore très automatique chez moi même si je sais que l’énergie sexuelle peut faire bien d’autres choses et produire des miracles aussi merveilleux que celui de créer la vie.

A développer.

W


Après le trouble, la revanche?

J’ai la tête lourde. C’est le poids d’une grippe qui m’a travaillée pendant cinq jours. Une semaine après mon ordinateur, c’est à mon tour d’attraper un virus. C’est le grand ménage. Par le feu. La fièvre monte, le corps s’enflamme pour détruire le virus. Comme la Terre qui se réchauffe pour éliminer le virus humain? C’est la première fois que j’expérimente la grippe – je l’ai dégusté- , et il est évident que j’en sors différent. Transformation, transmutation, évolution? Je n’en sais rien, je suis encore plus perdu qu’avant…

La bipolarité, quand elle arrive, fait sauter tous les repères que notre famille et la société nous avaient enseignés (pour notre sécurité en fait). Depuis que je suis bipolaire, c’est un véritable problème : poser les limites. Par expérience, et non par croyances ou théories, je sais qu’il n’y a pas de limites. Mais pour vivre ici et maintenant, il est essentiel de se restreindre à des cases. La souffrance, la difficulté ou la passion -selon les humeurs- réside dans la gestion de l’infini proposé par notre esprit et l’adaptation de celle-ci avec les opportunités proposées par notre environnement. Nous sommes trop lourds en fait.

J’ai une envie qu’il me semble impossible de réaliser ici. Je ne sais pas quelle est cette envie puisque je ne saurai la voir sur Terre. Un désir d’amour. Non pas vraiment, car ça ne ressemble pas à celui que je connais ici. Bref, une aspiration à quelque chose d’ailleurs. J’en reviens à ma thèse sur les extra terrestres haha! Je suis en extra terrestre. Cette envie se réalisera peut-être à l’avenir. Comment le savoir, que faire, quel est le projet pour y parvenir? Je ne sais pas. Comment pourrais-je savoir où est le chemin vu que je ne sais pas où est la direction.

Il reste le présent. Tant mieux, puisqu’il n’y a que ça qui compte finalement. Le passé n’est plus et le futur n’est pas encore… Alors voilà, je n’ai plus le choix : je dois faire confiance. Je ne sais absolument pas où je vais, je suis totalement perdu. J’ai bravé bien des épreuves pour me perdre, j’espère que me retrouver sera plus simple. Quoi que je fasse aujourd’hui (plutôt rien), j’avance et suis le bon chemin, le mien. Toute mon histoire, jusqu’à cette grippe, ont fait ce que je suis à l’instant et vont conditionner les jours à suivre, ainsi de suite. Finalement, j’entreprends la partie agréable de mon histoire, je n’ai qu’à me laisser aller. Il n’y a plus de doutes, mes prochaines erreurs et réussites ne font que précéder d’autres réussites et erreurs. Je conçois de mieux en mieux cette philosophie du détachement. Je suis persuadé que mon salut en dépend.

Mais lâcher le contrôle me fait peur, c’est l’inconnu. Je sens bien qu’il s’agit de cet infini, cette réalité sans limites qui se cachent sous cette peur. Cette incroyable dimension qui m’a fait chuter plusieurs fois.

Alors, après le trouble, la revanche?

W.