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« Attention au déni de la maladie »

keep calm

Ne laisses pas quelqu’un te faire croire que tu es malade si tu ne te sens pas malade. Et si tu te sens malade, ne laisses pas quelqu’un te faire croire que ta vie est foutue, car ce n’est pas vrai, on peut se libérer de tout mal, avec la conscience, le soin, la patience et l’espoir.

Malgré un diagnostique de bipolaire en 2008, je ne me suis jamais senti malade. Pourtant j’en ai chié, des crises maniaques, des hospitalisations à répétitions, bref un beau palmarès que tu peux découvrir dans le récit de mes aventures : maniac story ep 01-Je t’aime à la folie. J’ai atteint des jolis pics de souffrances à me mettre à genou par terre, en pleurs « Qu’est-ce que je dois faire mon Dieu, wouin wouin! », moi qui ne pratique aucune religion pourtant… Malgré tout cela, je ne me suis jamais senti malade. Quand tous les autres bipotes, eux, disent qu’ils sont malades, moi je pense « béh du coup, peut être qu’il y a eu une erreur de diagnostique » peut être qu’ils ont raison, et qu’en fait je ne suis pas bipolaire, tout simplement. J’aurai trompé tous mes lecteurs depuis trois ans… oh merde!

En réalité c’est pas simple cette histoire, parce que débattre autour de la bipolarité et la maladie est sans fin et engendre beaucoup de confusion, tout bêtement parce que le mot « bipolaire » n’a pas de sens au fond.

Premier non sens. On s’identifie au trouble : « Je suis bipolaire ». D’un côté c’est rassurant, on a une réponse à la question « Mais qu’est ce qui ne va pas chez moi? » mais en réalité on s’enferme dans une prison et on se stigmatise nous même à ….. ?oui, à quoi? On réduit notre personnalité, notre identité à une alternation de quelques périodes de souffrances. Une souffrance répétée qu’on interprète très vite comme maladie chronique, comme si on était prisonnier de notre passé et sans espoir pour le futur. « J’ai un trouble bipolaire » me paraît plus juste déjà. Même s’il y a un risque de fatalité aussi dans cette expression. Encore une fois, si seulement on pense le trouble comme une maladie.

Si le trouble bipolaire était seulement défini comme une variation particulière de l’humeur, une fragilité, une hypersensibilité, un handicap dans certaines situations, et tout ce que tu veux sauf le terme « maladie », alors là ok, pas de problème : J’ai un trouble bipolaire.

Je ne déni pas que j’ai une fragilité que je dois soigner, accueillir, connaître. Je ne dénie pas que j’ai une hypersensibilité très complexe que je dois comprendre. Je ne dénie pas que j’ai accumulé beaucoup de souffrances pendant la première partie de ma vie surtout, et que je dois continuer à mener un combat, pour me libérer de mes corps de souffrances, pour guérir mes blessures les plus profondes. Je ne dénie pas que j’ai un travail colossale d’affirmation de soi, d’incarnation. Haha! Mais tout ça, c’est le lot de tout le monde en fait! La différence, c’est que les événements de ma vie ont fait que j’ai acquis cette conscience, un peu en avance sur la masse, certes.

Si ce terme « maladie » m’embête ces derniers jours, c’est que je ne dois pas en être totalement libérer.

Définition Larousse de la maladie : « Altération de la santé ».

Si une maladie permet la libération, la prise de conscience, le goût du bonheur, des guérisons multiples, la sérénité, l’accomplissement, la création. Alors oui pourquoi pas.

Mon trouble bipolaire a évolué depuis que j’ai pris conscience de mon chemin, de mon combat, depuis que j’avance en conscience, pour résumé. Là où avant, les hospitalisations se répétaient presque chaque année, les dernières sont très espacées. Tout ça pour dire qu’on s’en libère de ce trouble qui apparaît au début comme une maladie chronique. Suffit d’y croire, et de mettre les moyens.

Ou alors peut-on dire que la bipolarité est un trouble qui remue notre être afin de nous donner la chance de soigner toutes nos maladies inconscientes.

Ou alors, peut-être qu’on peut dire que dans le monde actuelle, c’est perçu comme une maladie de vouloir être libre.

Si la liberté est une maladie. Comme l’amour qui rend malade.

Alors oh ouiii, je suis malade!

Je ne suis pas habitué à te faire la morale, ou t’enseigner quoi que soit, mais j’ai envie de proclamer haut et fort :

« Ne laisses pas quelqu’un te faire croire que tu es malade si tu ne te sens pas malade. Et si tu te sens malade, ne laisses pas quelqu’un te faire croire que ta vie est foutue, car ce n’est pas vrai, on peut se libérer de tout mal, avec la conscience, le soin, la patience et l’espoir »

W

mon bouquin : la vie d’un bipolaire

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Inhalation, amour et dépression

C’est ce qu’on appelle une inhalation. Je détestais ça quand j’étais gamin. Depuis lundi j’en fais deux par jour. En gros c’est des huiles essentielles de thym et autre dans de l’eau bouillante. J’ai l’impression de me shooter, j’aime bien.

Après la dépression, c’est donc la crève qui achève ce mois de septembre plutôt noir. La crève c’est un peu comme la dépression finalement :je suis resté chez moi toute la semaine, j’ai pas fait grand chose de très constructif, j’ai laissé passé le temps avec la télévision et les films téléchargés. Sous cette apparence de glande plaisante, en réalité j’étais plongé dans des peurs, des doutes. J’ai ressenti la fragilité de mon existence, et c’est pas très rassurant comme sensation…

Quelque soit qui je suis devenu, ce que j’ai acquis, ce que j’ai accompli, ce soir, demain ou dans une semaine un événement, un imprévu va finir par arriver, que la nouvelle soit bonne ou mauvaise, mon avenir va être conditionné par celle-ci. Le passé aussi fort soit-il va laisser la place en une seconde a une nouvelle forme de vie, de personnalité. Quand je regarde derrière, je vois les différentes phases de ma vie, et je vois bien que j’ai changé de personnalités en personnalités très différentes (ce que j’étais au collège, n’a rien avoir, avec ce que j’étais au lycée, qui n’a rien avoir de qui j’étais en école de commerce, qui n’a rien avoir de qui j’étais dans l’animation, qui n’a rien a voir de qui je suis, qui n’a rien avoir de qui je serai demain).

Je vais remettre l’eau à bouillir …

Tout ça pour dire, qu’il n’est pas bon d’être malade, ça fragilise et lorsqu’on est déjà fragile par nature ça fragilise la fragilité, et ça donne des états d’esprits pas très serein. Cependant cette brumeuse solitude est propice à l’inspiration, au génie. Après, en faire quelque chose, c’est une autre affaire. Le génie est très proche de la folie, c’est comme ça que je le ressens, et lorsque je suis dans les sombres territoires de la psychose, c’est pas très agréable. Tout cela est bien intérieur, et toi qui me connaît, tu ne peux le voir de l’extérieur. Tout comme moi qui ne peux voir, tes peurs tes plus profondes, les parties sombres de ton esprit dont tu n’as pas conscience. Je m’adresse là aux personnes qui n’ont jamais expérimenté la psychose. Je crois que l’on a tous une partie irrationnelle, psychotique mais on est très peu à l’exprimer. Enfin très peu… De plus en plus à voir les chiffres et prévisions de la Santé Mentale en France. 1 personne sur 4 en 2050 sera atteint d’un trouble mentale, haha! Trop cool plein de copains à venir.

La vapeur me monte à la tête, j’ai des sensations d’évanouissement, ce que tu ne sais pas c’est que j’écris cet article la tête dans l’inhalateur. J’essaierai de mettre une photo.

Trop cool… Enfin pas tellement pour les personnes qui s’apprêtent à cheminer sur les routes sinueuses des peurs, de l’isolement, de l’incompréhension. Mais bon, c’est un mal pour un bien. Et puis il y a l’Association des HyperSensibles qui sera là pour créer du lien entre personnes isolées et les aider!

D’ailleurs si j’ai plongé ce mois de septembre c’est à cause de la pression et du travail que je me suis mis tout seul sur l’association.

Je suis défoncé.

Je me suis vu trop fort, mais mes épaules n’étais pas assez solides j’ai coulé. Faut que je délègue parce que seul je ne pourrais pas porter seul ce mouvement. J’ai déjà Bakuman, le vice président qui fait beaucoup. Là où j’aurai besoin d’un coup de main, c’est au niveau de la communication. Le jour où je trouve une personne qui s’occupe de la communication des actions de l’association, ce sera un grand soulagement. Sinon petit info pratique, les adhésions seront ouvertes la semaine prochaine. 22 euros par an pour soutenir l’association et faire partie d’un réseau bienveillant de partages et d’échanges, bref, je te laisse emprunter les liens vers la page facebook ou le forum ou le site qui va s’épanouir bientôt. Je te rappelle juste le but de l’association : reprendre une vielle ferme et en faire un centre de ressourcement pour hypersensibles. Ce but sera atteint, l’incertitude c’est juste quand? M’enfin l’objet et l’action numéro un de l’AHS reste de créer et d’entretenir des liens entre HS grâce notamment aux rencontre.

Dans les eaux troubles de ce septembre, ma relation amoureuse a perduré . Je ne sais trop quoi te dire dessus, sachant que tout comme toi, M lit ces lignes… Enfin si, je peux te dire que c’est pas facile. Depuis le début je me suis engager à être dans le partage sincère de mes ressentis, de mes peurs liées à la relation, de mes faiblesses, de ma fragilité et elle m’a suivi dans cet engagement et me livre aussi ce qui la trouble. C’est pas toujours facile d’accueillir les pensées et ressentis que d’habitude l’autre nous cache.  Entendre ces vérités peut faire mal, hein! Tu penseras peut-être que ce sont des choses qui existent dans les têtes d’un grand nombre de couple mais qui ne se partagent pas, question de survie du couple! Oui bah moi grand fervent supporter de l’expression sincère des sentiments, je lui remercie de sa sincérité malgré la douleur passagère que ces affirmations ont commises.

J’ai choisi la sincérité, je vais pas me plaindre maintenant. C’est vrai que ce niveau de partage rend difficile la légèreté. Même si ce n’est plus aussi intense maintenant, on passe beaucoup de temps à échanger  sur ce qu’on ressent profondément, les doutes, les peurs. On est loin de l’illusion, de la passion qui ne dure pas et qui se finit souvent mal. La transparence fait que la séparation se passe avec douleur mais sans souffrance car on comprend le choix de la personne, vu qu’on la connaît ( et non pas une projection de nos attentes ). Je l’ai expérimenté lorsque M m’a quitté en Juillet. J’ai eu mal 2 jours mais ensuite j’ai compris sa décision, elle avait du sens et pfffuit je m’en suis remis. 2 semaines après elle est revenue.

Tout ça pour dire que l’échange sincère des sentiments est un bon investissement à long terme. Hélas, l’expression des sentiments pour beaucoup se résume à : « je t’aime, tu me manques, j’ai envie de toi… » c’est très bien, mais si à côté de ça on ose pas exprimer le côté plus sombre, nos peurs sur la relation, nos faiblesses, ce que l’on aime pas chez l’autre, et ben la relation sera certes légère et bien belle, une part de la vérité sera refoulé jusqu’au jour ou un événement fait sortir la vérité et la, stupeur, horreur, la séparation est très douloureuse car en fait la relation n’était qu’une belle illusion.

Tout ça pour dire, que oui c’est pas facile de faire vraiment la connaissance d’une femme (parce que par nature on est déjà très différent!), de la considérer comme un être indépendant « autre » épuré de toutes attentes qu’on projette si facilement. C’est très surprenant d’ailleurs, plus je fais la connaissance de M moins j’ai l’impression de la connaître. Et plus je la trouve belle, c’est fou ça… J’ai l’impression d’expérimenter la liberté de l’autre. C’est assez nouveau pour moi comme relation, d’où ces phrases et pensées farfelues.

Bref! au final je me suis exprimé sur ma relation avec M, à la manière habituelle. Je suis désolé ma … (on aime pas les surnoms affectifs) … « sorcière » c’est très bizarre comme surnom mais ça lui va bien, pas pour le physique, hein, mais pour ces pouvoirs magiques.

A la lecture de cet article, ma relation amoureuse va peut-être te sembler être une grande prise de tête. Oui c’est vrai par moment, mais à ressentir l’émotion qu’elle m’a offert lorsqu’elle m’a dit je t’aime, je veux bien continuer à me prendre la tête, si l’amour est au bout!

J’arrête l’inhalation, j’ai une barre dans la tête, ça me rappelle le pétard mais un pétard bio! ça suffit les conneries…

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Patience et Espoir,

W

bipohypermaniac@gmail.com


Ça reviendra, oui mais différemment (suite)

Voici la suite de ça reviendra, écrit hier.

Alors, il y aura d’autres aventures, oui ça c’est sûr. J’ai un potentiel énergétique fort, au vu de mes crises maniaques, qui font de ma vie des montagnes russes… Attention, j’ai peur d’être mal compris dans cet article, je ne suis pas en train de plaider pour un fatalisme, une résignation et encore moins en train de dire que je ne peux rien faire face à cette maladie. Je rappelle d’ailleurs, ce que j’ai écrit dans d’autres articles, que je ne me considère pas malade, donc étant bipolaire, la bipolarité pour moi n’est pas une maladie. Je ne défends pas ici les thèses des pessimistes, au contraire…

Oui il y aura encore des envolées mais tout l’enjeu est là : la prochaine hausse d’énergie peut ne pas se caractériser en crise maniaque. Je serai certainement une autre fois up mais ce up peut très bien ne pas avoir les caractéristiques d’une crise maniaque. Il peut être maîtrisé. La folie peut être contrôlée. Déjà dans mon dernier épisode il y a des éléments qui sont contradictoires à la définition de la crise maniaque. Par exemple, c’est la première fois que j’ai accepté d’aller à 2 reprises chez mon psychiatre pour adapter mon traitement mais aussi de passer par Ste Anne pour un avis supplémentaire. Alors que généralement une personne en état maniaque n’est pas consciente qu’elle est dans cet état et refuse de voir un docteur. Avant cette crise, durant tous les épisodes maniaques précédents j’étais loin d’en avoir conscience. En décembre dernier, je savais que j’étais up, c’est le point où j’ai évolué, par contre le délire était tout de même présent.

Le trouble évolue, si on le souhaite. Hier, ma crise maniaque était moins maniaque qu’avant hier, demain elle le sera encore moins et un jour, avec la même énergie qui me traverse, je ne basculerai pas en crise maniaque, ce sera seulement une très grande forme créatrice sans mauvaises conséquences. En tout cas je tends vers ça. Je veux réussir à maîtriser ce feu intérieur lorsqu’il s’enflamme en moi et prends le dessus sur la raison. C’est l’histoire de Dr Jekyll et Mr Hyde. Il me faudra encore quelques pics d’énergie (bouffées délirantes pour certains, pareille je n’aime pas ce mot car il trahit toutes les richesses que l’on peut extraire d’un tel épisode) pour réussir à canaliser cette force qui me dépasse encore largement : en décembre, je me suis encore pris pour le prophète, c’est pour dire que je n’arrive pas à vivre cette énergie tout en restant ancré sur Terre. Mais j’y arriverai.

Je pense que c’est simplement une histoire de canalisation. Comme si ma raison et mes moyens d’expressions étaient les rivières et canaux et que cette énergie, cette force si inspiratrice, était les flots qui coulerait dans les canaux. Et pour ma part donc, une cascade qui déborderait tout et noierai le raisonnable en moi. L’enjeu est là, il faut que j’arrive à canaliser cette énergie lorsqu’elle reviendra, par l’écriture par exemple. Ou n’importe quel autre moyen qui me permettrait de rester ancrer ; les pieds sur Terre.

Pour reprendre l’image des montagnes russes, la crise maniaque serait comme prendre un looping à extrêmes sensations et, à cause de la vitesse très élevée, dérailler à la sortie du looping pour finir dans le décor. Le décor étant ici l’HP. Hé bien, je pense qu’il est possible de prendre le même looping sans chute à l’arrivée. Ce ne serait pas une crise maniaque car la souffrance ne serait pas présente. La souffrance étant un bon indice.

Bon, avec tout ça je ne peux pas m’empêcher de taper le mot interdit : si la bipolarité est une maladie, alors la guérison est possible.

Patience et espoir

W


Comment guérir de la bipolarité 1.3 Aimer sans retour

Cela peut paraître simpliste ou trop naïf pourtant c’est une clé en or pour se soulager d’une lourde peine : Aimer sans retour.

Comme d’habitude, je t’écris cela par rapport à une expérience actuelle. Lors de mes relations affectueuses passées, je souffrais de l’attente de sentiments des femmes auxquelles j’étais tombé sous leur charme. Aujourd’hui, grâce à une rencontre merveilleuse – je n’ai que ce mot à la bouche depuis quelques jours – je me suis libéré de ce virus. Bien que cette toute neuve relation s’est abrégée d’un simple coup de tonnerre, je suis désormais seul avec ces nobles sentiments.

La pièce de Shakespeare vu hier n’a pas suffit pour que je sombre dans une banale tragédie. Je suis seul avec ces sentiments mais cela ne leur enlève aucune beauté. Je les ressent, ils sont vraies.

J’étais malade lorsque j’aimais des femmes en attendant des choses d’elles en retour. J’étais malade en général lorsque le battement de mon cœur ne suffisait pas et qu’il était dépendant d’un autre cœur.

Il ne s’agit pas tellement de prouver à l’autre la noblesse de ces intentions, mais de vivre en paix les émotions que la vie nous amène. Rien attendre de l’autre, seulement le remercier de ce qu’il nous a partagé. Remercier la vie qui nous a orchestré une belle rencontre, celle que l’on désirait consciemment ou inconsciemment.

Depuis quelques temps, pour ma part, je suis conscient de ce qui m’arrive, ce qui facilite la digestion.

Etre bipolaire c’est être dépendant de ce que pense les autres, de l’amour des autres qui n’est jamais à la hauteur de ce que nous idéalisions. Guérir, c’est se libérer de cette prison dont les barreaux sont les liens affectueux qui nous malmènent et nous enferment.

Il m’a fallu du temps, ce n’est pas chose facile, mais toucher du doigt cet état de grâce est lumineux. Le combat continue, évidemment, pour continuer ce chemin mais encore un peu plus aujourd’hui, j’en goûte les fruits, je repense à ses yeux et je savoure toujours ses paroles amoureuses…

Le bipolaire est un romantique, tout le monde le sait. Mais savais-tu que le romantisme pouvait être vécu sans souffrances?

A bientôt,

W.


Je suis malade

 

« Je suis malade »

« C’est encore tes problèmes d’humeur : dépression, angoisses blablabla? »

« Non, j’ai une rhino-pharyngite ».

 

 

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Cela fait longtemps que j’attendais ce changement. J’y ai toujours cru. J’ai toujours eu l’espoir d’être seulement enrhumé…

Je suis devenu bipolaire lorsque mon corps a sonné l’alerte. Alors, j’ai du le redécouvrir : mon corps, mes émotions, et cette petite voix discrète et restée cachée dans les cabanes de mon enfance.

J’apprends à m’écouter vraiment alors je me soigne justement.

Je suis malade, je suis guéri ou les deux, comme tu veux, en tout cas je ne souffre plus.

Je te le souhaite chaudement

A bientôt,

W.

 

Mon nouveau blog à cette adresse http://etrelapaix.wordpress.com/


Je suis guéri

Voilà,

Cela a pris quelques années mais aujourd’hui je ne souffre plus, je ne suis pas malade, je suis guéri.

Beaucoup d’éléments ont permis cette transformation du trouble en énergie. Les rencontres.

L’écriture de ce blog m’a ouvert a un puits sans fond d’énergies. Cette intention née il y a un an m’a tourné vers toi. Mes mots ont attiré ton attention. Tu m’as lu et ce faisant tu m’as envoyé volontairement ou non une force invisible qui m’a soufflé un vent de révolte. Vous êtes nombreux, cette force est le résultat d’une multiplication de vues.

Tu ne peux pas imaginer à quel point je te suis reconnaissant. Pour la plupart d’entre vous, je ne vous connais pas physiquement mais j’apprends à m’ouvrir de plus en plus à vos pensées. Je sens depuis quelque jours une vibration qui s’intensifie. Je veux te la partager. Je ne veux pas être seul avec ce bien être.

Tu m’as transmis de l’amour sous diverses forme. A mon tour, je veux t’affirmer que je t’aime.

Si tu es malade, sache maintenant que tu guériras. Les moments de doute et de souffrances, il y en aura encore, pense à moi qui est réussi à guérir grâce à toi. Imagine seulement un instant que c’est possible. Ouvres toi à l’énergie qui n’attends que ça.

Mon chemin sur Terre est encore long mais à partir d’aujourd’hui je sais qu’il est merveilleux. Et plus de personnes empruntent le chemin qui est leur, plus ils vibreront et plus on sera ensemble.

J’ai besoin de toi pour avancer. Dans le partage, dans l’échange d’amour. Alors nous nous rencontrerons et la vie sera plus facile et nous aurons le véritable présent que nous méritons.

Merci.

A bientôt,

W.


Suis-je un pervers narcissique?

Suis-je un pervers narcissique? C’est une question que nous devrions tous nous poser.

Voilà une définition prise sur le site santé-médecine.net :

« Les pervers narcissiques sont des individus souffrant d’une psychopathologie complexe, souvent difficile à identifier. Il correspond à un mécanisme de manipulation mentale souvent dramatique pour les victimes. Le pervers narcissique a inlassablement besoin d’être admiré. La quête excessive de reconnaissance et d’empathie sont deux autres marqueurs de ces troubles. La tendance à vouloir satisfaire ses désirs et de ses besoins aux dépens des autres, et donc à utiliser autrui à ses propres fins. Le pervers  essaie de créer un lien avec autrui, et s’attaque à « l’intégrité narcissique » de ce dernier. Il attaque la confiance de soi et l’auto-estime d’autrui pour créer un lien de dépendance de l’autre envers lui. La manipulation consiste à faire croire que le lien de dépendance procède de la victime, non de lui. La victime d’un pervers narcissique est traitée comme un objet. »

C’est un sujet qui est bon d’explorer, nous êtres sensibles et fragiles. En dépression ou dans tout autres états de doutes, de sous estimation et de mauvaise confiance en soi, nous sommes des proies faciles pour ses dangereux prédateurs. Dangereux prédateurs que nous pouvons nous aussi être lors de nos périodes maniaques, psychotiques. M’enfin, je pense qu’un pervers narcissique peut devenir bipolaire et non l’inverse.

J’ai été plusieurs fois victime de pervers narcissique. Je mets sur le compte de ma naïveté, et ma personnalité qui voit d’abord le bien chez une personne avant le mal. Au contact de ces prédateurs et sous l’emprise de leur spectre, je sens mon énergie être aspiré par mon agresseur et cela me laissant faible dans état de sous estimation, etc.

Les pervers narcissiques agissent inconsciemment. Un pervers narcissique ne se remet pas en question étant donné qu’il a le pouvoir sur les autres. Il rend malade ses victimes sans reconnaître sa perversion et ses rapports malsains avec les autres. Les pervers narcissiques sont des personnes faibles qui se protègent en s’attaquant à plus faible que soit pour leur prendre leur énergie et ainsi survivre grâce à leur vampirasition (comme des vampires quoi!).

Depuis peu je me rends compte des mécanismes inconscients qui me dominent. C’est une libération. La prise de conscience étant le plus difficile. Je commence à reconnaître les pervers narcissiques qui s’ignorent autour de moi. Pourquoi s’attaque t-il à moi? Premièrement, ils sont jaloux de la réussite de ce blog, ils sont jaloux que je sois si écoutée et comprise ; car c’est ce qu’ils veulent désespéramment eux mêmes. Deuxièmement, il repère facilement que je suis fragile et sensible. Enfin, n’ayant pas de réel entourage social qui répond à leurs besoins et me trouvant moi à leur écoute et engageant un échange très rapidement avec eux, ils versent toute l’énergie dans ce seul lien social et dans ce même temps tout leur venin.

Les pervers narcissiques sont reconnus comme des personnes très intelligentes mais qui ont peu d’affect. C’est pourquoi ils ne se rendent pas compte qu’ils blessent leurs victimes.

J’ai été blessé mais aujourd’hui je comprends mieux. Je le dis haut et fort :  » Vous, les personnes qui ne vivent que pour avoir du pouvoir sur les autres et mieux les dominer en aspirant leur énergie, vous êtes malades alors allez vous faire SOIGNER et laisser tranquille vos collègues, famille, conjointe, enfant, parce qu’en gardant cette emprise sur eux, vous ne leurs donner pas ce que vous devriez : de la bienveillance, de l’amour! »

L’heureux succès de mon blog m’a poussé à publier mon premier livre disponible et commandable ici : la vie d’un bipolaire, le livre, dont 50% des droits d’auteur seront reversés à l’association que j’ai créé à partir des liens qui se sont créés à partir de ce blog : www.association-hypersensibles.fr.

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L’échange entre personnes concernées par ce sujet est possible lors des rencontres proposées par l’association et sur le forum : http://hypersensible.forumactif.org/

Cet article m’a été largement inspiré par la rencontre d’hier soir. Je remercie S. et A. de nous avoir témoigner leurs expériences malheureuses sur ce sujet et de nous avoir partagé leurs réflexions et les leçons qu’elles en ont tirées. C’était très enrichissant. Merci!

A bientôt,

W.