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« Attention au déni de la maladie »

keep calm

Ne laisses pas quelqu’un te faire croire que tu es malade si tu ne te sens pas malade. Et si tu te sens malade, ne laisses pas quelqu’un te faire croire que ta vie est foutue, car ce n’est pas vrai, on peut se libérer de tout mal, avec la conscience, le soin, la patience et l’espoir.

Malgré un diagnostique de bipolaire en 2008, je ne me suis jamais senti malade. Pourtant j’en ai chié, des crises maniaques, des hospitalisations à répétitions, bref un beau palmarès que tu peux découvrir dans le récit de mes aventures : maniac story ep 01-Je t’aime à la folie. J’ai atteint des jolis pics de souffrances à me mettre à genou par terre, en pleurs « Qu’est-ce que je dois faire mon Dieu, wouin wouin! », moi qui ne pratique aucune religion pourtant… Malgré tout cela, je ne me suis jamais senti malade. Quand tous les autres bipotes, eux, disent qu’ils sont malades, moi je pense « béh du coup, peut être qu’il y a eu une erreur de diagnostique » peut être qu’ils ont raison, et qu’en fait je ne suis pas bipolaire, tout simplement. J’aurai trompé tous mes lecteurs depuis trois ans… oh merde!

En réalité c’est pas simple cette histoire, parce que débattre autour de la bipolarité et la maladie est sans fin et engendre beaucoup de confusion, tout bêtement parce que le mot « bipolaire » n’a pas de sens au fond.

Premier non sens. On s’identifie au trouble : « Je suis bipolaire ». D’un côté c’est rassurant, on a une réponse à la question « Mais qu’est ce qui ne va pas chez moi? » mais en réalité on s’enferme dans une prison et on se stigmatise nous même à ….. ?oui, à quoi? On réduit notre personnalité, notre identité à une alternation de quelques périodes de souffrances. Une souffrance répétée qu’on interprète très vite comme maladie chronique, comme si on était prisonnier de notre passé et sans espoir pour le futur. « J’ai un trouble bipolaire » me paraît plus juste déjà. Même s’il y a un risque de fatalité aussi dans cette expression. Encore une fois, si seulement on pense le trouble comme une maladie.

Si le trouble bipolaire était seulement défini comme une variation particulière de l’humeur, une fragilité, une hypersensibilité, un handicap dans certaines situations, et tout ce que tu veux sauf le terme « maladie », alors là ok, pas de problème : J’ai un trouble bipolaire.

Je ne déni pas que j’ai une fragilité que je dois soigner, accueillir, connaître. Je ne dénie pas que j’ai une hypersensibilité très complexe que je dois comprendre. Je ne dénie pas que j’ai accumulé beaucoup de souffrances pendant la première partie de ma vie surtout, et que je dois continuer à mener un combat, pour me libérer de mes corps de souffrances, pour guérir mes blessures les plus profondes. Je ne dénie pas que j’ai un travail colossale d’affirmation de soi, d’incarnation. Haha! Mais tout ça, c’est le lot de tout le monde en fait! La différence, c’est que les événements de ma vie ont fait que j’ai acquis cette conscience, un peu en avance sur la masse, certes.

Si ce terme « maladie » m’embête ces derniers jours, c’est que je ne dois pas en être totalement libérer.

Définition Larousse de la maladie : « Altération de la santé ».

Si une maladie permet la libération, la prise de conscience, le goût du bonheur, des guérisons multiples, la sérénité, l’accomplissement, la création. Alors oui pourquoi pas.

Mon trouble bipolaire a évolué depuis que j’ai pris conscience de mon chemin, de mon combat, depuis que j’avance en conscience, pour résumé. Là où avant, les hospitalisations se répétaient presque chaque année, les dernières sont très espacées. Tout ça pour dire qu’on s’en libère de ce trouble qui apparaît au début comme une maladie chronique. Suffit d’y croire, et de mettre les moyens.

Ou alors peut-on dire que la bipolarité est un trouble qui remue notre être afin de nous donner la chance de soigner toutes nos maladies inconscientes.

Ou alors, peut-être qu’on peut dire que dans le monde actuelle, c’est perçu comme une maladie de vouloir être libre.

Si la liberté est une maladie. Comme l’amour qui rend malade.

Alors oh ouiii, je suis malade!

Je ne suis pas habitué à te faire la morale, ou t’enseigner quoi que soit, mais j’ai envie de proclamer haut et fort :

« Ne laisses pas quelqu’un te faire croire que tu es malade si tu ne te sens pas malade. Et si tu te sens malade, ne laisses pas quelqu’un te faire croire que ta vie est foutue, car ce n’est pas vrai, on peut se libérer de tout mal, avec la conscience, le soin, la patience et l’espoir »

W

mon bouquin : la vie d’un bipolaire

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Assumer sa folie, c’est tout

Je suis le premier à écrire qu’il faut accepter son trouble, accueillir qui on est avec patience et espoir…

attention-love-bouffon-bipolaire-vivre-avec-symptome-fou-folie-psy-psychiatrie-crise-maniaque-accepter-trouble-depression

Mais je m’interroge sur le sens de cela, où va-t-on par exemple lorsqu’on dit qu’il faut « accepter son trouble » ou même « accepter sa bipolarité »?

Bien que j’ai eu un diagnostique de bipolaire en 2008, je n’accepte pas le terme de malade cependant j’accepte de dire que je traverse des périodes de trouble, ceux là sont plus forts que la norme mais au final, tout le monde un tant soit peu en vie fait face aux turbulences de l’expérience humaine…

Voilà, c’est fou ça! je me perds dans ce genre d’explication, j’avais une énergie, un élan d’écriture qui s’est dissipé dans ces creuses justification. Je voulais tout simplement écrire :

Mais qu’est-ce que j’attends pour vivre?

Je suis en révolte dans ma dépression. J’ai envie de hurler. Je suis un troubadour enchaîné. Le système réussit son coup et perdure dans sa stabilité en culpabilisant les instables et les poussant à se stabiliser.

Comment je peux accepter que je sois instable, accepter ma folie et la faire taire en même temps avec tous les moyens, tout ça pour rester en contact, en communication avec la norme?

Je suis en train de passer à côté de ma vie en essayant de jouer l’équilibriste entre ces 2 camps. J’ai beau méditer, plus je suis lucide, plus je me rends compte de la réalité qui m’entoure. Pas étonnant, que je cultive rapidement des illusions, que je fuis les autres et préfère la folie, je ne suis pas en accord avec cette réalité que la majorité des gens, la norme, accepte et s’épanouisse dedans à coup de consommations, et de plaisirs palliatifs.

Le problème est que j’ai ce désir, ce plan (destin?), ce rôle à jouer pressenti, d’évoluer au sein des autres et non me retirer là où je suis compris, dans ma solitude. Je suis piégé a vivre sans cesse décalé, car je suis différent, bien trop différent pour être sur la même longueur d’onde et pouvoir avoir une communication. Au fond de moi, je sais que ce n’est pas ma place d’être en communication avec l’autre, dés que je vais contre cette nature, je resserre les chaînes qui étouffent le bouffon en moi.

Ma place sociale est celle du clown, celui qui s’exprime et qui émeut par son comportement décalé, spontané, sans prismes. C’est la place que je tenais enfant, dans ma famille, ou en classe, je ne prenais la parole que pour sortir un trait d’humour. J’étais heureux. Cette place, je l’ai perdu. J’ai perdu ma légèreté pour un sérieux lourd. « Accepter sa bipolarité », trop sérieux, « psycho éducation » trop sérieux, « échanges de témoignages entre hypersensibles » trop sérieux, « diriger une association » trop sérieux. Tout ce sérieux me plombe et m’éloigne du clown en moi.

J’ai fait partie d’une troupe de clown, ironie du sort, je n’arrive pas à faire le clown sur scène, mais lorsque je le faisais hors de scène dans le groupe, je perturbais la classe, et je me suis fait gentiment remettre à ma place. Je n’arrive qu’à être en phase avec ma folie, à être moi, lorsque une multitude de facteurs sont là pour mettre en confiance mon clown qui s’exprime brutalement : « Je suis un prophète! » par exemple. Et dans ce monde sérieux, c’est pris au sérieux, du coup je le prends au sérieux, en oubliant que je suis fou que je ne suis pas sérieux, que je n’y crois pas, que seulement ça me met en joie de le proclamer. On appelle ça une crise maniaque… Mais la crise maniaque n’est pas la folie, c’est la résistance mentale à la folie, la peur de la folie, c’est ça la crise maniaque, c’est prendre au sérieux la folie.

Et on prend tout ça au sérieux, et vient l’arsenal thérapeutique pour se soigner. Pitain, on est parti loin…

Et je réfléchis, et j’écris, et je débats sur la bipolarité, le sens dans tout ça, l’hypersensibilité, et ça me rend encore plus sérieux, et plus je mets en oeuvre des moyens qui sont censés me faire accepter qui je suis, me recentrer, plus en réalité je m’éloigne de ma légèreté, et de mon rôle, celui dans lequel je me sens bien : le troubadour, le clown, le bouffon.

O toi qui me connais, qui me vois si sérieux, tu auras du mal à l’admettre.

Diriger l’AHS en attendant un remplaçant, je veux bien, mais L’AHS c’est très sérieux, c’est un mouvement qui fait partie d’un mouvement plus grand de révolution de la société française. Ce mal-être mental de plus en plus grand en France va…

Bref!

Accepter sa bipolarité? Non. Accepter sa folie? oui. Et vivre sa folie. Assumer sa folie. Assumer d’être en décalage. Ne pas résister à sa différence. Ne pas aller contre nature et s’insérer dans un rôle qui n’est pas le sien. Ne pas se taire. Je suis fou et c’est en étant fou que je suis heureux.

Elle est où ma souffrance? Elle est dans ma résistance à ma folie. Tant que je n’accepterai pas et n’assumerai pas à vivre ma folie avec toutes les révolutions qu’elle apportera dans ma vie, pour le meilleur et le pire, je souffrirai et me rassurerai avec ces termes: « bipolaires » hypersensibles »psy »troubles.

Mais qu’est ce que j’attends pour vivre pleinement ma folie?

Et de répondre au sérieux :

« Je m’en fous, je suis fou! »

Patience et Espoir, mon cul!

W


Drôle de blog!

J’écris cet article sous perfusion de la chanson : Homme debout de Claudio Capéo qui chante très bien mon état d’âme. Malgré la peine, les doutes, la souffrance qu’entraîne mon combat intérieur, bizarrement « Je reste un homme debout » comme si j’étais sûr qu’une victoire se profilait à l’horizon.

Tu as tapé dans google « bipolaire » avec d’autres mots clés  et tu es tombé ici… La vie d’un bipolaire. Mais, c’est qui ce bipolaire qui ne parle pas de maladie, de traitement, de symptôme, qui écrit très rarement le mot « bipolaire » même? Oui, je comprends que beaucoup d’internautes ne trouvent pas ici les mots qu’ils attendaient. Ou alors il faudrait que vous fouilliez dans mes premiers articles.

J’ai écrit des articles sur ce qu’était la bipolarité, qu’elles étaient les moyens pour se soigner. En voilà deux sélectionnés : bipolaire définition  /  C’est quoi le trouble bipolaire.

A l’écoute de « Il est où le bonheur il est oùùùù….. » oui, je suis dans une phase variétés.

Mon blog n’est pas une explication de ce qu’est la bipolarité. Ça m’est même bizarre d’écrire ces mots « bipolaires, bipolarités » depuis quelques temps, ils me semblent étranges, très difficiles à définir aujourd’hui, et même dangereux, grand risque de s’y identifier.

Laviedunbipolaire. C’est le récit de mon combat intérieur que je mène pour éclaircir mes troubles, mes démons, déconstruire mon égo, tendre vers une plénitude, l’amour… et voilà cela devient rapidement spirituel comme démarche! Parce que si j’ai bien une certitude aujourd’hui c’est que tu ne peux pas te libérer complètement de tes troubles psychiques sans t’inscrire dans une démarche spirituelle. Attention, spiritualité n’est pas religion mais plutôt développement personnel. « Spirituel » étant un mot qui peut diviser, couper des personnes de quelque chose de très simple au final. Regarder à l’intérieur de soi est spirituel. Pour comprendre ses troubles, se comprendre, se connaître, il est nécessaire de plonger dans son monde intérieur. Une grande aventure nous y attend!

Tout ça pour dire que dans ce blog « bipolaire » correspond intimement avec la notion de développement personnel, de combat intérieur, de travaille sur soi, d’expression, de méditation etc, ces moyens se sont imposés dans ma vie il y a 3 ans comme une nécessité pour me sortir de mes troubles intérieurs (psychiques, mentaux, émotifs). Tout comme l’écriture de ce blog pour écrire et partager ce qui se passe en moi, je n’ai pas choisi ce combat, c’est une question de survie. L’handicap permet le dépassement de soi, et à l’échelle humaine, le progrès. Si j’avais le choix, ce serait très étrange de vouloir m’engager sur un chemin éprouvant où j’enchaîne les affrontements avec mes peurs, les rencontres avec les doutes, et la certaine solitude qu’exige cette route. C’est ça que j’écris sous la bannière laviedunbipolaire. Je tente d’exprimer ce qui se passe en moi. Car c’est trop difficile de vivre cette aventure tout seul sans pouvoir partager.

Laviedunbipolaire est un combat au quotidien, mais un combat d’ouverture, d’accueil de soi, de ses peurs, de cette zone d’ombre pour la connaître et maîtriser de vieux démons qui nous ont fait craquer, déprimer. C’est pour cela que laviedunbipolaire doit être d’abord orienté vers soi, son monde intérieur pour résoudre ces conflits intérieurs.

Et pour cela : Beaucoup de patience et d’espoir.

A bientôt,

W

 


Je suis amour, tout est amour

« Je suis amour, tout est amour ». C’est par cette phrase que je me répète inlassablement et récemment dans mes méditations  que je vais aborder ici le thème : « bipolaire et amour » ou « hypersensible et amour « (je préfère de plus en plus le terme de HS à tout terme médical pour désigner ce que je vis). S’imprégner d’amour est fondamental pour se libérer de ses troubles : auto-bienveillance, douceur, accueil de soi, non-jugement, non-culpabilité sont des attitudes naturelles que l’on doit retrouver. Bien plus que les autres, moi hypersensible, je dois faire ce travail avant de penser à une relation amoureuse. Les deux n’étant pas incompatibles.

C’est pour cela que je n’aime pas parler de maladie car cette optique-là est un véritable frein pour se soigner, paradoxalement. Croire que je suis malade m’amène naturellement, insidieusement à rejeter cette partie troublée en moi, à la dissimuler, à la renier, à la juger dysfonctionnelle jusqu’à la haïr parfois. Rejeter une partie de soi revient à se rejeter soi-même. Non! Cette partie malade est à chérir, à accepter, à accueillir, à comprendre, à aimer. Agir avec amour envers soi est fondamental pour recevoir l’amour un jour de l’autre et aimer l’autre car l’autre aussi à ses parties troublées (moins sensiblement) et on ne pourra les aimer que si nous portons le même regard affectueux sur nos parties sombres. Bien sûr, il est possible d’être en relation avec l’autre sans avoir fait ce travail, c’est ce que vive la majorité des gens : une relation superficielle. En tant que hypersensible, je ne peux pas (malgré ma volonté) vivre une relation superficielle, mes sens sont trop aiguisés naturellement et percent (encore malgré ma volonté) la surface des choses. Ainsi, si ce qui se cache en moi et en l’autre n’est pas soigné (au sens littéral) la relation est vouée au chaos. Moi, HS, je ne peux pas me résigner à vivre à la surface de moi-même et de l’autre, c’est contre ma nature, c’est comme ça. A chaque fois que je reviens à une vie superficielle, je suis en proie à la dépression et à la crise maniaque, qui auront raison d’être pour me rappeler à l’ordre.

Ce qui paraît comme une exigence est une chance. Cet handicap, cette contrainte est l’opportunité de sortir de la caverne (pour reprendre l’allégorie de Platon) et pénétrer une réalité au delà du monde des apparences, une réalité authentique dont la porte se trouve au fond de nous, à l’ombre de nos troubles. S’intéresser à son trouble c’est suivre le chemin qui mène à soi, et donc à la véritable réalité. Dans cette réalité, je perçois l’essence des choses. Je crois que l’essence de ce qui vit est : l’amour. Tout ce qui existe a été réalisé par amour ou par manque d’amour. Tout est amour, donc je suis amour. J’y crois profondément car au profond de moi, j’aime tout le monde, il n’y a personne à qui je veux du mal, et cela depuis toujours. Je suis amour, je suis humain… tout le monde est humain donc tout le monde est amour. Je suis amour, tout est amour.

Cette dimension en moi de l’amour, peut-être plus importante que les autres,  a toujours été là, cependant ce n’est que très récemment, et Rilke l’a déclenché, que j’y pose avec douceur la lumière de ma conscience, que je prends le soin de donner toute mon affection sur cette partie si fragile, timide de mon être. Cette partie fragile et timide aux mille pouvoirs qui s’appelle l’amour est belle et bien cette partie qui est étouffée, dissimulée sous nos troubles. Je la découvre et la libère peu à peu. Une vraie manche de Mikado!

Je médite donc : « Je suis amour, tout est amour ». C’est à dire que j’infuse cette vérité au plus profond de moi. L’état de grande sérénité et de calme que permet la méditation est favorable pour semer ces graines d’amour dans une terre fertile. Pourquoi je n’ai pas eu l’idée avant? Parce que je n’y croyais pas totalement. Et lorsque que l’on ne croit pas à quelque chose, on n’est pas prêt à l’accueillir. Si tu ne crois pas en l’amour, tu n’as aucune chance de le vivre, c’est une certitude. Cependant j’ai toujours cru en l’amour. Seulement, plus il s’agit de choses profondes, de choses essentielles, universelles de choses qui régissent toute la vie, plus il faut y croire précisément, à 100 %. Jusqu’ici « Je suis amour, tout est amour » était une belle phrase pour moi, je n’étais pas contre. Mais y croire profondément est sensiblement différent. Pour cela il faut être prêt. Je suis prêt et je n’ai pas peur. D’ailleurs, « je suis prêt et je n’ai pas peur » est une autre phrase que je médite et que je me persuade dans mes méditations. Aussi, c’est une phrase qui n’est pas évidente à affirmer avec foi. Car lorsque je m’en imprègne, j’accepte qu’il peut m’arriver n’importe quoi dans la vie, je suis prêt à l’accueillir (rien que de l’écrire, là, il se passe un vertige en moi). Haha! tu suis? J’espère parce que je te partage quelque chose de très intime et qui a une grande valeur à mes yeux et à mon cœur.

Lors de  mes méditations, voici donc ce que je me répète avec foi : « Pardon, merci, lumière, amour…Je suis prêt, je n’ai plus peur… Je suis amour, tout est amour » Je pense que c’est très important aussi pour se soigner que de s’imprégner de paroles, de sensations, positives, d’amour en utilisant les mots qui nous sont le plus appropriés pour transporter les graines d’espoir au plus profond de nous.

Je vais m’arrêter là, ça pétille assez comme cela. J’en profite pour te dire qu’une nouvelle page est crée sur le blog afin d’informer sur l’avancée des différents projets. Rencontres, Asilum, Café Hs, Pépinières HS, tee-shirts, livre. PROJETS HS Tant de projets en parallèles qui te sont ouverts et qui ont un but en commun : révolutionner la condition des hypersensibles.

Je t’embrasse (soyons fou)

Et vu que c’est une certitude – je suis amour et tout est amour- : je t’aime. Ça va de soit! 😉

A bientôt,

W.


Platon et Rilke, rois des HS

Je suis en train de lire Lettres à un jeune poète de Rilke (1875-1926). C’est la première fois qu’un chapitre d’un livre me frappe si fort que je le relis plusieurs fois. Naturellement, je me sens obligé de partager ce texte si actuel. C’est l’extrait d’une lettre qu’envoie Rilke à un de ces disciples que je t’ai recopié ici, comme pour mieux me l’imprégner. Elle m’est tout bonnement adressée aussi et certainement à toi, à tous :

                       

Borgeby Gard, Fladie, Suède, le 12 août 1904

 » (…)Vous avez eu de nombreuses et grandes tristesses qui sont passées. Et vous dites que même le fait qu’elles aient passé vous a été pénible et fut débilitant. Mais demandez-vous, je vous en prie, si ces grandes tristesses ne vous ont pas traversé plutôt qu’elles n’ont passé? Si bien des choses en vous ne se sont pas transformées, si vous même quelque part, en quelque endroit de votre être, vous n’avez pas changé tandis que vous étiez triste. (…) S’il nous était possible de voir au-delà des limites où s’étend notre savoir (…) peut-être alors supporterions nous nos tristesses avec plus de confiance que nos joies. Elles sont, en effet, ces instants où quelque chose de nouveau à pénétré en nous, quelque chose d’inconnu; nos sentiments font silence alors, obéissant à une gêne effarouchée, tout en nous se rétracte, le silence se fait, et ce qui est nouveau, que personne connaît, se tient là, au centre, et se tait.(…)

Nous sommes seuls, en effet, face à cette étrangeté (la tristesse) qui est entrée en nous ; car, pour un temps, tout ce qui nous est familier, tout ce qui est habituel nous est ravi ; nous sommes, en effet, eu cœur d’une transition où nous ne savons pas nous fixer. C’est aussi la raison pour laquelle la tristesse est passagère(…). Il serait facile de nous persuader qu’il ne s’est rien passé ; mais nous avons pourtant bien changé, comme change une maison où un hôte est entré. (…) Plus nous sommes silencieux, patients et disponibles lorsque nous sommes tristes, et plus ce qui est nouveau pénétrera profondément et sûrement en nous, mieux nous le ferons nôtre.(…) Il est nécessaire – et c’est vers cela que peu à peu doit tendre notre évolution- que nous ne nous heurtions à aucune expérience étrangère, mais que nous ne rencontrions que ce qui, depuis longtemps, nous appartient.(…)

Et si nous en revenons à parler de la solitude, il sera toujours plus évident que ce n’est là, au fond, rien qu’on puisse choisir ou quitter. Nous sommes solitaires.(…) Celui qui, presque sans préparation ni transition, est transporté d’une pièce familière au sommet d’une haute montagne devrait éprouver quelque chose d’analogue ; un sentiment d’insécurité inouïe, le sentiment d’être livré à l’indicible l’anéantirait presque. Il s’imaginerait tomber, ou se croirait propulsé dans l’espace, dispersé en mille morceaux : quel mensonge extraordinaire son cerveau ne devrait-il pas inventer pour rattraper la situation de ses sens, et pour en rendre compte. C’est ainsi que se transforment pour qui devient solitaire toutes les distances, tous les critères. Beaucoup de ces transformations se produisent subitement, et elles ont pour conséquence de faire apparaître, comme chez cet homme soudain transporté au sommet d’une montagne, des représentation insolites et d’étranges sensations qui semblent se développer au delà du supportable. Mais il est nécessaire que nous fassions aussi cette expérience-là. Il nous faut accepter notre existence au si loin qu’elle peut aller ; tout et même l’inouï doit y être possible. C’est au fond le seul courage qu’on exige de nous ; être courageux face à ce que nous pouvons rencontrer de plus insolite, de plus merveilleux, de plus inexplicable. (…) Ce n’ est pas en en effet, la paresse seule qui est responsable du fait que les rapports humains se répètent sans innovation et de manière si indiciblement monotone ; c’est plutôt la crainte d’une quelconque expérience inédite et imprévisible qu’on s’imagine  ne pas être de taille à éprouver. Mais seul celui qui est prêt à tout, celui qui n’exclut rien, pas même ce qui est le plus énigmatique , vivra la relation à quelqu’un d’autre comme si elle était quelque chose de vivant, et y jettera même toute son existence. Car si nous nous représentons cette existence individuelle comme une pièce plus ou moins vaste, on constatera que la plupart n’ont à pris à connaître qu’un recoin de leur espace, une place devant la fenêtre, un trajet où ils vont et viennent. Ainsi ont-ils le bénéfice  d’une certaine sécurité. (…)

Nous n’avons aucune raison d’éprouver de la méfiance à l’égard de notre monde, car il n’est pas tourné contre nous. S’il recèle de peurs, ce nos peurs ; des abîmes, ils sont nôtres ; présente-t-il des dangers, nous devons tenter de les aimer. (…) Peut-être tout ce qui est effrayant est-il, au fond, ce qui est désemparé et qui requiert notre aide. (…) Vous devez alors penser que quelque chose se produit en vous, que la vie ne vous a pas oublié, qu’elle vous tient en main et ne vous laissera pas tomber. Pourquoi voudriez-vous exclure de votre vie une quelconque inquiétude, une quelconque souffrance, une quelconque mélancolie(…)? Pourquoi vouloir vous persécuter avec la question de savoir d’où provient tout cela, où tout cela vous mène t-il? Puisque vous savez que vous êtes en pleine transition, et que vous ne désirez rien tant que vous transformer. Si quelque processus en vous est morbide, sachez alors que la maladie est le moyen par lequel un organisme se débarrasse de ce qui lui est étranger ; il faut, dans ce cas, simplement l’aider à être malade, à faire en sorte que sa maladie se déclare et se développe tout à fait, car c’est ainsi qu’il progresse.(…) En vous, il se passe actuellement tant de choses ; soyez patient comme un malade, et confiant comme un convalescent, car peut être êtes-vous l’un et l’autre. Et davantage : vous êtes aussi le médecin qui doit veiller sur lui-même. Or il y a, dans toute maladie, bien des jours où le médecin ne peut rien faire qu’attendre. (…)

Ne vous examinez pas trop. Ne tirez pas de trop hâtives conclusions de ce qui vous arrive, laissez-le tout simplement se produire (…).

Vous rappelez-vous à quel point cette vie a voulu sortir de l’enfance, aspirant aux « grandes choses »? Je constate aujourd’hui que, à partir de grandes choses, elle continue d’aspirer aux plus grandes. C’est pourquoi elle ne cessera pas d’être difficile, mais c’est aussi pourquoi elle ne cessera de croître.

Et si j’ai encore une chose à vous dire, j’ajouterai ceci : ne croyez pas que celui qui cherche à vous réconforter vit sans difficulté parmi les mots simples et tranquilles qui, parfois, vous font du bien. Sa vie est pleine de peine et de tristesse, et reste très en deçà de la vôtre. S’il en était autrement, il n’eût jamais su trouver ces mots.

Votre

Rainer Maria Rilke » 

C’est génial, voilà que celui qui est présenté comme le plus grand poète par certains est un auteur qui me ressemble! Ce qui est plutôt normal vu la portée universelle de ces textes…

Cher lecteur ne quitte pas encore cet article. Voilà maintenant l’allégorie de la caverne de Platon racontée en 5 minutes ici : Allégorie de la caverne.

Ces vérités là me touchent car elles sont remplies d’espoir. C’est un bonheur aussi de savoir que Platon et Rilke illustre mes croyances et me confortent dans mes visions de la souffrance, du trouble comme transformation, de l’évolution. Je retrouve mêmes les caractéristiques de la bipolarité et de la folie dans ces deux œuvres. La dépression est très présente lorsqu’ils parlent de souffrance, douleur, tristesse mais aussi la crise maniaque avec l’image de la montagne chez Rilke et celle de la lumière qui éblouie chez Platon. Dans l’allégorie de la caverne, l’homme, une fois qu’il redescend dans la caverne après avoir goûté à la réalité authentique, est rejeté par les autres, incompris, et tué… Comme moi, comme nous, à l’exception près de ne pas avoir été totalement tué malgré le fait que lors de l’hospitalisation, il y a des choses en nous qui se meurent.

J’ai écouté une conférence donnée par des professeurs qui expliquaient cette allégorie (ici), j’ai été surpris que ces chercheurs littéraires aux travaux souvent compliqués avaient une interprétation très simple avec laquelle je suis d’accord de ce mythe.

Le problème de cet homme qui se libère, c’est qu’il sort seul de la caverne. Il n’a personne avec qui partager sa découvert, un regard extérieur qui la confirme, sans être pris pour un fou et il lui faudrait une stabilité surhumaine pour ne pas devenir fou, seul avec cette réalité. Tout ça pour dire, que nous avons la chance aujourd’hui de ne pas être seul avec cette expérience. Nous sommes beaucoup à être sorti de la caverne, à avoir été ébloui par une réalité brillante et inconnue, à être redescendu dans la caverne (la réalité commune, la société) et à être désormais incompris, confus, seul, hors service, hors système, hyper sensible, HS. Je pense que cette opportunité est très nouvelle dans l’Histoire. Cette opportunité de pouvoir se rassembler, échanger se rencontrer entre héros et héroïnes de Socrate.

C’est une certaine Sophie et un certain Miloud, deux HS qui ont eu leur petit voyage en dehors de la caverne, qui m’ont mis ce texte et cette vidéo sous les yeux. Comme quoi, il y a une véritable force créé par nos rencontres.

Si tu as lu jusqu’ici bravo! Tu as toute ma reconnaissance 🙂

Bon week end,

W.

 


Piégé entre 2 mondes

Entre 2 mondes, entre 2 mondes…

Cette chanson convient parfaitement à ma situation. Je n’ai pas l’impression d’être en phase maniaque, loin de là. Je ne suis pas non plus en dépression, je fais des choses, je sors, j’ai des projets. Mais je suis malheureux. Est-ce une maladie le malheur?

Je suis piégé entre 2 mondes. Entre mon monde personnel, individualiste, mon imaginaire très large, très riche mais cette chambre intime est si loin de la réalité. Je tente depuis la rentrée à me réintégrer au monde extérieur, aux contraintes de la société. J’essaie de me conformer. Pfff, résultat des courses, je suis torturé. Je ne me sens pas libre. C’est comme si j’avais des menottes psychiques. Je suis en perpétuel prise de tête, je réfléchis trop. Là où je ne devrais que patienter que mon projet de réinsertion professionnel via pole emploi se fasse, je psychote, je doute. Je regrette même parfois d’avoir coupé court à mes ambitions de théâtre, mes rêves d’acteur cette année pour revenir à une réalité plus commune (métro-boulot-dodo). J’ai l’impression que je me lance dans une voie sans issue, dans une vie qui me ressemble pas, dans une conformité qui ne m’est pas conforme.

La nature de ma prison psychique est très perverse. Je crois mieux la comprendre aujourd’hui. Je suis attaché par mon passif chaotique. Je suis dépendant de mes parents. Dépendant financièrement mais surtout dépendant affectivement. C’est comme-ci je devais me brider pour ne pas les inquiéter, comme-ci je leur était redevable de toute l’inquiétude que je leur ai causé par mes nombreuses crises spectaculaires et hospitalisations. C’est terrible. Je pourrais partir simplement. Avec ma bourse de 800 euros de la Caf, très suffisante pour partir à l’aventure. Voilà, je suis un aventurier enfermé. Au lieu de prendre ma liberté, je m’enfonce dans une réinsertion dans l’agitation parisienne. Au lieu de prendre mon baluchon et partir vivre libre, je déménage de Paris à Paris…

Je suis complètement décalé par rapport à la mentalité des gens de cette grande ville. Au quotidien, je suis seul. Je ne suis pas fier d’exprimer ces pleurnichements mais c’est ainsi.

Dans cette construction d’un pont entre ces deux mondes si éloigné, je suis dans l’eau à planter les piquets à contre courant. Je bois la tasse, je dérive. Je mets toute mon énergie à tenir bon.

Il n’y a que les activités autour de ce blog qui m’anime. Ces merveilleuses rencontres comme celle de samedi, et celle qui se projette à Strasbourg. C’est déjà génial penseras-tu. Oui mais d’un autre côté ces moments privilégiés m’ancrent un peu plus dans un monde beau, riche en échanges et en sensibilité, généreux et solidaire ; mais ce monde, encore une fois, est si éloigné du reste, du quotidien… Ou alors il faudrait créer une micro-société, une communauté, une secte, un halo d’humanité dans ce monde gris…

M’enfin, je garde le cap avec cette idée derrière la tête qui gangrène au fil du temps : prendre le large…

Voilà, une fois de plus je publie un brouillon imprimé tout droit des spirales chaotiques de mon âme…

Patience, espoir, patience, espoir… ma seule certitude que je te partage car je sais que je ne suis pas seul dans ces quartiers torturés de l’esprit.

A bientôt,

Ps: Je continue à écrire un article par jour cette semaine, comme un remède pour évacuer en continu la pression

W.


Doutes, peurs et châtiments

Doutes… Perte de confiance… C’est comme prendre sa luge et glisser, glisser, glisser… Stop! Qu’est ce qui va pas en fait? Pourquoi ce qui vient, le futur proche,  me paraît comme une montagne à escalader? Pourquoi ai-je perdu confiance en moi? Les petits efforts du quotidien se transforment en lourds fardeaux… La peur, toujours la peur. Et me voilà paralyser un beau dimanche après midi entre mes doutes et ma culpabilisation de rien faire.

Quel est l’idiot qui a dit que c’était une maladie? Si ce que je vis là, maintenant, est une maladie alors la vie est une maladie parce que c’est simplement la confrontation de ce que je suis et ce qu’est le monde extérieur qui engendre cette sensation d’engluement, et cette relation présente qui se renouvelle jusqu’à la mort de mon corps physique n’est elle pas représentative de la vie?

Dire que c’est une maladie est très grave car  cela nous ôte la possibilité, l’espoir ou toutes autres volontés de confronter ce qui vient avec ce que nous sommes. « Confronter » n’est pas le mot juste d’ailleurs, car il n’y a qu’à accepter ce que la vie nous apporte. Facile à dire, d’autant plus que nous ne savons pas de quoi sera fait l’instant prochain.

J’ai peur de ne pas être à la hauteur de ce que je voudrais être (belle phrase anxieuse) au sujet de mon prochain blog sur l’Express. Au passage, je te précise que je garde celui-là. J’ai peur de ne pas arriver à garder la sincérité et le partage, que j’ai miraculeusement produit ici, du fait que ce soit un environnement plus visible, grand public, commercial. De la pression aussi parce qu’avec la visibilité que me propose ce bien connu site d’actu, je sais par intuition qu’il ne me faudra pas longtemps pour atteindre le million de visites. Tout cela trouble une certaine paix intérieure que je commençais enfin à trouver.

Tout pourrait être résumé à la confiance en soi… Ben oui, on s’estime pas assez fort pour affronter un nouvel événement, une émotion, des pensées noires qui s’installent. « Affronter », non! encore une fois c’est le piège dans lequel je tombe encore trop souvent. Il faut « accepter » ces sensations qui nous viennent. Une grande respiration, et hop! Aussi, il faut s’abstenir d’étiqueter des pensées sur des ressentis qui nous viennent. Je sais que ce mal-être qui me trouble aujourd’hui vient du fait que j’ai (mon égo) a interprété une énergie inconnue donc étrange, donc déstabilisante, donc qui fait peur, donc j’ai peur, donc je suis faible, donc je perds confiance, donc je déprime. Alors que je pourrais laisser couler cette sensation étrange et nouvelle (du fait de cet événement nouveau et important) sans l’a penser nocive pour autant. C’est seulement la Vie sous une autre couleur. Je dois accepter. D’autant plus que c’est ce que j’ai voulu!

Autrement, cette opportunité d’être lu par un plus grand nombre est le franchissement d’une étape dans ma vie d’auteur (si elle existe) dans laquelle je mets beaucoup d’importance. Et monter une marche ne se fait pas sans perte d’équilibre. Le bébé de 18 mois est fort déstabilisé dans cet exercice mais plus il pratiquera plus le moment de déséquilibre entre ses deux pas se réduira. C’est une image, je pense qu’en réalité il ne s’agit pas d’une question d’âge mais de connaissance de soi. Ça tombe bien, pour guérir de ces pertes de confiance, il s’agit de se connaître soi-même.

Je te rappelle que c’est mon activité à plein temps depuis 2 ans d’apprendre à me connaître de l’intérieur. Quelque chose est sûre : dés que je prends conscience d’un de mes mécanismes jusqu’alors inconscient, je guéris. Je n’ai pas fini de guérir. Mon but de ma vie est peut-être de guérir. Il n’y a jamais eu un moment dans ma vie, ante ou post-diagnostique, où je me suis senti moins heureux que par le passé. Je pense toujours être plus heureux que jamais. Tout est relatif, hein! Tu me demanderas peut être de ce qu’il en est lors de mes dépressions : je ne sais plus, peut être que dans mes périodes basses je ne me demande pas si j’ai été plus heureux avant, pas la force de faire des comparaisons… Bref ! Si tu ne te perds pas dans cet article, je ne sais pas ce qu’il te faut! Je peux pas publier des articles comme ça dans l’Express.fr… Rha! ça recommence. En plus j’ai reçu beaucoup d’encouragements et je vais encore en recevoir mais que te dire, il y a des racines de peurs très ancrées en moi. J’ai beau comprendre, prendre conscience de certaines d’entre elles, je suis encore loin du tronc qui régit mes pensées noires. « Il suffit de mettre la lumière de sa conscience dessus et nos peurs disparaissent » écrit à peu près Eckhart Tolle. Mais bon tout ça, sans moment de méditation, d’observation de soi, de ses pensées, je ne pense pas que ce soit possible. En tout cas les thymo-régulateurs ne suffisent pas!!

Voilà il y a avait aussi le fait que j’ai du mal à apprendre mes textes de théâtre et que j’ai perdu un peu au poker qui grignotent un peu mon estime personnelle mais je t’ai suffisamment parlé de mes problèmes pour un dimanche.

Je te souhaite une très bonne semaine et une confiance en toi de malade! Enfin pas trop quand même 😉

A bientôt,

W.