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Maniac Story S6 ep-03 Voyage et amour

A lire avant : épisode 2

Quelle soirée inoubliable…

Avec J nous rentrâmes chez moi, le colocataire étant absent. Posés, tranquilles, sur le balcon, elle s’alluma un pétard d’herbe plutôt naturelle, qu’elle me dit. Cela faisait 7 ans que j’avais arrêté le cannabis, la weed avait été un décelencheur de mes crises de 2008 (maniac story saison 1) et 2009 (maniac story saison 2). Mais j’ai toujours eu en tête cet objectif de repouvoir fumer quand je serai plus fort psychiquement. Ce soir-là je me sentais confiant et d’un grand contrôle sur moi-même pour prendre juste une petite taff. Ce que je fis, c’était vraiment pas grand chose. Et pourtant…

Quelques instants après je m’assis dans le salon et paf! wouuuuuuuuu, shhhhh, tac paf, aaaaaaa, oooo…………..paf! wouuuuuuuu, shhhh tac pa,aaaaa, oooo EUREKA………paf! wouuuuuu, naaaaaaaaaaaaaaaaaaaan, oulaaaaaaa, aaaaaa  J aide moi!! ça va maa…. shhh

Comment décrire ce qui me semble aujourd’hui totalement indicible?

Je me suis renseigné un minimum : c’était  un voyage intérieur. Mystique, chamanique. Je ne l’ai pas choisi, j’ai subi cette espèce de spirale infernale dans lequel je n’arrivais pas à m’en sortir. Dans cette mystérieuse expérience, j’ai eu l’impression de mourir plusieurs fois. A chaque fois je découvrais une vérité universelle et mourrais puis je renaissais (dans une autre dimension?), je pensais que ça se calmait mais non, j’étais emporté une nouvelle, un autre Eurêka et puis une nouvelle mort.

Ce voyage s’extériorisait par une valse de mon corps dans le salon. Heureusement que J était là pour maintenir un infime fil rouge avec la réalité. La pauvre… Au début de cette crise, dans la première spirale, je crois, dans la première mort – je pense que c’était dans les périodes de mort que j’étais en contact avec la vérité universelle (je savais tout sur tout les mystères de la vie) – j’ai cru être persuadé que J étais la femme de ma vie, à l’instant donc, je lui demandai en mariage.

Bref je ne m’attarderai pas sur ce sujet car il est encore assez sensible mais tellement déroutant. Ce qui est le plus étonnant c’est que j’ai vécu une expérience similaire au sommet de ma crise maniaque de 2013 à Montpellier. Une même sorte de spirale intérieure émergeant des ténèbres volcaniques du moi profond. Et quelque chose me dit que ce n’est pas la dernière fois que cela arrivera. W, l’apprenti sorcier…

C’est donc cette demande de mariage qui fut office de début de relation amoureuse avec J. Relation intensément passionnée dans laquelle j’investissais mes pouvoirs énergétiques puissants. Cela dura un mois, jusqu’à l’hospitalisation. Bizarrement je ne me sens pas de raconter la magie qui opéra entre nous deux. Bref il y a avait une sorte d’élévation de mon être qui permettait un accueil surhumain de la nature de sa féminité, qui est l’amour. Dans cette période j’étais persuadé plus que jamais que la femme était amour, qu’elle est sur Terre pour aider les hommes à aimer. Aux hommes de rappeler par l’accueil de leur femme et la sensualité leur nature profonde. Croyance que j’ai même en dehors mes états maniaques.

Malgré toutes ces choses qui me font planer loin des réalités communes, j’étais conscient que j’étais up et J m’aidais à rester un minimum ancré en étant très ancrée elle même. Elle m’accompagna deux fois chez mon psy et une fois à Ste Anne.

Mon hospitalisation et ces 3 jours de contacts interdits avec l’extérieur nous ont déconnecté de cette énergie si élevée dans laquelle nous nous sublimions. Elle m’annonça dès ma sortie qu’elle ne pouvait vivre dans cet intensité tout le temps…

Lorsque je l’ai vu plus tard à ma sortie d’HP, je l’ai perçu comme une simple terrienne avec ses qualités et ses défauts.

W.

Episode précédant :Saison 6 épisode 2 La potion magique

Saison 6 épisode 1  Attentats

 

 

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Vague à l’âme

C’est un bien beau bordel. Rien ne dure. J’en reviens toujours aux mêmes questions existentielles.

J’ai un poids lourd sur le cœur que j’ai du mal à exprimer ce soir. Hé non, il ne s’agit plus de la demoiselle qui m’a fait vivre une très belle fin d’année et un très moche début d’année. C’est peut être le déclencheur, pour utiliser un mot bien aimé…

Le fait de ne pas avoir de routine, de cadre est sûrement propice pour que mon esprit parte dans tout les sens.

En réalité, j’ai envie de partir, ça me trotte dans la tête depuis quelque temps. Dit comme ça, cela paraît inquiétant, mais ce n’est pas si déraisonnable que ça en à l’air:

Je suis heureux dans le mouvement. Mon voyage itinérant en octobre, ma retraite spirituelle en début décembre et dernièrement ma semaine de théâtre. Dans chacune de ces expériences je me sentais bien parce que je rencontrais de nouvelles personnes, j’étais dans un cadre que j’appréciais. Je suis de plus en plus persuadé que le cocon chez papa maman m’empoisonne, m’affaiblit. La logique voudrait que je trouve un petit job pour ensuite trouver un petit appart pour renouer avec une petite vie… Pfffuck

Oui, mais j’ai mon bouquin à terminer avant, je fais du théâtre avec des petits projets qui tournent autour, je fais du yoga, un atelier d’écriture et le plus important, l’activité autour de ce blog. Tout cela retarde une possible envolée. Aussi je n’ai aucune idée de quel travail faire, ni de l’endroit où je voudrais habiter.

Et puis j’ai cette croyance personnelle, cette particulière confiance en moi qui m’a prouvé et me prouve de jours en jours que lorsque je m’ouvre à l’inconnu, je fais les bonnes rencontres, les opportunités justes tombe du ciel. Je pourrais profiter simplement de cette philosophie, prendre la route et avec ma confiance aveugle tout ira bien!

Pourquoi je le fais pas? L’inquiétude de mes parents, particulièrement de ma mère, est contagieuse. Sentir leur inquiétude m’affaiblit et rend difficile mon affirmation. Leur inquiétude est légitime (je t’invite à lire la partie Maniac Story) mais ça ne devrait pas me toucher autant.

Tout ça pour dire que je suis en plein doute.

J’ai quand même bien envie de disparaître, recommencer à zéro. Il le faudra un jour de toute façon alors pourquoi attendre, je ne suis pas prêt? qu’est ce qui me manque pour être prêt?

Je me demande si une petite femme, un petit boulot, un petit appart’ en ville, une activité artistique pourrait me convenir. Mais non, c’est pas possible, je suis tellement différent d’eux, j’ai une histoire tellement différente d’eux, comment je pourrais vivre comme eux. Je ressens les choses différemment, je vois la vie différemment pour ne pas dire je vois plus loin, enfin, j’ai envie de le dire ce soir : ils sont ridicules, leurs préoccupations sont si éloignées de l’essentiel, ils n’ont rien de mystérieux, rien d’enviable, ils sont misérables. Pourquoi me forcer à vivre comme eux? Ah, il y a les artistes… j’en ai pas encore rencontré…

Je vais terminer l’année scolaire comme je l’ai commencé et laisser grandir ce désir de partir sans revenir à Agadir ou pire vers Mir.

Tu donnerais quoi comme titre à un article comme celui-là?

A bientôt,

W.


Maniac Story-ep20 Torrent de larmes

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Cet épisode est la suite de Maniac Story-ep19 Un cent mètre infernal

Les jeunes étaient en activités lorsque la directrice adjointe du campus m’accompagna à la gare la plus proche, là où devait m’attendre maman. Je ne me rappelle pas de mes adieux à Claire, ma directrice en or qui avait su me comprendre. J’en est certes bien souffert de cette fin de séjours mais je n’ose imaginer les conséquences qu’il y aurait pu avoir si j’avais pété un câble dans les rues de Londres en étant responsable d’un groupe. Je lui suis très reconnaissant de m’avoir écarté du groupe sans non plus me juger. Je ne me rappel plus non plus de mes adieux à mes jeunes à qui j’avais donné tant et qui m’avaient donné tant aussi. C’est cette énergie intense échangée qui a fait monté en moi et puis dans tout le groupe la magie d’être tous ensemble uni par amour fort. Avant de partir, je me souviens d’être passé devant le mur d’expression que j’avais mis en place pour les ados au début du séjour. Il était rempli de messages d’amour, de citations inventés par un jeune, de poèmes écrits aussi par un autre jeune.

Oui, il faut que je précise cela. Nombreux des ados étaient talentueux : écriture, musique (en particulier le piano), danse et autres arts. L’énergie de la colo les avait porté à développer leur talent au delà de leur potentiel. Ils étaient pour moi des petites stars. Pas seulement par rapport à leurs talents mais parce qu’ils brillaient par leur sérénité, leur comportement paisible, leur sens du partage. C’était moi qui avait porté tout ça. Cela m’avait dépassé. J’avais un poids énorme sur la conscience. Un poids qui se déversa dés les premières minutes dans le train qui emmena ma mère et moi vers Londres.

A partir du moment où je la vis, je sentis directement que ma guerre était terminée. Maman était là. Je me laissai partir dans les flots de l’amour maternel qui m’apaisèrent. Je n’ai jamais connu un aussi grand moment de réconfort et de soulagement. On parla très peu mais des larmes coulaient en continuité sur mes joues. Mon visage était tourné vers le paysage anglais qui défilait mais je doute que ma mère ne l’avait pas remarqué puisqu’elle laissait ma peine s’écouler de mes yeux sachant que ça me faisait du bien.

Une décompression qui se déclencha dés les retrouvailles de ma mère avec son fils prodigue et qui dura extra-ordinairement.

Le changement de train pour emprunter l’eurostar fut une nouvelle scène épique. La décharge profonde de ma peine en torrents continuels de larmes m’avaient épuisé. Mon état physique était déplorable. J’avançais lentement dans la gare tenant ma mère. Comme la veille, je devais toucher les murs et les rambardes de la garde pour me rassurer. Je devais faire peine à voir… Ma mère ne faisait aucun commentaire mis à part des mots affectueux pour me donner du courage. C’est dans cet état que j’arrivai à gare du Nord. Encore un parcours du combattant avec comme obstacle mon esprit frôlant les limbes jusqu’à mon père qui nous attendait à l’entrée de la gare au volant de l’Espace familiale. Sur la route en direction de notre banlieue, la décompression continua. Personne ne parlait, on attendait que la musique classique qui déclencha une nouvelle avalanche de larmes encore plus intense que celle dans le train. Cette fois c’était l’amour maternel plus celui paternel que je ressentais puissamment et qui nettoya mon esprit de tout les résidus de la spirale infernale. Arrivé chez moi j’étais lessivé.

Contrairement à 2008 et 2009, je ne fus pas hospitalisé. C’est alors à la maison que je vécu une réelle renaissance. Une véritable résilience. Mes sens étaient en éveil complet. Je pouvais admirer chaque élément du jardin pendant de longues heures. Je me souvins de cette mouche que je fixais et dont j’avais l’impression qu’elle grossissait au fur et à mesure que je la regardais…

Et c’est ainsi que commença une année de répit. Mais mon démon n’avait pas fini de me tourmenter…

FIN DE LA SAISON 3

A bientôt,

W.

Prochain épisode : Maniac Story-ep21 Season 4

Début de la saison 3 : Maniac Story-ep 16 Season 3

Début du récit Maniac Story : Maniac Story-ep01 Je t’aime à la folie


Un ressenti : La Paix.

La Paix est un état simple mais très compliqué à obtenir…

Tout les travaux que j’entreprends sur moi : lectures, écritures, échanges, rencontres, ont finalement qu’une seule finalité. Etre en paix avec moi-même. Dans mes précédents articles j’emploie habituellement les termes : épanouissement, libération, stabilité, envie de vivre, se soigner, être guéri… Mais dans le contexte actuel, je me rends compte que je vis pour être en Paix avec moi-même. Je suis de plus en plus conscient que c’est cet état d’amour de moi-même qui achèvera mon chemin. Je ne sais pas comment cela se concrétisera rationnellement (métier, situation familiale et géographique) mais en réalité, je m’en fous.

Ma besogne principale depuis que je suis sur Terre est d’aimer. Çà m’a posé beaucoup de problèmes! C’est très compliqué d’aimer sans s’aimer soi-même et tout cela dans un environnement pas tout à fait paisible. La société actuelle que j’ai bien critiqué (voir Je m’exprime librement sur la société) ne nous facilite pas la tâche qui est de parvenir à être en paix avec soi-même. C’est un combat de longue haleine, c’est une remise en question profonde, une réflexion sur mes peurs, sur ce qui me parasite. Il me faut me centrer sur moi-même tout en restant ouvert et à l’écoute des autres, « autres » qui sont le miroir de moi-même. (Beaucoup de moi-même, tant pis!). Mais depuis quelques jours j’y vois de plus en plus clair et c’est pour cela que j’écris ce soir sur la Paix.

Il y a quelque chose de magique dans la Paix. Aujourd’hui, je décris la Paix comme un état d’amour, une plénitude, une joie profonde, une sorte de nirvana qui efface le passé et le futur, le paradis sur Terre quoi. L’état de Paix intérieur est le fruit d’un épanouissement personnel très riche mais accessible à tout le monde bien entendu. C’est la première fois que j’écris sur la Paix car je la ressens depuis peu et comme tu le sais, je n’écris que sur ce que je ressens. Même si j’ai entendu beaucoup de choses à ce sujet, je ne pouvais pas vraiment l’exprimer avant de l’avoir expérimenter. Maintenant que je sens cette paix intérieur qui se loge timidement dans mon esprit, ça m’inspire!! Donc, déjà cette sensation est magique parce qu’elle est nouvelle mais il y a autre chose de merveilleux : c’est l’effet que ça à sur mon environnement. Lorsque je me confronte à une nouvelle situation avec ce sentiment de sérénité intérieure alors je vais vivre cette situation paisiblement et tout son environnement me semblera atteint. J’ai envie d’écrire : si je viens en paix avec moi-même alors je créerai un climat de paix ainsi les personnes autour de moi s’apaiseront. Si tu as lu le récit de mes crises maniaques Maniac Story, tu peux remarquer que j’ai déjà vécu cette magie lors de mes aventures.

Quel boost d’espoir que de vivre cela!

Tout ça n’est pas si nouveau, j’ai toujours été très conciliant que ce soit dans mon enfance ou dans mon métier d’animateur. J’avais déjà conscience que sourire ou toutes autres formes de bonne humeur créent une atmosphère contagieuse aux personnes alentours. L’amour amène l’amour. La Paix amène la Paix.

Il y a une révolution qui pourrait changer toute l’humanité et amener ce paradis sur Terre, ce nirvana, cette envie de vivre à chaque personne. Ce serait que chacun à son échelle puisse trouver (par son combat) un petit espace paisible en lui. Chacun ensuite exprimerai cette Paix simplement en étant dans un état de Paix à son travail, en soirée ou à Jérusalem haha. Pour moi, ça n’a pas été, et ce n’ai pas fini,  simple à en arriver à ressentir cette sérénité intérieure que j’appelle Paix. Ma grande surprise finalement c’est que ce n’ai pas une sensation altruiste comme je pouvais le croire avant  mais qu’en fait c’est surtout des moments de bonheur personnel. Et l’espoir là de dans c’est que ça se communique sans même faire des efforts.

A bientôt,

W.


Maniac Story ep19 Un cent mètre infernal

Ceci est la suite de l’épisode : Maniac Storyep18 Je suis un prophète

Je gardai tout de même en mémoire le prochain rendez-vous avec le groupe qui me ferait échapper de ce parc. Parc qui n’avait plus du tout le gout magique et merveilleux. Il me fallait sortir de ce celui-ci et marcher une centaine de mètres pour rejoindre les autres. Ce fut les cents mètres les plus longs de ma vie. Entamant la distance qui me séparait des autres, je ne glissai plus dans cette spirale infernale mais l’intérieur de ma tête s’était simplement transformé en une sorte d’enfer. Concrètement, j’étais à un degré de fragilité extrême. Les nombreux passants, le bruit des voitures, la chaleur et tout le reste qui faisaient partie de cette rue rendirent mon avancée très pénible. Ce n’était pas une douleur physique mais une souffrance psychologique ou psychique. C’est difficile de te donner les bons mots pour décrire cette scène. Je me rappelle d’être en train de marcher très lentement en regardant et comptant par moment mes pas. Dans mon esprit, c’était les montagnes russes, je devais marquer une pause tous les trois mètres et toucher un mur, un poteau ou n’importe quoi qui pourrait me rassurer. J’évoluai dans une souffrance irrationnelle, toucher sans cesse quelque chose du monde réel me permettait simplement de ne pas m’évanouir. J’aurai pu me laisser aller, tomber pour qu’on m’aide mais, instinctivement, je voulais résister. Le tercian pris dans le parc avant ma chevauchée héroïque faisait aussi son effet. J’étais affaibli physiquement, sonné même, ce qui ne facilitait pas ma marche vers l’avant. Pour me donner du courage je me chantais à moi même « Every little thing is gonna be all right » de Three little birds Bob Marley, et me répétais des citations que j’avais inventé moi même et écrite quelques minutes plutôt sur la pelouse  dans un carnet. Je m’étais créer instinctivement une discipline pour traverser cette épreuve. A bout de vie, je rejoignis le groupe en utilisant mes dernières forces pour feindre ma faiblesse totale.

Au programme juste après : ballade en bateau sur la Thames. La retranscription de ce moment va être très rapide. Je me souviens être entré dans la partie intérieure du bateau et m’être allongé. « On y va! » me déclara d’un coup la maire adjointe de Vitry.( Oui, je me ne me souviens qu’à l’instant qu’une délégation de la mairie était venue voir comment se passait la colo en terre anglaise et donc, la maire adjointe nous accompagnait à Londres). Bref! Durant quelques secondes, j’avais perdu tous repères spatiaux temporels, j’étais dans la plus complète incompréhension de ce qui se passait ici bas sur Terre. Je mis plusieurs minutes pour comprendre que j’étais tomber dans un sommeil si profond aussitôt allongé sur une banquette du bateau que je pensai que la balade n’avait pas encore débuté lorsque la maire adjointe intervint. Il s’était donc passé plus d’une heure là où je pensais que mes yeux ne s’étaient fermés que deux secondes. Bref! j’étais complètement zombifié. Ce n’est que l’effet de 100 mg de Tercian. Essayes 20 mg et tu pourras te rendre compte si tu veux. Je me suis donc traîné jusqu’au retour le soir au campus. Cette balade dans les étoiles les plus lointaines durant l’excursion sur la Thames du groupe m’a tout de même permis de rompre avec l’atrocité que souffrit mon esprit durant ce mémorable après midi d’août à Londres.

Dans la même lignée, j’ai passé la soirée au campus sonné. Je me souviens du cinquième dans la pièce réservée au staff de toutes les colos. Un joli metlting pot international d’animateurs. (Dans l’animation, on appelle le cinquième repas celui qui est partagé entre adultes une fois les colons couchés. C’est un moment de détente qui peut prendre de multiples formes différentes selon les animateurs et selon la colo. Il peut être simple, animé de jeux, alcoolisés, festifs et c’est le moment ou des rapprochements entre animateurs s’effectuent. «Ce qui se passe en colo reste en colo » selon le vieil adage… )Bref, l’animation de cette dernière soirée, pour moi étant donné que ma mère venait me chercher le lendemain, s’articula autour d’un grand monsieur ayant longtemps œuvré pour la jeunesse de Vitry. Il siégeait dans le fauteuil centrale de la pièce et nous racontait tel un parrain de l’animation multiples histoires et conseils.J’écris « grand monsieur » car tout le monde l’écoutait comme s’il détenait une certaine vérité. Pour ma part, le Tercian toujours actif, je ne pouvais pas faire grand chose d’autres que rester assis. Je n’étais pas encore remis de cette rude journée, j’étais incapable de penser quoi que soit sur ce qu’il m’était arrivé. J’étais encore sous le choc et cela dura jusqu’à la venue de ma mère le lendemain matin.

A suivre évidemment.

W

Prochain épisode : Maniac Story-ep20 Torrent de larmes

Début de la saison 3 : Maniac Story-ep 16 Season 3

Début du récit Maniac Story : Maniac Story-ep01 Je t’aime à la folie

A bientôt,

W.


Maniac Story ep18 Je suis un prophète

Ceci est la suite de l’épisode : Maniac Story-ep17 Un animateur brillant

Je partis avec le groupe en car direction : Londres. Les ados étaient prévenus qu’ils ne devaient se référer qu’aux deux autres animateurs et à la directrice. Je ne me souviens plus si j’avais pris un tercian mais le matin c’est passé sans grand mal. Je suivais le groupe dans sa promenade autour de Buckingham Palace et l’une de ses visites dans un monument dont je ne me rappelle plus le nom. J’étais centré sur moi-même et subissais des effets parano-paranormales dont je suis incapable de détailler. Ceux-ci étaient légers durant cette matinée qui se terminait par un pique nique dans le grand parc connu de Londres : Hyde park. Là je me détachai du groupe.

Le calme relatif du parc par rapport aux rues londoniennes déclencha quelque chose en moi. Je me souviens surtout de la sensation extra ordinaire d’une puissante illumination. Les arbres, les plantes et le lac ne faisaient qu’un avec moi même, je percevais leur magie. Je devins si sensible aux choses que ma raison n’avait plus de place dans mon esprit pour s’exprimer. Pendant que le groupe déjeunait à une dizaine de mètres, je parlais à un chêne (ou autre grand arbre), je le touchais et rentrais en contact avec l’Univers. Je détachai quelques écorces de son tronc pour garder avec moi un peu de sa matière magique. A ce jour j’ai encore un peu de cet arbre chez moi. A ce moment là, je ne souffrais pas, je planais sur une longueur d’onde mystique qui me faisait vivre chaque chose autour de moi pleinement. Une joie intérieur brûlait.

Assis sous mon chêne a recevoir révélations après révélations, je pensais à Bouddha qui avait vécu ça autrefois et je jouissais de savoir que j’étais son successeur. Je me retournai et fis quelques mètres jusqu’à l’étang. Je voyais bien dans les passants qu’il percevait ma présence magique. A leurs yeux je me sentais comme une personne exceptionnelle : divine, héroïque, angélique ou surhumaine. Ils avaient un comportement qui témoignaient d’un grand respect et une grande précaution envers moi. C’est comme-ci ils étaient conscients que j’étais très fragile et qu’il ne fallait pas me brusquer. Il y avait un couple dont je percevais leur amour intensivement. J’étais purement dans le présent, je n’étais personne -ni passé ni futur- je suivais la vie sans cesse en mouvement autour de moi. Je n’étais plus l’observateur ou l’observé mais les deux en même temps. Le temps, qui d’ailleurs, n’existait pas. Il y avait des canards ou autres petits animaux qui participaient à accroître le merveilleux que je vivais dans ce parc. La vie me proclamait prophète et me livrait ses secrets.

A la fin du pique nique, Claire, ma chère directrice, vint à moi. « Je leur ai annoncé que tu devais partir demain… ils ont été choqué » elle était émue, « j’ai craqué en leur disant, j’ai pas réussi à retenir mes larmes » ajouta -t-elle. Je vécu ce moment à l’image de ce qui se passait depuis une heure : intensément. Ensuite on convint ensemble que je ne les suivrai pas dans leur shopping et la foule qui va avec. On se donna rendez vous pour un peu plus tard à une centaines de mètres du parc.

J’étais donc seul dans ce grand parc pour une grosse heure à attendre. J’abandonnai mon chêne et allai plutôt vers les grandes pelouses. L’attente se transforma rapidement en une mystérieuse paranoïa. Vu que les gens étaient conscients de l’important personnage qui se reposait dans le parc, j’étais persuadé que certains viendraient à moi pour me féliciter, m’aider pour la suite ou surtout apaiser ce lourd fardeau que je devais dorénavant porter. Le monde sur mes épaules… Le problème était que les promeneurs se montraient plutôt distant comme si mon aura divin les empêchait de communiquer avec moi. Certains feignaient de m’observer. Toutes les personnes dans mon champ de vision étaient sereines ou joyeuses, elles profitaient des ondes nouvelles dont j’étais le seul émetteur sur Terre. Les gens jouissaient de ma présence mais n’osaient me déranger. Je captais seulement l’admiration que leurs regards me portaient. Cette scène était comme un petit cauchemar dans lequel j’étais terriblement seul et ne trouvais pas d’issu. J’appartenais en partie désormais au ciel, à quelques choses de surnaturels, d’angéliques mais cette nouvelle identité ne pouvait être comprise avec les personnes totalement humaines. Ces dernières pouvaient bénéficier de mes effets mais logiquement pas communiquer avec la source : moi. Je me déplaçai un peu dans le parc mais rien y fit, ma position était sans espoir, piégée entre ciel et terre, mon esprit glissait dans une spirale infernale.

A suivre,

W.

Prochain épisode : Maniac Story-ep19 Un cent mètre infernal

Début de la saison 3 : Maniac Story-ep 16 Season 3

Début du récit Maniac Story : Maniac Story-ep01 Je t’aime à la folie

 

 


Maniac Story-ep14 – Je vaux un million

Je partis seul sur Paris avec l’argent de mes futurs associés. Comme tout grand chef d’entreprise, le transport en commun n’était pas à la hauteur de ma valeur. Je voyageai en taxi aux frais de Stars in Arts. J’avais rendez-vous avec celui qui devait me louer une salle pour le lancement de l’entreprise. Il me fit visiter le lieu en question. Un grand amphithéâtre de deux cents places. Je lui payai la moitié de la location et l’affaire était conclu. J’avais donc l’endroit. C’était pas loin de la place d’Italie (Paris 13e). Bien sûr, je n’étais pas entièrement satisfait. Je décidai qu’il me fallait un bar adapté après le meeting pour célébrer le nouvel ère qui viendrait grâce à Stars in Arts. Le Fouquet’s, pas de doute la dessus, il me fallait le Fouquet’s.

Un taxi m’amena au célèbre restaurant. Je demandai, avec toute l’assurance d’un jeune entrepreneur ambitieux, à voir le responsable des privatisations. La personne me reçu dans un bureau au dessus du restaurant. C’était une jeune femme, belle, class’, qui ne mérite pas pour autant une description Flaubertienne. Elle m’informa sur les tarifs. Je voulais les cocktails à volonté, le champagne, les amuse-gueules, tout. Heureux hasard, le jour prévu était un dimanche et une salle du Fouquet’s était libre. Je précise que ma journée de lancement était prévu la semaine d’après. C’était de la dernière minute. En discutant avec la gérante, je compris rapidement que le Fouquet’s n’aurait pas d’autres opportunités d’ici là pour louer leur salle de réception. C’est grâce à cet argument, allié à mon charme, ma persuasion et mon éloquence que je parvins à négocier l’affaire pour la moitié de son prix initial. Je devais avancer une part afin de réserver, cinq cents euros. Je ne les avais pas. Je conclus l’entretien en prévenant la jeune femme que je reviendrai rapidement avec la somme dite.

Je devais trouver de l’argent. Je n’étais pas inquiet. La perspective de mon meeting dans un amphi suivi d’une réception au Fouquet’s m’avait au contraire boosté. Je me voyais déjà tout puissant, populaire et riche.

Je marchais à Paris à la recherche d’un filon rapide pour rassembler une grosse somme d’argent. Je remarquai que les passants me regardaient attentivement avant de me croiser. Logiquement une société secrète avait eu lieu de mon grand projet et me surveillait. Je savais que mon entreprise allait faire de l’ombre à certain. J’étais même surement actuellement sur écoute. Je pris mon téléphone à l’oreille et fis semblant d’avoir une conversation. J’avais raison, des individus m’observaient et rapportaient mon comportement par téléphone. C’est pourquoi j’eus. « Il me faut un million d’euros maintenant sinon.. », je répétai ces mots dans le but que ceux qui m’espionnaient fasse remonter l’information. J’étais une personne très importante pour l’humanité, il ne pouvait que céder à mes caprices. Il redoutait ma puissance, il ne résisterait pas à mon chantage.

A suivre.

Épisodes précédents :

Maniac Story-ep13 : Stars in Arts

Maniac Story-ep12 : Amourettes

Maniac Story-ep11 : Season 2

Saison précédente : Maniac Story-ep01 : Je t’aime à la folie

A bientôt,

W.